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Mag à zine international.

Cela s'est passé un 05 mars...

Jeudi 05 mars 2015 - 14 Ventôse CCXXIII 

64eme  jour -  9eme semaine de l'année 2015

 

DSC 0571 La Réunion

 

 Fêtes du jour : Olive,

Aujourd'hui nous fêtons également les Oliva, Olivette, Olivia.

 

Dicton du jour :  

« À la Saint-Olive, l'hiver est à la dérive. »

 

Citations sur l'histoire :

 

« Faites attention à l'Histoire officielle que l'imposture se charge de décrire. » 

 

 [Chateaubriand] Mémoires d'outre-tombe

 

 « Faire confiance à l’histoire c’est croire les criminels sur parole. »

 

 [Simone Veil]

 

 « L'Histoire est une galerie de tableaux où il y a peu d'originaux et beaucoup de copies. »

 

 [Alexis de Tocqueville]

 

 

Citations du jour : 

 

« Serais-je prêt à défendre Hitler ? Bien sûr ! Et même George W. Bush. Je suis prêt à défendre tout le monde à condition qu’ils plaident coupables. »

[Jacques Vergès] 

 

« La mort d'un homme est une tragédie. La mort d'un million d'hommes est une statistique. »

[Joseph Staline] 

 

« Ce qui compte ce n'est pas le vote, c'est comment on compte les votes. »

[Joseph Staline] 

 

« Le capitalisme est une machine infernale qui produit chaque minute une quantité impressionnante de pauvres. »

[Hugo Chavez] 

 

« Si le climat était une banque, les pays riches l'auraient déjà sauvé. »

[Hugo Chavez] 


Naissances : 

 

Antoine Laumet : né le 5 mars 1658 à Saint-Nicolas-de-la-Grave (Tarn-et-Garonne), décédé le Antoine Laumet : né le 5 mars 1658 à Saint-Nicolas-de-la-Grave (Tarn-et-Garonne), décédé le 16 octobre 1730 (72 ans), à Castelsarrasin (Tarn-et-Garonne).

 

Résultat de recherche d'images pour "Antoine Laumet"Antoine Laumet est né dans cette partie de la Gascogne au nord de Toulouse qui deviendra le département de Tarn-et-Garonne à la Révolution française. Il est le fils de Jean Laumet et de Jeanne Péchagut. Son père, né à Caumont, est avocat au parlement de Toulouse ; il est nommé lieutenant du juge à Saint-Nicolas-de-la-Grave par le cardinal de Mazarin en 1652, puis juge en 1664. Sa mère est la fille d'un marchand et propriétaire terrien.

Aucun document ne permet de connaître la jeunesse d'Antoine Laumet. Mais les différentes correspondances qu'il rédige plus tard montrent un esprit cultivé qui incite à penser qu'il a suivi des études, vraisemblablement dans un établissement tenu par des jésuites, qui lui ont permis de connaître la théologie, le droit, l'agriculture, la botanique et la zoologie. Par ailleurs, dans l'état de services qu'il rédige à son retour de Louisiane, il affirme s'être engagé en 1675, à 17 ans, comme cadet au régiment de Dampierre, à Charleroi. Il indique que deux ans plus tard, il est officier au régiment de Clairambault, à Thionville, et que, en 1682, il rejoint le régiment d'Albret, à Thionville. Toutefois, ces états de services ne sont pas confirmés et il apparaît qu'ils ressemblent davantage à ceux de son frère aîné François. Son niveau d'étude semble en outre antagoniste avec une telle carrière militaire. Quoi qu'il en soit, à 25 ans, il semble qu'il se commette dans une histoire assez louche pour être obligé de quitter la France et de se forger une nouvelle identité.

Résultat de recherche d'images pour "cadillac"Arrivé à 25 ans en Amérique, Antoine Laumet change d'identité et devient le sieur Antoine de Lamothe-Cadillac. Aventurier et visionnaire, son ascension et sa réussite dans la société de la Nouvelle-France lui attirent autant de soutiens que d'antipathies. Commandant du fort de Michillimakinac en 1694, il fonde le fort Pontchartrain du Détroit en 1701 en prévoyant un grand avenir à ce qui deviendra la ville de Détroit. Après avoir été gouverneur de la Louisiane, il rentre en France où il est nommé gouverneur de Castelsarrasin.

 

Son nom est donné à la célèbre marque automobile américaine en 1902, à la suite des commémorations du bicentenaire de la fondation de Détroit. En 2001, pendant les commémorations du tricentenaire de la ville, une statue est érigée en son honneur.


Zhou Enlai (chinois simplifié : 周恩来 ; chinois traditionnel : 周恩來 ; pinyin : Zhōu Ēnlái ; Wade : Chou En-lai) : né le 5 mars 1898 – mort le 8 janvier 1976.

 

Résultat de recherche d'images pour "Zhou Enlai"Premier Premier ministre de la République populaire de Chine en poste à partir d'octobre 1949 jusqu'à sa mort, sous les ordres de Mao Zedong. Il a joué un rôle dans la consolidation du contrôle du pouvoir du Parti communiste chinois, a mis en place une politique étrangère et a développé l'économie de la République populaire de Chine.

