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Mag à zine international.

Cela s'est passé un 16 mars...

Lundi 16 mars 2015 - 25 Ventôse CCXXIII 

75eme  jour - 11eme semaine de l'année 2015 

  Wallpaper hiver neige montagne

 

Fêtes du jour : Bénédicte,

Aujourd'hui nous fêtons également les Bénédictine, Bénédict, Eusébie, Ysoie, Ysoline, Héribert.

 

Dicton du jour :  

« À la Sainte-Bénédicte, on attend de l’hiver qu’il abdique. »

 

Citations sur l'histoire :

 

« Faites attention à l'Histoire officielle que l'imposture se charge de décrire. » 

[Chateaubriand] Mémoires d'outre-tombe

 

 « Faire confiance à l’histoire c’est croire les criminels sur parole. »

 [Simone Veil]

 

 « L'Histoire est une galerie de tableaux où il y a peu d'originaux et beaucoup de copies. »

 [Alexis de Tocqueville]

 

Citations du jour : 

 

« Le prix de l'homme baisse quand il n'a plus l'usage de sa liberté. »

[Hô Chi Minh] 

 

« Pour un artiste, la liberté est aussi indispensable que le talent et l'intelligence. »

[Maxime Gorki]

 

« Le carrosse du passé ne nous conduit nulle part. »

[Maxime Gorki]  

 

« Le businessman américain est un monsieur qui, toute la matinée, parle de golf à son bureau et qui, le reste de la journée, discute affaires sur le terrain de golf. »

[Jerry Lewis] 


Évènements : 

16 mars 1968 : massacre de Mỹ Lai (Vietnam).

 

Le massacre de Mỹ Lai, survenu durant la guerre du Viêt Nam, a été perpétré le 16 mars 1968 par des soldats américains contre plus de 300 civils vietnamiens, dont beaucoup de femmes et d'enfants, dans le hameau de Mỹ Lai. Le massacre a été caché par l'armée américaine et dévoilé seulement un an et demi plus tard dans un reportage du magazine Harper's.

Résultat de recherche d'images pour "massacre de Mỹ Lai"L'indignation soulevée par ce massacre fut le point de départ d'un scandale international.

Durant l'offensive du Tết, en janvier 1968, le 48e bataillon de l'armée du FNL (unité Việt Cộng) avait opéré dans la zone de Quảng Ngãi. Les services de renseignements militaires américains avaient estimé que des éléments de cette unité, battant retraite, s'étaient probablement repliés et avaient trouvé refuge à Mỹ Lai, un petit village côtier du golfe du Tonkin, au nord du Sud-Viêt Nam, pas très loin du Nord-Viêt Nam (dans l'actuelle Province de Quảng Ngãi).

Une opération est donc décidée pour les éliminer : le 16 mars 1968, le lieutenant William Calley encercle Mỹ Lai. Les services de renseignements militaires américains l'ont prévenu que les villageois vont au marché ce jour-là. Calley pense donc que ceux qui restent sont des Việt Cộng.

Il reçoit l'ordre (comme il le dira plus tard à son procès) de nettoyer la zone, du vieillard au bébé. Il regroupe la population, fait incendier le village et donne l'ordre d’abattre toute la population : femmes, enfants, et vieillards.

Les troupes américaines pénètrèrent dans le village et arrivèrent à le boucler totalement sans trouver un seul combattant vietnamien. Certaines personnes civiles ont essayé de s’enfuir en courant, et même des femmes avec des enfants dans les bras, mais elles en furent empêchées.

Avant d'être tuées, certaines victimes sont agressées sexuellement, violées, battues, torturées ou mutilées. Le nombre de civils tués ne peut pas être établi avec certitude. Le mémorial bâti sur le site liste 504 noms (de 1 à 82 ans) dont 210 personnes de mois de 12 ans. Une enquête conduite par l'armée américaine arrive quant à elle à 347 morts.

Un pilote d'hélicoptère de l'armée américaine, Hugh C. Thompson, Jr., et ses deux coéquipiers, qui survolaient la zone par hasard, tentèrent vainement d'intervenir pour mettre fin à ce massacre. Ils ne purent sauver qu'une douzaine de villageois en les embarquant à bord de leur hélicoptère.

Un an plus tard, le soldat Ron Ridenhour, stupéfait par le témoignage d'un participant du massacre, révéla cette atrocité commise par les Américains au Viêt Nam.

