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Mag à zine international.

Cela s'est passé un 02 mars...

Lundi 02 mars 2015 - 11 Ventôse CCXXIII 

61ème jour - 9ème semaine de l'année 2015 

beau paysage 

 Fêtes du jour : Charles le Bon,

 Aujourd'hui nous fêtons également les Carlo, Carlos, Carlos-Manuel, Charlène, Charley, Charlez, Charlie, Charline, Charlot, Karl, Karol, etc.

 

Dicton du jour :  

« À la saint-Charles, garde toujours un petit châle. »

« À la sainte Karol, l’hiver a encore le beau rôle. » 

 

Citations sur l'histoire :

 

« Faites attention à l'Histoire officielle que l'imposture se charge de décrire. » 

 [Chateaubriand] Mémoires d'outre-tombe

 

 « Faire confiance à l’histoire c’est croire les criminels sur parole. »

 [Simone Veil]

 

 « L'Histoire est une galerie de tableaux où il y a peu d'originaux et beaucoup de copies. »

 [Alexis de Tocqueville]

 

« Le talent de l'historien consiste à faire un ensemble vrai avec des traits qui ne sont vrais qu'à demi. »

 [Ernest Renan]

 

« Les hommes font leur histoire, même s'ils ne savent pas l'histoire qu'ils font. » 

[Raymond Aron] 

 

« L’histoire est la science du malheur des hommes. »

[Raymond Queneau]


Citations du jour : 

 

« La démocratie directe, quand elle est mise en pratique, est indiscutablement et incontestablement, la méthode idéale de gouvernement. »

[Mouammar KADHAFI]

 

« J'ai perdu le sens de l'humour depuis que j'ai le sens des affaires. »

[Luc Plamondon]

 

« Rendre l'âme ? D'accord, mais à qui ? »

 [Serge Gainsbourg

 

 « J'ai retourné ma veste quand je me suis aperçu qu'elle était doublée de vison. »

[Serge Gainsbourg] 


 

2 mars 1970 : La Rhodésie abandonne son statut de dominion et devient une République.

 

Résultat de recherche d'images pour "république de Rhodésie"La Rhodésie est le nom que la colonie britannique de Rhodésie du Sud s'est attribuée en octobre 1964 au lendemain de l'indépendance de la Rhodésie du Nord sous le nom de Zambie. C'est sous ce nom qu'elle a déclaré unilatéralement son indépendance du Royaume-Uni le 11 novembre 1965. Elle abandonne son statut de dominion pour s'ériger en république le 2 mars 1970.

La Rhodésie indépendante est brièvement le Zimbabwe-Rhodésie en 1979 avant de redevenir en décembre 1979 la colonie britannique de Rhodésie du Sud. Le pays adopte son nom actuel de Zimbabwe le 17 avril 1980.


 

2 mars 1977 : la Jamahiriya arabe libyenne  (État des masses) entre en vigueur en Lybie.

 

Résultat de recherche d'images pour "Jamahiriya"En 1975, le parti unique de Lybie - l'Union socialiste arabe - est déclaré « ouvert à tous », ce qui prélude à sa dissolution pure et simple ; les cellules locales du parti sont coordonnées avec les Comités populaires afin de réduire les chevauchements d'autorité. La même année, Kadhafi publie la première partie de son Livre vert, bref ouvrage doctrinal dans lequel il expose un corpus idéologique de son cru, la « troisième théorie universelle » (censée représenter la « troisième voie », soit l'alternative au capitalisme exploiteur et au communisme totalitaire) et détaille les principes d'une forme de démocratie directe dont il prône l'instauration en lieu et place de la démocratie parlementaire.

En août 1975, une tentative de coup d'État contre Kadhafi, menée par deux des membres du Conseil de commandement de la révolution, est déjouée ; le CCR est ensuite purgé, seuls cinq de ses douze membres d'origine (dont Kadhafi lui-même, Abou Bakr Younès Jaber et Abdessalam Jalloud) demeurant en place. Le CCR cesse de fonctionner comme un organe collégial de prise de décision ; s'il ne disparaît qu'en mars 1977, la Libye tend désormais inexorablement vers l'instauration d'un pouvoir personnel. L'opposition, réprimée à l'intérieur de la Libye, forme des groupes à l'étranger. Parmi les principales personnalités passées à la dissidence dans la deuxième moitié des années 1970, on compte deux anciens membres du CCR (Abdel-Moneim Al-Huni, ancien ministre de l'Intérieur et Omar al-Meheichi, principal responsable du complot de 1975) et l'ancien Premier ministre Mahmoud Soleiman al-Maghrebi.

Le 5 janvier 1976, un Congrès général du peuple, constituant le nouveau parlement monocaméral de la Libye, est réuni pour une session durant jusqu'au 18, et nomme à son secrétariat général Abdessalam Jalloud, chef du gouvernement depuis 1972. Le Congrès général du peuple fixe le budget des ministères, réaffirme sa foi dans « l'expérience de démocratie populaire » de la République arabe libyenne, et son soutien aux « mouvements de libération nationale » à travers le monde.

Le 2 mars 1977, la dynamique lancée quatre ans plus tôt par le discours de Kadhafi à Zouara débouche sur la proclamation d'un nouveau mode de gouvernement. Le Congrès général du peuple, réuni pour la seconde fois, proclame par le biais d'une allocution prononcée par Abdessalam Jalloud l'instauration officielle en Libye du « Pouvoir du Peuple » ; ce discours, intitulé « Déclaration sur l'avènement du Pouvoir du peuple », tient dès lors lieu de constitution à la Libye. Le nom du pays est changé en « Jamahiriya arabe libyenne populaire et socialiste ». De république, la Libye devient une Jamahiriya : ce néologisme inventé par Kadhafi et traduisible par « État des masses » se distingue du mot Jumhuriya, mot arabe traduisant « République » et signifiant « Gouvernement (ou État) du public » (« public » étant pris au sens de « masse humaine »). En effet, le mot « masse » est mis au pluriel dans Jamahiriya pour insister sur le fait que le pouvoir est censé y être exercé directement et sans intermédiaires par la population. La dénomination plus courte de « Jamahiriya arabe libyenne » est utilisée de manière officielle, y compris dans les traités et les instances internationales, de préférence à la forme simple « Libye ».

Le pays est désormais officiellement gouverné selon un système de démocratie directe par le biais des Comités populaires. Le Congrès général du peuple (CGP) devient le siège du pouvoir exécutif en sus de celui du pouvoir législatif : le CCR est rebaptisé « Secrétariat général du Congrès général du peuple », Kadhafi lui-même prenant le titre officiel de « Secrétaire général du Secrétariat général du Congrès général du peuple » (abrégé ensuite en « Secrétaire général du Congrès général du peuple »). Plus aucun parti politique n'est autorisé en Libye où la vie politique se structure autour de trois slogans : « Pas de démocratie sans comités populaires ! », « Des comités populaires partout ! » et « Celui qui crée un parti trahit ! ».


2 mars 2008 : élection de Dmitri Anatolievitch Medvedev à la présidence de la Fédération de Russie.

 

Résultat de recherche d'images pour "medvedev"Dmitri Anatolievitch Medvedev (en russe : Дми́трий Анато́льевич Медве́дев ), né le 14 septembre 1965 à Leningrad. Homme d'État russe. Premier vice-président du gouvernement russe, il est élu à la présidence de la Fédération de Russie en mars 2008. Entré officiellement en fonction le 7 mai suivant, il nomme à la présidence du gouvernement son prédécesseur, Vladimir Poutine, qui ne pouvait effectuer plus de deux mandats consécutifs.

Menant une politique tournée vers le libéralisme et la technologie, il parvient à se distancier de son chef du gouvernement, même s'il s'efface à son profit pour l'élection présidentielle de 2012. Il est nommé à son tour président du gouvernement, en mai 2012, lorsque Vladimir Poutine retrouve les fonctions de président de la Russie.

Fils unique d'Anatoli Afanassievitch Medvedev, décédé en 2004, professeur à l'Institut technologique Lensoviet, et de Ioulia Veniaminovna, née Chapochnikova, professeur de langue à l'Institut pédagogique Herzen, puis guide de musée. Ils vivaient dans le quartier Kouptchino à la périphérie de Saint-Pétersbourg.