En tant que diplomate habile et qualifié, Zhou Enlai est ministre des Affaires étrangères entre 1949 et 1958. Préconisant une coexistence pacifique avec l'Occident après l'impasse de la guerre de Corée, il participe aux Accords de Genève en 1954 et aide à orchestrer la visite de Richard Nixon en Chine en 1972. Il est à l'origine des politiques menées face aux crises diplomatiques avec les États-Unis, Taïwan, l'Union soviétique (après 1960), l'Inde et le Viêt Nam. Zhou Enlai est également connu pour être un soutien de longue date de Mao Zedong, en particulier en ce qui concerne la politique étrangère chinoise. Leurs personnalités opposées en ont fait une équipe efficace selon Henry Kissinger, le diplomate américain qui a beaucoup travaillé avec les deux hommes :

« Mao dominait tous les rassemblements ; Zhou s'en imprégnait. La passion de Mao s'efforçait d'écraser l'opposition ; l'intelligence de Zhou cherchait à la persuader ou la manipuler. Mao était sardonique ; Zhou perspicace. Mao se considérait comme un philosophe ; Zhou comme un administrateur ou un négociateur. Mao était avide d'accélérer l'histoire ; Zhou se contentait de l'exploiter. »

En grande partie grâce à son expertise, Zhou Enlai parvient à survivre aux purges des grands dirigeants durant la Révolution culturelle des années 1960. Ses tentatives de réduire les dommages des Gardes rouges et ses efforts pour protéger les autres de la colère de ces derniers l'ont rendu très populaire après les évènements. Alors que la santé de Mao commence à décliner en 1971 et 1972, Zhou et la Bande des Quatre mènent une lutte interne pour prendre la direction de la Chine. Mais la santé de Zhou Enlai est également défaillante et il meurt huit mois avant Mao Zedong, le 8 janvier 1976. L'effusion de chagrin du peuple à Pékin tourne à la colère envers la Bande des Quatre, menant au mouvement du 5-Avril. Bien que Hua Guofeng lui succède, c'est Deng Xiaoping, l'allié de Zhou Enlai, qui parvient à vaincre politiquement la Bande des Quatre et à prendre finalement la place de Mao Zedong en tant que chef suprême de la Chine en 1977.


Jacques Vergès, né Jacques Camille Raymond Vergès le 5 mars 1925 à Ubon Ratchathani au Siam (actuelle Thaïlande) et mort le 15 août 2013 à Paris.

 

Résultat de recherche d'images pour "Jacques Vergès"Célèbre avocat français à la réputation sulfureuse. Après avoir été résistant, il devient célèbre en raison de ses convictions anticolonialistes (il défend puis épouse Djamila Bouhired, militante du FLN) et pour avoir été l'avocat de personnes ayant commis des crimes particulièrement graves, telles que le nazi Klaus Barbie, jugé à Lyon en 1987, ou le guérillero urbain international Carlos.

Fils de Pham Thi Khang, institutrice vietnamienne et du docteur Raymond Vergès, consul de France à Ubon Ratchathani (Siam), Jacques Camille Raymond Vergès est le frère jumeau de l'homme politique Paul Vergès. Un des biographes de Jacques Vergès, Bernard Violet, a révélé que son père aurait fait un faux en déclarant la naissance des deux frères le même jour alors qu’ils avaient en réalité un an d’écart, Jacques Vergès étant sans doute né le 20 avril 1924 ; l'intéressé a toujours entretenu le mystère sur sa réelle date de naissance.

Après la mort de leur mère, survenue alors qu'il a trois ans, il vit à la Réunion, où une partie de ses ancêtres sont établis depuis la fin du XVIIe siècle et effectue parfois depuis cette île quelques brefs séjours à Madagascar. La famille s'installe d'abord à Saint-Denis, puis à Hell-Bourg et enfin à Saint-André.

Il est sensibilisé très tôt à la politique : à l'âge de douze ans, il participe avec son frère à un grand défilé du Front populaire qui le marquera, au Port. Sa jeunesse est en outre l'occasion de fréquenter de futurs dirigeants. Enfant, il a pour camarade de classe la future épouse de l'homme politique Pierre Lagourgue. Plus tard, il est scolarisé au lycée Leconte-de-Lisle, dans la même classe que Raymond Barre, à qui il dispute, sans succès, la place de premier.

Il obtient son baccalauréat à seize ans et sa première année de droit l'année suivante. Il quitte la Réunion à dix-sept ans et demi pour s'engager dans la Résistance, en 1942, puis passe en Angleterre, où il s'engage dans les Forces françaises libres (FFL), le 22 janvier 1943. Plusieurs fois médaillé, il se bat notamment en Italie puis en France, avec le grade de sous-officier. Il reste toujours profondément gaulliste et attaché à la personne de Charles de Gaulle : on parle même de « gaullo-communisme » pour le qualifier idéologiquement.

Arrivé à Paris, Jacques Vergès adhère, en 1945, au Parti communiste français (PCF). Le 25 mai 1946, Alexis de Villeneuve, qui se présente aux élections législatives sous l'étiquette MRP face à son père, Raymond Vergès, est assassiné d'un coup de revolver devant la cathédrale de Saint-Denis de La Réunion. L'arme utilisée appartient à Raymond Vergès. L'année suivante, Paul Vergès, est condamné à cinq ans de prison avec sursis pour blessures mortelles sans intention de donner la mort. Mais les circonstances de cet assassinat ne sont jamais véritablement élucidées, et l'hypothèse que Paul Vergès ait cherché à protéger son frère Jacques - qui serait le véritable assassin - circule, d'autant plus que celui-ci quitte La Réunion à la suite de cet épisode.

En 1950, Jacques Vergès est élu à Prague membre du bureau du Congrès de l'Union internationale des étudiants comme représentant de la Réunion et non de la France, ce qui lui vaut quelques remarques du PCF. En 1952, il devient secrétaire du mouvement, où, sous l'impulsion du soviétique Alexandre Chélépine, futur chef du KGB, il pousse les feux de l'anticolonialisme. Il reste sur place jusqu'en 1954. Il y obtient sa deuxième année de droit. De retour en France, Jacques Vergès obtient sa troisième année en 1955. Il s'inscrit alors au barreau de Paris après avoir passé le CAPA. L'année suivante, il se présente au Concours de la Conférence du barreau de Paris, appelé aussi Concours de la Conférence du stage, où il rencontre Edgar Faure et Gaston Monnerville, entre autres.

Se qualifiant de « petit agitateur anticolonialiste au Quartier latin », il est à la tête de l'association des étudiants réunionnais, où il se lie d'amitié avec le Tunisien Mohamed Masmoudi et des futurs chefs khmers rouges Saloth Sâr (plus connu ensuite sous le nom de Pol Pot) et Khieu Samphân, dont il reconnait avoir « participé, dans un certain sens, à la politisation ». Le jeune avocat demande au PCF et au PSU de s'occuper d'affaires en Algérie.

