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Mag à zine international.

Cela s'est passé un 06 mars...

Vendredi 06 mars 2015 - 15 Ventôse CCXXIII 

65eme  jour -  9eme semaine de l'année 2015

 

belles images enfants

 

 Fêtes du jour : Collette,

Aujourd'hui nous fêtons également les Colette, Coletta.

 

Dicton du jour :  

« Au jour de la Sainte-Colette, commence à chanter l'alouette. »

 

Citations sur l'histoire :

 

« Faites attention à l'Histoire officielle que l'imposture se charge de décrire. » 

 

 [Chateaubriand] Mémoires d'outre-tombe

 

 « Faire confiance à l’histoire c’est croire les criminels sur parole. »

 

 [Simone Veil]

 

 « L'Histoire est une galerie de tableaux où il y a peu d'originaux et beaucoup de copies. »

 

 [Alexis de Tocqueville]

 

Citations du jour : 

 

« L’amour est un châtiment. Nous sommes punis de n’avoir pas pu rester seuls. »

[Marguerite Yourcenar] 

 

« Les lois sont dangereuses quand elles retardent sur les moeurs. Elles le sont davantage lorsqu’elles se mêlent de les précéder. »

[Marguerite Yourcenar] 

 

« Rien de ce qui se fait au lit n'est immoral s'il contribue à perpétuer l'amour. »

[Gabriel Garcia Marquez] 

 

« Le secret d'une bonne vieillesse n'était rien d'autre que la conclusion d'un pacte honorable avec la solitude. »

[Gabriel Garcia Marquez] 

 

« Sois sûr d'avoir raison, et va de l'avant. »

[Davy Crockett]  


 

6 mars 1204 : prise de Château Gaillard par Philippe Auguste.

 

Résultat de recherche d'images pour "prise de Château Gaillard par Philippe Auguste"La Philippide, œuvre de Guillaume le Breton, nous renseigne principalement sur cet événement majeur dans l'histoire du château. Après la mort de Richard en avril 1199, son jeune frère Jean sans Terre lui succède sur le trône ducal. Philippe Auguste profite de ce changement de règne pour reprendre la conquête du duché de Normandie. Sous la pression du légat Pierre de Capoue, le roi conclut un traité de paix le 22 mai 1200, connu sous le nom de traité du Goulet. Philippe Auguste conserve ses dernières conquêtes, notamment le Vexin Normand, à l'exception de Château-Gaillard. Cette paix est rompue en 1202. Le roi reprend l'offensive et en août 1203, il s'empare de l'île d'Andely (avec son fort) et du bourg de la Couture, abandonné par sa population. Non loin, les Anglo-Normands abandonnent sans combat le château du Vaudreuil puis c'est au tour du château de Radepont de tomber. L'estacade est détruite, rendant la navigation sur la Seine possible. La route de Rouen est ouverte pour les Français. Donc, quand en septembre, Philippe entreprend le siège du château, la forteresse n'est plus si indispensable à prendre. Elle reste toutefois pour le roi de France un symbole (c'est le château de Richard Cœur de Lion) à abattre.

Philippe Auguste entoure la forteresse d'un double fossé de circonvallation qu'il hérisse de 14 beffrois. Mais conscient du caractère redoutable de la place forte, le roi de France compte surtout sur un blocus qui affamera la garnison et la population retranchées à l'intérieur pour soumettre Château-Gaillard. Roger de Lacy commande la garnison et se montre prêt à résister le temps qu'une armée de secours envoyée par Jean sans Terre le débloque. Pour préserver les vivres, les 1200 habitants de La Couture (Petit Andely), qui avaient trouvé refuge dans le château, en sont chassés en décembre. Les Français assiégeants les repoussèrent. Tassés dans la deuxième enceinte, exposés au froid de l'hiver, ils moururent de faim ; sinistre tableau Les Bouches Inutiles peint par Tattegrain en 1894.

Mais ce n'est pas la famine qui assure au roi de France la prise de Château Gaillard. Il tire parti des « erreurs dans la conception même de la forteresse, qui vont apparaître au fur et à mesure de la progression de l'assaut ». Les Français attaquent d'abord la grosse tour qui domine l'ouvrage avancé. Son écroulement oblige les défenseurs à se replier dans le château proprement dit.

La légende voudrait que les Français soient entrés dans la basse-cour par les latrines ; Adolphe Poignant (XIXe siècle) raconte que ce sont les troupes de Lambert Cadoc qui l'ont prise d'assaut une nuit. Cependant, à la lumière du récit de Guillaume le Breton, ils se seraient introduits en réalité par l'une des fenêtres basses de la chapelle que Jean sans Terre aurait fait construire bien mal à propos. La légende des latrines est encore reprise en tant qu'histoire vraie aujourd'hui par diverses sources peu spécialisées, comme des ouvrages de vulgarisation ou des sites internet. Cette fable aurait été inventée après les faits, car elle frappe l'imagination en introduisant du cocasse dans une situation dramatique et surtout, parce que la vérité est quelque peu embarrassante pour l'image de la monarchie de droit divin, une chapelle étant normalement un sanctuaire inviolable.

Après avoir pénétré dans la chapelle, les assaillants débouchent alors dans la basse-cour tandis que les défenseurs s'enferment dans le donjon. Mais comme un pont dormant relie la basse-cour au donjon, les mineurs français n'ont pas de grandes difficultés à s'approcher de la porte. Un engin de jet l'enfonce finalement. La garnison comprenant 36 chevaliers et les 117 sergents ou arbalétriers se rend le 6 mars 1204. Le siège a coûté la vie à quatre chevaliers. Lambert Cadoc chef mercenaire de Philippe Auguste fut l'un des grands artisans de cette victoire, Le roi de France lui confia la garde du château. Le champ est désormais libre au roi de France pour achever la conquête du duché de Normandie. Conquête facilitée par l'abattement moral chez les Anglo-Normands, consécutif à la chute de Château Gaillard. Le duché tombe entièrement en juin 1204.


23 février 1836 : fin du siège de Fort Alamo.

