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Mag à zine international.

Cela s'est passé un 21 février...

SAMEDI 21 février 2015 - 2 Ventôse CCXXIII 

52ème jour - 8ème semaine de l'année 2015   

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 Fêtes du jour : Damien,

Aujourd'hui nous fêtons également les Pierre-Damien, Pépin, pepina, Pépino, Peppino, Gwenn, Guen, Gwen, Gwendoline, Gwenna, Gwennaig, Gwennou.


Dicton du jour :  

« À la Saint Pierre-Damien, l'hiver reprend ou s'éteint. » 


Citations sur l'histoire :

 

« Faites attention à l'Histoire officielle que l'imposture se charge de décrire. » 

 [Chateaubriand] Mémoires d'outre-tombe

 

 « Faire confiance à l’histoire c’est croire les criminels sur parole. »

 [Simone Veil]

 

 « L'Histoire est une galerie de tableaux où il y a peu d'originaux et beaucoup de copies. »

 [Alexis de Tocqueville]

 

« Le talent de l'historien consiste à faire un ensemble vrai avec des traits qui ne sont vrais qu'à demi. »

 [Ernest Renan]

 

« Les hommes font leur histoire, même s'ils ne savent pas l'histoire qu'ils font. » 

[Raymond Aron] 

 

« L’histoire est la science du malheur des hommes. »

[Raymond Queneau]


Citations du jour : 

 

« Je conviendrais bien volontiers que les femmes nous sont supérieures, si cela pouvait les dissuader de se prétendre nos égales. »

[Sacha Guitry]

 

« Si ceux qui disent du mal de moi savaient exactement ce que je pense d'eux, ils en diraient bien davantage. »

[Sacha Guitry]

 

« Les mots il suffit qu’on les aime pour écrire un poème. »

[Raymond Queneau

 

« L'infini n'existe pas. L'univers est fini quoique illimité. Il n'y a pas de place pour Dieu. »

[Raymond Queneau]

 

« On ne peut pas changer certaines personnes car ils sont complètement conditionnées à l’ignorance. »

[Malcolm X] 


21 février 1322 : sacre de Charles IV à Reims.

 

Résultat de recherche d'images pour "21 février 1322 : sacre de Charles IV à Reims."Le comte de La Marche monte sur le trône sous le nom de Charles IV à la mort de son frère Philippe V le Long le 3 janvier 1322. Cette fois-ci, il ne tient aucun compte d'éventuels droits de ses nièces, Jeanne de Navarre et les filles de Philippe V. Contrairement à ce qui s'était passé en 1316, cette prise du pouvoir s'effectue sans aucune contestation.

Charles IV est sacré à Reims le 21 février 1322 par l'archevêque Robert de Courtenay. En tant qu'héritier de sa mère Jeanne de Navarre, il ajoute au titre de roi de France celui de roi de Navarre.

Trouvant le trésor royal épuisé par les abus du règne précédent, Charles IV punit sévèrement et dépouille les financiers lombards. Il traite avec la même rigueur les mauvais juges et les seigneurs qui avaient accaparé les biens des particuliers. Il fait même arrêter Girard de la Guette, ex-surintendant des finances de Philippe le Long, lequel est accusé d'avoir détourné un million deux cent mille livres. Il le remplace par son trésorier Pierre de Rémi, qui sera lui-même pendu sous le règne suivant pour le même motif de concussion. À la chancellerie, Charles IV nomme son ancien chancelier du comté de La Marche Pierre Rodier.

Sa montée sur le trône permet aussi à son oncle et parrain Charles de Valois de retrouver un pouvoir qu’il n'avait pas eu sous le règne précédent. L’oncle du roi fait ainsi entrer au gouvernement des hommes à lui, comme le trésorier Jean Billouart ou le chancelier Jean de Cherchemont, qui remplace Pierre Rodier en 1323. Parmi les autres conseillers du nouveau souverain, on peut citer d’anciens légistes de Philippe le Bel tels que Guillaume de la Brosse et Raoul de Presles, ou encore Guillaume Flote, appelé à jouer un rôle encore plus grand sous Philippe de Valois. 


21 février 1916 : début de la bataille de Verdun.

 

Résultat de recherche d'images pour "début de la bataille de Verdun"La bataille de Verdun fut une bataille de la Première Guerre mondiale qui eut lieu du 21 février au 19 décembre 1916 près de Verdun en France, opposant les armées françaises et allemandes. Conçue par le général Erich von Falkenhayn, commandant en chef de l'armée allemande, d'après la version qu'il en donna dans ses Mémoires, comme une bataille d'attrition pour « saigner à blanc l'armée française » sous un déluge d'obus dans un rapport de pertes de un pour deux, elle se révélera en fait presque aussi coûteuse pour l'attaquant : elle fit plus de 714 231 morts, disparus ou blessés, 362 000 soldats français et 337 000 allemands, une moyenne de 70 000 victimes pour chacun des dix mois de la bataille. On peut noter que selon les travaux historiques récents, notamment ceux de l'historien allemand Holger Afflerbach, l'objectif allemand était plus simplement de prendre le saillant de Verdun, la version d'une bataille d'attrition étant une justification inventée après-coup par Falkenhayn pour masquer son échec.

C'est la plus longue et l'une des batailles les plus dévastatrices de la Première Guerre mondiale et de l'histoire de la guerre. Verdun apparaît comme le lieu d’une des batailles les plus inhumaines auxquelles l’homme se soit livré : l'artillerie y cause 80 % des pertes, le rôle des hommes y consiste surtout à survivre — et mourir — dans les pires conditions sur un terrain transformé en enfer, tout cela pour un résultat militaire nul.

Elle se termina par un retour à la situation antérieure. Elle n'en constitue pas moins une grande victoire défensive de l'armée française, jugée a posteriori par les Allemands comme de même nature que la victoire de l'armée rouge dans la bataille de Stalingrad. Parallèlement, de juillet à novembre, l'armée britannique ainsi que l'armée française seront engagées dans la bataille de la Somme, tout aussi sanglante. De plus, du 4 juin au 20 septembre, l'armée russe sera engagée dans l'offensive Broussilov, la plus grande offensive sur le Front de l'Est de l'armée russe de toute la guerre qui contraindra l'état major allemand à retirer des divisions sur le front de l'Ouest pour les envoyer à l'Est, ce qui contribuera à alléger une partie de la pression allemande sur Verdun.

Alors que, côté allemand, ce sont pour l'essentiel les mêmes corps d'armée qui livreront toute la bataille, l'armée française fera passer à Verdun, par rotation, 70 % de ses Poilus, ce qui contribua à l'importance symbolique de cette bataille et à la renommée du général Pétain qui en commanda la première partie. C'est au général Nivelle que revint le mérite de l'enrayement définitif de l'offensive allemande (juin - juillet 1916), puis de la reconquête du terrain perdu entre octobre et novembre 1916 avec la récupération du fort de Douaumont, aidé en cela par son subordonné le général Mangin.

Verdun sera, comme la Somme, une terrible leçon que certains théoriciens militaires allemands sauront comprendre. L'immobilité du front, malgré les moyens engagés, est due à l'absence de moteur : en 1940, soumise au feu motorisé des Panzers, Verdun tombera en 24 heures.


Naissances :

 

Jeanne Calment est une femme française, née Jeanne Louise Calment le 21 février 1875 à Arles (Bouches-du-Rhône) et morte le 4 août 1997 dans la même ville à l'âge de 122 ans, 5 mois et 14 jours (elle a vécu 44 694 jours).

 

Résultat de recherche d'images pour "Jeanne Calment"Jeanne Calment est la personne ayant vécu le plus longtemps au monde dont la naissance a pu être établie de manière certaine. Elle a été doyenne des Français à partir du 20 juin 1986 et doyenne de l'humanité du 17 septembre 1989 jusqu'à sa mort. Jeanne Louise Calment naît le 21 février 1875 de Nicolas Calment (fils d'Antoine Calment et Marie Anne Poujaud), charpentier de marine, et de Marguerite Gilles (fille de Claude Gilles et Rose Minaud), sans profession, venant d'une famille de meuniers. Ses parents se marient le 16 octobre 1861. Ils ont plusieurs enfants (mais le nombre exact n'a pu être avéré) : Antoine, né en 1862 ; Marie, née en 1863 ; François, né en 1865 ; et Jeanne, née en 1875. Cette dernière n'a jamais connu Marie et Antoine, car ceux-ci sont morts en bas âge, respectivement à 1 et 4 ans.