Il milite pour le Front de libération nationale (FLN) et défend leurs combattants, se voyant ainsi surnommé « Mansour » (« le victorieux »). Il est notamment l'avocat de l'emblématique Djamila Bouhired, militante du FLN capturée par les parachutistes français, torturée puis jugée et condamnée à mort pour attentat à la bombe durant la bataille d'Alger, notamment au Milk-Bar (cinq morts et 60 blessés, dont beaucoup de civils). Cette défense lui vaut un an de suspension du barreau, en 1961, ainsi qu'une tentative d'assassinat. Sa cliente devient pour quelques années son épouse et ils ont deux enfants : Meriem (née en 1967) et Liess (né en 1969) ; il se convertit également à l'islam. Il quitte le PCF en 1957, jugeant le parti « trop tiède » sur la question algérienne.

À l'indépendance de l'Algérie, en 1962, Jacques Vergès s'installe à Alger, prend la nationalité algérienne et devient le chef de cabinet du ministre des Affaires étrangères. Il fonde alors une revue tiers-mondiste financée par le FLN, Révolution africaine. Jacques Vergès rencontre Mao Tsé-Tsoung en mars 1963 et se rallie très rapidement aux thèses maoïstes. Il est alors destitué de ses fonctions et doit rentrer à Paris. Au mois de septembre, il crée une nouvelle revue, Révolution, qui est alors le premier journal maoïste publié en France. En 1965, la destitution du président Ben Bella permet à Jacques Vergès de rentrer en Algérie. Il met fin alors à la revue Révolution. Il est avocat à Alger jusqu'en 1970.

De 1970 à 1978, Jacques Vergès disparaît. Il a toujours entretenu le mystère sur cette période.

Aux journalistes qui lui demandaient s'il était au Liban, à Moscou ou s'il travaillait pour les Khmers rouges chez Pol Pot au Cambodge, il a répondu qu'il était « très à l'est de la France » et « avec des amis qui sont encore vivants, dont certains ont des responsabilités importantes ». « Les évènements, ajoute-t-il, que nous avons vécus ensemble sont connus. C'est notre rôle qui ne l'est pas ; non pas réellement le mien, qui fut modeste, mais le leur. Il ne m'appartient pas d'en parler. »

Bernard Violet, un de ses biographes controversés, avance une affaire de gros sous au Katanga (qui n'est cependant pas « très à l'est de la France »). Le juge Thierry Jean-Pierre, qui a écrit un livre sur les frères Vergès, argue d'une fuite en avant : « À l'époque, il est mal. Michel Debré veut sa peau, et le Mossad veut le tuer, car il défend des Palestiniens. Il part du jour au lendemain, en Asie, agent des services secrets chinois. Ils l'utilisent au Cambodge et au Viêt Nam ». Robert Chaudenson estime quant à lui que « si les menaces qu'il craignait étaient venues, par exemple, du Mossad, comme certains l'ont supposé, on connaît assez le personnage pour savoir que, depuis bien longtemps, il l'aurait proclamé urbi et orbi, dans tous les médias dont il est si familier et si friand ».

Dans le documentaire L'Avocat de la terreur, de Barbet Schroeder, Jacques Vergès reconnaît avoir été ponctuellement présent à Paris de manière clandestine pendant cette période. Le cinéaste retient également la thèse d'un problème financier personnel comme seule cause de sa disparition. Toujours est-il que, lorsqu'il reparaît à Paris en 1978, il dispose de moyens financiers importants, sans que l'on puisse déterminer leur origine.

Dans une interview accordée au Point en mars 2013, Jacques Vergès déclare : « Un soir de mars, ma porte s'est ouverte et le vent m'a soufflé : “Pars !” Et je suis parti pour des aventures qui ont duré neuf ans. […] J'étais un peu partout. Parti vivre de grandes aventures qui se sont soldées en désastre. Nombre de mes amis sont morts, et, pour les survivants, un pacte de silence me lie à eux. »

Son ami Roland Dumas, cité dans le journal Le Monde daté du 19 décembre 2014, affirme que, vers la fin de sa vie, Jacques Vergès lui a confié être parti « en Chine », sans plus de précisions, toutes ces années-là.

En 2002, il qualifie l'ancien dirigeant serbe Slobodan Milosevic d'« extrêmement sympathique ». En janvier 2008, il apporte son soutien en personne à Tomislav Nikolic, dirigeant nationaliste du Parti radical serbe. La même année, il débute au théâtre, dans Serial Plaideur, au théâtre de la Madeleine, à Paris.

En décembre 2010, il se rend en Côte d'Ivoire, avec Roland Dumas, apporter son soutien à Laurent Gbagbo, dont il est l'avocat, à la suite de l'élection présidentielle et la reconnaissance d'Alassanne Ouattara comme Président par la communauté internationale. Il est cependant écarté de la défense de l'ancien président et de son épouse, vraisemblablement pour avoir fait preuve de légèreté lors de son déplacement à Abidjan, le 6 mai 2011, pour assister à la première audition de Laurent Gbagbo. Il est refoulé à l'aéroport, son visa n'étant pas valable. Il aurait néanmoins touché 100 000 € avec Roland Dumas pour avoir assuré la défense politique de Laurent Gbagbo jusqu'à son arrestation, laquelle a compris la publication d'un livre, Crimes et fraudes en Côte d'Ivoire.

En mai 2011, il se rend à Tripoli avec Roland Dumas et s'y porte volontaire pour soutenir une plainte des familles des « victimes des bombardements de l'OTAN » contre le président Nicolas Sarkozy, dont le pays participe aux opérations de la coalition internationale en Libye. Il y dénonce une « agression brutale contre un pays souverain », et affirme qu'il serait prêt à défendre le colonel Mouammar Kadhafi au cas où il serait jugé par la Cour pénale internationale.