Dmitri Medvedev est diplômé de la faculté de droit civil de l'Université de Leningrad en 1987 et obtient son doctorat en 1990. Pendant ses études, il se passionne pour la photographie et le hard rock (son groupe préféré est Black Sabbath, il apprécie spécialement le chanteur Ozzy Osbourne), et remporte des compétitions d'haltérophilie.

Il se marie en 1989 avec sa camarade d'école Svetlana Linnik, née en 1965 à Kouptchino, dans l'oblast de Léningrad, dans une famille de militaires. Diplômée de l'Institut de finances et d'économie, elle travaille à Moscou et organise des manifestations publiques à Saint-Pétersbourg. Un fils, Ilia, naît de cette union en 1996.

Le 2 mars 2008, il est élu à la présidence de la Fédération de Russie dès le 1er tour de l'élection présidentielle de 2008 avec 70,28 % des suffrages. À 42 ans, Dmitri Medvedev devient le troisième président de la Fédération de Russie postsoviétique après Boris Eltsine (1991-1999) et Vladimir Poutine (2000-2008), et également le plus jeune. Le 7 mai 2008, Dmitri Medvedev a prêté serment en tant que troisième président de la Fédération de Russie lors d'une cérémonie au Kremlin.

Après avoir prêté serment à la Constitution, il a déclaré : « Je crois que mes objectifs les plus importants seront de protéger les libertés civiles et économiques... Nous devons lutter pour un respect véritable de la loi et de surmonter le nihilisme juridique, ce qui entrave gravement le développement moderne. » Comme son inauguration a coïncidé avec la célébration du Jour de la Victoire, le 9 mai, il a assisté à la traditionnelle parade militaire sur la Place rouge et a signé un décret pour fournir des logements aux anciens combattants.

Le 8 mai 2008, Dmitri Medvedev nomme Vladimir Poutine comme président du gouvernement russe. En septembre, le pays est frappé par la crise économique. Dmitri Medvedev attribue le déclin du marché boursier russe à cette crise mondiale, et soutient que la crise en Russie avait peu, sinon rien à voir avec des problèmes internes de son économie, et les politiques gouvernementales. Il ordonne l'injection de fonds importants du budget de l'État sur les marchés pour stabiliser la situation. Plus libéral que son prédécesseur Poutine, Medvedev parle souvent de « moderniser » la Russie. Il est même parfois considéré comme un « nouveau Gorbatchev ».


2 mars 1969 : premier vol du Concorde.

 

Résultat de recherche d'images pour "concorde 1er vol"Le français Sud-Aviation et le britannique Bristol Aeroplane Company développent respectivement leurs supersoniques Super-Caravelle et Bristol 223. Ils sont financés par leurs gouvernements respectifs, ceux-ci tenant à contrer la domination aérienne américaine. Dans les années 1960, les deux projets sont déjà bien avancés, mais les énormes coûts de développement des appareils amènent les États à faire collaborer les deux entreprises. Le développement du Concorde est donc plus un accord international franco-britannique qu’un accord commercial entre les constructeurs. Le traité de coopération, dont les discussions ont duré environ un an, est signé le 29 novembre 1962. British Aircraft Corporation (BAC) et Sud Aviation se partagent les coûts de l’appareil, Bristol Aero Engines (racheté par Rolls-Royce en 1966) et Snecma font de même pour développer le turboréacteur dérivé du Bristol Olympus référence 593. Les Britanniques voulaient un modèle long-courrier (transatlantique) alors que les Français voulaient un moyen-courrier.

 

Le 13 janvier 1963, le président français Charles de Gaulle suggère que l’avion soit baptisé « Concorde » et le 24 octobre, une première maquette grandeur nature du « Concord » sans « e » est présentée ; une polémique s'ensuit sur le nom de l'avion. Le 25 novembre 1964, suite aux élections générales britanniques du 15 octobre qui conduisent à la victoire du parti travailliste, le Royaume-Uni se retire du projet mais fait volte-face deux mois plus tard. En l’absence de toute étude de marché, le consortium a estimé un montant de commandes de plus de cent avions, passé par les principales compagnies aériennes de l’époque.

L'assemblage d'un premier prototype, Concorde 001, débute à Toulouse en avril 1966 et l'avion sort des hangars le 11 décembre 1967 sous l'immatriculation F-WTSS, « TSS » signifiant « transport supersonique ». À cette occasion, le ministre britannique de la Technologie Tony Benn met fin à la polémique en annonçant : « Le Concord britannique s'écrira désormais avec un « e » car cette lettre signifie aussi Excellence, England, Europe et Entente ». Un second prototype, immatriculé G-BSST, sort des chaînes le 19 septembre suivant. Le premier vol d'essai de Concorde 001 a lieu au-dessus de Toulouse, le 2 mars 1969. L'équipage est composé d'André Turcat aux commandes, secondé par Jacques Guignard, Henri Perrier et Michel Retif. Ce vol dure 29 minutes. Le prototype 001 est rejoint pour les essais par Concorde 002 qui vole pour la première fois un mois plus tard, le 9 avril.

Parmi les autres projets d'avion de ligne supersonique proposés, seul le projet soviétique aboutit. Le Tupolev Tu-144 était prévu pour transporter 140 passagers à la vitesse de Mach 2. Le prototype soviétique effectue son premier vol le 31 décembre 1968 à la base de Joukovski, près de Moscou.

Concorde effectue son premier passage supersonique le 1er octobre 1969 au cours du 45e vol piloté par Jean Pinet. Le 4 novembre 1970 au cours de son 102e vol, il atteint Mach 2, vitesse qu'il maintient 53 minutes. Le programme d’essais en vol se déroulant sans incidents, cette version de développement, commence les démonstrations destinées au grand public le 4 septembre 1971. Deux appareils de préproduction sont également construits pour les essais, en plus des prototypes. Le premier (no 101) est construit à Filton ; il intègre plusieurs modifications par rapport aux prototypes, dont une nouvelle voilure plus grande, de 25,6 m d'envergure, un fuselage rallongé et une verrière sur le nez à la place des hublots. Le second appareil (no 102), de construction française, est le premier à avoir l'aspect et les dimensions des futurs avions de série ; le cône de queue est allongé, portant la longueur totale à 61,66 m et il est le premier Concorde à être équipé des tuyères 28 à coquilles. Les deux premiers avions de série sont également engagés dans le programme d'essais, le premier d'entre eux vole le 6 décembre 1973.

Au cours des essais, Concorde établit des records de vitesse et d'altitude. Le 16 mars 1973, Concorde 001 atteint une altitude de 68 000 pieds, soit plus de 20 700 mètres. Le record de vitesse est établi le 26 mars 1974 à Mach 2,23 par Concorde 101. En juin 1973, peu avant d'être retiré des vols, le prototype 001 est équipé d'appareils de mesures afin de suivre une éclipse de soleil totale. Le vol a lieu le 30 juin, entre les îles Canaries et Fort-Lamy, capitale du Tchad, avec André Turcat aux commandes. L'avion vole à Mach 2 et reste dans l'ombre en suivant l'éclipse pendant 74 minutes.

Cinq appareils sont commandés par British Airways le 5 avril 1972, qui devient le premier client de l'avion. Le 2 juin 1972, le second prototype 002 fait des démonstrations au Moyen-Orient et en Extrême-Orient. Celles-ci amènent un nombre important de commandes pour l’avion, puisque 74 commandes ou options ont été prévues par seize compagnies aériennes, dont huit nord-américaines.

Le Concorde reçoit son certificat de navigabilité le 10 octobre 1975. Toulouse, en France, et Filton, au Royaume-Uni, sont les deux seuls centres de production des appareils.

Les premiers associés, BAC (qui devint BAE Systems) et aerospatiale (qui devint EADS), sont les copropriétaires de Concorde. La responsabilité a été transférée à Airbus lorsque l’entreprise qui regroupe BAE Systems et EADS a été fondée.