Le 8 avril 1896, à l'âge de 21 ans, Jeanne épouse son cousin issu de germain, Fernand Nicolas Calment, riche marchand, ce qui permet à Jeanne Calment de ne jamais travailler. Elle peut ainsi mener une vie aisée où elle peut pratiquer ses hobbies comme le tennis, le vélo, la natation, le patin à roulettes, le piano et l'opéra. Elle survécut 55 ans à son mari (mort en 1942).

Jeanne Calment et son mari n'ont eu qu'une seule fille, Yvonne, née le 20 janvier 1898 et un seul petit-fils, Frédéric, né en 1926. Sa fille est morte à l'âge de 36 ans d'une pneumonie et son petit-fils, devenu médecin est mort en 1963 à l'âge de 37 ans d'une rupture d'anévrisme due à un accident de moto.

En 1965, à l'âge de 90 ans et sans héritier, elle vend son appartement en viager à son notaire, André-François Raffray. Celui-ci, alors âgé de 47 ans, accepte de lui payer mensuellement la somme de 2 500 francs. Il le fera jusqu'à sa mort en 1995, à l'âge de 77 ans ; sa femme continuera ensuite de payer, jusqu'à la mort de Jeanne Calment. Au total, les époux Raffray ont versé plus de deux fois le prix de l'appartement de Jeanne Calment conformément aux règles du viager.


Alexandre Guitry, dit Sacha Guitry : né le 21 février 1885 à Saint-Pétersbourg (Russie) et mort le 24 juillet 1957 à Paris (7e).

 

Résultat de recherche d'images pour "Sacha Guitry"Dramaturge, acteur, metteur en scène, réalisateur et scénariste français,Auteur dramatique prolifique, il a écrit 124 pièces de théâtre, dont beaucoup furent de grands succès. Il a également réalisé trente-six films (dont dix-sept adaptations de ses pièces), jouant dans la quasi-totalité d'entre eux, notamment Le Roman d'un tricheur, Désiré, Mon père avait raison, Quadrille, Ils étaient neuf célibataires, Si Versailles m'était conté...

Alexandre dit « Sacha » Guitry est le fils du comédien Lucien Guitry (1860-1925) et de Renée Delmas (1858-1902), fille du journaliste René Delmas de Pont-Jest, qui s'est essayée elle aussi au théâtre. Il est le troisième d'une fratrie de quatre garçons. Deux mourront au berceau (l'aîné en 1883, le benjamin en 1887). Le cadet, Jean, né en 1884 à Saint-Pétersbourg, deviendra comédien et journaliste avant de périr dans un accident d'automobile en 1920.

Comme ses deux aînés, Alexandre naît dans la capitale de l'Empire russe, où son père a signé un contrat de neuf ans avec le théâtre Michel pour la saison d'hiver. Il doit son prénom de baptême à son parrain le tsar Alexandre III qui appréciait le talent de Lucien Guitry.

Ses parents se séparent en 1885, Renée Delmas refusant les nombreuses liaisons de son mari, notamment avec Sarah Bernhardt. Le divorce est prononcé en février 1889 et Sacha est confié à sa mère, ce qui n'empêche pas Lucien d'enlever son fils en octobre 1889 pour le ramener à Saint-Pétersbourg où il le fait jouer devant le Tsar et la famille impériale (à moins qu'il s'agisse d'une mise en scène concertée par les deux parents, l'enfant étant rendu après la saison de représentations).

Élève médiocre, il est expulsé de onze lycées différents comme il le rappelle dans son Discours de cent lignes, prononcé lors du banquet du cinquantenaire de Janson-de-Sailly (en 1934). Il arrête ses études à 18 ans après avoir redoublé 10 fois sa 6e pour embrasser la carrière à laquelle il aspire : le théâtre.

Sur la recommandation de Francis de Croisset, Guitry soumet sa première pièce à Marguerite Deval, directrice du théâtre des Mathurins, qui l'accepte sous réserve qu'elle soit transformée en opérette. Le Page est créé le 15 avril 1902 et totalise 35 représentations.

Mis devant le fait accompli, Lucien Guitry, qui dirige le théâtre de la Renaissance, lui fait faire ses débuts de comédien sous le pseudonyme de Lorcey dans L'Escalier de Maurice Donnay en 1904. Sacha fait à cette occasion la connaissance de Charlotte Lysès, jeune protégée de son père. La rivalité amoureuse entre les deux hommes, ainsi qu'une entrée ratée dans une pièce qu'il joue à la Renaissance, conduit l'année suivante à une brouille qui durera treize ans.

Sacha s'installe avec Charlotte Lysès et écrit pour elle sa troisième pièce, Le KWTZ, créée au théâtre des Capucines fin 1905. Mais c'est avec Nono huit mois plus tard au théâtre des Mathurins que Guitry remporte son premier grand succès. Charlotte et Sacha se marient le 14 août 1907 à Honfleur. 


Raymond Queneau : né au Havre le 21 février 1903 et mort à Paris 13e le 25 octobre 1976.

 

Résultat de recherche d'images pour "Raymond Queneau"Romancier, poète, dramaturge français, cofondateur du groupe littéraire Oulipo. Raymond Queneau a grandi dans une famille de commerçants. Il rejoint Paris pour faire des études de philosophie à la Sorbonne et à l’École pratique des hautes études où il suit notamment les cours d’Alexandre Kojève sur Georg Wilhelm Friedrich Hegel.

Il fréquente le groupe surréaliste auquel il adhère en 1924. À la suite de son exclusion en 1930, il participe au pamphlet Un cadavre contre André Breton avec un texte intitulé « Dédé ». Raymond Queneau a relaté de façon satirique son expérience du surréalisme dans Odile, où Breton apparaît sous les traits du personnage d’Anglarès.

Après la rupture avec le surréalisme, Raymond Queneau se lance dans l’étude des « fous littéraires » et travaille à une Encyclopédie des sciences inexactes. Refusée par les éditeurs, cette encyclopédie lui servira pour le roman Les Enfants du Limon (1938).

Son service militaire en Algérie et au Maroc (1925-1927) lui permet de s’initier à l’arabe. Au cours d’un voyage en Grèce en 1932 (Odile), il prend conscience du danger de laisser la langue littéraire s’éloigner de la langue parlée. Rapprocher ces deux extrêmes deviendra son grand projet littéraire. Dans cet esprit, il jettera les bases du néo-français caractérisé par une syntaxe et un vocabulaire typiques du langage parlé et par une orthographe plus ou moins phonétique. Dans les dernières années de sa vie, il reconnaîtra l’échec de ce projet, et que la télévision, par exemple, ne semblait pas avoir eu l’effet négatif sur la langue écrite qu’il craignait. Il collabore à la revue La Critique sociale de Boris Souvarine (ainsi qu'au Cercle communiste démocratique fondé par ce dernier), puis au quotidien L'Intransigeant.

C’est en 1933 qu’il publie son premier roman, Le Chiendent, qu’il construisit selon ses dires comme une illustration littéraire du Discours de la méthode de René Descartes. Ce roman lui vaudra la reconnaissance de quelques amateurs qui lui décernent le premier prix des Deux-Magots de l'histoire. Suivront quatre romans d’inspiration autobiographique : Les Derniers Jours, Odile, Les Enfants du limon et Chêne et Chien, ce dernier entièrement écrit en vers.

Après avoir été journaliste pendant quelques années et avoir fait plusieurs petits métiers, Queneau entre en 1938 aux éditions Gallimard où il devient lecteur, traducteur d’anglais, puis membre du Comité de lecture. Il est nommé en 1956 directeur de l'« Encyclopédie de la Pléiade ». Parallèlement, il participe à la fondation de la revue Volontés et commence une psychanalyse.

C’est avec Pierrot mon ami, paru en 1942, qu’il connaît son premier succès. En 1947 paraît Exercices de style, un court récit décliné en une centaine de styles, dont certains seront adaptés au théâtre par Yves Robert. Ces Exercices de style lui furent inspirés par L’Art de la fugue de Johann Sebastian Bach, lors d’un concert auquel il avait assisté, en compagnie de son ami Michel Leiris, et qui avait fait naître en lui l’envie de développer différents styles d’écriture. Sous le nom de Sally Mara, auteur fictif qu'il a créé, il publie la même année On est toujours trop bon avec les femmes qui lui vaut des démêlés avec la censure.

