www.le-blog-de-jep.com

Mag à zine international.

Birmanie

Birmanie.PNG

 

La Birmanie ou Myanmar, en forme longue : République de l'Union du Myanmar, anciennement Union de Birmanie, puis Union du Myanmar, est un pays d'Asie du Sud-est, ayant une frontière commune avec le Bangladesh, la Chine, l'Inde, le Laos et la Thaïlande. Elle est bordée par la mer d'Andaman au sud et par le golfe du Bengale au sud-ouest, avec environ 2 000 kilomètres de côtes au total. La Birmanie est le plus vaste État de l’Asie du Sud-est continentale. Il comprend une longue plaine centrale, où vit la majeure partie de la population, et sa partie la plus large ne dépasse pas 960 km. Cette plaine est bordée d'espaces montagneux, ainsi à l’ouest, la chaîne de l’Arakan. La région de l’intérieur, qui s’ordonne autour du bassin de Mandalay où convergent Irrawaddy et Chindwin et d’où sort le Sittang, est connue sous le nom de Haute Birmanie, cœur historique du pays. La région côtière (zone alluvionnaire du delta de l’Irrawaddy et plaine du Sittang), bordée de nombreuses îles, est connue sous le nom de Basse Birmanie. Dans les régions périphériques, montagneuses, la forêt domine. Son point le plus haut est le Hkakabo Razi, qui culmine à 5 881 m, et son point le plus bas la mer d'Andaman, avec 0 m.

 

L'histoire de la Birmanie est ancienne et complexe. Elle se déroule à l'intérieur des frontières actuelles du pays, mais implique aussi les peuples des États voisins, sur les territoires actuels de la République populaire de Chine, de l'Inde et du Bangladesh, du Laos et de la Thaïlande, et plus tard les puissances coloniales : Portugal, France et surtout Royaume-Uni. Des arguments archéologiques montrent que l'Homo erectus vivait dans la région dénommée actuellement Birmanie il y a 400 000 ans. La première preuve de la présence d'Homo sapiens est datée d'environ 11 000 av. J.-C., à l'Âge de la pierre dans le cadre de la culture appelée Anyathian marquée par la découverte d'outils de pierre dans le centre de la Birmanie. Les preuves de la domestication des plantes et des animaux au Néolithique et l'utilisation d'outils en pierres polies entre 10 000 et 6 000 av. J.-C. ont été découvertes avec des peintures murales dans des grottes près de la ville de Taunggyi L'âge du bronze arriva aux alentours de 1500 av. J.-C. quand les peuples de la région transformèrent le cuivre en bronze, avec la culture du riz et la domestication des volailles et du cochon; Ils furent parmi les premiers peuples du monde à le faire. L'Âge de fer commença vers 500 av. J.-C. avec l'émergence du travail du fer et l'installation de royaumes dans la partie sud constituant actuellement Mandalay. L'occupation humaine de la région remonte donc au moins à 11 000 ans. La première civilisation connue est celle des Môns, arrivés dans la région vers le IIIe millénaire av. J.-C. Mélangeant leur culture et celle de l'Inde, ils dominèrent le sud du pays du VIe jusque vers le milieu du IXe siècle (culture de Dvaravati). C'est de cette époque que datent les débuts du bouddhisme en Birmanie. Les Môns furent refoulés vers le sud par les Pyus, descendus du nord vers le VIIe siècle, qui établirent plusieurs cités-états dans le centre du pays. Durant cette période, la Birmanie était sur la route commerciale entre la Chine et l'Inde. Le saccage de la capitale des Pyus par le royaume de Nanzhao au milieu du IXe siècle, marqua la fin de leur domination. Les Birmans commencent également à s'infiltrer dans la région. En 849, ils prirent le relais des Pyus en fondant un royaume puissant, centré autour de la ville de Pagan (ou Bagan). Un de leurs rois, Anawrahta (1044-1077), unifia la Birmanie et fonda le premier Empire birman (royaume de Pagan) en 1057. Ses successeurs consolidèrent le royaume : au milieu du XIIe siècle, l'essentiel de l'Asie du Sud-est continentale était sous la domination du royaume de Pagan ou de l'empire khmer. Le royaume de Pagan s'affaiblit lentement : il fut finalement détruit par les Mongols en 1287. L'unité de la Birmanie se défit alors rapidement. Durant deux siècles, la Birmanie fut divisée entre les Birmans en Haute-Birmanie (Royaume d'Ava) et les Môns en Basse-Birmanie (Royaume de Pégou). Ce fut une période de relative stabilité,  d'épanouissement intellectuel et religieux. En 1535, le roi Tabinshwehti réunifia la Birmanie et fonda le deuxième Empire birman (dynastie Taungû, 1535-1752). Cet empire fut presque constamment en guerre contre le royaume d'Ayutthaya, dans l'actuelle Thaïlande. Ce fut aussi le moment où les Européens commencent à vouloir s'implanter dans la région. Face à des révoltes et des incursions portugaises, la dynastie Taungû se replia sur la Birmanie centrale. Elle réunifia à nouveau le pays en 1613 et repoussa définitivement les tentatives de conquête portugaise. Mais la révolte des Môns du sud du pays, encouragée par les Français d'Inde, affaiblit le royaume qui s'effondra finalement en 1752. Le troisième Empire birman fut fondé presque immédiatement par le roi Alaungpaya. La dynastie Konbaung (1752-1885) mena une politique expansionniste, lançant des campagnes contre Manipur, l'Arakan, l'Assam et le Royaume d'Ayutthaya, auquel elle arracha le Tenasserim. Elle repoussa aussi des incursions de la Dynastie Qing et affermit son contrôle sur les régions limitrophes avec la Chine. La Birmanie lui doit ses frontières actuelles.