Le 15 août 2013, hébergé chez une amie, Marie-Christine de Solages, Jacques Vergès succombe à une crise cardiaque dans la chambre même qui vit mourir Voltaire. Son état de santé s'était dégradé dans l'année après une chute, bien que son état intellectuel fût intact.

Ses obsèques sont célébrées le 20 août 2013 en l'église Saint-Thomas-d'Aquin, par le père Alain de la Morandais, l'un de ses proches amis. Jacques Vergès est enterré au cimetière du Montparnasse, à la proximité immédiate du comédien Bruno Crémer. Actuellement, aucune stèle n'est apposée sur sa tombe mais l'endroit est reconnaissable de par la présence de nombreux cadenas.

Jacques Vergès envisageait de se marier avec sa compagne Marie-Christine de Solages.

Piètre gestionnaire, Vergès meurt ruiné, laissant derrière lui 600 000 euros de dettes diverses, notamment il ne réglait plus ni ses loyers ni ses impôts. Son vieux compère Roland Dumas confirme : « À la fin, je lui prêtais de l'argent. Il en devait au fisc, à la Sécurité sociale. Il m'appelait pour me demander de l'aider. « Ça va compenser ta réputation de radin », me disait-il en riant. Je lui envoyais mon chauffeur ». Le montant de ses obsèques (20 000 euros) aurait été réglé par l'ordre des avocats de Paris. Les deux enfants de l'avocat, Meriem et Lies, renoncent à l'héritage.


Paul Vergès : né le 5 mars 1925 à Ubon Ratchathani (Siam, actuelle Thaïlande).

 

Résultat de recherche d'images pour "Paul Vergès"Homme politique français, Paul Vergès est le fils d'une institutrice vietnamienne et du docteur Raymond Vergès, consul de France au Siam lors de sa naissance. Après la mort de sa mère en 1928 et jusqu'au retour de son père à La Réunion en 1932, il est élevé par son père et sa grand-tante paternelle avec son frère jumeau, Jacques Vergès "l'avocat du diable", cité ci-dessus.

Il est scolarisé au lycée Louis-le-Grand lors du congé de son père à Paris (1937-1938), puis au lycée Leconte-de-Lisle de Saint-Denis, où Raymond Barre et Auguste Legros font partie de ses camarades. Il obtient son baccalauréat en 1942, et s'engage alors dans les Forces françaises libres avec son frère. Il intègre l'école d'officiers parachutistes de Ribbesford (Royaume-Uni) en 1943, et l'année suivante, il est parachuté sur le territoire français.

Rentré à La Réunion après la Libération, il s'engage contre le colonialisme au sein du Comité républicain d'action démocratique et sociale (CRADS), parti politique créé par Raymond Vergès. Le 25 mai 1946, en pleine campagne législative, le maire MRP de Saint-Benoît, Alexis de Villeneuve, adversaire de son père, est assassiné par balles en plein milieu de la foule amassée pour l'entendre, à proximité de l'église la Cathédrale de Saint-Denis. Paul Vergès est condamné, en juillet 1947, à cinq ans de prison avec sursis par les assises de Lyon pour avoir « volontairement porté des coups et fait des blessures à Alexis de Villeneuve […] sans intention de donner la mort », puis amnistié en 1953.

Devenu permanent de la section coloniale du Parti communiste français (PCF) à Paris, il épouse, en 1949, Laurence Deroin. De retour à La Réunion en 1954, il devient directeur du quotidien communiste Témoignages, fondé par son père.

Paul Vergès est, avec Jean-Marie Le Pen, un des responsables politiques français toujours actif qui détient le record de longévité dans des fonctions politiques. Paul Vergès occupe en effet différents mandats politiques depuis 1955 et son élection comme conseiller général de La Réunion, soit 58 ans de vie politique en 2013. Jean-Marie Le Pen lui, est juste derrière avec 57 ans, puisqu'il est élu député pour la première fois en 1956.


Décès :

 

Comte Alessandro Giuseppe Antonio Anastasio Volta : né à Côme le 18 février 1745, décédé dans cette même ville le 5 mars 1827.

 

Résultat de recherche d'images pour "Alessandro Volta"Physicien italien, il est connu pour ses travaux sur l'électricité et pour l'invention de la première pile électrique, appelée pile voltaïque.

Plusieurs chercheurs ont étudié le phénomène de la pile de Volta et ont essayé de l'améliorer. Certains ont découvert l'illumination à arc qui démontre que l'électricité provoque une sorte d'éclair. Ils ont démontré le phénomène en reliant les deux bornes de la pile à un morceau de charbon.

Le 2 mai 1800, deux chimistes britanniques, William Nicholson (1753 - 1815) et Sir Anthony Carlisle (1768-1840) réalisent la première électrolyse (celle de l'eau) en utilisant la pile de Volta comme générateur, permettant ainsi d'identifier les deux constituants de l'eau, oxygène et hydrogène. Cette découverte ouvre la porte à toutes sortes d'électrolyses dont celle de l'aluminium et du cuivre.

Les premières batteries étaient composées de plusieurs piles voltaïques réunies.

Un des principaux défauts de la pile de Volta était son manque d'étanchéité ; la saumure dans laquelle étaient plongés les morceaux de carton coulait de la pile. Ce problème est maintenant résolu car on remplace la saumure par un gel plus consistant.

En 1820, Hans Christian Ørsted découvrit que les phénomènes électriques étaient de près reliés aux phénomènes magnétiques. Il remarqua que l'aiguille de sa boussole changeait de direction lorsqu'il la déplaçait autour d'un fil relié à la pile de Volta ; tout dépendant de sa position, la boussole n'indiquait pas la même direction.

En 1836, John Daniell mit au point la première pile impolarisable.


Serge Prokofiev ou, en russe, Sergueï Sergueïevitch Prokofiev (en alphabet russe : Сергей Сергеевич Прокофьев) : né le 23 avril (11 avril) 1891 à Sontsovka (gouvernement d'Ekaterinoslav, Empire russe), décédé le 5 mars 1953  à Moscou (URSS).