En 1949 est publiée sa traduction du roman de George Du Maurier Peter Ibbetson, et en 1950 un second ouvrage sous pseudonyme, le Journal intime de Sally Mara, pour lequel il reçoit le prix Claire Belon.

À la Libération, il fréquente Saint-Germain-des-Prés. Son poème Si tu t’imagines, mis en musique par Joseph Kosma à l’initiative de Jean-Paul Sartre, est un des succès de la chanteuse Juliette Gréco. D’autres textes sont interprétés par les Frères Jacques. Il écrit des paroles pour des comédies musicales, des dialogues de films dont Monsieur Ripois, réalisé par René Clément, et aussi le commentaire du court métrage d’Alain Resnais Le Chant du styrène. Il réalise et interprète le film Le Lendemain.

Il publie de nouvelles chroniques fantaisistes de la vie de banlieue : Loin de Rueil (1944), Le Dimanche de la vie (1952), dont le titre est emprunté à Hegel. Un roman plus expérimental, Saint-Glinglin (1948), rassemble des textes publiés séparément depuis 1934.

Amoureux des sciences, Raymond Queneau adhère à la Société mathématique de France en 1948. Il s’évertue à appliquer des règles arithmétiques à la construction de ses œuvres, à la façon de la méthode lescurienne « S + 7 » : prendre un texte, n’importe lequel, prendre un dictionnaire, n’importe lequel, généraliste ou thématique, et remplacer tous les substantifs dudit texte par d’autres substantifs trouvés dans le dictionnaire choisi et situés sept places plus loin ou sept places avant par rapport à la place initialement occupée par le substantif à remplacer (ou qu’il aurait occupée s’il y figurait). En 1950, il publie un texte d’inspiration scientifique, Petite cosmogonie portative. Il publie également cette année-là un recueil d’études critiques, Bâtons, chiffres et lettres.

Toujours en 1950, il entre comme satrape au Collège de ’Pataphysique, et est élu à l’Académie Goncourt en 1951.

En 1959 paraît Zazie dans le métro qui s’ouvre par l’expression « Doukipudonktan ! » Le succès de ce roman surprit Queneau lui-même et fit de lui un auteur populaire. Une adaptation au théâtre par Olivier Hussenot et au cinéma par Louis Malle suivront.

À la suite d’un colloque en septembre 1960 (une décade de Cerisy intitulée « Raymond Queneau et une nouvelle illustration de la langue française »), dirigé par Georges-Emmanuel Clancier et Jean Lescure, il fonde en décembre 1960, avec François Le Lionnais, un groupe de recherche littéraire, le Séminaire de littérature expérimentale (Selitex) qui allait très vite devenir l’Oulipo (Ouvroir de littérature potentielle). Sa soif de mathématiques combinatoires s’étanchera aussi à la coupe de l’Ouvroir qui accueille, entre autres, le « père » de la théorie des graphes, Claude Berge. Raymond Queneau publie également deux articles de recherche mathématique en théorie des nombres, en 1968 aux Comptes rendus de l'Académie des Sciences de Paris et en 1972 au Journal of Combinatorial Theory. Quant à l’Oulipo, il aura une grande descendance, plus ou moins sécessionniste, avec d’autres groupes comme l’Oupeinpo, l’Outrapo, l’Oubapo…

Avec Cent mille milliards de poèmes (1961), Raymond Queneau réussit un exploit tant littéraire qu’éditorial. C’est un « livre-objet » qui offre au lecteur la possibilité de combiner lui-même des vers de façon à composer des poèmes répondant à la forme classique du sonnet régulier : deux quatrains suivis de deux tercets, soit quatorze vers. « Cent mille milliards » est le nombre de combinaisons possibles calculé par Queneau : « C’est somme toute une sorte de machine à fabriquer des poèmes, mais en nombre limité ; il est vrai que ce nombre, quoique limité, fournit de la lecture pour près de deux cents millions d’années (en lisant vingt-quatre heures sur vingt-quatre). »

Le roman Les Fleurs bleues (1965), nouveau succès public, illustre l’apologue du penseur taoïste chinois Tchouang-Tseu se demandant s’il est Tchouang-Tseu rêvant d’un papillon ou un papillon rêvant qu’il est Tchouang-Tseu… Il poursuit son œuvre poétique avec Courir les rues, Battre la campagne, Fendre les flots.

Raymond Queneau meurt le 25 octobre 1976 d'un cancer du poumon. Il est inhumé au cimetière ancien de Juvisy-sur-Orge (Essonne). Son épouse Janine est décédée en 1972.

Une partie importante des manuscrits de Raymond Queneau est aujourd'hui conservée par la Bibliothèque municipale du Havre. Ce fonds, constitué à partir de 1991, contient de nombreux manuscrits, des œuvres romanesques et poétiques, des correspondances, des peintures de l'auteur.


Alexis Nikolaïevitch Kossyguine (ou Alexeï Kossyguine) (en russe : Алексе́й Никола́евич Косы́гин) : né le 21 février 1904, à Saint-Pétersbourg, décédé le 18 décembre 1980, Moscou.

 

Résultat de recherche d'images pour "Alexis Nikolaïevitch Kossyguine"Homme politique soviétique. Il exerça les fonctions de président du conseil des ministres de l'Union soviétique de 1964 à 1980.

À l'âge de 15 ans, en 1919, Kossyguine rejoint l'Armée rouge et combat dans la guerre civile russe. Il étudie ensuite au collège coopératif de Léningrad, travaille en Sibérie et entre au Parti communiste en 1927. Au cours des années 1930 il suit des cours à l'Institut textile de Leningrad, puis travaille comme ingénieur et franchit les différents échelons jusqu'à devenir directeur général de l'usine textile Oktyabrskaya de Leningrad.

Au milieu des années 1930, les Grandes Purges de Staline laissent de nombreuses places vides dans l'administration du Parti. Cette situation permet à Kossyguine de commencer à y travailler à plein temps en 1938, d'abord à la tête du département de l'industrie et des transports du Parti à Leningrad, puis comme maire de Leningrad. En 1939, il entre au cabinet soviétique comme commissaire du peuple pour l'industrie textile. La même année, il est élu au comité central du parti communiste. De 1940 à 1946, il occupe les fonctions de vice-président du Conseil des commissaires du peuple de l'URSS responsable des industries de consommation, et les fonctions de Président du conseil des commissaires du peuple de la RSFSR de 1943 à 1946.

Après la Grande Guerre patriotique, Kossyguine devient membre stagiaire du Politburo du Parti communiste de l'Union soviétique, puis un membre à part entière en 1948. Il exerce brièvement les fonctions de ministre des Finances de l'URSS en 1948, puis de ministre de l'industrie légère jusqu'en 1953.

La mort de Staline en mars 1953 porte un coup à sa carrière dans un premier temps, mais elle ne tarde pas à être relancée en tant qu'allié dévoué de Nikita Khrouchtchev. En 1959, il devient président du Comité d'État de l'URSS pour le Plan puis en 1960 membre à part entière du Præsidium du Comité central (comme on appelait alors le Politburo).

Quand Khrouchtchev est écarté du pouvoir en octobre 1964, Kossyguine devient Président du conseil des ministres de l'URSS. Le pays est alors dirigé par une troïka avec Léonid Brejnev comme secrétaire général et Anastase Mikoyan (et plus tard Nikolaï Podgornyï) comme président du Præsidium du Soviet suprême.

Kossyguine s'efforça de mener des réformes économiques selon le projet d'Evseï Liberman : d'une part, il désirait que l'économie soviétique privilégie moins l'industrie lourde et la production militaire et mette plutôt l'accent sur l'industrie légère et la production de biens de consommation, d'autre part, il souhaitait que les entreprises soviétiques disposent d'une réelle autonomie de gestion. Brejnev ne soutint pas cette politique et contrecarra les réformes de Kossyguine.

À la fin des années 1970, Brejnev est devenu le maître incontesté de l'Union soviétique. Même si Kossyguine conserve sa position de Président du conseil des ministres et reste membre du Politburo jusqu'en 1980, sa position devient de plus en plus fragile.

Après être tombé malade, Kossyguine est écarté de ses fonctions en octobre 1980 et meurt quelques semaines plus tard.

Le nom d'Alexis Nikolaïevitch Kossyguine a été donné à l'Institut textile d'État de Moscou (appelée après 1991 « Académie textile d'État de Moscou » et après 1999 « Académie textile d'État de Moscou A.N. Kossyguine »).