Cependant la conquête de l'Assam en 1824 la mit face aux intérêts britanniques en Inde. La première des Guerres anglo-birmanes (1824-1826) se termina par une victoire britannique et la Birmanie perdit toutes ses conquêtes récentes par le traité de Yandabo. Les Britanniques, convoitant ses ressources naturelles et voulant s'assurer d'une route pour Singapour, provoquèrent ensuite une deuxième guerre anglo-birmane en 1852, qui leur permit d'annexer toute la Basse-Birmanie. En dépit des efforts du roi Mindon (1853-1878) pour moderniser le pays, celui-ci ne résista pas à une troisième agression britannique : le 1er janvier 1886, la Reine Victoria reçut la Birmanie comme cadeau de nouvel an. Le pays entra dans le Raj britannique, puis constitua une colonie britannique distincte à partir de 1937. Envahie par l'Empire du Japon au début 1942, la Birmanie fut, jusqu'en 1945, le théâtre de combats entre Alliés et Japonais. L'homme politique indépendantiste Ba Maw dirigea un gouvernement pro-japonais entre août 1943 et mars 1945.

Après la fin de la Seconde Guerre mondiale, la voie était tracée vers l'indépendance, sous la conduite du général Aung San. En dépit de l'assassinat de ce dernier le 19 juillet 1947, le pays devint indépendant et quitta le Commonwealth le 4 janvier 1948 ; le premier ministre U Nu instaura une démocratie parlementaire. Des insurrections se déclarèrent rapidement, soutenues par le Parti communiste chinois. Mais la situation resta à peu près sous contrôle jusqu'au coup d'État militaire du général Ne Win en 1962. Celui-ci dirigea le pays d'une main de fer pendant vingt-six ans, introduisant des réformes socialistes brutales, tout en restant dans le camp des non-alignés. En 1988, un important mouvement de protestation populaire permit à un groupe de généraux de renverser Ne Win en septembre et d'établir une nouvelle junte militaire, le Conseil d'État pour la restauration de la Loi et de l'Ordre. En 1990, ils organisèrent des élections libres, remportées à plus de 80 % par la Ligue Nationale pour la Démocratie d'Aung San Suu Kyi, fille d'Aung San et futur prix Nobel de la paix (1991). Les élections furent annulées et Aung San Suu Kyi, assignée à résidence. En 1995, la Birmanie devint membre de l'Organisation mondiale du commerce et en 1997 de l'Association des nations de l'Asie du Sud-est (ASEAN). Le pouvoir fut alors partagé entre le président Than Shwe et Maung Aye, chef des armées, qui avaient réussi en 2004 à évincer leur rival Khin Nyunt, chef des services de renseignement des armées. Le 7 novembre 2005, la capitale fut transférée de Rangoun dans une nouvelle ville « plus sûre », Naypyidaw, dans le centre du pays. La junte résista ensuite aux graves évènements de septembre 2007 (probablement plusieurs centaines de tués) et à la catastrophe provoquée par le cyclone Nargis en mai 2008 (plus de 130 000 morts et un million de sinistrés), mais Aung San Suu Kyi fut finalement libérée le 13 novembre 2010 et le nouveau président Thein Sein, élu officiellement le 30 mars 2011 engagea une politique d'ouverture et de libéralisation.

 

Aux élections législatives de novembre 2015, la National League for Democracy (NDL) d'Aung San Suu Kyi remporte une écrasante victoire sur le Parti de l'union, de la solidarité et du développement (USDP) du président Thein Sein, 60,3 % contre 4,9% pour la Chambre Haute (Amyotha Hluttaw) et 58% contre 6,8 % pour la Chambre basse (Pyithu Hluttaw), en place jusqu'à l'élection du futur président au début de 2016. Htin Kyaw, un proche d'Aung San Suu Kyi, succéda à Thein Sein le 15 mars 2016. Elle-même devint le 6 avril « ministre du conseil d'État », nouvelle fonction qui s'apparente à un premier ministre. Tous deux entendent désormais poursuivre la transition démocratique pacifique.

 

La Birmanie a pour devise nationale : Le bonheur se trouve dans une vie harmonieusement disciplinée ;

Son hymne national : Gba Majay Bma (Nous aimerons la Birmanie) ;

Président de la République, Htin Kyaw ;

Ministre du Conseil d'État (Premier ministre), Aung San Suu Kyi ;  

Capitale du pays, Naypyidaw ;

Plus grande ville, Rangoon.

 

 

Hymne national birman : Gba Majay Bma (Nous aimerons la Birmanie)



02/01/2017
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 18 autres membres