En 1971, une enquête suivie d’un procès a abouti à la condamnation du lieutenant William Calley à la prison à vie pour meurtres prémédités. Cependant, deux jours après son incarcération, une intervention du président Richard Nixon a ordonné son assignation à résidence dans l'attente du jugement en appel. Après celui-ci, Calley a passé trois ans et demi assigné à résidence à Fort Benning, en Georgie. J. Robert Elliott, juge fédéral, a ordonné sa libération le 25 février 1974 après l'invocation par Calley de l'Habeas Corpus pour contester sa mise aux arrêts. Calley a toujours proclamé qu'il avait suivi les ordres de son capitaine, Ernest Medina. Medina a nié avoir donné de tels ordres et a été acquitté dans un autre procès. La plupart des soldats impliqués dans le massacre ont quitté l'armée et, sur les 26 hommes initialement inculpés, seul le lieutenant Calley a été condamné.

Cette affaire a contribué pour une large part à la montée en puissance du mouvement pacifiste aux États-Unis. Il a été largement évoqué au cours des séances du Tribunal Russell.

Pour l'intellectuel américain Noam Chomsky, Mỹ Lai n'était qu'une « banalité », un épisode dans « une opération militaire appelée Wheeler/Wallowa, qui était une énorme opération de génocide, au cours de laquelle les raids des B-52 ciblaient les villages ».

Quarante et un an après les faits qui continuent de hanter William Calley, celui-ci a exprimé en privé le mercredi 19 août 2009 des remords devant les membres du Club des Kiwanis de l'agglomération de Columbus (Géorgie) : « Il ne se passe pas un jour sans que je ressente des remords pour ce qui s'est passé ce jour là à Mỹ Lai. J'éprouve des remords pour les Vietnamiens qui ont été tués, pour leurs familles, pour les soldats américains impliqués et pour leurs familles. Je suis profondément désolé ».


16 mars 1978 : enlèvement d'Aldo Moro.

 

Résultat de recherche d'images pour "enlèvement d'Aldo Moro"Aldo Luigi Romero Moro : né le 23 septembre 1916 à Maglie dans la province de Lecce, Pouilles, décédé le 9 mai 1978 à Rome ou dans les environs, assassiné par les Brigades rouges). Juriste (professeur de droit pénal) et un homme politique italien, plusieurs fois président du Conseil.

Pendant les années 1970, Moro porta son attention sur le projet d'Enrico Berlinguer de Compromis historique. Le dirigeant du PCI (Parti communiste italien) proposait une alliance entre les communistes et les démocrates-chrétiens à une époque de grave crise économique, politique et sociale en Italie. Moro, qui présidait alors la Démocratie chrétienne, fut l'un de ceux qui contribuèrent à former un gouvernement de « solidarité nationale ».

Moro fut chef de cinq gouvernements de centre-gauche, de décembre 1963 à juin 1968, puis à nouveau de novembre 1974 à avril 1976. Mais jamais il ne put diriger une coalition issue du Compromis historique.

L’Italie passa un accord dénommé « pacte Moro » avec les groupes palestiniens pour qu’ils puissent transiter et passer des armes sur le territoire italien sans être inquiétés, en échange de l’engagement à ne pas accomplir d’attentats sur son sol. Le pacte aurait tenu jusqu’à la mort d’Aldo Moro.

Le 16 mars 1978, Aldo Moro est enlevé en plein Rome, rue Stresa, par les Brigades rouges, un groupe terroriste d'extrême gauche dirigé par Mario Moretti. Les assaillants assassinent froidement les cinq gardes du corps de Moro afin de l’enlever. Après une détention de 55 jours, Moro est assassiné le 9 mai à Rome ou dans les environs. Son corps est retrouvé le jour même dans le coffre d'une automobile.

Moro était en route pour une session de la Chambre des députés lorsqu’il a été enlevé. Lors de cette session, les députés devaient discuter le vote de confiance au nouveau gouvernement de Giulio Andreotti qui, pour la première fois, recevait l’aval du parti communiste. Ce devait être la première application de la vision stratégique que partageait Moro avec Berlinguer de Compromis historique.

Les Brigades rouges proposèrent d’épargner la vie de Moro en échange de la libération de plusieurs de leurs compagnons emprisonnés. Durant la détention, il est suggéré que certaines personnes dans les services secrets ou l'appareil d'État savaient où se situait le lieu de détention (un appartement romain).