 

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Compositeur russe de musique classique, pianiste et un chef d'orchestre. Il est l'auteur de nombreuses œuvres musicales allant de la symphonie au concerto, de la musique de film à des opéras ou des ballets et a été reconnu de son vivant comme un artiste d'avant-garde très créatif. Élève au conservatoire de Saint-Pétersbourg, il remporta le prix Anton Rubinstein en tant que meilleur étudiant en piano.

De 1918 à 1936, il passa de nombreuses années en dehors de son pays avant de se laisser convaincre de revenir en URSS où il fut à la fois honoré et persécuté. Il mourut le même jour que Joseph Staline.

 

 


Joseph (Iossif) Vissarionovitch Djougachvili (en russe : Иосиф Виссарионович Джугашвили ; en géorgien : იოსებ ბესარიონის ძე ჯუღაშვილი, Iosseb Bessarionis dze Djoughachvili), connu sous le nom de Joseph Staline (Иосиф Сталин), également surnommé Le Vojd ou Le Petit père des peuples : né à Gori ( Géorgie) le 18 décembre 1878 — officiellement le 21 décembre 1879, décédé à Moscou le 5 mars 1953.

 

Résultat de recherche d'images pour "Staline"Révolutionnaire communiste et homme d'État soviétique d'origine géorgienne. Secrétaire général du Parti communiste soviétique à partir de 1922, il dirige l'Union des républiques socialistes soviétiques (URSS) à partir de la fin des années 1920 jusqu'à sa mort. Il établit un régime de dictature personnelle : les historiens lui attribuent, à des degrés divers, la responsabilité de la mort de trois à plus de vingt millions de personnes.

Surnommé Sosso (diminutif de Iossef ou de Iosseb) pendant son enfance, il se fait ensuite appeler Koba (d'après un héros populaire géorgien) dans ses premières années de militantisme clandestin et par ses amis proches. Il utilise ensuite le pseudonyme de Staline, formé sur le mot russe сталь (stal), qui signifie acier.

Par un jeu patient d'intrigues souterraines et d'alliances successives avec les diverses factions du parti unique bolchevik, et en s'appuyant sur la toute-puissante police politique et sur la bureaucratisation croissante du régime, il impose progressivement un pouvoir personnel absolu et transforme l'URSS en un régime de type totalitaire dont le culte obligatoire rendu à sa propre personne est un des traits les plus marquants. Il fait nationaliser intégralement les terres, et industrialise l'Union soviétique à marche forcée par des plans quinquennaux, au prix d'un lourd coût humain et social. Son long règne est marqué par un régime de terreur et de délation paroxystique et par la mise à mort ou l'envoi aux camps de travail du Goulag de millions de personnes, notamment au cours de la collectivisation des campagnes et des Grandes Purges de 1937. Il pratique aussi bien des déplacements de population massifs, dont la déportation intégrale d'une quinzaine de minorités nationales, que la sédentarisation forcée non moins désastreuse de nomades d'Asie centrale. Il nie aussi l'existence des famines meurtrières de 1932-1933 (Holodomor) et de 1946-1947 après les avoir en partie provoquées par sa politique brutale. Le secret et la propagande systématiquement entretenus autour de ses actes font du travestissement de la réalité et de la réécriture du passé une caractéristique permanente de son pouvoir absolu.

Son souvenir est aussi associé à la victoire militaire des Alliés sur l'Allemagne nazie dont l'Union soviétique est un des principaux artisans, après la rupture en juin 1941 du pacte de non-agression mutuelle conclu entre les deux dictatures, pacte dont la signature en août 1939 a été le prélude au déclenchement de la Seconde Guerre mondiale. Ce conflit, après avoir mis l'URSS au bord du gouffre, apporte ensuite à Staline un très grand prestige dans le monde entier, et lui permet d'affirmer son emprise sur un empire s'étendant de la frontière occidentale de la RDA à la mer de Béring.

Joseph Staline est également l'auteur de textes exposant ses conceptions du marxisme et du léninisme, qui contribuent à fixer pour des décennies, au sein du mouvement communiste, l'orthodoxie marxiste-léniniste. Sa pratique politique et ses conceptions idéologiques sont désignées sous le terme de stalinisme.

Après la mort de Staline, ces pratiques sont dénoncées par Nikita Khrouchtchev au cours du XXe congrès du Parti communiste de l'Union soviétique de 1956 : la déstalinisation et la relative détente qui s'ensuivent n'entraînent cependant pas une démocratisation en profondeur du bloc de l'Est. Ce n'est qu'à l'époque de la perestroïka mise en place par Mikhaïl Gorbatchev que les crimes de Staline ont pu être dénoncés en URSS dans toute leur ampleur. 


Hugo Rafael Chávez Frías : né le 28 juillet 1954 à Sabaneta, dans les Llanos, au Sud du Venezuela, décédé le 5 mars 2013 à Caracas.

 

Résultat de recherche d'images pour "Hugo Rafael Chávez"Militaire et homme d'État vénézuélien. Il devient président de la République du Venezuela le 2 février 1999. Il est le chef du parti politique du Mouvement Cinquième République de sa fondation, en 1997, à 2007, date à laquelle il fonde le Parti socialiste unifié du Venezuela (PSUV). Se réclamant du bolivarisme et ayant pour objectif l'établissement du « socialisme du XXIe siècle », il met en place un ensemble de réformes, désigné sous le nom de « Révolution bolivarienne », et comprenant la promulgation d'une nouvelle constitution, une politique de « démocratie participative », et la nationalisation des industries clés. Les ressources naturelles du Venezuela lui permettent de financer un ensemble de politiques sociales, ainsi que d'entretenir son aura au sein d'une partie de la gauche à l'échelle internationale. Sa politique comme sa personnalité font cependant l'objet d'importantes controverses : il lui est notamment reproché de ne pas poser les bases d'un développement durable au Venezuela, de gouverner de façon autoritaire et d'entretenir des liens avec plusieurs dictatures.