Robert Gabriel Mugabe, né le 21 février 1924 en Rhodésie du Sud.

 

Résultat de recherche d'images pour "Robert Gabriel Mugabe"Homme d'État zimbabwéen. Après avoir été Premier ministre de 1980 à 1987, il est élu président de la République le 31 décembre 1987, date à partir de laquelle le régime prend un tournant dictatorial. Il est le plus âgé des chefs d'État d'Afrique et du monde en exercice. Depuis le 30 janvier 2015, il est le président de l'Union africaine.

Il est considéré comme l'un des « pères de l’indépendance » de l'ancienne Rhodésie du Sud car il a été l'ancien chef de guérilla qui obtint l'établissement de l'actuel état. Sous sa législature ses détracteurs lui reprochent un recul des libertés individuelles depuis le début des années 2000, une hyperinflation et une menace de pénurie alimentaire la plus grave de l'histoire du pays.

En 1988, Mugabe nomme Joshua Nkomo au poste de vice-président. Depuis la fin de la représentation blanche et de la fusion de la ZAPU dans la ZANU, il n'y a plus d'opposition au parlement et le pays vit de facto sous un régime de parti unique.

En 1990, Robert Mugabe est élu président de la République et fait part de son intention d'imposer institutionnellement la ZANU comme parti unique et de transformer l'État en régime marxiste.

La chute du mur de Berlin et l'effondrement des régimes communistes en Europe empêchent cette mutation, du moins en droit.

En 1996, Mugabe est réélu presque sans opposition réelle à la suite du retrait de ses deux adversaires Abel Muzorewa et le révérend Ndabaningi Sitholé.

En 1997, Laurent-Désiré Kabila s'empare du pouvoir au Zaïre désormais rebaptisé Congo, mais doit rapidement faire face à la rébellion d'une partie de ses troupes soutenue par l'Ouganda et le Rwanda. Mugabe vole au secours du pouvoir de Kinshasa en envoyant 20 000 hommes au Congo au côté des Angolais et des Namibiens. Cette aide aura un prix : Mugabe obtiendra le droit d'exploitation d'une mine de cobalt (un des plus grands gisements du monde) et un accès au trafic de diamants. Le cuivre congolais de meilleure qualité viendra alimenter les industries zimbabwéennes. L'intervention militaire de Mugabe sera totalement financée par l'État congolais avec ces mêmes ressources minières.

Il décide alors de mettre en chantier une réforme agraire qui aboutira à l'expropriation des fermiers blancs lesquels assuraient 80 % du revenu national, ce qui aura pour conséquence pour l'ancien grenier à maïs de l'Afrique une grave crise alimentaire. C'est par la violence que le processus se met en route au début des années 2000 alors qu'un fort mouvement de mécontentement, dû au ralentissement économique et à la corruption ostentatoire des gouvernants, se propage dans le pays.

Quand Robert Mugabe était arrivé au pouvoir, 70 % des terres arables appartenaient à 4000 fermiers blancs. Robert Mugabe les avait rassurés contre toute expropriation forcée et quelques milliers d'hectares avaient été redistribués pacifiquement, souvent à des partisans du régime. L'expropriation des terres des fermiers blancs devrait se faire par une compensation financée par la Grande-Bretagne.

En 2000, Robert Mugabe soumet à la population une nouvelle constitution incorporant notamment une réforme agrair avec des expropriations sans compensation et surtout une amnistie permanente aux militaires et aux membres du gouvernement. Le 11 février 2000, contre toute attente, ce projet de nouvelle constitution soumis à référendum est rejeté par 54,7 % des électeurs, manifestant pour la première fois la défiance de la population envers le vieux dirigeant.

Le 6 avril 2000, il passe outre ce vote pour imposer sa réforme agraire en recourant à la violence des milices de pseudo anciens combattants dirigés par Chenjerai Hunzvi. La plupart des fermiers blancs sont expropriés et une dizaine sont assassinés. Depuis lors, la plupart fuient à l'étranger. Cet exode des Blancs est suivi par celui d'environ 3 millions de Noirs.

Robert Mugabe est personnellement mis en cause en 2001 par le Parlement européen pour sa responsabilité dans le chaos que connaît le pays et les « atteintes massives » aux droits de l'homme, à la liberté d'opinion et à la liberté de la presse. Dans sa résolution, le parlement pointe le « climat de peur et de désespoir » que ressent l'ensemble de la population, conséquence directe des interventions de Robert Mugabe. Il est en particulier régulièrement accusé de nourrir les hostilités envers les fermiers blancs du Zimbabwe et de les rendre responsables de l'échec de sa réforme agraire pour sauver son pouvoir.

Tandis que les troupes zimbabwéennes sont battues à plate couture au Congo, son homologue Laurent-Désiré Kabila est assassiné le 16 janvier 2001. Les troupes zimbabwéennes tiennent Kinshasa et Mugabe favorise la venue au pouvoir du fils de Laurent-Désiré Kabil, Joseph Kabila.

Les élections présidentielles municipales et législatives du 29 mars 2008 se déroulent dans un contexte économique, politique et social très tendu. L'ancien grenier à maïs de l'Afrique australe est alors en ruine, avec une hyperinflation annuelle proche de 165 000 %, quatre adultes sur cinq au chômage, des magasins vides, des pénuries alimentaires et énergétiques à répétition alors que l'espérance de vie a dégringolé à 36 ans. Robert Mugabe bénéficie néanmoins encore du soutien sans faille de la police et de l'armée ainsi que d'un système élaboré de clientélisme assorti de campagnes de répression ou d'intimidation des partis rivaux.

Pour l’élection présidentielle, Robert Mugabe (Union nationale africaine du Zimbabwe-Front patriotique – ZANU-PF), candidat à un 6e mandat, affronte à nouveau Morgan Tsvangirai (Mouvement pour le changement démocratique – MDC) et Simba Makoni, un ancien ministre des finances, dissident du ZANU-PF. Pour les élections législatives, le MDC affronte le ZANU-PF.

Les élections ont lieu en l'absence de la plupart des correspondants de la presse étrangère et des observateurs européens et américains, le régime n'ayant accepté que la présence d'observateurs de pays africains ou « amis ».

Ce n'est que le 2 avril, au bout d'un long décompte, que la commission électorale du Zimbabwe déclare que le MDC a gagné les élections en remportant 105 sièges (dont 5 MDC dissidents) contre 95 au ZANU-PF. Au Sénat, les deux partis se retrouvent à égalité. Entre-temps, le MDC a accusé les autorités de retarder les résultats pour les manipuler en faveur de Robert Mugabe et, par crainte de violences, les forces de sécurité ont été déployées dans la capitale du pays. Sur le plan international, la secrétaire d'État américaine, Condoleezza Rice, qualifie le régime de Robert Mugabe de « honte pour le peuple du Zimbabwe, pour l'Afrique australe et le continent dans son ensemble » alors que le président sud-africain Thabo Mbeki est mis en cause, y compris par son propre parti l'ANC, pour son « silence assourdissant » ou son aveuglement sur la situation politique du pays.

Alors que la ZANU-PF réclame et obtient un recomptage partiel, alimentant la tension politique au Zimbabwe, les résultats de l’élection présidentielle ne sont pas divulgués. L'absence de publication officielle des résultats fait alors craindre au MDC que la Commission électorale, dont les membres ont été nommés par Robert Mugabe, ne manipule les résultats. Alors que le MDC proclame que Morgan Tsvangirai a été élu président avec 50,3 % des voix, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, demande aux autorités de procéder à la publication officielle des résultats de l'élection présidentielle. De son côté, Robert Mugabe appelle les Zimbabwéens à protéger leurs terres des Blancs alors que « d'anciens combattants » de la guerre d’indépendance envahissent les fermes encore détenues par les Blancs.

Alors que la ZANU-PF a probablement bien été battue aux élections législatives du 29 mars par le Mouvement pour un changement démocratique et que les résultats de l'élection présidentielle ne sont toujours pas publiés, trois semaines après le scrutin, Robert Mugabe réapparaît publiquement lors des fêtes de commémoration de l'indépendance du Zimbabwe. Mis en accusation pour les violences et les actes d'intimidation de ses partisans à travers le pays pour s'assurer de la victoire en cas de deuxième tour de la présidentielle, Robert Mugabe en profite pour attaquer la Grande-Bretagne devant 15 000 militants et sympathisants, réunis dans un stade de la banlieue d'Harare. Dans un discours virulent, il accuse ainsi l'ancienne puissance coloniale de « soudoyer une partie de la population pour qu'elle se retourne contre lui », répétant que « le Zimbabwe ne sera plus jamais une colonie ». Lors d'une manifestation le 20 juin il déclare également que « seul Dieu pourrait lui retirer le pouvoir ». Dans ce climat, bien que vraisemblablement majoritaire dans le pays mais craignant pour ses partisans menacés de représailles sanglantes, Morgan Tsvangirai décide à cinq jours du second tour de l'élection présidentielle de boycotter celle-ci, permettant ainsi à Robert Mugabe d'être réélu.