Pendant cette période, Moro écrivit des lettres aux principaux dirigeants de la DC ainsi qu’au Pape Paul VI (qui plus tard célébra personnellement la messe de funérailles de Moro). Dans ses lettres, Moro prônait comme objectif prioritaire pour l’État de sauver des vies, et affirmait que le gouvernement devait s’évertuer à satisfaire les revendications de ses geôliers. La plupart des dirigeants du parti de la Démocratie chrétienne soutenait que les lettres ne reflétaient pas les aspirations sincères de Moro, et refusèrent toute tentative de négociation, rejetant ainsi les requêtes de la famille Moro. Dans son appel aux terroristes, le pape Paul VI demanda la libération « sans conditions » de Moro.

Suivant les indications des Brigades rouges, son corps sans vie fut retrouvé dans le coffre d'une automobile via Caetani, à mi-chemin des sièges de la DC et du PCI. Sans doute un dernier acte symbolique à l’attention de la police et des institutions qui gardaient toute la nation, et sa capitale en particulier, sous une surveillance stricte et sévère. 

La capture de Moro, la cause et les méthodes de son assassinat n'ont pas été complètement éclaircies à ce jour, en dépit de plusieurs procès et de nombreuses enquêtes, ainsi que d’une attention nationale et internationale soutenue. Certains ont envisagé que les lettres de Moro comportaient des messages codés à l’attention de sa famille et de ses collègues. D’autres ont douté de la validité de ces lettres, et envisagé une éventuelle censure. Le chef des carabiniers Carlo Alberto Dalla Chiesa (qui sera plus tard assassiné par la mafia) trouva des copies des lettres de Moro dans une maison milanaise ayant appartenu à des terroristes. Mais ce ne fut que des années après cette découverte qu’elles furent rendues publiques.

Certains ont suggéré que les Brigades rouges, dont le juge Rosario Priore déclare qu'elles ont bénéficié du soutien logistique et direct de la Stasi est-allemande, avaient été infiltrées ou manipulées, pour discréditer la cause communiste, par les services secrets américains (via Gladio). Guy Debord, lui, met plutôt en cause des services secrets italiens. Cette théorie se fonde sur le fait que l'effort fourni par Moro pour intégrer des communistes au sein du gouvernement n'avait pas reçu l'approbation des États-Unis. Aucune preuve n'a pu être trouvée pour l'appuyer.

Il est néanmoins établi que le gouvernement italien, conseillé par des fonctionnaires américains, a délibérément fait échouer les négociations. Dans un documentaire d'Emmanuel Amara (2006) réalisé pour la série de France 5, « Les derniers jours d'une icône », Steve Pieczenik, un ancien négociateur en chef américain ayant travaillé sous les ordres des secrétaires d'État Henry Kissinger, Cyrus Vance et James Baker, raconte comment il a participé au court-circuitage des négociations afin qu'elles n'aboutissent pas, avec comme recours éventuel de « sacrifier Aldo Moro pour maintenir la stabilité politique en Italie. » « J'ai instrumentalisé les Brigades rouges pour tuer Moro », ajoute-t-il. Un peu plus tard, dans le même documentaire, Francesco Cossiga, ministre de l'Intérieur de l'époque, confirme cette version des faits. C'est aussi la conclusion à laquelle est arrivé le journaliste d'investigation américain Webster G. Tarpley.


Naissances : 

 

Maxime Gorki (parfois orthographié Gorky) (russe : Максим Горький, Maksim Gorki), nom de plume d’Alekseï Maksimovitch Pechkov (en russe : Алексей Максимович Пешков) : né le 28 mars (16 mars calendrier Grégorien) 1868 à Nijni Novgorod et mort le 18 juin 1936 à Moscou.

 

Résultat de recherche d'images pour "Maxime Gorki"Écrivain russe. Il est considéré comme un des fondateurs du réalisme socialiste en littérature et un homme engagé politiquement et intellectuellement aux côtés des révolutionnaires bolcheviks.

Enfant pauvre, autodidacte, formé par les difficultés et les errances de sa jeunesse, passé par le journalisme, il devient un écrivain célèbre dès ses débuts littéraires. Auteur de nouvelles pittoresques mettant en scène les misérables de Russie profonde (Essais et Histoires, 1898), de pièces de théâtre dénonciatrices comme Les Bas-fonds en 1902 ou de romans socialement engagés comme La Mère, publié en 1907, il racontera aussi sa vie dans une trilogie autobiographique : Enfance/ Ma vie d'enfant (1914), En gagnant mon pain (1915-1916), Mes universités (1923).

