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Mag à zine international.

Brésil

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Forme de l’Etat : République présidentielle fédérale.

Devise nationale : Ordem e Progresso (Ordre et progrès)

Hymne nationale : Hino Nacional Brasileiro

Président de la République : Michel Temer

Langues officielles : Portugais

Capitale : Brasilia

 

Pour tout le monde le Brésil c’est la samba et le football, n’est-ce pas un peu réducteur ? car son histoire, ne date pas de la colonisation, elle a commencé bien longtemps avant. Avant sa découverte par les Portugais en 1500, on estime que le territoire actuel du Brésil (la côte orientale de l'Amérique du Sud), a été habité par environ deux millions d'Amérindiens, répartis au nord et au sud. La population amérindienne a été divisée en grandes nations autochtones composées de différents groupes ethniques parmi lesquels se distinguaient les principales familles linguistiques : tupi-guarani, macro-jê et arawak. Les Amérindiens étaient répartis dans d'innombrables tribus, dont les Tupiniquims, les Guaranís et les Tupinambas. La tribu des Amérindiens tupis a été la première tribu autochtone à avoir été en contact avec les Portugais et celle dont l'héritage culturel est le plus important.

En 1500, Pedro Álvares Cabral découvre les côtes brésiliennes et, revenant au Portugal, annonça avoir découvert de nouveaux territoires. Selon le traité de Tordesillas, signé en 1494, sous l'égide du pape Alexandre VI, toutes les terres nouvellement découvertes situées à plus de 370 lieues à l'ouest du Cap Vert allaient à l'Espagne, les autres étaient attribuées au Portugal. La pointe orientale du continent sud-américain (le Brésil) revenait ainsi au Portugal. Des navigateurs retournèrent plus tard au Brésil et en rapportèrent le bois de Brésil, bois de couleur braise qu'ils achetaient aux Indiens, et auquel le Brésil doit son nom actuel. Toutefois, l'entreprise de colonisation ne débuta réellement que dans les années 1530, Lorsque Jean III divisa le territoire en douze capitaineries héréditaires. À la suite d'expéditions secrètes menées par le Français Nicolas Durand de Villegagnon, la France parvint à récolter suffisamment d'informations en vue d'établir une colonie dans la baie de Guanabara. Ce fut le début de la « France antarctique », nom donné à l'éphémère colonie française, qui occupa la baie de Rio de Janeiro, de 1555 à 1567, et fut finalement éliminée par l'arrivée de renforts portugais. Par la suite, grâce à plusieurs guerres contre les Français, les Portugais parvinrent à élargir lentement leur territoire du sud-est (avec la prise de Rio de Janeiro en 1567), jusqu'au nord-ouest, en prenant São Luís en 1615. En 1630, les Néerlandais de la compagnie néerlandaise des Indes occidentales (West-Indische Compagnie ou WIC) enleva aux Portugais les villes de Recife, Natal et Salvador afin de s’assurer une partie de la production sucrière. Recife devint la capitale de la colonie sous le nom de Mauritsstaad. Les populations locales se révoltèrent (Insurreição Pernambucana ou « Insurrection de Pernambouc ») contre leur présence à la faveur de la Première Guerre anglo-néerlandaise (1652-1654) et à l’issue de celle-ci le Portugal récupéra ces territoires. En août 1661, avec la signature du traité de La Haye, les derniers territoires de Nouvelle-Hollande furent officiellement cédés aux Portugais.