 

Résultat de recherche d'images pour "fort alamo"Le siège de Fort Alamo (23 février - 6 mars 1836) fut un événement majeur de la Révolution texane. Après un siège de 13 jours, les troupes mexicaines commandées par le général Antonio López de Santa Anna (le siège eut lieu durant les présidences de Miguel Barragán et de José Justo Corro) lancèrent un assaut contre la mission Alamo près de San Antonio de Bexar (aujourd'hui San Antonio aux États-Unis). Tous les défenseurs texians furent tués et la cruauté apparente de Santa Anna pendant la bataille poussa de nombreux colons et aventuriers américains à rejoindre l'armée texiane. Poussés par l'envie de prendre leur revanche, les Texians battirent l'armée mexicaine à la bataille de San Jacinto le 21 avril 1836 qui mit fin à la Révolution.

Plusieurs mois auparavant, les Texians avaient chassé les troupes mexicaines hors du Texas alors partie de l'état de Cohuila y Texas et environ 100 soldats furent placés en garnison dans l'Alamo. L'unité fut renforcée par une unité menée par les futurs commandants du fort, James Bowie et William B. Travis. Le 23 février, environ 1 500 soldats mexicains arrivèrent à San Antonio de Béxar avec l'objectif de reprendre le Texas. Durant douze jours, les deux forces s'affrontèrent lors de plusieurs escarmouches. Conscient que sa garnison ne pourrait pas résister à une attaque de grande ampleur, Travis écrivit plusieurs lettres pour demander des renforts mais moins de cent hommes le rejoignirent.

Au matin du 6 mars, l'armée mexicaine avança sur l'Alamo mais ses deux premiers assauts furent repoussés. Alors que les soldats mexicains escaladaient les murs lors du troisième assaut, les Texians furent obligés de quitter les remparts et de se replier dans les bâtiments de l'intérieur du fort. Les défenseurs qui n'y parvinrent pas furent massacrés par la cavalerie mexicaine. Entre cinq et sept Texians se seraient rendus mais si cela fut le cas, ils furent rapidement exécutés. Selon les témoins oculaires, entre 182 et 257 Texians étaient morts tandis que les historiens estiment qu'entre 400 et 600 Mexicains furent tués ou blessés. Plusieurs non-combattants furent envoyés à Gonzales pour annoncer la défaite texiane. La nouvelle causa la panique et l'armée texiane, la plupart des colons et le nouveau gouvernement de la république du Texas s'enfuirent pour échapper à la progression de l'armée mexicaine.

Au Mexique, la bataille a souvent été éclipsée par les événements de la guerre américano-mexicaine de 1846-1848. Du fait de l'accroissement de la population anglophone dans la région au XIXe siècle, le site devint connu comme l'équivalent américain de la bataille des Thermopyles et les terrains et les bâtiments furent finalement achetés par la législature du Texas au début du XXe siècle. L'Alamo est aujourd'hui « le site le plus touristique du Texas ». Si la bataille a été relatée dans de nombreux ouvrages historiques dès 1843, le grand public est aujourd'hui plus familiarisé avec les mythes propagés par les diverses adaptations cinématographiques et télévisuelles comme la série Davy Crockett dans les années 1950 et le film Alamo de 1960.


6 mars 1951 : début du procès des  Rosenberg. 

 

Résultat de recherche d'images pour "début du procès des Rosenberg"Julius Rosenberg, ingénieur électricien, né le 12 mai 1918 à New York et son épouse Ethel Rosenberg, née le 28 septembre 1915 à New York, forme un couple de Juifs new-yorkais communistes arrêtés pour espionnage au profit de l’URSS. Julius fut arrêté le 17 juillet 1950 et Ethel le 11 août. Ils furent jugés coupables le 5 avril 1951 et exécutés sur la chaise électrique le 19 juin 1953 dans la prison de Sing Sing.

Cette affaire d’espionnage eut lieu durant la guerre froide. En 1945, les États-Unis avaient l'exclusivité de la bombe atomique mais l’URSS put se doter dès 1949 de cette technologie, en partie grâce à l'espionnage. Le sénateur Joseph McCarthy lança ce que l’on a appelé le maccarthysme, une « chasse aux sorcières » qui dura de 1950 à 1953 et qui visait les sympathisants, militants ou agents communistes, qui étaient poursuivis par le HUAC (House Un-American Activities Committee).

La condamnation à mort des époux Rosenberg pour espionnage, alors qu’ils avaient toujours clamé leur innocence, attira des appels internationaux à la clémence et une campagne très médiatisée parlant d'un complot et d'une erreur judiciaire. Les époux Rosenberg furent d’ailleurs les seules personnes condamnées à mort puis exécutées pour espionnage dans le monde occidental après la fin de la Seconde Guerre mondiale. Différentes sources postérieures au jugement, dont des témoignages soviétiques, confirment l’espionnage au profit de l’URSS, même si les partisans des Rosenberg soulèvent toujours le caractère injuste d’un jugement qu'ils estiment politique.

Dès le 6 mars 1951, Ethel et Julius Rosenberg étaient accusés de conspiration en vue d'espionnage. Le procès suscitait un intérêt extraordinaire pour plusieurs raisons, la principale étant que l'accusation était menée par le procureur général Irving H. Saypol, réputé pour être la  « terreur des rouges » (les communistes). Dès le début du procès la salle était bondée de curieux. « Le jury avait été sélectionné en un jour et demi, écrivent Radosh et Milton, par le juge Kaufman lui-même, comme cela se faisait pour les procès fédéraux (...). Un journaliste avoua connaître quelques publications de gauche : il fut récusé par la cour (...). Certains étaient contre la peine de mort et furent récusés pour ce motif ». Dans son discours liminaire, Irving H. Saypol fit « l'amalgame entre l'inculpation de conspiration pour espionnage et celle, toute différente, de trahison. Les preuves pour établir la gravité de ce crime sont extrêmement strictes. D'abord, il aurait été impossible à l'accusation de trouver deux témoins à charge pour chacun des chefs d'inculpation. Mais surtout, à l'époque des faits, les États-Unis étaient en paix avec l'URSS, et il aurait été rigoureusement impossible de prouver toute tentative de trahison ». « En revanche, les éléments nécessaires à une condamnation pour conspiration étaient si minces que la loi sur la conspiration était surnommée "le dernier recours du peuple" ou "l'amie du procureur", selon le point de vue ». En effet, les « rumeurs » sont acceptées comme témoignages, les accusés peuvent être condamnés pour les actes des autres, même s'ils n'ont pas eu connaissance de ces actes. « Il n'est même pas du tout utile de prouver que la conspiration a été menée à bien : une simple tentative peut entrainer la condamnation ! ». Dans le procès Rosenberg, « l'accusation n'entendait pas se satisfaire d'une simple reconnaissance de culpabilité. Elle tenait absolument à obtenir de lourdes peines et, si possible, la peine de mort pour Julius »

Roy Cohn a été le procureur chargé du dossier pendant le procès des époux Rosenberg et de Sobell. il assista, à ce titre, le procureur général Irving H. Saypol. Roy Cohn est alors un homme de 23 ans, influent et très proche des milieux maccarthistes.