Atteint d'un cancer au début des années 2010, il est réélu pour un quatrième mandat en 2012, mais ne peut prêter serment et meurt des suites de sa maladie.

 

Hugo Chávez est né dans l'État de Barinas. sa ville natale : Sabaneta, est située dans les basses terres des Andes vénézuéliennes, près de la cordillère des Andes à l'ouest et au sud. Il est le second fils d'une famille de sept enfants. Son père, Hugo de los Reyes Chávez, fut trois fois gouverneur de Barinas de 1998 à 2008. Sa mère est Elena Frías dite Frías de Chávez. Les parents de Chávez travaillaient tous deux comme enseignants dans une école locale. Son père avait abandonné l'école au collège. Cependant, il obtint plus tard une qualification lui permettant d'enseigner à l'école primaire.

La famille Chávez, d'origine principalement indienne-indigène, espagnole et afro-vénézuélienne, a des ancêtres dans le centre du Venezuela, dans la région des llanos. Chávez est l'arrière-petit-fils du rebelle Pedro Pérez Delgado, plus connu sous le sobriquet de Maisanta. Maisanta fut un leader rebelle par intermittence. Il soutint une insurrection qui, avant sa capture en 1922, mena à la mort à la fois un ex-président vénézuélien et un gouverneur d’État. Les terres appartenant à la famille de Maisanta sont très étendues et collectivement, elles sont connues sous le nom de La Marquesena. Après l'insurrection, elles furent confisquées par les autorités fédérales. Chávez évoqua plus tard la perte de ces terres familiales qui auraient eu une place centrale dans les récits racontés par sa grand-mère paternelle, Rosa. Elle lui aurait dit: « Pour moi, La Marquesena fut le point de rencontre d'un grand nombre de choses ».

Chávez grandit dans une petite maison faite de feuilles de palmiers et d'un sol en terre battue. Sa famille vivait dans un petit village juste à la sortie de Sabaneta. Hugo et ses frères et sœurs ont été poussés par leurs parents à considérer leur éducation comme une échappatoire à leur environnement rural, afin d'atteindre de meilleures vies dans les villes plus prospères. La mère de Chávez aurait souhaité qu'il devînt un prêtre catholique, il servit alors comme enfant de chœur pendant un an. L'une de ses obligations consistait à nettoyer et polir des statuettes représentant les saints et Jésus. Hugo Chávez commença alors à développer une aversion à la représentation en figurine de Jésus. Chávez s'offensa, en particulier, du portrait que son église faisait de Jésus, le représentant comme un idiot, alors que Chávez, lui, le considérait comme un « rebelle ». Cela poussa Chávez à se méfier des hiérarchies religieuses tout au long de sa vie.

Plus tard, ses parents envoyèrent Hugo ainsi que son frère aîné, Adán vivre chez leur grand-mère paternelle, Rosa Inés Chávez, qui vivait dans Sabaneta. De ce fait, Chávez noua une relation plus forte avec sa grand-mère qu'avec sa propre mère. Plus tard, les parents de Chávez et ses autres frères et sœurs s'installèrent dans une maison aux alentours. Chávez raconte la situation étrange dans laquelle il se trouva lorsque ses parents s'installèrent dans une autre maison que celle dans laquelle il vivait en compagnie de sa grand-mère paternelle à Sabaneta : « [Ils déménagèrent à Sabaneta] et mon père construisit une petite maison… diagonalement opposée à celle en chaume de ma grand-mère. Mes parents y vivaient avec les autres enfants… [Leur maison] était une petite maison faite de [blocs de ciments], une maison rustique, mais avec un toit en amiante et un sol en ciment. » Ainsi, Chávez et Adán restèrent chez leur grand-mère, tout en étant régulièrement en contact avec leurs parents. La plupart des enfants de la région dans laquelle il grandit ne suivaient jamais d'études supérieures. Cependant, Chávez prouva être l'une des exceptions. Il commença par fréquenter l'école primaire Julián Pino. En même temps, il continua ses passe-temps, la peinture et le chant. À l'âge de douze et treize ans, Chávez était un garçon très mince aux pieds anormalement grands, et ses camarades le surnommèrent « Tribilin », le nom espagnol du personnage de Disney, Dingo. Le soir après l'école, Chávez travaillait comme marchand ambulant, vendant des friandises de fruits caramélisés confectionnées par sa grand-mère. Chávez se rappela plus tard avoir développé un goût pour la nature. Cela vint du fait que sa famille se trouvait à proximité de la rivière Guanare. Là-bas, il allait pêcher avec son père. Et les jours de fêtes comme Pâques par exemple, sa famille organisait des pique-niques sur les bancs de la rivière. Chávez était particulièrement intéressé par le baseball. L'un de ses rêves d'enfance était de devenir lanceur pour l'équipe des Giants de San Francisco, suivant les traces de son héros de jeunesse, le lanceur vénézuélien, Isaías « Látigo » Chávez (pas de liens familial entre les deux). Lorsque Látigo mourut à l'âge de 23 ans, le 16 mars 1969 à Zulia dans le second accident d'avion le plus grave de l'histoire du Venezuela, Chávez était tellement triste qu'il refusa d'aller à l'école pendant deux jours. Cinq ans plus tard, Chávez écrivait encore sur Látigo dans son journal intime. Chávez continua à jouer et à aimer le baseball tout au long de sa vie. Chávez joua aussi au baseball et au softball avec l'équipe des Criollitos de Venezuela, qui joua dans le championnat national de baseball du Venezuela en 1969. Il écrivit aussi des poèmes, des récits et des drames.