Jusqu'à cette campagne électorale, Robert Mugabe bénéficiait d'un soutien quasi sans faille de ses pairs africains, notamment de ceux de la Communauté de développement des pays d’Afrique australe. À la suite des exactions commises par ses partisans, Robert Mugabe, que Bernard Kouchner, ministre des affaires étrangères français, qualifie « d’escroc et d’assassin », est lâché par plusieurs pays voisins comme la Zambie, le Botswana, l’Angola et le Swaziland qui se joignent à l'ensemble des condamnations internationales de celui perçu autrefois comme le « père de la nation » zimbabwéenne mais aujourd'hui aussi catalogué par la presse et la communauté internationale comme un « despote mégalomaniaque ». Dans le même temps, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, apporte son soutien à la demande de Morgan Tsvangirai appelant au report du second tour de l'élection présidentielle, déclarant notamment qu'il y a « trop de violences et d'intimidations » au Zimbabwe et qu'une élection ne peut être tenue dans ces conditions et serait dépourvue de toute légitimité. Ban Ki-moon déclare que « la situation au Zimbabwe représente aujourd'hui le plus grave défi à la stabilité de l'Afrique australe », estimant même que le principe d'élections en Afrique est en jeu. Le 23 juin, par une résolution non contraignante, le Conseil de sécurité de l'ONU condamne la crise politique au Zimbabwe, accusant spécifiquement le « comportement du gouvernement » d'avoir « dénié à ses opposants politiques le droit de faire librement campagne » et rendu impossible, par ses violences et restrictions, « la tenue d'une élection libre et équitable le 27 juin ». Alors que le Britannique Paddy Ashdown, ancien haut représentant de l'ONU et de l'UE en Bosnie-Herzégovine, exprime ses craintes de voir la violence au Zimbabwe déboucher sur un « génocide », le Sud-Africain Jacob Zuma, chef de l'ANC, dénonce à son tour le comportement de Robert Mugabe, demandant une intervention d'urgence aux Nations unies et à la Communauté pour le développement de l'Afrique australe. Dans un entretien accordé à la télévision australienne, un autre Sud-Africain, le Prix nobel de la paix Desmond Tutu, assimile Robert Mugabe à « une sorte de Frankenstein », et plaide également pour une intervention rapide de la communauté internationale, brandissant lui aussi la menace d'un nouveau génocide similaire à celui arrivé au Rwanda en 1994

Le 25 juin 2008, Robert Mugabe est déchu de son titre de chevalier honoraire par la Grande-Bretagne, condamné par la Conférence des évêques d'Afrique australe, lâché par Nelson Mandela qui dénonce « la tragique faillite de leadership au Zimbabwe » et désavoué par la commission de sécurité de la Communauté de développement de l'Afrique australe qui lui demande de reporter le second tour de l'élection présidentielle. Or, de nombreux juristes internationaux estiment que ce second tour, organisé hors délai, n'a aucune valeur au regard de la loi électorale du pays et que, en respect de celle-ci, Morgan Tsvangirai ayant obtenu une majorité simple des suffrages lors du premier tour, est d'ores et déjà vainqueur et le président légitime du Zimbabwe.

Les résultats officiels du second tour de l'élection présidentielle annoncent la réélection de Mugabe pour un sixième mandat. Il obtient officiellement 2 150 269 voix face à 233 000 pour Tsvangarai.

À la suite de ce résultat officiel, Robert Mugabe prête de nouveau serment comme chef de l'État. À ce titre, il peut dès lors nommer 33 sénateurs supplémentaires, comme le lui confère de droit la Constitution, empêchant l'opposition (qui avait remporté la majorité des sièges à la Chambre basse et la moitié de ceux au Sénat) de contrôler le Parlement.

Alors que Ban Ki-moon estime que ces élections ne reflètent pas la volonté du peuple zimbabwéen, que les États-Unis et l'Europe considèrent la victoire de Robert Mugabe comme étant usurpée et réclament la mise au banc d'un "régime illégitime", les chefs d'État africains réunis lors du sommet de l’Union africaine à Charm el-Cheikh reconnaissent que « le scrutin au Zimbabwe n’a pas été conforme aux normes de l’Union africaine sur les élections démocratiques », dénoncent les violences et l’absence « d’accès équitable aux médias publics » et en appellent à un partage du pouvoir entre Robert Mugabe et Morgan Tsvangirai dans un gouvernement d'union nationale. Alors que les chefs d'État du Sénégal et du Nigeria sont les plus virulents envers Robert Mugabe, celui du Botswana propose d'exclure le Zimbabwe de l'organisation continentale et de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC).

Le 31 juillet 2013, il est réélu président, malgré de nombreuses irrégularités constatées. Le 22 août suivant, il prête serment pour un nouveau mandat de cinq ans.

Le 9 décembre 2014, Robert Mugabe limoge sa vice-présidente Joice Mujuru, un temps considérée comme sa dauphine politique, ainsi que huit ministres proches de cette dernière.

Le président zimbabwéen Robert Mugabe a affirmé le 15 septembre 2005 que « les Zimbabwéens ne mouraient pas de faim », mais qu'ils refusaient de changer leur régime alimentaire pour manger des patates ou du riz. Robert Mugabe a affirmé à l'Associated Press que son peuple était « très, très heureux ». Le véritable problème résidait dans la dépendance au maïs, selon lui, « mais cela ne veut pas dire que nous n'avons rien d'autre à manger : nous avons des tonnes de patates mais les gens ne sont pas des mangeurs de patates… Ils ont du riz mais cela ne les attire pas », déplorait Robert Mugabe.

En mars 2003, il déclare « Hitler avait un seul objectif : la justice pour son peuple, la souveraineté pour son peuple, la reconnaissance de l'indépendance de son peuple et ses droits sur ses ressources. Si cela c'est Hitler, laissez-moi être le décuple de Hitler (If that is Hitler, then let me be a Hitler tenfold. That is what we stand for.). ».


Paul Claude Préboist, né le 21 février 1927 à Marseille (Bouches-du-Rhône), décédé le 4 mars 1997 à Paris 7e

 

Résultat de recherche d'images pour "Paul Claude Préboist"À quatorze ans, Paul Préboist est jockey d'obstacles ; par la suite, il travaille comme guichetier aux Assurances sociales. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il se produit dans les brasseries marseillaises et les hôpitaux en pastichant les chansons de Fernandel et de Noël-Noël. Il côtoie à l'époque les artistes de cabaret Marseillais, tels que Fransined, le frère de Fernandel, ou Bréols. À l'invitation d'Henri Crémieux et Fransined, il s'installe à Paris où il suit les cours de la rue Blanche, puis se produit au théâtre et au cabaret.

Il est apparu dans plus de 120 films entre 1948 et 1992, généralement dans des rôles comiques de second plan. Il a également tourné dans une dizaine de téléfilms, dont 7 épisodes de la série policière Les Cinq Dernières Minutes.

Dans les années 1950-1960, il travaille à la radio aux côtés de Pierre Dac et Francis Blanche.

Dans les années 1990, et jusqu'à sa mort, il apparaît très souvent dans les émissions de Patrick Sébastien qui lui rend aussi plusieurs hommages dans ses émissions après son décès. Sa meilleure performance d'acteur (pour la critique) est sans doute dans le film de Gérard Brach de 1970, la Maison, où aux côtés de Michel Simon, il joue le rôle de Léon, un personnage sensible, où il n'était pas attendu, même si à l'époque, le film, assez original, fut très discret à sa sortie.

Il est enterré dans le cimetière de Couilly-Pont-aux-Dames, où il a vécu jusqu'à sa mort. Son frère Jacques Préboist apparaît à ses côtés dans de nombreux films.


Nina Simone, née Eunice Kathleen Waymon le 21 février 1933 et décédée le 21 avril 2003.