« Il fréquente les tribunaux depuis deux ans et demi. Avec une certaine efficacité. Sur les 200 accusés auxquels il a eu affaire (du côté du ministère public), pas un seul acquittement(…) ». Par l’intermédiaire de Generoso Pope, Cohn obtient l’assentiment de Frank Costello, parrain de la mafia, (formalité indispensable), ce qui permet à Irving H. Saypol d’être nommé procureur général, alors qu’il est considéré par tous comme un être détestable. - Cohn devient l’assistant d'Irving H. Saypol. Le juge Irving Kaufman, qui a déjà présidé un procès en espionnage (Abraham Brothman et Miriam Moscowitz) veut absolument être chargé du procès Rosenberg. Il talonne Roy Cohn, l’appelle au téléphone 50 fois par jour pour donner des directives et s’enquérir des résultats(…). La réponse positive arrive. Irving Kaufman se rend compte que ce procès peut aussi lui valoir des inconvénients, mais il ira jusqu’au bout (« C’est mon devoir »).

Roy Cohn déclarera : « Avant, pendant et après le procès, Irving H. Saypol et moi (qui représentions le ministère public, l’accusation) nous avons été en constante communication avec le juge Kaufman. Des conversations privées, en dehors de la présence des avocats de la défense. Tout le monde était au courant, y compris les avocats de la défense, mais à cette époque c’était considéré comme normal ». Roy Cohn explique cependant, toujours dans son autobiographie, comment le juge Kaufman et lui-même communiquaient lors du procès : la secrétaire du juge Kaufman indiquait à Roy Cohn quelle cabine téléphonique appeler et à quelle heure, et les deux hommes parlaient ainsi en privé par cabines téléphoniques interposées.

Roy Cohn a affirmé dans son autobiographie avoir exercé des pressions illicites sur le juge Kaufman, qui lui avait promis, avant même l’ouverture du procès, qu'il condamnerait Julius Rosenberg à la peine capitale. Cohn avait ensuite insisté pour qu’Ethel soit elle aussi exécutée.

L’accusation (le gouvernement américain) cita 118 témoins, dont seulement 23 ont comparu à la barre. Sur ces 23, cinq mentionnèrent les Rosenberg et seulement trois les impliquèrent dans l’affaire d’espionnage des usines atomiques de Los Alamos. Le Monde dénonça en 1952 l’importance des seuls témoignages dans l’accusation, disqualifiant le procès : « Aucune preuve matérielle n’a pu être produite contre les Rosenberg, qui sont ainsi envoyés sur la chaise électrique sur de simples témoignages oraux ».


6 mars 1964 : Constantin II devient le sixième et dernier roi des Hellènes.

 

Constantin II (grec : Κωνσταντίνος Β΄ της Ελλάδας / Konstantínos II tis Elládas), né le 2 juin 1940, fut le sixième et dernier roi des Hellènes du 6 mars 1964 au 1er juin 1973, date à laquelle il fut déposé (sans abdiquer) et la République proclamée. Cette déposition fut confirmée par le référendum de novembre 1974 au déroulement controversé.

Résultat de recherche d'images pour "Constantin II"En Grèce, le nom utilisé pour faire référence à Constantin aujourd'hui est le plus souvent : « l'ancien roi Constantin ». Cependant, cela peut changer en fonction de l'appartenance idéologique de chacun (y compris dans certains médias) : le nom « Constantino de Grecia », en espagnol, est une référence à son passeport danois qu'il est obligé de porter en raison de la querelle qui l'oppose à l'État grec. On peut aussi rencontrer la dénomination « l'Ancien » (en grec ο Τέως / o Téos) ou, de manière plus hostile, « Monsieur Glücksbourg » ou « le Glücksbourg » (en grec o Γκλύξμπουργκ) nom censé rappeler ses origines étrangères. Les monarchistes et ses sympathisants l'appellent quant à eux « le Roi » ou, de manière plus effacée, « Constantin ».

Constantin est né dans la résidence de Psychiko, près d'Athènes. Ses parents sont le futur Paul Ier et son épouse la princesse Frederika de Hanovre. Dès 1941, avec l'invasion de la Grèce par l'Allemagne, pendant la Seconde Guerre mondiale, Constantin et la famille royale doivent fuir en Égypte puis au Cap en Afrique du Sud. Ils ne reviennent dans leur pays qu'en 1946.

Avec le décès de son oncle, le roi Georges II, le 1er avril 1947, et la montée de son père Paul Ier sur le trône, le prince Constantin devient diadoque, c'est-à-dire héritier du trône de Grèce. Il n'a alors que six ans.

Après des études à l'école d'Anavryta jusqu'en 1958, il reçoit une formation militaire dans les différents corps d'armée. Il intègre notamment une école militaire de l'OTAN en Allemagne de l'Ouest. Il suit ensuite un programme spécial de sciences constitutionnelles et politiques à la Faculté de Droit de l'Université d'Athènes. C'est durant cette période qu'il rencontre pour la première fois, la princesse Anne-Marie de Danemark.

Constantin II succède à son père Paul Ier à la mort de ce dernier, le 6 mars 1964. Quelques mois plus tard, le 18 septembre 1964, il épouse à Athènes sa cousine la princesse Anne-Marie de Danemark, fille du roi Frédéric IX et sœur de l'actuelle reine Margrethe II.

Du fait de son jeune âge (24 ans), il est qualifié d'« inexpérimenté » voire de « roi sous influence ». Pourtant son arrivée sur le trône est également perçue comme une promesse de changement car elle coïncide avec la récente élection du centriste Geórgios Papandréou au poste de Premier ministre en février 1964, qui mettait fin à onze ans de gouvernement de l'Union nationale radicale (ERE).

La Grèce ressentait encore les effet de la guerre civile de 1944-1949 entre les communistes et les forces gouvernementales : la société était polarisée entre la droite royaliste conservatrice et le centre-gauche (libéraux et socialistes) ; on espérait donc du jeune roi et du nouveau Premier ministre de surmonter les dissensions du passé.