Dès son plus jeune âge, Hugo Chávez s'intéresse à la vie, à l'idéologie, ainsi qu'aux écrits de Simón Bolívar. Bolívar est très respecté à la fois au Venezuela et dans le reste de l'Amérique du Sud en tant que révolutionnaire vénézuélien et membre de l'armée de libération. On se souvient de lui en particulier pour son rôle central dans les Guerres d'indépendance en Amérique du Sud. En effet, dès son enfance, Chávez liait les dates clés de sa propre vie avec les anniversaires importants liées aux actions de Bolivar. Plus tard, Chávez s'installa dans une plus grande ville, Barinas, où il fréquenta le collège Daniel Florencio O'Leary. Durant ses années au lycée, les meilleurs amis de Chávez étaient deux frères, les fils de Jose Ruiz, un communiste qui avait été incarcéré par le gouvernement de la dictature militaire de Marcos Pérez Jiménez. C'est dans la bibliothèque de la famille Ruiz que Chávez lut ses premiers livres sur le communisme et le socialisme. Plus tard, à l'âge de 17 ans, Chávez rejoint l'armée vénézuélienne. Il se rappela plus tard qu'il s'était engagé afin de pouvoir jouer dans la ligue de baseball de l'armée. Plus tard, il s'inscrit en tant que cadet à la Academia militar de Venezuela - l'Académie militaire vénézuélienne.

Le 24 juillet 1983, lors de la journée du 200e anniversaire de la naissance du Libertador (Libérateur) du Venezuela et des autres colonies espagnoles d'Amérique du Sud, Simón Bolívar, Chávez crée avec notamment Raúl Isaías Baduel, au sein de l'armée, le Movimiento Bolivariano Revolucionario 200 (Mouvement révolutionnaire bolivarien 200, MBR-200) d'orientation socialiste.

Le 4 février 1992, le MBR-200, dirigé par Hugo Chávez, tente un coup d'État contre le président Carlos Andrés Pérez accusé de mener une politique contraire aux engagements électoraux et d'avoir engagé l'armée dans une vague de répressions sanglantes qui indignent Chavez qui prétexta un arrêt maladie pour ne pas y participer. Le putsch prend pour nom « opération Ezequiel Zamora ». Cette tentative échoue, et Chávez est emprisonné pendant deux ans. Lors de son séjour carcéral, il enregistre une vidéocassette dans laquelle il appelle à l'insurrection. Elle est diffusée vers 4 heures du matin dans la nuit du 26 au 27 novembre 1992, lors d'un deuxième coup d'État préparé par le MBR-200. La deuxième tentative avorte également, bien que les membres du MBR-200 aient tout de même pris le contrôle du pays pendant quelques minutes. En 1994, Rafael Caldera est élu pour la deuxième fois au Venezuela. Réalisant une de ses promesses politiques faites avant d'être élu, il ordonne la libération de Chavez.

Sorti de prison au bout de deux ans, il fonde un parti politique d’orientation socialiste, le Mouvement Cinquième République, et est élu président du Venezuela en 1998.

Élu président du Venezuela en 1998, il présente ensuite une nouvelle constitution qui accroît les droits des groupes les plus défavorisés et marginalisés et modifie la structure du gouvernement vénézuélien, avant d'être réélu en 2000. Au cours de son second mandat présidentiel, il crée un système de missions bolivariennes, de conseils communaux et de coopératives, ainsi qu'un programme de réforme agraire, tout en nationalisant des industries clés. L'opposition arguant qu'il est un populiste qui érode la démocratie représentative et est de plus en plus autoritaire, tente de le chasser du pouvoir par un coup d’État militaire en 2002 et un référendum révocatoire en 2003, sans succès. En 2005, il a ouvertement proclamé son adhésion au socialisme, et a de nouveau été élu au pouvoir en 2006, après quoi il fonde un nouveau parti politique, le PSUV, en 2007.

Fervent opposant à l'impérialisme et au capitalisme néolibéral, il s'oppose à la politique étrangère des États-Unis. Il s'appuie sur des alliances fortes avec les gouvernements socialistes comme Evo Morales en Bolivie, Rafael Correa en Équateur, Raúl Castro à Cuba. Sa présidence est considérée comme une partie de la « vague rose » socialiste qui balaye l'Amérique latine. Il a soutenu la coopération entre l'Amérique latine et les Caraïbes et a contribué à la mise en place de l'Union des nations sud-américaines, de l'Alliance bolivarienne pour les Amériques, de la Banque du Sud, et du réseau régional de télévision Telesur. D'après le Times, il fait partie des 100 personnes les plus influentes du monde en 2005 et 2006.

Hugo Chávez a mis en place, dans la nouvelle constitution, la possibilité pour le peuple de décider de la révocation du président ou de tout fonctionnaire vénézuélien par un référendum pouvant être organisé une fois la moitié de son mandat effectué et un certain nombre de signatures réunies. Ainsi, l'opposition a réuni le nombre de signatures nécessaires pour entamer cette procédure de révocation à mi-mandat. Les signatures sont refusées par le Conseil national électoral (CNE), car une partie de celles-ci a été collectée avant la fin de la période de mi-mandat règlementaire. L'opposition a de nouveau réuni le nombre suffisant de signatures pour permettre l'organisation du référendum révocatoire.

Le référendum révocatoire est mis en place pour le 15 août 2004. Pour en garantir la régularité, il est surveillé par la Fondation Carter et par l'Organisation des États américains (OEA). Le soir, les résultats préliminaires indiquent qu'environ 58 % des votants se prononcent contre la destitution de Chávez. Ce chiffre est confirmé par la fondation Carter et l'OEA, mais les opposants affirment que le résultat est entaché de fraudes. Dans les jours qui suivent, la majorité de l'opposition s'accorde à reconnaître Chávez gagnant et seul le parti de Mendoza refuse d'admettre la victoire du no. Le résultat final, annoncé le 23 août 2004, confirme une victoire du non à 58,91 %.

Le 7 octobre 2012, à l'issue d'une campagne marquée par les incertitudes sur son état de santé, Hugo Chávez est réélu président du Venezuela avec 55,07 % des voix, battant Henrique Capriles, qui recueille 44,31 % des voix, soit le meilleur résultat pour un candidat d'opposition depuis l'arrivée au pouvoir de Chávez.