Dès ses débuts littéraires, Gorki partage l'idéal des partis progressistes et se lie avec les bolcheviks et avec Lénine. Plusieurs fois emprisonné pour ses prises de position, en particulier lors de la révolution de 1905, il quitte la Russie et voyage aux États-Unis pour collecter des fonds pour le mouvement bolchevique. À son retour en 1906, il doit s'exiler à Capri pour des raisons à la fois médicales et policières.

Rentré en Russie à la suite d'une amnistie en 1913, Maxime Gorki est proche de Lénine et des révolutionnaires, mais formule des critiques dès novembre 1917 qui lui valent les menaces du pouvoir : inquiet et malade de la tuberculose, il quitte la Russie en octobre 1921 et se fixe de nouveau dans le sud de l'Italie en 1924.

Encouragé par Staline, il revient plusieurs fois en URSS après 1929 et s'y réinstalle définitivement en 1932 : il devient un membre éminent de la nomenklatura soviétique et participe à la propagande du régime qui l'honore mais le surveille en même temps. Il meurt en juin 1936 dans des circonstances qui ont prêté au soupçon, mais ses funérailles nationales l'établissent comme l'écrivain soviétique exemplaire qu'immortaliseront écrits et statues.


Joseph Levitch, dit Jerry Lewis : né le 16 mars 1926 à Newark dans l'État du New Jersey, aux États-Unis.

 

 

Résultat de recherche d'images pour "Jerry Lewis"Humoriste, acteur, producteur et réalisateur de cinéma américain, Né de parents russes juifs, fils de Daniel Levitch, acteur de spectacles de variétés, Danny Lewis de son nom d'artiste, Jerry Lewis se fit connaître en formant le duo comique Martin and Lewis avec le chanteur Dean Martin. Ils se démarquèrent de la majorité des comiques des années 1940 en jouant surtout sur l'interaction entre deux comiques, plutôt que de réciter des sketches planifiés à l'avance. À la fin des années 1940, ils étaient nationalement connus, d'abord pour leurs représentations dans les night-clubs, puis en tant que stars de cinéma. Ils embrayèrent sur la production de films pour la télévision et se séparèrent en 1956.

 Jerry Lewis, alors en solo, joua dans le film Le Délinquant involontaire, (The Delicate Delinquent) en 1957. Il fut ensuite tête d'affiche de cinq autres films, avant d'écrire, jouer, produire et réaliser lui-même Le Dingue du palace, (The Bellboy) en 1960. Il fut le pionnier de la régie vidéo (Video assist.), en utilisant une caméra vidéo sur le plateau en même temps qu'il filmait normalement, pour pouvoir visualiser immédiatement le résultat. Cette technique devint un standard dans l'industrie.

Il réalisa plusieurs autres films dont Le Tombeur de ces dames (The Ladies Man, 1961), Le Zinzin d'Hollywood (The Errand Boy, 1962), et le fameux Docteur Jerry et Mister Love (The Nutty Professor, 1963). La popularité de Jerry Lewis déclina aux États-Unis à partir de la fin des années 1960 mais il conserva une partie de sa renommée à l'étranger, essentiellement en Europe. Il est particulièrement soutenu en France par les revues Positif et Les Cahiers du cinéma, et le critique Robert Benayoun contribue grandement à éclairer l'importance de ses films.

En 1966, il organisa le Labor Day Telethon For The Muscular Dystrophy Association, œuvre de charité à laquelle il était déjà publiquement associé depuis dix ans.

 En 1972, Lewis joua et réalisa The Day the Clown Cried, une comédie dont l'action se déroule dans un camp de concentration nazi. Le film ne sortit pas en salles et partagea les quelques personnes à l'avoir visionné.

 Après huit ans d'absence cinématographique, Jerry Lewis revint au début des années 1980 dans Au boulot... Jerry ! (Hardly Working), qu'il joua et réalisa. Il enchaina en 1983 avec un rôle à contre-emploi dans La Valse des pantins (The King of Comedy), de Martin Scorsese, qui fut applaudi par la critique.

En 1984, Jack Lang, ministre de la culture, lui remet la Légion d'honneur. En 2006, il est fait Commandeur de la Légion d'honneur.

En janvier 1993, on le retrouve dans le long-métrage d'Emir Kusturica : Arizona Dream, aux côtés de Johnny Depp, Faye Dunaway et Vincent Gallo.

En 2006, il a interprété le rôle-titre d'un épisode de la série télévisée américaine New York, unité spéciale (Law & Order Special Victims Unit) (saison 8, épisode 4, "Uncle").