Initialement les relations entre le roi et Papandréou semblaient bonnes. Cependant, une vive tension se produit lorsque le cabinet Papandréou III décida la démobilisation de certains officiers de l'armée jugées trop proches de l'extrême-droite. Une armada de conseillers et courtisans recommandait au jeune souverain de résister à tout renvoi d'officiers, en particulier ceux restés proches de la couronne.

La citation en 1965 du propre fils de Papandréou, Andreas Papandreou, dans le scandale de l'ASPIDA donne raison aux conseillers du roi sur une tentative de déstabilisation de l'armée de la part des partis de gauche. En voulant étouffer l'affaire en se nommant ministre de la défense, Papandréou provoque un casus belli avec Constantin II. Celui-ci réclame sa démission et nomme Premier ministre Georgios Athanasiadis-Novas mais celui-ci ne réussit pas à obtenir les 151 voix de confiance requises pour former un nouveau gouvernement. C'est « l'apostasie » de juillet 1965.

Par la suite, Constantin II tente (et cela en dépit de la constitution de 1952, selon les critiques) de former d'autres gouvernements qui échouent les uns après les autres. Ces événements entraînent l'instabilité politique et l'annonce de nouvelles élections prévues pour mai 1967.

Les analystes politiques s'attendaient à une large victoire des centristes pour les élections prévues le 28 mai 1967. Selon le diplomate américain John Day, les Américains craignent qu'en raison de l'âge de Geórgios Papandréou (il a 79 ans), Andreas Papandreou n'ait un rôle très important dans le gouvernement.

De hauts gradés de l'armée grecque craignent eux aussi un retour possible de Papandréou à la tête du gouvernement. L'ASPIDA était dans toutes les mémoires. Constantin II, inquiet de l'agitation de l'armée, s'entretient avec les généraux. Ces derniers lui affirment qu'ils ne prendront pas de mesures d'exception contre les élections à venir. Cependant, ils étaient rendus nerveux par les discours d'Andreas Papandreou.

Le 21 avril 1967, un groupe d'officiers nationalistes menés par le général de brigade Stylianós Pattakós et les colonels Geórgios Papadópoulos et Nikolaos Makarezos renversent le pouvoir par un coup d'État. Tous ces officiers n'avaient que des postes secondaires au sein de l'armée. Pour éviter la résistance du roi, des chars sont envoyés à Tatoi entourer la résidence royale. Résigné, Constantin II se rend le lendemain au Ministère de la Défense où sont rassemblés les putschistes et le Premier ministre Panagiotis Kanellopoulos.

Les échanges sont vifs : dans un premier temps, Panagiotis Kanellopoulos (qui est arrêté dès les premières heures du putsch) exhorte le roi à user de son statut de commandant en chef de l'armée pour commander les officiers loyaux et écraser le coup d'État. Le roi refuse pour, dit-il « éviter un bain de sang ». D'un autre côté, Constantin II refuse toute collaboration avec les nationalistes, à moins que dans l'hypothétique futur gouvernement, des civils occupent certains ministères et que ce même gouvernement soit dirigé par un « candidat royaliste ». Autrement dit, Constantin II ne souhaite pas se laisser dominer par les colonels et sa collaboration n'était qu'une tactique qui lui permettrait (il l'espérait) d'organiser un contre-coup d'État.

Il obtint satisfaction : le candidat royaliste proposé fut Konstantinos Kollias. Constantin II jura fidélité au nouveau régime contre l'avis de Kanellopoulos. Cet acte légitima les nationalistes aux yeux de l'opinion publique grecque et internationale.

Sur la photographie de groupe avec les colonels lors de l'investiture officielle, on peut interpréter la moue de Constantin II comme l'expression de son insatisfaction à l'égard du nouveau régime. On l'y voit en effet, entouré (à sa droite) de Yeóryos Papadópoulos et du Premier Ministre Konstantinos Kollias et à sa gauche de Stylianós Pattakós. Il semble la seule personne présente à être de fort mauvaise humeur.


6 mars 1980 : Marguerite Yourcenar est la première femme élue à l'Académie française.

 

Marguerite Yourcenar, née Marguerite Antoinette Jeanne Marie Ghislaine Cleenewerck de Crayencour le 8 juin 1903 à Bruxelles, décédé le 17 décembre 1987 à Bar Harbor, dans l'État du Maine (États-Unis).femme de lettres française naturalisée américaine en 1947, auteur de romans et de nouvelles « humanistes », ainsi que de récits autobiographiques.

Résultat de recherche d'images pour "Marguerite Yourcenar est la première femme élue à l'Académie française"En 1939, dix ans après la mort de son père, l'Europe s'agite dangereusement. Marguerite Yourcenar part pour les États-Unis rejoindre Grace Frick (12 janvier 1903- 18 novembre 1979), alors professeur de littérature britannique à New York et sa compagne depuis une rencontre fortuite à Paris en février 1937 à l'hôtel Wagram. Les deux femmes vivent ensemble jusqu'à la mort de Frick d'un cancer du sein en 1979.

Elles s'installent à partir de 1950 sur l'île des Monts Déserts (Mount Desert Island, dans le Maine), qu'elles avaient découverte ensemble en 1942, et nomment leur maison Petite-Plaisance. Yourcenar y passera le reste de sa vie ; citoyenne américaine en 1947, elle enseigne la littérature française et l'histoire de l'art jusqu'en 1953. Grace Frick qui sacrifie sa carrière universitaire l'a soutenu financièrement et psychologiquement pendant la guerre et est devenue sa traductrice. Grace Frick organise leur vie, ne se plaint pas après son ablation du sein en 1958 et doit rassurer sa compagne hypocondriaque et sujette à dépression.

Son roman Mémoires d'Hadrien, en 1951, connaît un succès mondial et lui vaut le statut définitif d'écrivain, consacré en 1970 par son élection à l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique, et dix ans plus tard, par son entrée à l'Académie française, grâce au soutien actif de l'écrivain et académicien Jean d'Ormesson.