À la fin du XVIIe siècle, les exportations de sucre commencèrent à baisser mais en 1693, la découverte de gisements d'or dans la région qui allait devenir le Minas Gerais sauva la colonie de l’effondrement économique imminent. Cette découverte permit l'essor de l'activité minière dans la région. À la fin de l'année 1807, après l'invasion du Portugal par les armées françaises de Napoléon, le prince régent Jean VI de Portugal fut contraint, pour échapper à la menace des armées napoléoniennes, de transférer la cour royale de Lisbonne vers le Brésil. La famille royale entreprit alors de développer les institutions brésiliennes : cette période coïncida avec l'émergence des premières places financières locales, la création d'une banque nationale, la fin du monopole commercial que le Portugal avait sur le Brésil et l'ouverture du commerce à l'échelle internationale. Avec la fin de la guerre espagnole en 1814, les tribunaux européens exigèrent le retour du prince régent et de sa mère, la reine Marie, car ils jugèrent inapproprié que les représentants d'une monarchie européenne résidât dans une colonie. En 1815, désireux de retourner au Brésil, ou la cour royale avait prospéré au cours des six dernières années, le Portugal éleva le Brésil au rang de Vice-royaume et en fit la capitale de son empire. Ainsi, la famille royale pouvait séjourner au Brésil sans avoir à fournir de justifications. Le Brésil devint alors une Vice-royauté, sous le nom de Royaume uni de Portugal, du Brésil et des Algarves. Toutefois, cela ne suffit pas à calmer les exigences des instances européennes, qui réclamèrent toujours le retour de la famille royale à Lisbonne. En 1821, les pressions devinrent de plus en plus fortes et Jean VI n'eut d'autre choix que de retourner à Lisbonne, ou il fut contraint de prêter serment à la nouvelle constitution, laissant son fils, le jeune prince Pedro de Alcântara au Brésil en tant que régent du Vice-royaume. Celui-ci deviendra plus tard le premier empereur du Brésil sous le nom de Pierre Ier. En 1821, après le départ de son père le roi Jean VI pour le Portugal, Dom Pedro devint donc le nouveau prince régent du Brésil. Mais les Cortes portugaises désiraient mettre un terme à l’autonomie du Brésil et voulurent ramener le pays au rang de simple colonie. Les Cortes décidèrent de dissoudre le gouvernement central établi à Rio de Janeiro et ordonnèrent au prince régent de rentrer à Lisbonne. La lutte entre le prince et les Cortes continua à s'intensifier. La population brésilienne soutint vivement Dom Pedro, si bien que le 9 janvier 1822, celui-ci reçut une pétition contenant pas moins de 8 000 signatures le priant de ne pas repartir au Portugal. Devant le soutien de la population, Pierre refusa les ordres des Cortes et déclara le même jour : « Si c'est pour le bien de tous et le bonheur général de la Nation, je suis prêt ! Dites au peuple que je reste ». À partir de là, Pierre entra en conflit direct avec les Portugais. Deux mille soldats portugais, conduits par le général Jorge Avilez, se soulevèrent alors pour punir le prince d’avoir défié les Cortes. Ils se rendirent sur le mont Castelo, mais furent très vite entourés par 10 000 Brésiliens armés, venus prêter main forte à leur souverain. Ainsi commença, en 1821, une guerre d'indépendance qui vit la toute nouvelle armée brésilienne s'opposer aux troupes coloniales portugaises encore présentes dans certaines régions du pays. Le 25 août 1822, Pierre se tourna vers ses compagnons, jeta son brassard aux couleurs du Portugal, et déclara : « Mes amis, les Cortes veulent nous rendre en esclavage et nous poursuivre. [...] Plus aucun lien ne nous unit désormais. Retirez vos brassards, soldats. Saluez l’indépendance, la liberté et la sécession du Brésil ! » Il dégaina ensuite son épée et lança : « Par mon sang, par mon honneur et par Dieu, je jure de donner sa liberté au Brésil » et crie : « L’indépendance ou la mort ! ».