Naissances : 

 

Camille Desmoulins, né le 2 mars 1760 à Guise et mort guillotiné le 5 avril 1794 (16 germinal an II) à Paris

 

Résultat de recherche d'images pour "Camille Desmoulins"Avocat, journaliste et révolutionnaire français. Lucie-Simplice-Camille-Benoît Desmoulins est le fils aîné de Jean-Benoît-Nicolas Desmoulins, seigneur de Bucquoy et de Sémery, lieutenant général au bailliage de Guise, en Picardie et de Marie-Madeleine Godart. Il a sept frères et sœurs.

Né le 2 mars 1760, Camille Desmoulins est baptisé le 3 mars 1760 à l'église Saint-Pierre-Saint-Paul à Guise, comme l'indique son acte de baptême :

« 1760 : le deuxième jour du présent mois est né et a été baptisé le troisième jour de mars Lucie-Simplice-Camille-Benoît, fils de maistre Jean-Benoist-Nicolas Desmoulins, lieutenant-général civil et criminel au bailliage de Guise, et de dame Marie-Magdeleine Godart, son épouse. Le parrain, M. Joseph Godart, son oncle maternel, de la paroisse de Wiège ; la marraine, dame Magdeleine-Élisabeth Lescarbotte, de cette paroisse, qui ont signé avec nous le présent acte. »

Camille entre comme boursier au lycée Louis-le-Grand, où il fait de bonnes études : il est primé au concours général, la même année que son condisciple Maximilien de Robespierre. Étudiant en droit, le jeune bourgeois de province obtient son baccalauréat en septembre 1784, sa licence en mars 1785, prêtant le serment d'avocat au barreau de Paris le 7 mars 1785. Mais il bégaye, bredouille si bien qu'il n'a pas de clientèle et gagne difficilement sa vie en copiant des requêtes pour les procureurs.

Il fait alors partie de l’entourage de Mirabeau. Malgré un bégaiement remarqué, il devient un des principaux orateurs de la Révolution française. Son premier grand discours a lieu devant la foule réunie dans les jardins du Palais-Royal devant le café de Foy le 12 juillet 1789 après la démission de Necker à Versailles, prise pour un renvoi à Paris. Debout sur une table de café, tenant un pistolet dans chacune de ses mains, il harangue la foule : « Monsieur Necker est renvoyé. Ce renvoi est le tocsin d'une Saint-Barthélémy des patriotes. Ce soir, tous les bataillons suisses et allemands sortiront du Champ-de-Mars pour nous égorger. Il ne nous reste qu'une ressource, c'est de courir aux armes et de prendre des cocardes pour nous reconnaître ». Desmoulins cueille alors une feuille de tilleul qu'il place sur son chapeau, « inventant » une cocarde vert d'espérance qui sera bientôt remplacée par la cocarde tricolore. À son appel, les Parisiens ne s'arment pas, mais organisent un cortège qui défile dans Paris et envahit les théâtres pour inviter les spectateurs à les rallier. Ce Camille excitant le peuple à la révolte dans la journée du 12 juillet est à l'origine du surnom de l'« homme du 14 juillet ».

Il fait ses débuts de journaliste en novembre 1789, où il publie Les Révolutions de France et de Brabant, journal qui comptera 86 numéros et tirera à 3 000 exemplaires, ce qui lui assure l'essentiel de ses revenus. Il y dénonce constamment le complot aristocratique. Il s’oppose également au suffrage censitaire, en déclarant qu’un tel mode d’élection aurait exclu Jésus-Christ ou Jean-Jacques Rousseau. Son journal est suspendu après la manifestation du Champ-de-Mars du 17 juillet 1791, bien qu’il n’ait lui-même pas participé à cet événement. Un autre journaliste jacobin, Joseph Du Saulchoy, par admiration pour lui, prendra la relève et fera publier le journal jusqu'en décembre 1791.

Camille Desmoulins épouse Anne Lucile Laridon-Duplessis le 29 décembre 1790 en l'église Saint-Sulpice à Paris. Ce jeune couple, qui s’est écrit de nombreuses lettres d’amour, est considéré comme un symbole des « Amours sous la Révolution française ». Les témoins du mariage sont notamment Maximilien Robespierre et Louis-Sébastien Mercier. L'acte de mariage dans le registre paroissial de l'église Saint-Sulpice est ainsi rédigé :

« Ledit jour, vingt-neuf décembre 1790, a été célébré le mariage de Lucile-Simplice-Camille-Benoît Desmoulins, avocat, âgé de trente ans, fils de Jean-Benoît-Nicolas Desmoulins, lieutenant général au bailliage de Guise, et de Marie-Madeleine Godart, consentants, avec Anne-Lucile-Philippe Laridon-Duplessis, âgée de vingt ans, fille de Claude-Étienne Laridon-Duplessis, pensionnaire du Roi, et d'Anne-Françoise-Marc Boisdeveix, présents et consentants, les deux parties de cette paroisse, l'époux depuis six ans, rue du Théâtre-Français, l'épouse de fait et de droit depuis cinq ans avec ses père et mère, rue de Tournon ; trois bans publiés en cette église sans opposition, permission de fiancer et de marier le même jour en ce temps prohibé de l'avent, accordée par MM. les vicaires généraux le vingt-sept de ce mois, fiancailles faites. Présents et témoins, du côté de l'époux : Jérôme Pétion, député à l'Assemblée nationale, rue du Fauxbourg Saint-Honoré, paroisse de la Madeleine-la-Ville-l'Évêque ; Charles-Alexis Brulard, député à l'Assemblée nationale, rue Neuve-des-Mathurins, paroisse de la Madeleine-la-Ville-l'Évêque ; du côté de l'épouse : Maximilien-Marie-Isidore Robespierre, député à l'Assemblée nationale, rue Saintonge, paroisse Saint-Louis-en-l'Île ; Louis-Sébastien Mercier, de plusieurs académies, rue des Maçons, paroisse Saint-Séverin, qui tous ont certifié le domicilie comme dessus et la liberté des parties, et ont signé.
Signé :
Camille Desmoulins (époux), Laridon-Duplessis (épouse), Laridon-Duplessis (père), Boisdeveix (mère), Pétion, Brulard, Robespierre, JP Brissot, Mercier
Berardier, député à l'Assemblée nationale,
Gueudeville, vicaire de Saint-Sulpice. »

Avant et après la déclaration de guerre de 1792, il est résolument partisan de la paix, comme ses amis Robespierre, Danton et Marat. Cette opinion est formulée au club des jacobins en décembre 1791, dans Jacques-Pierre Brissot démasqué en février 1792, puis à partir du 30 avril 1792 dans La Tribune des Patriotes journal cofondé avec Fréron. Après le 10 août 1792 et la chute de la Monarchie, il devient secrétaire du ministère de la Justice, dirigé par Danton. Il devient de plus en plus engagé dans la voie d’une répression des contre-révolutionnaires. Il est élu à la Convention nationale, où il siège parmi les Montagnards, mais ne joue pas de rôle important. Dans le procès du roi en janvier 1793 il vote contre l'appel au peuple, pour la mort et contre le sursis. Le 13 avril 1793, il se prononce contre la mise en accusation de Marat. Beaucoup de ses contemporains voient en lui un brillant orateur, mais incapable de jouer un rôle politique. Il s’oppose beaucoup à Jacques-Pierre Brissot, qui l’accuse d’être corrompu. Il publie contre lui Brissot dévoilé et Histoire des brissotins, où il rappelle la versatilité de son adversaire, ancien proche de La Fayette.

Il s’éloigne peu à peu des Montagnards, notamment après la condamnation des Girondins le 30 octobre 1793 qu'il aurait regrettée d'après des sources thermidoriennes. Il fonde alors un nouveau journal, Le vieux cordelier, où il attaque les Hébertistes et lance des appels à la clémence. Dans le septième et dernier numéro, resté longtemps inédit, il attaque pour la première fois Robespierre qu'il accuse d'avoir tenu au club des jacobins contre l'Angleterre le 30 janvier 1794 le langage belliciste de Brissot.