Yourcenar est la première femme à siéger à l'Académie française où elle succède à Roger Caillois auquel elle a consacré un essai. Elle dit avoir longtemps hésité, pour le choix de son sujet, entre l'empereur Hadrien et le mathématicien-philosophe Omar Khayyam. Sa vie se partage entre l'écriture dans l'isolement de l'île des Monts-Déserts et de longs voyages, parmi lesquels des périples autour du monde avec Jerry Wilson, son dernier secrétaire et compagnon dont les photographies en couleur illustreront La Voix des Choses, choix de textes par l'écrivain. Jerry Wilson meurt du sida le 8 février 1986.

Elle meurt à son tour le 17 décembre 1987 à Bar Harbor. Ses cendres sont déposées au cimetière Brookside à Somesville, un des villages de Mount Desert, à côté de la petite maison en rondins qu’elle avait louée avec Frick pendant les trois premiers étés du couple dans le Maine. Trois dalles funéraires s’y trouvent : l’une vouée à Grace Frick porte l’inscription, reprise à Mémoires d'Hadrien, « HOSPES COMESQUE » (elle est l’hôte et la compagne). La seconde en malachite vouée à Jerry Wilson, porte sur la tranche l'inscription en grec « ΣΑΠΦΡΩΝ ΕΡΩΣ » (Saphron Eros qui signifie selon Yourcenar : le calme, l’intelligent amour). Enfin, la troisième, gravée partiellement avant son décès, est celle recouvrant ses cendres.

Des romans historiques aux mémoires autobiographiques, l'œuvre de Yourcenar s'inscrit en marge du courant engagé de son époque et se caractérise d'abord par sa langue, au style épuré et classique, et aussi par son esthétisme et le désir d'affirmer la finalité de la littérature : la narration. Inspirée par la sagesse orientale, et surtout par la philosophie gréco-latine, la pensée de l'écrivain ne s'est jamais éloignée de l'humanisme de la Renaissance.

 

Naissances : 

 

Gabriel García Márquez : né le 6 mars 1927 à Aracataca (Colombie), décédé le 17 avril 2014 (à 87 ans) à Mexico, est un écrivain colombien.

 

Résultat de recherche d'images pour "Gabriel García Márquez"Romancier, nouvelliste, mais également journaliste et activiste politique, il reçoit en 1982 le prix Nobel de littérature. Affectueusement surnommé « Gabo » en Amérique du Sud, il est l'un des auteurs les plus significatifs et populaires du XXe siècle. Son œuvre se démarque par un imaginaire fertile et constitue une chronique à la fois réaliste, épique et allégorique de l'Amérique latine dans laquelle se recoupent son histoire familiale, ses obsessions et ses souvenirs d'enfance. La presse le compare à François Rabelais pour sa prose truculente ainsi qu'à Miguel de Cervantes et Victor Hugo pour sa dimension monumentale.

Étudiant, García Márquez poursuit en autodidacte ses études, après avoir quitté l'université de droit et avant de se lancer dans le journalisme. Très tôt, il ne montre aucune retenue dans sa critique sur la politique intérieure comme extérieure de la Colombie et sur la situation en Amérique du Sud. Par ailleurs, il ne fait pas mystère de ses sympathies pour la gauche radicale et les mouvements révolutionnaires auxquels il apporte parfois une aide financière. En 1958, il épouse Mercedes Barcha avec qui il a deux fils : Gonzalo et Rodrigo García, devenu réalisateur. Il voyage à travers l'Europe et s'établit ensuite à Mexico où il lance une édition mexicaine de son hebdomadaire colombien Cambio.

En tant qu'écrivain, García Márquez commence sa carrière en publiant nombre d'œuvres littéraires, bien reçues par la critique, comme des nouvelles et des ouvrages non-fictionnels. Cependant ce sont les romans Cent ans de solitude (1967), Chronique d'une mort annoncée (1981) et L'Amour aux temps du choléra (1985) qui lui apportent la reconnaissance du public, des médias et de ses pairs. À la suite de la parution de Cent ans de solitude, considéré comme son chef-d'œuvre, l'auteur connaît un succès commercial planétaire. Son nom est fréquemment associé au « réalisme magique », courant artistique qui insère des éléments magiques et des motifs surnaturels dans des situations se rattachant à un cadre historique, culturel et géographique avéré. La plupart de ses livres fondent une quête du temps perdu et abordent différents thèmes tels que la solitude, le pouvoir, l'amour, le désir, la décadence, la violence et la mort. Le regard de l'auteur sur la civilisation et la nature humaine se veut tour à tour ironique, désabusé, méditatif et fataliste. L'action de plusieurs de ses œuvres se déroule dans le village fictif de « Macondo ».


Valentina Vladimirovna Terechkova (en russe Валентина Владимировна Терешкова) : née le 6 mars 1937 à Maslennikovo, raïon de Toutaïev dans l'oblast de Iaroslavl.

 

Première femme à effectuer un vol dans l'espace, et aussi la première cosmonaute soviétique, grâce à son vol du 16 au 19 juin 1963. Valentina Terechkova reste à ce jour la seule femme à avoir effectué un voyage en solitaire dans l'espace et la plus jeune cosmonaute.

Résultat de recherche d'images pour "Valentina Vladimirovna Terechkova"Après le succès du vol de Youri Gagarine, Sergueï Korolev, le père du programme spatial soviétique, a l'idée d'envoyer une femme dans l'espace. Ouvrière du textile à 18 ans, elle est choisie parmi plus de 400 candidates pour devenir, sous la houlette de Youri Gagarine, la première femme dans l'espace.

L'entraînement incluait des vols en apesanteur, des tests d'isolement, des tests de centrifugeuse, de l'ingénierie spatiale, de la propulsion théorique, 120 sauts en parachute et un entraînement de pilote sur des avions de combat MiG-15UTI. Cependant les femmes n'étaient pas vraiment intégrées au détachement des cosmonautes et considérées sur une base égale pour les affectations de vols. Les dirigeants soviétiques considéraient les vols de femmes dans l'espace seulement comme un outil de propagande, ce qu'était déjà une grande partie de la conquête de l'espace pendant la guerre froide. C'est Nikita Khrouchtchev lui-même qui fit la sélection finale, choisissant Terechkova sur les cinq femmes finalistes.

Après cet unique vol, elle épousa le cosmonaute Andrian Nikolaïev. Le couple donna naissance à une petite fille, Elena, devenue ensuite médecin, et se sépara peu après. Puis elle quitta le programme spatial soviétique et reprit ses études à l'académie Joukovski. En 1969, elle obtint son diplôme d’ingénieur en aéronautique. Elle devint instructeur et obtint le grade de major-général de l'armée de l'air. En 1971, elle devint membre du comité central du Parti communiste de l'Union soviétique, et députée.