Le conflit dura trois ans et se termina en 1824 avec la victoire des troupes brésiliennes et la signature du traité de Rio de Janeiro en 1825. La première constitution brésilienne fut promulguée le 25 mars 1824. Le 12 octobre 1822, l'Empire du Brésil fut officiellement proclamé. Dom Pedro proclamé Empereur sous le nom de Pierre 1er. Le 7 avril 1831, épuisé par les années d'exercice du pouvoir impérial, période au cours de laquelle il dut faire face à une tentative républicaine de sécession, mécontent de l’intransigeance de ses adversaires politiques, et devant l'usurpation par Miguel du trône portugais, Pierre 1er abdiqua finalement et retourna en Europe pour restaurer Marie II, sa fille et reine légitime, sur le trône. De retour au Portugal, Pierre envahit le Portugal depuis les Açores avec une armée de partisans et déclara la guerre aux troupes de Miguel. Le 24 juillet 1833, Pierre et ses armées entrèrent dans Lisbonne et chassèrent Miguel du trône. Après le départ de son père, Pierre II devint, à cinq ans seulement, le nouvel empereur du Brésil (bien qu'il ne put prendre officiellement ses fonctions qu'a sa majorité.) Avant de quitter le Brésil, Pierre 1er avait laissé à son messager une lettre dans laquelle il était écrit : « Vous avez ici mon acte d’abdication, je retourne en Europe et je laisse un pays que j’ai beaucoup aimé et que j’aime toujours. » À la suite du départ puis de la mort de son père, Pierre II hérita d'un empire au bord de la désintégration. Tandis que les dernières années du règne de Pierre Ier avaient été très critiquées (l’empereur avait notamment été accusé par les médias et l'opposition de ne pas s’impliquer assez dans le gouvernement du Brésil, en plus de devoir faire face à un scandale conjugal et d’être régulièrement accusé par les journaux de vouloir rétablir l'ancien royaume luso-portugais), la situation de crise prit de l'ampleur durant les douze années suivantes. Dans l'après-midi du , Pierre II fut finalement acclamé, couronné et sacré empereur à 16 ans (deux ans avant sa majorité). Ce sacre avant l'heure s'expliquait par la volonté des politiques d'aider le jeune souverain à prendre ses fonctions au plus vite dans l'espoir qu'il puisse remédier à l’extrême situation de crise qui sévissait alors au Brésil. D'abord influençable en raison de son jeune âge, Pierre II grandit et mûrit aussi bien physiquement que mentalement. En 1846, date de ses 20 ans, il était décrit comme un homme grand (1,90 m), beau et blond aux yeux bleus. Il parvint à consolider le pouvoir et assoir petit à petit son autorité sur le gouvernement. Pierre dut faire face à plusieurs crises mineures ou majeures entre 1848 et 1852. Une révolte éclata dans la province du Pernambuco le 6 novembre 1848, mais l'empereur parvint à la réprimer. Plus tard, un conflit éclata avec la Confédération argentine. Pierre II conclut alors une alliance avec l'Uruguay et les opposants argentins au régime, ce qui conduisit à la guerre de 1851, qui se termina avec la chute du régime argentin en février 1852.

 

Pendant les premières années de la décennie 1860, le Brésil dut faire face à deux conflits d'envergure : le premier, militaire, commença avec une guerre civile qui éclata en Uruguay (alors une province du Brésil). Ce conflit interne s'accompagna de l'assassinat de plusieurs Brésiliens par les rebelles et du pillage de leurs biens dans tout le pays. Cependant, l'armée brésilienne fut envoyée en Uruguay, ou elle réprima rapidement la rébellion, rétablit le calme et pacifia la région. La campagne militaire se termina par une victoire du Brésil en 1865. Toutefois, le vrai danger survint quand l'armée paraguayenne, profitant de la situation en Uruguay, envahit la province brésilienne du Mato Grosso et, quatre mois plus tard, envahit l'Argentine avant d'attaquer à nouveau le Brésil, signant le début de la guerre du Paraguay. Ce qui s’annonçait comme une guerre brève, devint en fait à un conflit à grande échelle qui embrasa tout le sud de l'Amérique latine et mobilisa plusieurs puissances militaires de la région : l'Argentine et le Brésil alliés avec l'Uruguay contre les troupes Paraguayennes. Devant l'incapacité de ses généraux à repousser l'armée paraguayenne, Pierre II décida de monter au front en personne, accompagné par un petit groupe de Brésiliens volontaires, groupe connu au Brésil comme les « Volontaires Patriotes ». La guerre se termina finalement par une victoire totale du Brésil et de ses alliés. Lopez, un des principaux commandants paraguayens, fut tué au combat le 1er mars 1870.

 

