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Mag à zine international.

Les accords Sykes-Picot

 

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                                    Sir Mark Sykes                                                                   François Georges-Picot

 

Il y a cent un ans ce jour, que les Anglais et Français signaient des accords qui allaient jeter le monde, mais surtout le moyen orient, dans un grand désordre provoquant de multiples conflits ; le savaient-ils ? la question reste posée. Tout à commencé au printemps 1915 – en  plein conflit mondial. Le diplomate français, François Georges-Picot, est appelé par le ministère des Affaires étrangère, il est partisan d’une « Syrie intégrale » sous mandat français. En novembre 1915, commence les échanges épistolaires entre Paul Cambon, ambassadeur de France à Londres, et Sir Edward Grey, secrétaire d'État au Foreign Office. Ces échanges devaient déboucher sur l’accord dit « Sykes-Picot » conclu entre la France et le Royaume-Uni à Downing Street entre Sir Mark Sykes, et François Georges-Picot ; le

Ces accords prévoient le partage du Proche-Orient à la fin de la guerre (espace compris entre la mer Noire, la mer Méditerranée, la mer Rouge, l'océan Indien et la mer Caspienne) en plusieurs zones d'influence au profit de ces puissances, ce qui revenait à dépecer l'Empire ottoman. Ces accords secrets n'ont été finalement révélés au grand public que le 23 novembre 1917 dans un article des Izvestia et de la Pravda et le 26 novembre 1917 puis repris dans un article du Manchester Guardian.

Le Proche-Orient est découpé, malgré les promesses d'indépendance faites aux Arabes, en cinq zones :

  1. zone bleue française, d'administration directe formée du Liban actuel et de la Cilicie (sud de la Turquie) ;
  2. zone arabe A, d'influence française comportant le nord de la Syrie actuelle et la province de Mossoul ;
  3. zone rouge britannique, d'administration directe formée du Koweït actuel et de la Mésopotamie (actuel Irak sans la région de Mossoul) ;
  4. zone arabe B, d'influence britannique, comprenant le sud de la Syrie actuelle, la Jordanie actuelle et la future Palestine mandataire ;
  5. zone brune, d'administration internationale comprenant Saint-Jean-d'Acre, Haïfa et Jérusalem. La Grande-Bretagne obtiendra le contrôle des ports d'Haifa et d'Acre.

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La « Déclaration Balfour » viendra s’ajouter à ces « irresponsabilités » pour créer cent ans de désordre et de guerres, dont les résultats sont aujourd’hui visibles dans les ruines d’Irak et de Syrie.  

 

Emmanuel de La Tour (sources Wikipédia & Google images)

 

 

La « Déclaration Balfour » de 1917 est une lettre ouverte datée du 2 novembre 1917 et signée par Arthur Balfour, le Foreign Secretary britannique. Elle est adressée à Lord Lionel Walter Rothschild (1868-1937), éminence de la communauté juive britannique et financier du mouvement sioniste, aux fins de retransmission.  

 

« Cher Lord Rothschild,
J'ai le grand plaisir de vous adresser, de la part du Gouvernement de Sa Majesté, la déclaration suivante, sympathisant avec les aspirations juives sionistes, déclaration qui, soumise au cabinet, a été approuvée par lui.
Le Gouvernement de Sa Majesté envisage favorablement l'établissement en Palestine d'un Foyer national pour le peuple juif et emploiera tous ses efforts pour faciliter la réalisation de cet objectif, étant clairement entendu que rien ne sera fait qui puisse porter atteinte soit aux droits civils et religieux des collectivités non juives existant en Palestine, soit aux droits et au statut politiques dont les Juifs disposent dans tout autre pays.
Je vous serais obligé de porter cette déclaration à la connaissance de la Fédération sioniste. »

 

Arthur James Balfour



16/05/2017
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