 

Résultat de recherche d'images pour "Nina Simone"Pianiste, chanteuse, compositrice américaine et militante pour les droits civiques aux États-Unis. Elle est principalement associée à la musique jazz.

Née dans une famille protestante pratiquante, la jeune Eunice est très attirée par la musique mais les réalités de la pauvreté et les préjugés raciaux ont raison de ses ambitions. Désirant à l'origine devenir une pianiste classique, elle a finalement joué dans des styles musicaux variés notamment le jazz, le blues, le classique, la soul, le folk, le R&B, le gospel et la pop.

Son parcours musical change de direction lorsqu'elle se voit refuser une bourse d'étude à l'Institut Curtis. Alors qu'elle joue et chante dans un petit club de Philadelphie, elle est contactée par le label Bethlehem Records pour un enregistrement et le morceau I Loves you Porgy devient un grand succès en Amérique en 1958.

Nina Simone enregistre au cours de sa carrière plus de 40 albums, de ses débuts avec l'album Little Blue Girl en 1958 jusqu'en 1974 environ. Elle se produira à plusieurs reprises au Montreux Jazz Festival. Elle est en outre l'une des principales représentantes du jazz vocal.

Son style original est issu de la fusion de chansons gospel et pop avec la musique classique. Après vingt ans de scène, elle s'engage dans le mouvement de défense des droits civiques et sa vie change de direction une fois de plus. Sa musique est très influente dans la lutte pour l'égalité des droits que mènent les Noirs à cette période aux États-Unis. Puissante, elle est une source d'inspiration pour cette génération et continue de l'être pour celles qui suivent.

 

La mère d'Eunice, Kate Waymon née Mary Kate Irvin est femme de ménage et observe rigoureusement la foi. Son père, John Davan Waymon, a ouvert sa propre entreprise de nettoyage et travaille à mi-temps comme coiffeur-barbier et parfois même comme chauffeur de camion pour gagner davantage d'argent. Leur vie devient suffisamment confortable pour que Kate puisse cesser de travailler et se consacrer à l'éducation de leurs quatre enfants. La famille s'installe à Tryon au début de l'année 1929 et John y ouvre son pressing. Kate donne naissance à Dorothy peu de temps après.

Mais la crise de 1929 oblige Kate à travailler comme femme de ménage et son mari à accepter les tâches les plus ingrates. Il subit une intervention chirurgicale qui aggrave davantage leur situation financière, obligeant la famille à s'installer dans un des quartiers les plus pauvres de la ville.

Elle commence à jouer du piano dès l'âge de trois ans ; la première chanson qu'elle apprend est God Be With You, Till We Meet Again. Elle montre très tôt de grandes dispositions pour le chant et le piano qu'elle pratique à l'église locale et donne son premier concert, un récital classique, à douze ans. Nina Simone raconta plus tard que lors de cette performance ses parents, qui avaient pris place au premier rang, ont dû se déplacer à l'arrière de la salle pour faire place à des blancs. Elle ajouta qu'elle avait refusé de jouer jusqu'à ce que ses parents aient repris leurs places au devant de l'audience, incident ayant contribué plus tard à son implication dans le mouvement pour les droits civiques. 

La jeune chanteuse est remarquée par Mrs Miller qui conseille à sa mère d'encourager ses dispositions et crée un fonds pour recueillir l'argent destiné à financer sa formation. Elle propose également de payer pendant un an ses cours de piano et la présente à Muriel Massinovitch, miss Mazzy, qui devient pour elle une seconde mère (la mère blanche). Pendant six ans, tous les samedis matins, elle va chez miss Mazzy. Cette expérience était pour elle la découverte d'un nouveau monde. Elle a déclaré plus tard que la première fois elle « faillit s'évanouir tellement c'était beau ». À cette époque elle joue plus de trois heures de piano par jour.

Elle continue de travailler durement afin de devenir la « première concertiste classique noire en Amérique ». Dans ses mémoires, Nina Simone attribue cette phrase à sa mère. Miss Mazzy annonce qu'elle n'avait plus rien à apprendre à l'enfant, alors âgée de 12 ans. Pour que son élève puisse développer ses talents, elle propose le lycée Allen, un pensionnat de jeunes filles situé à 80 kilomètres de Tryon. Elle y reste en pension complète sous surveillance et discipline strictes. Elle y entre en septembre 1945 et en sort major de sa promotion en juin 1950.

Miss Mazzy pense que seule la formation à l'Institut Curtis, un prestigieux institut de musique de Philadelphie, peut permettre à son élève de devenir la première concertiste classique noire en Amérique. Pour passer l'examen d'entrée, il est nécessaire d'effectuer une préparation à la Juilliard School of Music de New York. Grâce au soutien financier des personnes qui croient en ses capacités, Nina Simone s'installe à New York pour étudier et se prépare à l'épreuve entre le 3 juillet et le 11 août 1950. Elle est la seule élève noire de sa promotion. Elle n'est pas reçue. Sa déception est très grande et pense que ce refus est directement lié au fait qu'elle est noire. Sa mère lui trouve une place d'employée chez un photographe à Philadelphie et avec le peu d'argent qui reste elle suit quelques semaines de cours avec Vladimir Sokhaloff qui aurait dû être son professeur au Curtis Institute.

Un agent artistique new-yorkais, Jerry Fields, impressionné par ses interprétations, lui propose un contrat mais en demande l'exclusivité. Elle accepte et reçoit ensuite des offres d'engagements dans plusieurs clubs. Dans un de ces clubs, elle rencontre le guitariste Alvin Schackman et signe un premier contrat avec Syd Nathan, dirigeant du label King Records. Elle enregistre un premier disque de quatorze titres en une seule journée.

Après ses passages dans les petits clubs, elle enregistre en 1957 une interprétation de I Loves You, Porgy de George Gershwin (à partir de Porgy and Bess), qu'elle a appris à partir d'un album de Billie Holiday et interprété pour un ami. Le titre est devenu son unique succès au top 40 du Billboard aux États-Unis et son premier album Little Girl Blue a suivi peu après sur le label Bethlehem. Nina Simone perd plus d'un million de dollars de droits d'auteur (principalement en raison du succès de la réédition de My Baby Just Cares for Me dans les années 1980) et n'a jamais tiré d'avantages financiers de l'album, après avoir vendu ses droits pour 3 000 $.

Après le succès de Little Girl Blue, Nina Simone signe un contrat avec la grande maison de disques Colpix Records, suivi par une série d'albums studio et live. Colpix renonce dans le contrat au contrôle de l'aspect créatif y compris le choix du contenu qui doit être enregistré, en échange elle doit s'engager par contrat avec eux. La chanteuse, qui à cette période joue de la musique populaire afin de se faire de l'argent pour poursuivre ses études de musique classique, est audacieuse avec sa demande de contrôle sur sa musique parce qu'il lui était indifférent d'obtenir ou non un contrat d'enregistrement. Elle va garder cette attitude envers l'industrie du disque durant la majeure partie de sa carrière.

Elle épouse en 1961 un détective de la police de New York nommé Andrew Stroud, qui deviendra plus tard son manager. Leur fille Lisa Celeste Stroud naît le 12 septembre 1962.

Simone quitte les États-Unis en septembre 1970 en direction de la Barbade, comptant sur son mari et manager Stroud pour lui indiquer lorsqu'elle doit reprendre la scène. Stroud interprète cependant la disparition soudaine de Simone (ayant laissé derrière elle son alliance) comme une indication d'un désir de divorce. En tant que manager, il est aussi chargé des revenus de Simone. Ainsi après leur séparation, Simone ne sait pas précisément de quelle façon ses activités ont été gérées. À son retour aux États-Unis, elle apprend qu'elle était recherchée pour des impôts impayés, l'obligeant à retourner à la Barbade pour se soustraire aux autorités et aux poursuites. Simone séjourne à la Barbade quelque temps et entretient une longue liaison avec le Premier ministre de la Barbade, Errol Barrow. La chanteuse Miriam Makeba, une amie proche, la convainc d'aller au Liberia. Après cela, elle part vivre en Suisse et aux Pays-Bas, avant de s'installer en France en 1992. 

En 1993, Simone s'installe près d'Aix-en-Provence dans le sud de la France. En 1998, elle est l'invitée spéciale de l'anniversaire de Nelson Mandela. En 1999, elle est récompensée pour l'ensemble de sa carrière au music award à Dublin. Elle reçoit en 2000 le prix de Diamond Award for Excellence in Music de l'association de la musique afro-américaine de Philadelphie. Sa dernière apparition sur scène remonte à août 2000 en France sur une scène du festival Jazz In Marciac (Gers) et en juillet 2002 en Pologne.