La seconde crise eut lieu entre l'Empire du Brésil et l'Empire britannique. William Christie Dougal, le consul britannique à Rio de Janeiro, envoya au Brésil un ultimatum abusif après deux incidents mineurs en 1861 et en 1862. Le gouvernement brésilien refusa de céder : Christie ordonna alors aux navires britanniques de capturer des navires marchands brésiliens. Là encore, Pierre II refusa de se plier à la volonté des Britanniques et, au lieu de se soumettre comme l'espèrait Christie, il ordonna à la marine de guerre brésilienne de se déployer pour faire barrage aux Britanniques. Surpris par cette réponse, Christie changea de comportement et préfèra opter pour un règlement pacifique entre les deux nations. Plus tard, Pierre II reçut l'ambassadeur britannique Edward Thornton, qui lui présenta publiquement des excuses au nom de la reine Victoria et du gouvernement britannique. L'empereur venait alors de remporter une victoire diplomatique sur la nation la plus puissante du monde. À son retour à Rio de Janeiro, fort de ses deux victoires face au Paraguay et au Royaume-Uni, Pierre II fut reçu en héros.  Pierre II était également un monarque passionné par les sciences, voyageur et décrit comme très humble. C'était aussi un abolitionniste : il déclara ainsi que l'esclavage était une « honte nationale ». Pierre était d'ailleurs un des rares nobles à ne posséder aucun esclave. Après avoir conduit le Brésil à son apogée, son règne prit fin le 15 novembre 1889 à la suite d'un coup d'État. Pierre II passa les dernières années de sa vie à Paris, en France, où il vécut ses dernières années solitaire et mélancolique. Il vécut dans des hôtels modestes, sans argent et passa ses journées à écrire dans son journal. Après être tombé gravement malade, sa santé déclina et il mourut le 5 décembre 1891 à 0 h 35, entouré de sa famille. Ses derniers mots furent : « Deus que me conceda esses últimos desejos – paz e prosperidade para o Brasil… » (« Que Dieu m'accorde ces derniers souhaits : paix et prospérité pour le Brésil… ») Tandis qu'on préparait son corps, on trouva un emballage scellé dans la pièce (contenant la terre de toutes les provinces du Brésil) avec un message écrit par l'empereur en personne : « C'est le sol de mon pays, je souhaite qu'il soit placé dans mon cercueil au cas où je mourrais loin de ma patrie. » En 1889, l'armée renversa l'empereur et la République fut proclamée. Le pays ne devint pas une démocratie : il fut dirigé par une oligarchie de riches propriétaires et d'élus locaux, les coronels, jusqu'à la crise des années trente. Le 4 octobre 1930, Getúlio Vargas devint président après un coup d'État. En 1942, à la suite d'attaques par des sous-marins allemands, le pays s'engagea dans la Seconde Guerre mondiale au côté des Alliés. Au lendemain de la guerre, en 1945, Vargas dut démissionner.

 

À partir de 1964, le Brésil connut, comme d'autres pays d'Amérique latine, une dictature militaire de droite. La junte militaire qui prit le pouvoir lors d'un coup d'État en 1964, et qui s'y maintint de manière parfois autoritaire, voire brutale, pendant deux décennies, força le pays à adopter un nouveau type d'économie.

Dans les années 1970, le gouvernement brésilien participa à l'opération Condor, vaste plan de coordination entre les dictatures militaires latino-américaines, piloté par la CIA, avec comme but de lutter dans tout le continent contre les opposants aux régimes. On compte un grand nombre de groupes révolutionnaires qui, dès 1964, organisèrent la résistance contre le pouvoir militaire. La plupart d'entre eux prit forme dans les milieux d'étudiants, dont le MR-8, plutôt basé à Rio de Janeiro, ou l'ALN (Action de libération nationale), basée à São Paulo. Ce fut finalement la crise financière qui minait la plupart des pays d'Amérique du Sud, le développement de la pauvreté et de l'insécurité dans les immenses favelas, ainsi que la ruineuse corruption des militaires et les mouvements syndicaux qui feront perdre les derniers soutiens économiques du régime militaire.

 

En 1985, Tancredo Neves fut élu à la présidence, mais décéda avant son entrée en fonction. C'est ainsi que le vice-président José Sarney devint président. La démocratie s'installa dans un contexte économique et financier difficile. Le Congrès national établit une nouvelle constitution adoptée le 5 octobre 1988.

Le 27 octobre 2002, l'ancien syndicaliste Luiz Inácio Lula da Silva remporta l'élection présidentielle. Il fut réélu le 28 octobre 2006. Il fut le premier président du Brésil issu du Parti des travailleurs. Le pays sortit du marasme économique, accèda au statut de puissant pays émergent, grâce au développement accordé à la classe moyenne qui soutenait massivement les réformes démocratiques du président, ainsi que la création d'un grand marché intérieur qui attira les capitaux étrangers et les industries d'exportation à la suite du retour de la confiance des banques et la stabilisation de la monnaie du pays. En réussissant en septembre 2010 la plus grande augmentation de capital de l'histoire, le géant pétrolier Petrobras devint le symbole de cette forte croissance. Dilma Rousseff, première femme présidente du Brésil, élue le 31 octobre 2010, succéda le 1er janvier 2011 à Luiz Inácio Lula da Silva. Elle fut réélue le 26 octobre 2014 ; elle est également membre du Parti des travailleurs. Le Brésil organisa la 20e édition de la coupe du monde de football en 2014. Puis, dans la foulée, la 31e édition des Jeux Olympiques en 2016. En 2014 et 2015, le Brésil subit une récession économique et une contestation populaire générée par des corruptions liées à l'entreprise Petrobras.