Sous l'indicatif « La mouette » (en russe : Ча́йка, Tchaïka), Valentina Terechkova a effectué 48 orbites autour de la Terre à bord de Vostok 6, en 70 heures et 41 minutes, du 16 juin 1963 à 12 h 30 au 19 juin 1963 à 11 h 11. Cette durée de vol de 2 jours 22 heures et 41 minutes représentait, en une seule mission, plus que le total des heures de vol de tous les astronautes américains de l'époque.

Bien que Terechkova ait souffert de nausées et d'inconfort physique pendant la plus grande partie du vol, elle remplit un journal de bord et prit des photographies de l'horizon, qui seront ensuite utilisées pour identifier des couches d'aérosols dans l'atmosphère.

Vostok 6 était le dernier vol d'un Vostok et avait été lancé seulement deux jours après Vostok 5 qui transportait Valery Bykovsky en orbite pour cinq jours, atterrissant seulement trois heures après Terechkova dans Vostok 6. À un moment, les deux vaisseaux étaient à seulement cinq kilomètres de distance et un contact radio fut établi entre eux.

Le programme automatique d’orientation du vaisseau connut des défaillances lors du vol. Vostok-6 montait au lieu de descendre, et il avait tendance à s'éloigner de la Terre lors de chaque révolution au lieu de s'en approcher. Les données du système de commande durent être modifiées pour revenir sur une bonne orbite.

Résultat de recherche d'images pour "Valentina Vladimirovna Terechkova"Lors de la phase finale de l'atterrissage de Vostok 6, Valentina Terechkova s'éjecta comme prévu, mais elle se retrouva au-dessus d'un lac. Elle réussit toutefois à survoler le lac en parachute et à atterrir sur la terre ferme.

Valentina Terechkova reste à ce jour l'unique femme à avoir effectué seule un voyage dans l'espace. Il faudra attendre dix-neuf ans avant qu'une autre femme aille dans l'espace, la Soviétique Svetlana Savitskaya, et vingt ans avant qu'une femme d'une autre nationalité s'y lance à son tour, l'Américaine Sally Ride.

À ce jour, Valentina Terechkova demeure également la plus jeune femme à avoir réalisé un voyage spatial. Lors de sa mise sur orbite, elle était en effet âgée de 26 ans, contre un peu moins de 28 ans pour la Britannique Helen Sharman, et 29 ans pour la sud-coréenne Yi So-yeon, qui sont les plus jeunes spationautes après elle. Par comparaison, le plus jeune des cosmonautes est Guerman Titov, qui avait 25 ans et 11 mois lors de son vol.


Richard Douglas Fosbury dit Dick Fosbury : né le 6 mars 1947 à Portland.

 

Athlète américain pratiquant le saut en hauteur, célèbre pour avoir popularisé et perfectionné le saut en rouleau dorsal (appelé également le « fosbury-flop »), avec lequel il a remporté le titre olympique en 1968.

fosbury flopDick Fosbury est né dans l'Oregon, d'une mère secrétaire et d'un père cadre commercial. Pendant son enfance, à l'école, il se rend compte qu'il est doué pour les mathématiques, qu'il apprécie les sciences. Il chante dans son école dans la chorale. En sport, peu à l'aise dans le baseball, il se tourne vers le basket-ball en raison de sa grande taille. Il participe aux épreuves d'athlétisme mais il n'est pas exceptionnel. À cette époque, il voit déjà le sport comme un moyen de rencontrer de nouvelles personnes et non comme une compétition. 

Dès l'âge de 10 ans, il pratique le saut en hauteur avec la méthode du ciseau, suite à une explication en cours de son professeur. À l'âge de 13 ans, il étudie au lycée de Medford, et continue l'athlétisme. Rien ne le destine à devenir un grand athlète à part sa taille (1 m 93). Il atteint une hauteur de 1 mètre 62 à 14 ans en sautant toujours avec cette méthode du ciseau. Cette technique étant limitée par un centre de gravité élevé, ses entraîneurs, Dean Benson et Fred Spiegelberg, lui apprennent le rouleau ventral, mais il n'arrive pas à assimiler la technique et plafonne ainsi à 1 mètre 80 pendant deux ans.

A 16 ans, Dick Fosbury ne se décourage pas en continuant à s'entraîner. Petit à petit, la hauteur aidant, son saut évolue. Il a en effet remarqué que s'il se retourne, et qu'il balance ses épaules vers l'arrière, son bassin monte plus haut qu'avec les méthodes traditionnelles, et il passe ainsi la barre plus facilement. Il atteint alors les 2 mètres, en passant la barre sur le dos.

En mai 1963, à Grants Pass, dans l'Oregon, il participe au meeting lycéen organisé par le Rotary. Devant sa technique, les juges jugent ce saut légal , après vérification et revérification des règles.

En 1965, peu avant de rejoindre l'Université de Corvallis dans l'Oregon, il remporte un titre junior en franchissant 2,01 mètres avec cette méthode peu ordinaire. Berny Wagner, entraîneur à l'Université d'État de l'Oregon le repère et lui propose ses services comme entraîneur. Ensemble, ils essaient de revoir la technique du saut ventral, technique très utilisée par les sportifs de cette époque, mais Dick n'y arrive toujours pas, n'ayant pas, selon lui, le temps de remonter sa jambe d'appel et se remet à plafonner à sa hauteur de 1 mètre 80. Toutefois, comme pour lui l'athlétisme est un passe-temps, lorsqu'il est seul, il continue à « s'amuser » à utiliser sa méthode du « ventral inversé » et à s'entraîner.

De son côté, son entraîneur commence à le voir plus comme triple sauteur que sauteur en hauteur, ne croyant plus en ses chances de réussir dans la discipline. Dick s'essaie même aux haies, son entraîneur étant un spécialiste de ce sport, mais sans succès. Jusqu'au jour où, suite à un entraînement, il le voit effectuer sa méthode personnelle de ventral inversé et passer une barre d'1 mètre 98 avec une marge encore impressionnante. Convaincu, il reprend confiance en son protégé, mais se demande tout de même si ce saut est bien autorisé dans les grandes compétitions. Il est rassuré quand il apprend que oui. Toutefois, comme ce saut est encore inédit, il n'a pas de moyens pour le former et essaie donc de faire évoluer Dick en le filmant pendant ses sauts, pour voir avec lui comment gagner de la hauteur. Dick fait également des séances de musculation pour améliorer son saut, en musclant ses jambes, avec George Chaplin, ancien entraîneur de l'Université de Washington et entraîneur olympique. Ses entraînements de saut sont toutefois entrecoupés, ses études lui prenant du temps.