Après plusieurs mois de maladie, elle meurt le 21 avril 2003 à son nouveau domicile, de Carry-le-Rouet dans les Bouches-du-Rhône. (Elle s'était installée à Bouc-Bel-Air auparavant, où elle vivait depuis huit ans.) De nombreux artistes sont présents à ses funérailles dont les chanteuses Miriam Makeba et Patti Labelle, la poétesse Sonia Sanchez, l'acteur Ossie Davis et des centaines d'autres. Ses cendres ont été dispersées selon ses souhaits dans plusieurs pays africains.

Elle laisse derrière elle une fille, Lisa Celeste, devenue actrice et chanteuse, qui a pris comme nom de scène Simone et qui a notamment joué à Broadway dans Aida en 2002.


Décès : 

 

Mgr Paul Casimir Marcinkus : né le 15 janvier 1922 à Cicero dans l'Illinois, décédé le 20 février 2006 à Sun City en Arizona.

 

Résultat de recherche d'images pour "Paul Casimir Marcinkus"Archevêque catholique américain et président de la banque du Vatican, l'IOR. Fils d'un immigrant lituanien, laveur de carreaux, il est ordonné prêtre à Chicago en 1947. Diplômé en droit canonique à l'Université grégorienne, il devient l'ami de Mgr Montini, futur Paul VI, puis part en Bolivie et au Canada pour servir au secrétariat de la nonciature apostolique.

Interprète de Jean XXIII et garde du corps de Paul VI, il est consacré archevêque de Horta en 1969 et nommé secrétaire de la curie romaine. En 1979, il aurait été victime d'une tentative d'enlèvement par les Brigades rouges. La même année, le New York Times le décrit comme un « ecclésiastique franc-tireur, sans-gêne et brusque ».

Nommé pro-président de la Commission pontificale pour l'État de la Cité du Vatican en 1981, au troisième rang derrière le pape et le secrétaire d'État, il conserve cette fonction jusqu'en 1984.

En 1982, alors qu'il préside l'Institut pour les Œuvres de Religion (IOR), la Banco Ambrosiano fait faillite et il fait la une des journaux. La loge P2 et Roberto Calvi sont identifiés comme étant au cœur de cette grande affaire politico-financière. Il a été établi que l'IOR, à l'époque dirigé par Marcinkus, avait eu un rôle déterminant dans le krach de la Banco Ambrosiano de Roberto Calvi, dans une intrigue bancaire compliquée concernant entre autres Michele Sindona et le "Maître Vénérable" de la loge P2 Licio Gelli.

Aujourd'hui, les intrigues de la Banco Ambrosiano restent à éclaircir et constituent une des zones les plus obscures de la récente histoire italienne. Aussi bien Roberto Calvi que Michele Sindona furent retrouvés morts. Le premier, qui avait fui à Londres, a été retrouvé pendu le 18 juin 1982 au cœur de la ville sous le Blackfriars Bridge ; le deuxième, emprisonné pour l'homicide de Giorgio Ambrosoli, a été empoisonné à l'aide d'un café au cyanure le 20 mars 1986 et mourra deux jours plus tard.

En 1987, Marcinkus et d'autres dirigeants de l'IOR font l'objet d'une enquête pour banqueroute frauduleuse et un mandat d'arrêt est émis par la magistrature italienne en rapport au krach du Banco Ambrosiano. Après quelques mois, la Cour de cassation et la cour constitutionnelle annulent le mandat sur la base de l'article 11 des accords du Latran qui dispose que : « Les organismes centraux de l'Église catholique sont affranchis de toute ingérence de la part de l'État italien… » (Marcinkus avait un passeport du Vatican). Il quitte néanmoins la présidence de la banque vaticane. Revenu à l'archidiocèse de Chicago en 1990, il s'établit plus tard dans l'Arizona, où il meurt à Sun City à l'âge de quatre-vingt-quatre ans.

Certains auteurs, parmi lesquels le journaliste britannique David Yallop dans son livre Au nom de Dieu, émirent l'hypothèse que Monseigneur Marcinkus ait joué un rôle avec le Cardinal Villot (à l'époque Secrétaire d'État), le Cardinal Cody, Licio Gelli (Loge P2), et Roberto Calvi (Banco Ambrosiano) dans la mort du pape Jean-Paul Ier, qui eut un pontificat de seulement 33 jours et avec lequel il y avait une forte hostilité sur la manière de conduire les finances vaticanes. En effet, devenu Pape, Albino Luciani avait l'intention de

revenir avec l'Église aux idéaux originaires d'humilité et simplicité, en transformant profondément la politique financière du Vatican.

Selon cette thèse, la mort du pape dans la nuit du 28 au 29 septembre 1978 aurait été causée par un empoisonnement. Cette théorie est corroborée par les déclarations du repenti Vincenzo Calcara au juge Paolo Borsellino. Calcara parle d'un entretien avec l'entrepreneur mafieux Michele Lucchese advenu quelques jours après la tentative d'assassinat de Jean-Paul II. Lucchese révèle à Calcara que Jean-Paul II était en train de suivre la même politique que Jean-Paul I qui voulait « rompre les équilibres à l'intérieur du Vatican » en redistribuant les biens de la banque vaticane, en changeant les dirigeants de l'IOR et du secrétariat d'État (Marcinkus et Villot).  la thèse de David Yallop, qui s'appuie plus sur un faisceau de pures présomptions que sur des indices probants, a été fortement réfutée par l'historien John Cornwell qui, au terme de son enquête (Comme un voleur dans la nuit) conclut que Jean-Paul Ier est mort écrasé par l'ampleur d'une tâche à laquelle il n'était pas préparé et pour laquelle la Curie n'a pas songé à l'assister comme elle aurait dû, ce qui revient à ne rien dire autant à dire qu'il a pû être assassiné.

Le fait qu'Albino Luciani, élu depuis trente-trois jours seulement, soit assassiné alors qu'il enquêtait sur la banque du Vatican, et prévoyait de remplacer de nombreux postes importants au Vatican est troublant. La thèse de David Yallop consiste principalement à dire que le Pape Jean-Paul Ier a menacé d'être le grain de sable d'un réseau criminel, principalement dans le secteur financier, en lien avec la mafia américaine et la loge P2, et aurait par conséquent très bien pû être assassiné. Un autre fait troublant est que le Pape avait été ausculté la veille et jugé en bonne santé, ou encore que le corps n'a pas été autopsié, et que la cause de sa mort n'a donc pas pu être pleinement déterminée.

Le 22 juin 1983, Emanuela Orlandi, fille d'un important fonctionnaire du Vatican et citoyenne vaticane, est enlevée. En juin 2008, Sabrina Minardi, témoin lors du procès contre la Banda della Magliana, ex-compagne du chef de bande Enrico De Pedis, a déclaré qu'Emanuela Orlandi aurait été enlevée sur ordre de Marcinkus et tuée par l'organisation criminelle de De Pedis. Celui-ci qui était en contact avec Marcinkus à travers Roberto Calvi, aurait dit que l'enlèvement venait d'un ordre de Marcinkus, qui voulait envoyer un « message ». La publication des procès-verbaux de Sabrina Minardi à la magistrature a suscité la protestation du Vatican qui, par le Père Federico Lombardi, porte-parole du bureau de presse du Vatican déclare qu'il y a en plus de l'absence « d'humanité et de respect pour la famille Orlandi, qui égaye leur douleur » des « allégations scandaleuses contre l'archevêque Marcinkus, mort depuis longtemps et incapable de se défendre ». 


Malcolm X (19 mai 1925 - 21 février 1965), né Malcolm Little, également connu sous le nom d'El-Hajj Malek El-Shabazz.

 

Résultat de recherche d'images pour "Malcolm X"Prêcheur musulman afro-américain, orateur et militant des droits de l'homme. Aux yeux de ses admirateurs, il est un défenseur impliqué des droits afro-américains ayant mis en accusation les États-Unis pour ses crimes et sa ségrégation raciale envers la communauté noire. En revanche, ses détracteurs l'accusent d'avoir prêché le racisme, le suprémacisme noir et la violence.