 

Le Brésil est une république fédérative présidentielle, composée de vingt-six États et d'un district fédéral. Sa Constitution a été adoptée le 5 octobre 1988.

Le président est élu pour un mandat de quatre ans, et peut être réélu une fois. Le président actuel est Michel Temer, né le 23 septembre 1940, officiellement investi le 31 août 2016. Il a succédé à Dilma Rousseff, destituée.

Le vote est obligatoire pour les citoyens alphabétisés âgés de 18 à 70 ans ; il est facultatif pour les analphabètes et ceux âgés de 16 à 18 ans ainsi que pour les plus de 70 ans.

Le pouvoir législatif est exercé par la Chambre des députés, composée de 513 sièges, et le Sénat qui compte 81 membres.

Les Églises exercent une forte influence dans la politique brésilienne. Elles interviennent dans les débats des campagnes électorales. Plusieurs partis politiques ont un nom qui évoque une religion : Partido Social Cristão, Partido Social Democrata Cristão ou encore Partido Trabalhista Cristão. Au Parlement brésilien, le groupe évangélique (Bancada evangelica) est composé de 92 députés (sur 513) et 2 sénateurs (sur 81).

La République fédérative du Brésil est formée par l'union indissoluble de trois entités politiques distinctes : les États, les municipalités et le District fédéral. La Fédération est régie par cinq principes fondamentaux : souveraineté, citoyenneté, libre entreprise, pluralisme, valeurs sociales du travail et dignité de la personne. Les 26 États fédéraux sont autonomes pour élaborer leurs propres constitutions d’États et leurs propres lois, mais leur compétence législative est limitée par les principes de la Constitution fédérale. Les pouvoirs établis par la Constitution sont les suivants : exécutif, législatif, et judiciaire.

Le chef de l'exécutif est le président de la république, élu par suffrage universel, cumulant tant les attributions de chef de l’État que celles de chef de gouvernement. Le président est également chargé de nommer les ministres qui siégeront au gouvernement.

L'exécutif et le législatif sont organisés indépendamment dans les trois sphères de gouvernement, tandis que le pouvoir judiciaire fonctionne aux échelons fédéral et étatique.

Le Congrès national est composé de la Chambre des députés et du Sénat fédéral, tous deux composés de représentants élus par vote populaire. Les juges et autres fonctionnaires de justice sont nommés après avoir passé un examen d'entrée. La composition du Pouvoir judiciaire fédéral est la suivante : la Cour suprême fédérale (STF) ou Cour supérieure de justice (STJ), les Tribunaux régionaux fédéraux (TRF) et la justice fédérale. Il compte, en outre, des tribunaux spécialisés qui s'occupent des questions électorales et militaires.

Quinze partis politiques sont représentés au Congrès National. Dans la mesure où il arrive fréquemment qu'un politicien change de parti, la proportion de sièges parlementaires occupés par un parti change régulièrement. Les principaux partis politiques sont les suivants : le PT, le parti démocrate, le PMDB, le PSDB et le PCDOB.

 

Le blason de la république portait, à l'origine, le nom adopté par le pays après l'abolition de la monarchie : Estados Unidos do Brasil (États-Unis du Brésil). La version actuelle, établie par la loi no 5700, du 1er septembre 1971, reflète le changement du nom officiel du pays en República Federativa do Brasil (République fédérative du Brésil). Le drapeau brésilien présente un grand losange jaune sur fond vert, ce qui symbolise l'union impériale lors de la naissance de la maison royale brésilienne. Le vert représente la maison royale de Bragance à laquelle appartenait Pierre Ier (Pedro I), le premier empereur brésilien. Le jaune représente la maison royale autrichienne de Habsbourg car Marie-Léopoldine d'Autriche, la femme de Pierre Ier, était une princesse autrichienne.

Au centre du losange, où trônait le blason de l'Empire du Brésil, a été placée une sphère bleue qui représente le ciel de Rio de Janeiro au jour du coup d'État qui a installé la République. Les vingt-sept étoiles dessinées sur ce fond représentent les vingt-six États fédérés ainsi que la capitale du pays. Au centre de la sphère on retrouve la fameuse bannière portant l'inscription « Ordem e Progresso », (« ordre et progrès »), la devise nationale du pays. Cette inscription vient d’Auguste Comte, philosophe et père du positivisme.

La disposition des étoiles du drapeau reflète celle du ciel de Rio de Janeiro le 15 novembre 1889 à 20 h 30, date de l'institution officielle de la République. 

 



30/01/2017
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