Considéré comme dantoniste, Camille Desmoulins est arrêté en même temps qu’eux le 31 mars 1794. Interrogé sur son identité devant le Tribunal révolutionnaire, Desmoulins répond : « J’ai trente-trois ans, âge du sans-culotte Jésus, âge critique pour les patriotes ». Exclu des débats à la demande de Saint-Just, il est condamné à mort. Il est guillotiné place de la Révolution en même temps que Danton et leurs amis le 5 avril 1794. Sur l'échafaud, Camille Desmoulins aurait dit : « Voilà comment devait finir le premier apôtre de la liberté ! », avant de demander au bourreau Sanson de remettre à sa belle-mère une mèche de cheveux de Lucile. Son dernier mot, avant que ne tombe le couperet, est « Lucile ». Ses restes sont inhumés dans une fosse commune du cimetière des Errancis avant d'être transférés aux catacombes de Paris.

Son acte de décès dans l'état civil de Paris est rédigé de la façon suivante :

« Du sept floréal l'an deuxième de la République, acte de décès de Lucie-Simplice-Camille-Benoît Desmoulins, du 16 germinal, profession : homme de lettres, âgé de trente-trois ans, natif de Guise, district de Vervins, domicilié à Paris, place du Théâtre-Français. »


Luc Plamondon : né le 2 mars 1942 à Saint-Raymond, comté de Portneuf (Québec).

 

Résultat de recherche d'images pour "Luc Plamondon"Producteur et parolier québécois. Il est surtout connu pour son travail dans les comédies musicales Starmania et Notre-Dame-de-Paris. Il est le frère du député fédéral Louis Plamondon.

Luc Plamondon débute très jeune ses études dans les arts. Il apprend le piano et entreprend des études classiques au Petit Séminaire de Québec. Il excelle aussi en peinture, il hésite donc entre le métier de parolier ou de peintre.

C'est en voyant la comédie musicale Hair à Broadway qu'il a le déclic : sa vocation est la comédie musicale.

Son premier succès, en 1970, est la chanson Les chemins d'été (qui est mieux connue du public sous le titre "Dans ma Camaro" à cause de la première phrase de son refrain, qui débute ainsi : "Dans ma Camaro, je t'emmènerai sur tous les chemins d'été…"), sur une musique d'André Gagnon et interprétée par la vedette de l'heure, le chanteur Steve Fiset. Il s'associe ensuite simultanément à quatre chanteuses québécoises dès 1972 : Emmanuëlle, Monique Leyrac, Renée Claude et Diane Dufresne. Il compose quelques titres pour les deux premières, puis un album complet pour chacune des deux autres. En effet, toutes les chansons de l'album Je reprends mon souffle de Renée Claude, et toutes les chansons de l'album Tiens-toé ben, j'arrive de Diane Dufresne sont signées Plamondon. Il poursuit sa carrière de parolier auprès de Renée Claude pendant plusieurs années (jusqu'en 2006 précisément), puis pour Diane Dufresne jusqu'en 1984.

À partir de 1972, en plus de ses collaborations auprès d'Emmanuëlle, de Monique Leyrac, de Renée Claude et de Diane Dufresne, il devient le parolier de nombreux chanteurs et chanteuses québécois et européens, tels que Julien Clerc, Nicole Croisille, Françoise Hardy, Johnny Hallyday, Richard Cocciante, Claude Dubois, Nicole Martin, Robert Charlebois, Pierre Bertrand, Fabienne Thibeault, Nanette Workman, Martine St-Clair, Diane Tell, Éric Lapointe, Ginette Reno, Julie Arel, Donald Lautrec, Petula Clark, Murray Head, Catherine Lara, Garou, Julie Zenatti, Daniel Balavoine, Barbara, France Castel, Bruno Pelletier et Marie Denise Pelletier.

À partir de 1976, il écrit en collaboration avec le compositeur Michel Berger, l'opéra rock Starmania. L'ambitieux projet musical, présenté comme le premier opéra-rock francophone, est lancé sur disque à l'automne 1978 avec le concours d'artistes français (France Gall, Daniel Balavoine), et québécois (Diane Dufresne, Fabienne Thibeault, Claude Dubois). Au fil des années, ­­Starmania fera l'objet de plusieurs productions scéniques (Paris en 1979 et 1988, Montréal en 1980 et 1987). Certaines des chansons de Starmania, comme Le Blues du businessman ou Le Monde est stone, connaissent un succès retentissant et sont aujourd'hui considérés comme des classiques.

Dans les années 1980, il écrit ou coécrit certains textes de la pièce Lily Passion avec Barbara. Sur un mode très différent, il coécrit avec Germain Gauthier la chanson coquine Call-girl qui, interprétée par Nanette Workman, obtient beaucoup de succès au Québec.

En 1982, il écrit sa première chanson pour Céline Dion, intitulée Le piano fantôme, qui se trouve sur l'album québécois Tellement j'ai d'amour…

Em 1983, au gala de l'ADISQ, alors qu'il reçoit un trophée conjointement avec Robert Charlebois pour la chanson J't'aime comme un fou, Plamondon crée la controverse alors qu'il effectue une virulente sortie contre l'attitude de certains membres de l'industrie concernant les droits d'auteur.

En 1985, il prête sa villa au bord du lac Magog à Denys Arcand pour le tournage de son film Le Déclin de l'empire américain, le premier volet des Invasions barbares.

En 1990, La Légende de Jimmy, toujours écrite par Plamondon sur la musique de Berger, est montée à Paris et tient l'affiche pendant six mois au Théâtre Mogador, puis est reprise en 1991 à Montréal et à Québec. Mais son succès est nettement moindre que celui de Starmania.

En 1991, il écrit les compositions de Dion chante Plamondon, un album interprété par Céline Dion. En France, cet album contient 2 titres de plus et s'appelle Des mots qui sonnent.

Le 1er octobre 1993, une nouvelle version de Starmania est créée au théâtre Mogador, mise en scène par Lewis Furey. Judith Bérard, Michel Pascal, Patsy Gallant, Isabelle Boulay, Bruno Pelletier et Luce Dufault entre autres se produisent en France, en Belgique et en Suisse. La production décroche en 1994 un Prix Félix et en 1995 la Victoire du spectacle musical. L'album Starmania, Mogador 94 est édité. Il obtient un disque de platine et se vend 500 000 exemplaires. De ce disque est extrait le single Quand on n'a plus rien à perdre avec Bruno Pelletier.

Au printemps 1995, Guy Cloutier et son équipe présentent une compilation lui étant dédiée (dont le contenu est choisi par les stations RockDétente). La compilation comporte 2 disques et s'intitule «Les grandes chansons de Luc Plamondon - 25 ans de succès, 25 chansons». La compilation comportera sur le disque 1 une chanson offerte en prime: «Galaxies», dont l'interprétation est confiée à Ginette Reno. Sur le dépliant, les photos de Luc Plamondon (courtoisie du photographe français Pierre Therrasson) et les commentaires de ce dernier expliquent comment la compilation a été réalisée. La compilation était disponible en 2 CD ou 2 cassettes.

En septembre 1998, il écrit, sur une musique de Richard Cocciante, les textes de la comédie musicale Notre-Dame de Paris dont les premières représentations ont lieu au Palais des congrès de Paris. Ce spectacle connaît un vif succès et sera ensuite joué au Québec, puis repris en version anglaise à Londres. Quelques années plus tard une reprise se fera aussi au Théâtre Mogador.

Il écrit les textes de la comédie musicale de 2002 Cindy, transposition moderne du conte de Cendrillon. Le compositeur est Romano Musumarra. Sortit le 26 février 2002, l'album de celle-ci se classe no 24 en France et no 17 en Belgique francophone. Producteur du spectacle, il reconnaîtra que cette comédie musicale est un échec commercial, malgré un disque d'or pour l'album avec plus de 200 000 exemplaires vendus et une grosse promotion. Le spectacle ne rencontre pas le succès espéré et s'arrête au bout de quelques mois.

En janvier 2006, en mettant en scène de nouveaux artistes, il décide de remonter Notre-Dame de Paris dans la salle où celui-ci naquit.

En 2009, l'UMP utilise, sans autorisation, les paroles de la chanson « Tous ceux qui veulent changer le monde » dont il est coauteur.