Toutefois, en 1967, Dick se propulse à 2,10 m lors du championnat universitaire des États-Unis, finissant 5e. Il est alors le junior le plus régulier de la saison, dépassant toujours les 2 mètres. En janvier 1968, il s'impose aussi aux championnats en salle, devenant le premier à atteindre une hauteur de 2 mètres 13. Lors des championnats nationaux NCAA de 1968, il s'impose avec une hauteur de 2 mètres 19, son nouveau record personnel. Lors des premières sélections américaines à Los Angeles, il est sélectionné avec un bond à 2,21 m, meilleur saut mondial de l'année. Dick pensait sa place aux Jeux olympiques de Mexico acquise, mais le Comité olympique des États-Unis organise des sélections supplémentaires en septembre. Il se rend donc à Echo Summit près de South Lake Tahoe (en Californie), sur un site spécialement prévu en altitude, à une hauteur similaire de celle des Jeux olympiques, où il termine difficilement 3e des sélections, derrière Ed Caruthers. Il participera donc aux Jeux olympiques.

Pour la première fois, Dick quitte sa région natale pour se rendre aux Jeux olympiques de Mexico en 1968. Sa façon de sauter enjoue le public mexicain. À chacun de ses sauts la foule scande ‘olé’ devant sa technique atypique et spectaculaire. Il passe les cinq barres proposées à son premier essai : 2,03 m, 2,09 m, 2,14 m, 2,18 m et atteint 2,20 m. Le Soviétique Valentin Gavrilov, un des favoris, échoue à 2,22 m. Passant la barre, Dick reste donc en compétition avec son compatriote Ed Caruthers. À son troisième essai, il réussit là où Caruthers échoue : il franchit les 2,24 m et devient champion olympique, sous les applaudissements du public mexicain. Il signe par la même occasion un nouveau record olympique et national.

Dans un premier temps son saut est refusé, mais les juges l'acceptent après avoir vérifié que rien dans le règlement n'interdit une telle technique : la seule obligation est en effet de ne prendre l'appel que d'un seul pied. La liesse est telle que les premiers marathoniens qui arrivent dans le stade sont même ignorés.

Il poursuit dans cette voie, remportant à nouveau le titre de champion universitaire NCAA des États-Unis en 1969, lors de sa dernière année d'étude dans l'Oregon, puis en finissant deuxième de l'UAA la même année.

Depuis 1956, aucun athlète américain n'avait décroché de médaille en saut en hauteur. Il est donc fêté en héros à son retour. Il est invité à des conférences, sur des plateaux de télévision, rencontre des stars. En outre, ce saut crée à l'époque un véritable engouement dans le pays, les enfants veulent l'imiter et réclament ce sport à leurs professeurs. D'un autre côté, les entraîneurs, encore hésitants, attendent avant de l'apprendre aux athlètes. Les premiers à se lancer dans ce nouveau style sont les athlètes féminines, et notamment Debbie Brill, qui en 1970 gagne grâce à ce saut lors des Jeux du Commonwealth à Edimbourg. Son saut fut quant à lui appelé le Brill Bend.

De son côté, Fosbury, qui était peu patriotique à l'époque, surtout concernant la politique américaine sur la Guerre du Viêt Nam, a peu apprécié d'être mis sur un piédestal ou vu comme un héros. Il dit clairement avoir détesté être un symbole, même s'il était fier de sa réussite.

Il échoue aux sélections américaines pour les Jeux olympiques de Munich en franchissant seulement 2,08 m. L'obtention de son diplôme d'ingénieur marquera la fin de sa carrière d'athlète, qui pour lui était plus un loisir qu'autre chose.

Par la suite, on découvrit que la première personne à s'être servi de la technique du rouleau dorsal était l'athlète Bruce Quande en 1963. Cependant Fosbury reste le premier à l'avoir utilisé en compétition internationale lors des Jeux olympiques de Mexico. Ce saut s'appellera donc le Fosbury-flop.


Décès :

 

Davy Crockett, né David Stern Crockett le 17 août 1786 dans le comté de Greene alors dans l'État de Franklin, décédé le 6 mars 1836 au siège de Fort Alamo.

 

Résultat de recherche d'images pour "Davy Crockett"Soldat, trappeur et homme politique américain. Plusieurs fois élu représentant de l'État du Tennessee au Congrès des États-Unis, il devint un héros populaire de l'histoire des États-Unis. 

Les Crockett sont originaires d'Irlande, descendants de Monsieur de Croquetagne, un capitaine huguenot de la garde de Louis XIV, et dont le nom a été anglicisé. David Crockett est le cinquième enfant d'une fratrie de neuf, et n'a pas reçu une éducation élaborée. Il est le fils de John Crockett qui tenait une taverne et fut un notable local.

Veuf de Mary Finley, surnommée Polly (1788-1815), qui a donné naissance à trois enfants, il se remarie en 1816 avec Elizabeth Patton et a quatre enfants avec elle. Il était franc-maçon.

Le 24 septembre 1813, il sert dans le Second Regiment of Tennessee Volunteer Mounted Riflemen pendant 91 jours et participe en compagnie de tribus indiennes amies à la guerre des Creeks de 1813, au cours de laquelle les Creeks sont manipulés par les spéculateurs immobiliers, dans le sillage de la guerre anglo-américaine de 1812, sous les ordres du futur président Andrew Jackson. Il devient juge de paix en 1817 avant d'intégrer la milice l'année suivante avec le grade de colonel. Il est ensuite désigné pour siéger à l'assemblée législative du Tennessee en 1821 et 1823, où il défend les coureurs de bois et les premiers colons contre les spéculateurs.

De 1827 à 1835, il est plusieurs fois élu représentant du Tennessee au Congrès. Il siège au Capitole avec ses vêtements de trappeur et y soutient les pionniers du Tennessee qui vivent sur des terres distribuées après la guerre d'indépendance à des soldats qui les ont souvent ensuite revendues à des spéculateurs. Ces pionniers pensaient pouvoir occuper ces terres, qu'ils croyaient abandonnées par les militaires, mais se voient ensuite réclamer des fermages par les spéculateurs, pour des montants qu'ils ne peuvent guère honorer, car ils vivent pour la plupart de chasse, de pêche et d'agriculture de subsistance.