Récemment en 2008, Jerry a travaillé avec Drake Bell dans le film d'animation, The Nutty Professor. En mai 2011 Jerry Lewis annonce qu'il présentera son dernier téléthon contre la dystrophie musculaire, l'acteur étant affaibli par d'importants problèmes de santé notamment une fibrose pulmonaire.

Le dernier film où Jerry Lewis apparait en tant qu'acteur, Max Rose (sortie 2013), est un drame écrit et réalisé par Daniel Noah, produit par Lawrence Inglee. Lewis y joue le rôle d'un vieil homme qui retrouve goût à la vie malgré la disparition de sa femme. Le film est d'ailleurs sélectionné au Festival de Cannes 2013. 


Décès :

 

Tibère (latin : Tiberius Caesar Divi Augusti Filius Augustus), né à Rome le 16 novembre 42 av. J.-C. et mort à Misène le 16 mars 37 ap. J.-C., est le deuxième empereur romain de 14 à 37. Il appartient à la dynastie Julio-Claudienne.

Résultat de recherche d'images pour "Tibère"C'est un descendant de la gens Claudia et il porte à la naissance le nom de Tiberius Claudius Nero. Durant sa jeunesse, Tibère se distingue par son talent militaire en conduisant avec succès de nombreuses campagnes militaires le long de la frontière septentrionale de l'Empire et en Illyrie, souvent aux côtés de son frère Drusus I, qui meurt en Germanie. Après une période d'exil volontaire dans l'île de Rhodes, il retourne à Rome en 4 ap. J.-C. où il est adopté par Auguste et devient le dernier des successeurs potentiels de l'empereur, se nommant dorénavant Tiberius Iulius Caesar. Il mène alors d'autres expéditions en Illyrie et en Germanie afin de remédier aux conséquences de la bataille de Teutobourg.

À la mort de son père adoptif, le 19 août 14, il obtient le nom de Tiberius Iulius Caesar Augustus et il peut lui succéder officiellement dans la fonction de princeps senatus car il est depuis 12 ans associé au gouvernement de l'Empire romain, détenant aussi l'imperium proconsulaire et la puissance tribunitienne, les deux pouvoirs majeurs des empereurs du Principat. Il met en place d'importantes réformes dans les domaines économiques et politiques, met un terme à la politique d'expansion militaire, se limitant à sécuriser les frontières grâce à l'action de son neveu Germanicus. Après la mort de ce dernier et de celle de son fils Drusus II, Tibère favorise la montée du préfet du prétoire Séjan. Il s'éloigne de Rome et se retire sur l'île de Capri. Lorsque le préfet essaie de prendre possession du pouvoir, Tibère le fait destituer et assassiner. L'empereur ne retourne plus dans la capitale où il est haï jusqu'à sa mort en 37. Caligula, fils de Germanicus et d'Agrippine l'Aînée, lui succède.

Tibère a été durement critiqué par les historiens antiques tels que Tacite et Suétone, mais sa personnalité a été réévaluée par les historiens modernes comme étant celle d'un politicien habile et prudent.


Flavius Odoacre (autre orthographe Odovacer) : né v. 433, décédé le 16 mars 493.

 

Résultat de recherche d'images pour "Flavius Odoacre"Flavius Odoacre était probablement d’origine Skire, peuple allié aux Huns. Il quitta son pays natal pour s’enrôler dans l’armée romaine. S’estimant moins bien traités que les peuples barbares vaincus, des contingents barbares se rebellèrent contre le patrice Oreste et son fils, Romulus Augustule, nommé empereur par son père. À la tête de ces troupes, Odoacre vainquit le général Paulus, frère d’Oreste, et prononça la déchéance de Romulus Augustule en 476. Après avoir été acclamé comme « roi » par ses troupes, il gouvernera l’Italie avec l’agrément du sénat de Rome au nom de l’empereur d’Orient à qui il demanda d’être reconnu comme patrice. Tout en lui donnant effectivement ce titre, l’empereur le pressa plutôt de reconnaitre Julius Népos, empereur légitime d’Occident. Le meurtre de Népos mit fin à l’ambiguïté. Odoacre punit les coupables et s’empara de la Dalmatie. À partir de 488, il eut à lutter contre les Ostrogoths encouragés par Constantinople. Vaincu à trois reprises par le roi Théodoric, il se réfugia à Ravenne. Après trois ans de siège, il capitula, mais fut assassiné par Théodoric à l’occasion d’un banquet devant sceller leur entente le 16 mars 493.

Odoacre restera dans l'histoire comme étant celui qui mit un terme à l'Empire romain d'Occident.



15/03/2015
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