Résultat de recherche d'images pour "starmania"En 2010 parait J'aurais voulu être un artiste… pour pouvoir dire pourquoi j'existe, une compilation hommage à Luc Plamondon. Diane Dufresne, Céline Dion, Robert Charlebois, Judith Bérard, Garou, Catherine Lara, Ginette Reno sont quelques-uns des artistes présents sur cette compilations de quatre CD.

En 2012, il revient sur le devant de la scène en collaborant une nouvelle fois pour Céline Dion avec l'album Sans attendre paru le 2 novembre 2012. Il est l'auteur de la pièce Rien que toi, devenu Que toi au monde. Elle est composée par Davide Esposito. La dernière collaboration entre les deux artistes remontaient à une vingtaine d'années.

Il habite la ville de Montreux en Suisse romande, où il préside les Freddie Mercury Live Music Awards

         


Christian Morin, né le 2 mars 1945 à Bordeaux.

 

Résultat de recherche d'images pour "Christian Morin"Musicien (clarinettiste), homme de télévision et de radio français, reconverti dans la comédie. 

Diplômé des Beaux-Arts de Bordeaux, il est dessinateur humoriste pour le journal Sud Ouest et graphiste pour la station régionale de FR3 dans les années 1964-1970. Après son service militaire, en 1971, il s'installe à Paris où il devient dessinateur humoriste pour différents magazines dont Lui et graphiste pour différentes agences de publicité.

En 1972, il rencontre Pierre Delanoë alors directeur des programmes d'Europe 1 et débute dans la station le 9 janvier 1972 (la même année que Julie) en tant que meneur de jeu. Animateur d'émissions le week-end (notamment le Hit-Parade), il devient l'un des animateurs phares de la station dans les années 1980 avec Maryse Gildas ou Allo ... c'est à vous avec Viviane Blassel et Madame Soleil. Après son départ d'Europe 1 en 1987, il rejoint la même année RMC où il anime des matinales jusqu'en 1992.

À la télévision, il débute sur FR3 dans Altitude 10000 d'Alain Jérôme en 1975 puis dans Rires et sourires en 1978-1979. En 1980, il présente Les Descendants de Philippe Alfonsi sur Antenne 2 Dans les années 1980, il présente des shows mensuels de variétés sur la TSR : La Grande Roue, Studio 4 et Trèfle d'or (1980 à 1985). Durant deux saisons, il anime la deuxième saisons sur TF1 à 18 h 50 : Les Paris de TF1 de Pierre Bellemare en 1981 puis Histoire d'en rire de Georges Folgoas en 1982. Le 20 février 1986, il fut avec Roger Zabel et Amanda Lear l'animateur qui a fait l'ouverture de La Cinq avec Voilà la Cinq. Il animera sur cette même chaîne la version française d'un jeu à succès de la télévision italienne Cherchez la femme avec Amanda Lear.

Passé sur TF1 en 1987 pour y animer La Roue de la fortune avec Annie Pujol à 19 h, il présenta plusieurs émissions de variétés notamment Succès fous, avec Philippe Risoli et Patrick Roy. La popularité de La Roue de la fortune invita à la parodie : pour son projet de le Grand Bluff, Patrick Sébastien joue le participant provocateur en 1992. En 1989, il présente une émission spéciale sur le Centenaire de la tour Eiffel. Il disparait de l'antenne à un moment où la chaîne privée rajeunit ses animateurs.

Après son départ de TF1 en 1993 (après Rires sur la ville avec Amanda Lear), il rejoint France Télévisions, pour présenter en duo avec Cendrine Dominguez un remake quotidien de La Tête et les jambes intitulé Un pour tous sur France 2 ainsi que deux autres jeux Combien tu paries ? sur France 2 et une adaptation du jeu de société Cluedo sur France 3 en 1994. En 1994, il présente les Victoires de la musique sur France 2. Il disparaît du petit écran mis à part une saison en tant que présentateur de télé-achat dans Shopping à la une sur TF1 en 1999-2000.

Le 30 août 2010, il renoue avec l'activité d'animateur radio, sur Radio Classique, dans la tranche 9 h 30-13 h 00, dans l'émission Tous Classiques.

En 2011, il anime la tournée Âge tendre et Têtes de bois saison 6.

Entre juillet et décembre 2014, il est un chroniqueur régulier de l'émission Face à la bande animé par Jérémy Michalak.

En musique, Christian Morin a enregistré quelques disques où il joue de la clarinette. Clarinettiste, il accompagne Michel Sardou sur le titre Préservation, en 1981, sur l'album Les Lacs du Connemara et participe à la comédie musicale Envoyez la musique avec Annie Cordy au théâtre de la Porte-Saint-Martin en 1982-1983.

À partir des années 1990, il se consacre à la comédie (cinéma, télévision et théâtre) après des débuts dans la série Tiroir secret avec Michèle Morgan en 1985.

Au cinéma, il a joué dans plusieurs films de Pascal Thomas (La Dilettante avec Catherine Frot en 1998, Mercredi folle journée avec Vincent Lindon en 2000 et Valentin Valentin en 2015).

À la télévision, il apparaît en guest dans des épisodes de séries à succès : Maigret avec Bruno Cremer (1998), Navarro avec Roger Hanin (2000 et 2001), Une femme d'honneur avec Corinne Touzet (2002), Femmes de loi avec Natacha Amal et Ingrid Chauvin (2004), Quai numéro un avec Astrid Veillon (2004), Léa Parker avec Sonia Rolland (2004), Avocats et Associés (2005), Alice Nevers avec Marine Delterme (2005) et dans 16 épisodes des saisons 3 et 4 de Plus belle la vie (2007).

Au théâtre, il joue essentiellement des pièces en tournée : Ciel, ma mère avec Ginette Garcin en 2001, SOS Homme seul en 2003, Le Vison voyageur en 2003, La Berlue en 2004, Lili et Lily avec Annie Cordy en 2006. Il jouera avec succès une seule pièce à Paris Lettre d'une inconnue de Stefan Zweig en 2002-2003.


Alain Chamfort, de son vrai nom Alain Le Govic, né le 2 mars 1949 à Paris.

 

Résultat de recherche d'images pour "Alain Chamfort"Musicien, chanteur et compositeur français. Il est l'un des chanteurs et compositeurs des plus prolifiques de la variété française. Remarqué par Claude François, qui lui fait enregistrer ses premiers succès comme Adieu mon bébé chanteur et L'Amour en France, qui lui vaut d'être catalogué « chanteur à minettes », ce n'est qu'en 1976 qu'il quitte cet univers en signant chez CBS afin de changer de style et d'avoir une totale liberté artistique.

En 1979, il interprète Manureva, qui reste à ce jour le plus grand succès de sa carrière et le tube qui lui vaut de revenir sur le devant de la scène.

La famille Le Govic habite Clichy dans un petit 2 pièces d'un premier étage sur cour. Pendant l'été 1952, elle déménage à Eaubonne dans le Val-d'Oise. Dès son plus jeune âge, Alain débute l'apprentissage du piano qui deviendra son instrument de prédilection. Il prend des cours avec un professeur dans une des salles du Casino de la Ville d'Enghien. Il passe plusieurs concours en 1957, 1958 et 1959 et remporte le concours Nérini au cours duquel ses prestations sont enregistrées sur un disque monoface pour la famille.

Adolescent, il renonce à entrer au Conservatoire national supérieur de musique et de danse, alors qu'il s'y était préparé. Il fonde assez rapidement son premier groupe avec un ami, les Dreamer's. Ils finissent par se retrouver à trois et jouent principalement du jazz : Art Blakey, Jazz Messengers, Erroll Garner, John Coltrane, Art Tatum...

Alain Chamfort finit par quitter le groupe pour se joindre au groupe Les Shaker's avec qui il gagne un concours. Puis c'est Les Murator's qui jouent tous les dimanches après-midi à Argenteuil, à La Porte St Germain dans une salle qu'ils louent entourés de tous leurs fans pendant plusieurs années, dont faisait également partie la chanteuse Séverine, en devenant l'organiste des deux groupes. Le groupe, porté sur le répertoire des Beatles, finit par se séparer. Alain rejoint alors les Mod's et en devient le leader. Pour la première fois, il se met au chant. Les Mod's signent chez Vogue et enregistrent un 45 tours dont la chanson principale est intitulée J'veux partir composée par Alain. Ils sortent ensuite un deuxième 45 tours qui ne connaît pas vraiment de succès. La chance arrive aux Mod's grâce à Jacques Dutronc qui leur propose de l'accompagner sur sa chanson Et moi, et moi, et moi pour quelques émissions de télé du moment. Dutronc finit par reprendre ses anciens musiciens mais propose à Alain de rester, ainsi qu'à un autre membre des Mod's', Jean-Pierre Alarcen.