Ami proche de nombreux indiens, dont il partage la vie sur la frontière sauvage, Davy Crockett s'oppose au président démocrate Jackson, pourtant membre comme lui du parti démocrate, sur l’Indian Removal Act de 1830, qui vise à ouvrir de nouveaux territoires à la colonisation. Son opposition à Jackson ne l'empêche pas d'être réélu en 1827 avec l'étiquette démocrate, mais est la cause de son échec à l'élection de 1830. Crockett est cependant réélu en 1833, à une époque où le parti démocrate est profondément divisé sur la question de l'abolitionnisme et du traitement à réserver aux Indiens. La majorité des élus du parti est acquise aux planteurs et aux spéculateurs fonciers à partir des années 1840, entrainant de nombreux départs.

En 1834, il publie une autobiographie A Narrative of the Life of David Crockett. En 1835, il est à nouveau défait à l'élection et part pour le Texas.

Résultat de recherche d'images pour "Davy Crockett"Il s'engage peu après cette défaite électorale dans la Révolution texane au Mexique. Le 14 janvier 1836, il prête serment avec 65 hommes d'aider le gouvernement provisoire du Texas, sous la houlette de Samuel Houston. Chaque homme reçoit la promesse d'une récompense de 4 605 acres (19 km2) de terre. Le Texas est alors disputé entre les 70 000 colons américains qui s'y sont installés, dont des Français venus de Mulhouse à Castroville, et les colons mexicains.

Il prend part à la défense de Fort Alamo (23 février - 6 mars 1836) et se voit confier la garde de la palissade sud. La légende a retenu qu'il aurait disparu en effectuant une sortie ; le journal de José Enrique de la Peña affirme qu'il a été fait prisonnier par le général mexicain Manuel Fernández Castrillón et qu'il a été exécuté sommairement avec une douzaine d'hommes sur l'ordre du commandant des troupes Antonio López de Santa Anna. Cette version est cependant contestée. Les rares survivants d'Alamo affirment avoir vu le corps de Davy Crockett lors de l'assaut final. Son fusil qu'il avait surnommé « Vieille Betsy » en hommage à sa sœur est exposée à San Antonio dans le musée Alamo. n 1838, Robert P. Crockett vient au Texas réclamer les terres promises à son père.


Gottlieb Daimler (originellement Däumler) : né le 17 mars 1834, à Schorndorf, décédé le 6 mars 1900, Stuttgart.

 

Ingénieur allemand en mécanique de génie. Coinventeur des moteurs à essence.

Pionnier de l'automobile, inventeur de Résultat de recherche d'images pour "Gottlieb Daimler"la moto en 1885, et fondateur de la marque d'automobile Daimler Motoren Gesellschaft, rebaptisée Daimler-Benz AG, puis Mercedes-Benz après fusion avec Karl Benz en 1926. La marque anglaise Daimler Motor Company est fondée en 1893 sur les bases des licences d'exploitation des brevets de Goettlieb Daimler et rachetées par Frederick Richard Simms. Gottlieb Daimler naît à Schorndorf dans le Würtemberg à environ 30 km de Stuttgart en Allemagne de l'Ouest. il commence à travailler comme ingénieur en mécanique dans l'industrie de Graffenstaden en Alsace avant de reprendre s es études de mécanique en 1857 à l’Université de Stuttgart. 1865 il se lie d'amitié avec son compatriote inventeur et industriel Wilhelm Maybach (futur associé). 1867 il épouse Emma Kunz avec qui il a six enfants.

En 1869 il obtient un emploi comme dessinateur industriel chez un constructeur de moteurs Allemand à Karlsruhe, entreprise dirigée par l'ingénieur inventeur du moteur à essence Nikolaus August Otto. Il fait par la suite embaucher son ami Wilhelm Maybach. Ils développent un moteur fonctionnant au gaz d'éclairage. Trois ans plus tard, en 1872, il devient directeur technique et s’associe avec Nikolaus August Otto pour fonder Deutz AG, constructeur de moteurs à gaz fixes. En 1882 il quitte Deutz AG avec son ami Wilhelm Maybach pour ouvrir un atelier indépendant en 1884 à Cannstatt (devenu depuis un quartier de Stuttgart) avec le montant du capital de ses parts de Deutz AG où ils améliorent le moteur à quatre temps de l'ingénieur inventeur français Alphonse Eugène Beau de Rochas, notamment en mettant des aubes sur le volant moteur pour son refroidissement.

1885 ils construisent la première moto du monde, en bois, puis montent leur moteur avec succès sur un bateau, un traîneau, une voiture « à cheval » en 1886 (ce qui signifie l'invention du véhicule motorisée à quatre roues, de la voiture au sens moderne du terme donc), des tramways et des pompes à incendie…

1887 Gottlieb Daimler dépose un brevet pour son moteur Daimler à combustion interne à grande vitesse qui marque une étape importante dans le développement des automobiles et des motos.

1889 ils mettent au point la Stahlradwagen, première voiture avec un moteur à combustion interne, carburateur à gicleur à essence (Moteur à deux cylindres en V) qu'ils présentent sur le stand de Panhard et Levassor de la galerie des « machines et des progrès techniques » de l'Exposition universelle de Paris de 1889.

Armand Peugeot qui présente sa Peugeot Type 1 à chaudière à vapeur Serpollet découvre ce moteur révolutionnaire fabriqué par Panhard et Levassor à Paris dès la fin de l'exposition. Il s'associe avec eux et construit le châssis d'un quadricycle, la Peugeot Type 2 suivi un an plus tard de la Peugeot Type 3 équipé de moteur Daimler qui marque le début de l'empire de l'automobile Peugeot de l'industrie automobile française et Européenne équipé de moteur Daimler.

1900 Gottlieb Daimler décède le 6 mars à Stuttgart à l’âge de 66 ans. Son fils Paul Daimler lui succède jusqu'en 1922 avant d'être remplacé par le professeur Ferdinand Porsche, inventeur de la Volkswagen Coccinelle (avec Paul Daimler) puis fondateur de Porsche en 1948. 



05/03/2015
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