Le 10 juin 2011, en visite officielle sur l'île de Cuba, Hugo Chávez est opéré en urgence sur place pour un abcès pelvien, une accumulation de pus dans la zone inférieure de l'abdomen. Aucune information n'est donnée pendant plusieurs semaines sur son état de santé, laissant place à une succession de rumeurs et spéculations. Le 1er juillet, Hugo Chávez annonce qu'il a été opéré une seconde fois pour retirer une tumeur avec présence de cellules cancéreuses. Quelques jours plus tard, le gouvernement annonce que la tumeur n'a pas été totalement retirée. Alors que Chávez est retourné à Cuba pour se faire soigner et qu'il observe de longues semaines de convalescence, sa capacité à gouverner est mise en doute.

Peu après la campagne présidentielle de 2012, pendant laquelle il affirmait être guéri, il demande l'autorisation à l'Assemblée nationale de quitter le territoire national afin de continuer son « processus de récupération ». Après que l'Assemblée a donné son accord, Hugo Chávez quitte le soir-même le Venezuela. Le 8 décembre 2012, alors qu'il est rentré la veille à Caracas, il annonce, dans une « émission nationale » (flash officiel du gouvernement), qu'il retourne à Cuba afin de suivre un nouveau traitement. Il fait alors une nouvelle demande d'autorisation à l'Assemblée nationale pour quitter le territoire et demande à ses partisans de choisir le vice-président, Nicolás Maduro, comme candidat à une éventuelle élection présidentielle anticipée. L'Assemblée nationale autorise, le 9 décembre, la demande d'autorisation sollicitée par le président. Le lendemain, Hugo Chávez part pour La Havane, tout en assurant qu'il continuera d’exercer ses fonctions. Le 16 décembre, le parti au pouvoir remporte les élections régionales.

Le 8 janvier 2013, le président de l'Assemblée nationale, Diosdado Cabello, indique que le président a réclamé la prolongation de son « processus de récupération » post-opératoire au-delà du 10 janvier, ce qui ne lui permet pas de se présenter à cette date devant l'Assemblée nationale pour son investiture. L'article 231 de la Constitution est invoqué et il est indiqué que « la prestation de serment aura lieu à une date ultérieure devant le Tribunal suprême de justice ». Cette décision de la Cour suprême est considérée par l'opposition comme une atteinte à la Constitution. Nicolás Maduro assure que c'est une journée historique qui marque le début du nouveau mandat d'Hugo Chávez, tandis que plusieurs présidents latino-américains font le déplacement en signe de solidarité.

Après son opération, Chávez est victime d'une infection respiratoire et son état se dégrade, des sources évoquant même son décès. Le 26 janvier 2013, Ernesto Villegas, ministre de la Communication du Venezuela, déclare que « 45 jours après avoir pratiqué une intervention chirurgicale pour extirper une lésion maligne dans le pelvis, avec des complications sévères », « l'évolution est favorable » et que « l'infection respiratoire a été surmontée, bien que persiste encore un certain niveau d'insuffisance respiratoire qui est traité de manière adéquate » à l'hôpital de la Havane. Les personnalités de l'opposition affirment que le président est trop malade pour être en possession de ses facultés et remettent en cause l'authenticité des décrets qu'il aurait signés.

Selon la version officielle, Hugo Chávez revient à Caracas le 18 février 2013, sans toutefois se montrer en public. Certaines sources indiquent qu'il est revenu dans son pays pour y mourir, et sa succession est de plus en plus ouvertement évoquée. Sa mort, à l'âge de 58 ans, est annoncée le 5 mars 2013 à la télévision par le vice-président, Nicolás Maduro. Celui-ci accuse les « ennemis historiques » du Venezuela d'avoir provoqué son cancer et fait expulser des diplomates américains. Sept jours de deuil national sont prévus. Néanmoins, selon Leamsy Salazar, ancien chef de la sécurité de Hugo Chávez], celui-ci serait, en réalité, mort le 30 décembre 2012, soit plus de deux mois avant l'annonce officielle. Pour Guillermo Cochez, ancien ambassadeur du Panama à l'Organisation des États américains (OEA), ce secret d'État aurait servi à mieux assurer la transition entre Hugo Chávez et Nicolás Maduro.

Résultat de recherche d'images pour "Hugo Rafael Chávez enterrement"De nombreux chefs d'État participent aux funérailles nationales de Chávez, le soir du 8 mars 2013 à Caracas, parmi lesquels de nombreux représentants de l'Amérique latine : Cristina Fernández de Kirchner, présidente argentine, José Mujica, président uruguayen, Evo Morales, président bolivien, Dilma Rousseff, présidente brésilienne, Raúl Castro, président cubain, Enrique Peña Nieto, président mexicain, Juan Manuel Santos, président colombien, Rafael Correa, président équatorien, Sebastian Piñera, président chilien, Ollanta Humala, président péruvien, Daniel Ortega, président nicaraguayen, Ricardo Martinelli, président panaméen, Mauricio Funes, président salvadorien, Michel Martelly, président haïtien, Danilo Medina, président dominicain. Des chefs d'État du reste du monde étaient également présents, tels que les président biélorusse, Alexandre Loukachenko, ou iranien, Mahmoud Ahmadinejad. La majorité des chefs d'État occidentaux ne se sont pas déplacés : la France a par exemple été représentée par le ministre des Outre-mer, Victorin Lurel qui a déclaré que « le monde gagnerait à avoir beaucoup de dictateurs comme Hugo Chavez puisqu'on prétend que c'est un dictateur », ajoutant même que Chávez, « c'est De Gaulle plus Léon Blum », créant ainsi une vive polémique en France.

Nicolás Maduro assure l'intérim à la tête de l'État et confirme sa candidature à la succession de Chávez. Le 9 mars 2013, le Conseil national électoral fixe la date de l'élection anticipée au 14 avril 2013.



05/03/2015
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