Claude François lui propose de travailler avec lui, c'est la période Flèche. Tout d'abord, il est compositeur avec Michel Pelay pour certains artistes et choristes puis grâce à une proposition de Claude François, enregistre un disque, d'abord une maquette avec Alain et Pelay qui chantent ensemble, puis d'un commun accord, il est décidé qu'Alain chantera seul.

Claude François trouve le nom Alain Le Govic trop marqué régionalement et cherche un pseudonyme dans le dictionnaire. Les deux artistes se mettent d'accord sur Chamfort. Alain connaît ses premiers succès dès son premier 45 tours, Dans les ruisseaux en 1972. Puis il enchaîne les succès commerciaux : Signe de vie, signe d'amour, L'Amour en France, Adieu mon bébé chanteur et les tournées.

Il reprendra en 1975 la chanson de Barry Manilow Could It Be Magic sans grand succès. C'est la regrettée Donna Summer qui fera décoller cette chanson l'année d'après.

Ensuite, les rapports avec Claude François se détériorant, Alain quitte le label Flèche et continue sa carrière seul. Il emmène avec lui Gérard Louvin qui devient, jusqu'en 1982, le gérant de la société de production de Chamfort (ACO Music) et le manager d'Alain, et Michel Pelay.

En 1976, il signe chez CBS Records avec une liberté totale dans le choix artistique. La même année, il se consacre à l'enregistrement de son premier album (l'album publié chez Flèche n'est qu'une compilation des 45 tours). En 1977, il fait les chœurs pour l'album de Véronique Sanson : Hollywood. À l'automne 1976 l'album Mariage à l'essai sort dans les bacs. Ce disque est un changement radical de style, après les six années passées avec Claude François qui avait fait de lui un chanteur à minettes mais le succès se fait attendre.

En 1977, Chamfort décide avec l'accord de sa maison de disques d'enregistrer son prochain album dans un studio de Los Angeles dont les musiciens l'ont fasciné par la qualité de leur jeu, leur perfectionnisme et leur sérieux, lors de l'enregistrement de l'album de Véronique Sanson. Durant l'été 1977, il part avec les compositeurs Michel Pelay et Jean-Noël Chaléat à Los Angeles et choisit les musiciens dont Jeff, Steve et Mike Porcaro, qui formeront plus tard le groupe Toto. Les percussions et cordes ont été d'abord enregistrés à Londres. Pour les textes, il fait appel à Serge Gainsbourg.

Les années 1990 se révèlent finalement plus difficiles pour Alain malgré quelques titres marquant comme Clara veut la lune ou L'ennemi dans la glace (Victoire de la musique du meilleur vidéo clip en 1994). Avec cette baisse de succès, son contrat avec Sony n'est pas reconduit : sa période de gloire semble passée ; il signe alors chez Delabel et sort en 2003 Le Plaisir. Lorsqu'il arrête ses comptes fin décembre, le label estime cependant que le disque, sorti en septembre, n'affiche pas des chiffres de vente suffisants. Alain est alors contraint de quitter sa maison de disques.

Alain Chamfort compose aussi pour le cinéma : il travaille avec Jean-Pierre Mocky (À mort l'arbitre en 1984), ou Arnaud Sélignac (Eye of the Wolf en 1995) qui l'avait sollicité comme acteur dans son téléfilm Une femme pour moi en 1993. On le retrouve dans le court-métrage Men/Toys/Girl en 2001.

En 2011, il participe à l'épreuve de « La maison des juges » de l'émission X-Factor sur M6, en tant que bras-droit d'Olivier Schultheis, chargé du groupe des filles de moins de 25 ans.

En 2012, il tourne dans le film Les Jeux des nuages et de la pluie (sortie 2013) dans lequel il donne la réplique à Hiam Abbass.

En 2013, il assiste Jenifer dans la Saison 2 de The Voice, la plus belle voix au moment des battles.

En 2014, il participe à la première de l'émission «Stars au grand air» avec Patrick Bruel, Amel Bent et Benabar, diffusée sur TF1 et enregistrée à l'automne 2013 dans une maison du Gers. 


Décès : 

 

Howard Carter : né à Kensington le 9 mai 1874, décédé à Londres le 2 mars 1939 à 64 ans.

 

Résultat de recherche d'images pour "carter howard"Grand archéologue et égyptologue britannique, principalement connu pour avoir découvert la tombe de Toutânkhamon, pharaon de la XVIIIe dynastie (Nouvel Empire égyptien).

Il est le fils de Samuel John Carter, un peintre animalier et paysagiste dont il hérite des talents de dessinateur, et de Martha Joyce (Sands) Carter. Il passe la majorité de son enfance dans le bourg de Swaffham : d'une santé fragile, il est contraint d'y suivre ses cours à domicile dans la maison de campagne de Sporle Role Cottage mais parfois accompagne son père. C'est au cours d'une séance de peinture de son père dans la maison de campagne de Lord Amherst of Hackney, collectionneur d'antiquités égyptiennes, que la vocation d'égyptologue naît chez Howard.

Il a dix-sept ans lorsqu'il est présenté à Percy Newberry, un jeune égyptologue de l’Egypt Exploration Fund créé par Amelia Ann Blanford Edwards, qui l'engage pour recopier à l'aquarelle les fresques des tombes de Beni Hassan.

Lord Carnarvon, souffrant de la poitrine à la suite d'un accident de voiture, et devant éviter le climat humide du Royaume-Uni, fouille depuis deux ans en amateur, sans grand succès. Il désire s'adjoindre les conseils d'un véritable homme de terrain. Maspero, qui regrette d'avoir dû se séparer de Carter, le présente en 1907 à l'aristocrate britannique qui l'engage.

Les deux Britanniques explorent la nécropole thébaine, sans résultat significatif. À partir de 1912, ils travaillent dans le delta du Nil, qu'ils doivent abandonner après une invasion de cobras.

En 1915, ils reprennent la concession arrivée à expiration de Theodore Monroe Davis, qui est persuadé que la vallée des rois avait livré tous ses secrets. Après que l'équipe eut exhumé des jarres et des sceaux au nom de Toutankhamon, Carter recherche sa tombe perdue depuis 1917, près du soubassement rocheux de la vallée, où il suppose qu'elle se trouve.

En 1922, les maigres découvertes alourdissant les dépenses que doit supporter lord Carnarvon, celui-ci annonce son intention d'arrêter. Carter demande de poursuivre une année de plus ; il affirme qu'il assumera le coût de cette année supplémentaire. Lord Carnarvon accepte de repartir pour un an, et consent à financer cette dernière campagne.

Ses recherches au bas de la vallée restant infructueuses, Carter s'intéresse à un périmètre dont il constate que nul ne l'a jamais prospecté car étant situé près de l'entrée de la tombe de Ramsès VI, lieu très prisé par les touristes. En bloquer l'accès aurait pu provoquer des protestations, mais Carter, jouant le tout pour le tout, décide d'y installer son chantier pour ce qui sera sa dernière tentative. Le 1er novembre 1922, les fouilles commencent et Carter découvre rapidement les fondations de cabanes d'ouvriers ayant œuvré au creusement de la tombe de Ramsès VI. L'archéologue acquiert alors la certitude que cet endroit de la vallée est entièrement vierge de fouilles modernes. Lord Carnarvon est au Royaume-Uni, lorsque, le 4 novembre 1922 à l'aube, on dégage une marche, puis d'autres. Le soir, Carter se tient devant une porte, portant le sceau de la nécropole royale annonçant qu'il se trouve devant la tombe d'un grand personnage. L'ouverture de cette porte est effectuée le 25 novembre, donnant accès à un couloir de 7,60 mètres de long creusé dans la roche et rempli de gravats. Howard Carter constate plusieurs traces de passage, ce qui lui fait croire que la tombe a elle aussi été pillée.

La véritable ouverture de la tombe a lieu officiellement le 29 novembre. Carter a invité, pour y assister, plusieurs personnes dont la reine Élisabeth de Belgique et son fils, le futur Léopold III, en compagnie de l'égyptologue Jean Capart. Tous sont sous le choc. La pièce qui se révèle à eux regorge d'un nombre inimaginable d'objets. Il y a là des conserves funéraires, des bouquets de fleurs, un trône doré, des grands lits en forme d'animaux, des chars démontés, des vases en albâtre. Cette première salle, dont les murs sont recouverts de plâtre blanc, mesure environ huit mètres de long sur 3,60 mètres de large.

Bon nombres de personnes viennent voir de leur propres yeux les merveilles de la découverte de Carter. Tous les journalistes sont en permanence aux abords de la tombe de Toutânkhamon ainsi qu'une foule de badauds. Howard Carter se retire de ses fonctions, cherchant à fuir la marée de curieux que sa découverte avait suscité. En 1924, il effectue de nombreuses interviews, notamment aux États-Unis où une véritable égyptomania, un engouement très fort pour l'égyptologie, était née grâce à sa découverte. Il y est vu comme une véritable star.

Les journalistes sur place font naître la légende de la malédiction du pharaon : en 1923, Carnarvon meurt, victime d'une septicémie due à une blessure faite en se rasant sur une piqûre de moustique ; de nombreux savants, déjà âgés au moment de la découverte, décèdent par la suite. Pourtant, Carter qui fut le premier à pénétrer dans la tombe, ne s'éteignit qu'en 1939, d'une cirrhose à l'âge de 64 ans, soit 17 ans après la découverte de la tombe de Toutânkhamon.


Serge Gainsbourg, nom de scène de Lucien Ginsburg : né le 2 avril 1928 à Paris, décédé 2 mars 1991, dans la même ville.

 

Résultat de recherche d'images pour "serge gainsbourg"Auteur-compositeur-interprète, pianiste, artiste peintre, scénariste, metteur en scène, écrivain, acteur et cinéaste français. Fils d'immigrants russes juifs, il veut être artiste peintre. Mais il accède à la notoriété en tant qu'auteur-compositeur-interprète, abordant de nombreux styles musicaux. Il s'essaiera également au cinéma et à la littérature. Il réalise plusieurs films et vidéo-clips et compose plus de quarante musiques de films.

Ses débuts sur scène sont difficiles en raison de son physique. Toute sa vie, Serge Gainsbourg souffre d'un sentiment de rejet et de l'image que lui renvoie le miroir : celle d'un homme que l'on qualifie de laid. Au fil des années, il se crée une image de poète maudit et provocateur, mais pas pour autant en marge du système (« J'ai retourné ma veste quand je me suis aperçu qu'elle était doublée de vison », déclare-t-il). Les textes de ses chansons jouent souvent sur le double sens, et illustrent son goût pour la provocation, en particulier celle de nature polémique (Nazi Rock, Aux armes et cætera, Lemon Incest) ou érotique (Les Sucettes, Je t'aime... moi non plus, Love on the Beat). Serge Gainsbourg aime également jouer avec les références littéraires, comme Verlaine (Je suis venu te dire que je m'en vais). Cependant, il considère la chanson, et en particulier les paroles de chanson, comme un « art mineur » du fait que, contrairement à la peinture, par exemple, il ne nécessite aucune initiation pour être apprécié. Malgré cela, il travaille parfois beaucoup la forme poétique de ses textes.

Au cours de sa vie, Gainsbourg séduit chanteuses et actrices, souvent renommées pour leur beauté : de Brigitte Bardot à Jane Birkin, avec qui il a son troisième enfant Charlotte Gainsbourg. Après leur séparation, il rencontre « Bambou », Caroline Paulus de son vrai nom, qui lui donne son quatrième et dernier enfant, Lucien Gainsbourg, dit « Lulu ».

Gainsbourg a une influence considérable sur des artistes français comme le groupe Taxi Girl, Renaud ou encore Étienne Daho mais également sur des artistes internationaux tels que Beck Hansen, le groupe Portishead et le compositeur David Holmes.

Si sa notoriété à l'extérieur du monde francophone se limite aux professionnels de la musique, il réussit à classer deux de ses albums dans les meilleures ventes de disques aux États-Unis : Bonnie and Clyde (avec Brigitte Bardot) se classe 12e au Billboard 200 au cours de l'année 1968, et Jane Birkin/Serge Gainsbourg se classe 196e au cours de l'année 1970. Sa chanson Je t’aime… moi non plus se classe 58e au Billboard Hot 100, malgré des diffusions à la radio limitées, mais rencontre un plus grand succès encore au Royaume-Uni où elle se classe numéro 1 des ventes. Avec celles de la chanteuse belge Sœur Sourire, ces performances sont inégalées pour des chansons en langue française aux États-Unis toujours très rétifs aux langues étrangères.

Son père, Joseph Ginsburg, né à Kharkov (Ukraine) en 1896, d'abord intéressé par la peinture, entre au Conservatoire de Petrograd, puis à celui de Moscou pour étudier la musique : il choisit le piano. Puis, en Crimée, il rencontre Olga Besman, une séduisante mezzo-soprano qui devient son épouse. C'est en 1919 que Joseph et Olga, fuyant la guerre et la dictature bolchévique, quittent la Russie pour Paris, passant par Istanbul et Marseille. Joseph est pianiste de bar et de cabaret, Olga chante au conservatoire russe. Ils vivent rue de la Chine dans le 20e arrondissement de Paris. Ils ont un premier fils, Marcel, qui meurt en bas âge de maladie. Ils ont ensuite une fille, Jacqueline, en 1926, puis des faux jumeaux, Liliane et Lucien, en 1928, nés à la maternité de l'Hôtel-Dieu de Paris dans l'Île de la Cité. La famille Ginsburg obtient la nationalité française le 9 juin 1932. Dans son enfance, le petit Lucien vit dans les quartiers populaires de Paris, le 20e puis le 9e arrondissement. Son père tente de lui apprendre le piano classique et le pousse vers le monde de la peinture.

Jusqu'à l'âge de trente ans, Serge Gainsbourg vit de petits métiers. Il est tour à tour professeur de dessin, de chant, surveillant, etc. Mais son activité principale est la peinture. Il aurait aimé être un génie de la peinture comme Francis Bacon ou Fernand Léger, dont il fut l'élève. À cette époque, en 1952, il emménage avec Élisabeth Levitsky dans une chambre à la Schola Cantorum de Paris. C’est là qu’un jour, en rangeant leurs vêtements, ils découvrent au fond d'un placard une porte qui donne sur la salle de concert, où des groupes de jazz américains viennent enregistrer leurs disques. De ce point de vue, il observera, prendra des notes et se détournera encore un peu plus de la peinture, d'autant plus que la chambre comportait à leur arrivée, un piano en piteux état, que Serge Gainsbourg remettra en état pour pouvoir en jouer. En 1954, il abandonne la bohème pour devenir crooner de piano-bar dans les casinos de la côte comme le Touquet Paris-Plage, où il joue au Club de la Forêt, ou Deauville et dans des cabarets parisiens comme chez Madame Arthur.

Lorsque l'époque des yéyés arrive, il a 32 ans et n'est pas très à l'aise : il passe en première partie de Brel ou de Gréco, mais le public le rejette et les critiques, cruelles, se moquent de ses grandes oreilles et de son nez proéminent. Débute, avec Gréco, une collaboration qui durera durant toute cette période « Rive Gauche », dont le point d'orgue sera La Javanaise à l'automne 1962.

Il fera en 1964 quelques duos avec l'artiste Philippe Clay auquel il ressemble de façon troublante.

Il rencontre alors Elek Bacsik et Michel Gaudry et leur demande de faire un disque avec lui. Ce sera Gainsbourg Confidentiel empreint d'un jazz archimoderne qui plait tant à Gainsbourg, mais qui, il le sait, ne lui permettra jamais d'accéder au succès. Ce disque ne se vend qu'à 1 500 exemplaires. Sa décision était prise dès la sortie du studio : « Je vais me lancer dans l'alimentaire et m'acheter une Rolls ». Malgré tout, son album suivant, Gainsbourg Percussions, inspiré (parfois directement - et sans droit d'auteur) des rythmes et des mélodies de Miriam Makeba et Babatunde Olatunji, reste encore à l'écart de la vague yéyé qui apparaît et qui fera la fortune de Gainsbourg.

C'est en écrivant pour Juliette Gréco (Accordéon, La Javanaise) et Petula Clark (La Gadoue) qu'il rencontre ses premiers succès, mais c'est avec Françoise Hardy (Comment te dire adieu ?) et surtout France Gall qu'il va réussir à séduire un public jeune. Après ses premiers succès gainsbourgiens (N'écoute pas les idoles, Laisse tomber les filles), France Gall remporte, le 20 mars 1965, le grand Prix du Concours Eurovision de la chanson après avoir choisi le titre Poupée de cire poupée de son, écrit par Gainsbourg à l'instigation de Maritie et Gilbert Carpentier, parmi les dix qu'on lui proposait. La chanson lauréate devient le tube international qui passe sur toutes les ondes et que France Gall enregistre même en japonais. Gainsbourg continue dans la veine du succès avec France Gall, en 1966, grâce à Baby Pop et surtout aux Sucettes à l'anis.

Il échappe en tant qu'interprète au ghetto de la « chanson française de variétés » (par opposition à la pop) avec Qui est in ? Qui est out ? , qui passera largement à l'émission Salut les copains, lui donnant son entrée à part entière chez les « yéyés ». Serge Gainsbourg a aussi écrit pour l'Eurovision la chanson de Joëlle Ursull Black and white blues, qui représente la France en 1990 et se classe en seconde position.

Il vit une passion courte, mais forte avec Brigitte Bardot à qui il dédie la chanson Initials B.B. après lui avoir écrit quelques titres emblématiques : Harley Davidson, Bonnie and Clyde, Je t'aime... moi non plus. Ce dernier titre est d'abord enregistré avec elle en duo en 1967 en version symphonique. Mais il sera rendu célèbre l'année suivante par Jane Birkin. La version originale, d'abord gardée secrète par Serge Gainsbourg à la demande de Brigitte Bardot, ne sortira qu'en 1986 : elle devient alors elle aussi un tube.

Sur le tournage du film Slogan, en 1968, il rencontre Jane Birkin pour laquelle il sera à nouveau auteur-compositeur et qui va quitter son premier époux, le compositeur John Barry avec lequel elle vient d'avoir une fille quelques mois auparavant, Kate Barry. Je t'aime... moi non plus et 69 Année érotique sont d'immenses succès qui dépassent les frontières. Ils deviendront pendant dix ans un couple très médiatique, faisant régulièrement la une de l'actualité couverte par les médias, chacun enchaînant disque et tournage, concerts et apparitions photographiques. Gainsbourg dédie également le titre « Jane B » à sa nouvelle compagne, largement inspiré par le prélude en mi mineur Opus 28 no 4, de Frédéric Chopin.

Pour la petite histoire, les deux protagonistes Serge et Jane se trouvent, sans se voir, lors de la mort d'Édith Piaf, sur un lieu commun, le 10 octobre 1963 alors que tout le monde s'agglutinait pour regarder la dépouille de la chanteuse : Jane, encore adolescente, vivait dans une famille française qui habitait le même immeuble que la célèbre môme Piaf.

Les années 1970 sont marquées par l'écriture et la composition de quatre albums phares : Histoire de Melody Nelson en 1971, Vu de l'extérieur (et son tube Je suis venu te dire que je m'en vais) en 1973, Rock around the bunker en 1975, et L'Homme à tête de chou avec ses sulfureuses Variations sur Marilou en 1976. Si, au départ, ces albums rencontrent peu de succès commercial (les ventes plafonnent à 30 000 exemplaires), ils le hissent à l'avant-garde de la chanson française. Histoire de Melody Nelson est accueilli par la presse comme « le premier vrai poème symphonique de l'âge pop ». Cet album-concept, produit et arrangé par Jean-Claude Vannier, raconte l'histoire d’une lolita dont Gainsbourg narre les exploits.

En 1979, son nouvel album enregistré à Kingston devient disque de platine en quelques mois. La Marseillaise (reggae) choque le journaliste du Figaro Michel Droit qui écrit un article virulent selon lequel, en antisémitisme, « il y a aussi des rabatteurs ». Serge Gainsbourg lui répondra par voie de presse dans un article intitulé On n'a pas le con d'être aussi Droit. Un double CD réunissant nouveaux mixages, enregistrements inédits, versions dub et d'artistes jamaïcains est paru en 2003.

Pour répondre aux campagnes de presse dont il devient peu à peu l'objet et qui le touchent profondément dans son estime, le 13 décembre 1981, Gainsbourg riposte en achetant le manuscrit original de la Marseillaise (135 000 F, soit 20 580 euros), vendu aux enchères à Versailles. Peu de temps après, de nouveau en concert, cet évènement médiatisé par les journaux télévisés permettra cette fois à Serge Gainsbourg d'avoir les parachutistes de son côté, faisant ainsi définitivement taire les rumeurs malveillantes au sujet de son patriotisme.

La salle de concert de Strasbourg où il doit se produire est investie par des membres d'une association d'anciens parachutistes militaires qui désapprouvent sa version de La Marseillaise, mais Gainsbourg garde tout son sang-froid et prend les paras au dépourvu en chantant a cappella, et le poing tendu, la version originale de l'hymne français : les paras sont donc de ce fait obligés de se mettre au garde à vous après un moment de flottement, comme en témoignent les bandes d'actualités de l'événement. « J'ai mis les paras au pas ! », s'amusera-t-il dans l'émission Droit de réponse de Michel Polac ; et de fait, les paras, estimant avoir eu réparation, se retirent.

Offensé par les propos calomnieux dans les articles de presse à son encontre, notamment au sujet de La Marseillaise, et se sentant artiste incompris, il se réfugie dans la vie des milieux noctambules et interlopes, consommant un peu plus d'alcool et de tabac et délaissant la vie de famille.

Les boîtes de nuit, les beuveries, le noctambulisme, la décrépitude physique… De plus en plus, « Gainsbarre » succédera à Gainsbourg avec quelques apparitions télévisées plus ou moins alcoolisées. Il fortifie ainsi sa légende de poète maudit mal rasé et ivre qui lui vaut tantôt l'admiration, tantôt le dégoût. En septembre 1980, après plus de dix ans de vie commune, Jane Birkin n'en peut plus et le quitte. Elle admet lors d'une émission télévisée réalisée après sa mort : « J'avais beaucoup aimé Gainsbourg, mais j'avais peur de Gainsbarre ».

Serge Gainsbourg meurt le 2 mars 1991 au 5 bis rue de Verneuil dans le 7e arrondissement à la suite de sa cinquième crise cardiaque, survenue durant son sommeil. Il avait composé un album de blues avant sa mort et avait prévu de partir l'enregistrer à La Nouvelle-Orléans quelques jours plus tard.

Il est enterré avec ses parents au cimetière du Montparnasse (1re section) à Paris où sa tombe est l'une des plus visitées avec celle de Jean-Paul Sartre-Simone de Beauvoir et celle de Charles Baudelaire qu'il mit en musique (Baudelaire (« Le serpent qui danse »), Album nº 4, 1962). La tombe porte le nom de Serge Gainsbourg et de ses parents, Olga (1894-1985) et Joseph (1896-1971) Ginsburg.

Lors de son enterrement, le 7 mars 1991, vinrent notamment parmi la foule, outre sa famille, Catherine Deneuve, Isabelle Adjani, Françoise Hardy, Patrice Chéreau, Eddy Mitchell, Renaud, Johnny Hallyday, les ministres Jack Lang et Catherine Tasca, et les brigades de cuisiniers et serveurs du restaurant « L'Espérance » où il avait passé ses derniers jours. Catherine Deneuve lut devant la tombe le texte de la chanson Fuir le bonheur de peur qu’il ne se sauve.



02/03/2015
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