Malcolm Little est le fils de Earl Little et de Louise Little (née Louisa Norton). Il vécut une courte période au 1909, Pinkney Street dans les quartiers nord d'Omaha. Le père de Malcolm est un prêcheur baptiste convaincu, fervent soutien de Marcus Garvey et charpentier. Celui-ci prône alors le retour des afro-américains en Afrique (Liberia), refusant l'intégration à la société américaine, ce qui a très largement marqué les vues politiques de Malcolm sur ce sujet. Earl Little est également membre de l'Association universelle d'amélioration de la condition des Noirs (Universal Negro Improvement Association, UNIA). Malcolm, dans son Autobiography of Malcolm X as told to Alex Haley, a décrit son père comme un imposant homme noir borgne (mais portant un œil de verre). Quatre de ses oncles furent tués par des Blancs, dont un lynché.

Earl Little, né en Géorgie, avait déjà trois enfants (Ella, Mary et Earl Jr.) d'un premier lit. De son mariage avec Louise Norton, il eut sept enfants, Malcolm étant le quatrième. Leur nom était, par ordre de naissance : Wilfred, Hilda, Philbert, Malcolm, Reginald, Yvonne et Wesley.

Louise Norton née à la Grenade aux Antilles, d'un père d'origine écossaise, et qui, selon Malcolm, ressemblait plutôt à une femme blanche. Elle épousa Earl Little, entre autres, parce qu'il avait le teint très noir. Elle haïssait son teint clair, son sang blanc, et voulait des enfants beaucoup plus noirs. Son grand-père était un homme blanc dont Malcolm ne savait rien, si ce n'est ce qu'il décrivait comme « la honte de ma mère ». C'est de lui que Malcolm tenait son teint relativement clair. Il pensa d'abord, qu'être métissé était une chance, un « symbole de statut social ». Plus tard, il dira qu'il « haïssait chaque goutte de ce sang de violeur » en lui. Étant celui des enfants qui avaient le teint le plus clair, il pensa que son père le favorisait, mais sa mère en fut d'autant plus dure avec lui, pour cette même raison. L'un de ses surnoms, « Red », lui est venu de la rousseur de ses cheveux. À la naissance, il avait été décrit comme ayant des « cheveux blond-cendre… teints avec de la cannelle », et, à quatre ans, des cheveux « blond-roux ». Ses cheveux foncèrent avec le temps, mais ressemblaient à ceux de sa grand-mère paternelle, « rougissant sous le soleil d’été ».

Selon son autobiographie, sa mère avait été menacée par des membres du Ku Klux Klan (KKK) alors qu'elle était enceinte de lui, en décembre 1924. Elle se rappelait que la famille avait été sommée de quitter Omaha du fait des liens de son père avec l'UNIA, qui, selon les membres du KKK, « cherchait les ennuis ».

Peu après la naissance de Malcolm, en 1926, la famille emménage à Milwaukee (Wisconsin), puis déménage peu après vers Lansing, Michigan. En 1931, son père est retrouvé mort, un tramway lui ayant roulé dessus. Malcolm affirma que la cause de la mort avait à l'époque été remise en question par la communauté noire. Il la refusa lui-même par la suite, arguant que sa famille avait souvent été la cible de Black Legion, un groupe de suprématistes blancs affilié au KKK, que son père avait accusé d'avoir mis le feu à leur maison en 1929. L'État du Michigan comptait alors 70 000 membres du KKK, soit cinq fois plus que le Mississippi à la même époque.

Bien que le père de Malcolm ait contracté deux assurances-vie, sa mère ne touche que la plus faible des deux. Malcolm affirma que la compagnie d'assurance auprès de laquelle avait été contractée la plus importante soutenait qu'il s'agissait d'un suicide et avait donc refusé de payer. Malcolm, à l'instar de l'ensemble de la communauté noire de la ville, se demande en effet comment son père aurait pu se taper lui-même derrière la tête puis rester allongé sur les rails afin de se faire écraser. Louise Little tombe en dépression et est déclarée folle au regard de la loi en décembre 1938. Malcolm et ses frères et sœurs sont éparpillés dans plusieurs foyers d'accueil. En 1939, leur mère est admise à l'hôpital psychiatrique de Kalamazoo (Michigan), où elle restera jusqu'à ce que Malcolm et ses frères et sœurs l'en fassent sortir vingt-six ans plus tard.

Toujours selon son autobiographie, à la suite de la mort de son père, Malcolm vit à Charles Street, dans le centre d'East Lansing. Cependant, le recensement de 1930 (publié en 2002) montre qu'il a en fait vécu dans une tout autre Charles Street, située dans un quartier urbain pauvre de Lansing Township, entre Lansing et East Lansing. Plus tard, alors qu'il est à l'école primaire, il vit à Mason, une petite ville presque entièrement blanche située à 20 km au sud. 

Malcolm affirma avoir été l'un des Noirs les plus intégrés à la communauté blanche.

Malcolm obtient le diplôme de son école en tête de la classe, mais quitte le système scolaire après qu'un professeur qu'il admire lui a dit que ses aspirations à devenir avocat n'étaient « pas du tout réalistes pour un nègre ». Il refuse d'être charpentier, comme son professeur le lui propose. Il essaye de rendre ses cheveux moins crépus et son teint plus clair, mais malgré la souffrance endurée c'est un échec. Après avoir voyagé d'une maison d'accueil à l'autre, Malcolm est envoyé une première fois dans un centre de détention puis emménage à Boston pour vivre avec sa demi-sœur plus âgée, Ella Little Collins. À Boston, il accumule les petits emplois. Il est également employé par intermittence par la New Haven Railroad, une compagnie de chemin de fer. En 1942, Malcolm fait partie de la pègre bostonienne. Il doit fuir Boston avec sa compagne de l'époque, Sophia, une jeune femme blanche, à cause d'une rivalité avec un meneur de la pègre.

Après avoir quitté Boston, Malcolm vit quelque temps dans le Michigan. En 1943 il emménage à New York où il travaille de nouveau brièvement pour la New Haven Railroad. Il trouve même un travail de cireur de chaussures dans le Lindy Hop Nightclub. Dans son autobiographie, il affirme avoir ciré les chaussures de Duke Ellington et d'autres musiciens noirs célèbres. Peu de temps après, à Harlem, où il est alors appelé « Detroit Red », il prend part à des activités de revente de drogue, de jeu, de racket et à des cambriolages. Entre 1943 et 1946, Malcolm voyage entre Boston et New York à trois reprises. Il est arrêté en 1946 à Detroit pour cambriolage et est mis en prison.

Durant la Seconde Guerre mondiale Malcolm est examiné pour l'enrôlement dans l'armée, les médecins militaires le réforment pour le motif « 4-F » (« mentalement inapte au service militaire »). Il expliqua dans son autobiographie qu'il dût jouer un rôle pour être réformé, et soutenir au médecin militaire qu'il était impatient de s'organiser avec les autres soldats noirs et mettre la main sur une arme afin de « tuer quelques crackers », c'est-à-dire des Blancs. Dans son dossier établi par le FBI apparait une lettre dans laquelle il se désigne comme communiste et où il explique certaines raisons de son vœu d'être réformé : « J'ai toujours été un communiste. J'ai essayé de m'enrôler dans l'armée japonaise, pendant la dernière guerre, maintenant ils ne m'enrôleront ni ne m'accepteront jamais dans l'armée américaine. Tout le monde a toujours dit... Malcolm est fou donc il n'est pas difficile de convaincre les gens que je le suis. » Or l'armée japonaise n'a jamais été communiste.

Au début de 1946, il retourne à Boston. Il y est arrêté le 12 janvier pour avoir essayé de voler à nouveau une montre de près de mille dollars US qu'il avait laissée dans une bijouterie pour la faire réparer. Deux jours plus tard, il est également poursuivi en justice pour port d'arme. Le 16 janvier, il doit faire face aux charges de vol caractérisé et d'entrée par effraction. Il est condamné à dix ans de prison (il n'en fera que sept) dans la prison d'État du Massachusetts à Charleston, dans laquelle il arrive le 27 février. Ses relations sexuelles avec des femmes blanches (il y en avait deux dans sa bande, dont sa maitresse) faillirent lui valoir en plus une condamnation pour viol, mais elles refusent de l'accuser malgré les incitations de l'instance judiciaire. De plus, Malcolm est accro à la cocaïne, qu'il avait commencé à consommer lorsqu'il était dans la pègre.

En prison, Malcolm gagne le surnom de « Satan », du fait de sa haine pour la religion catholique. Il commence à lire les livres de la bibliothèque de la prison. Il développe bientôt un appétit féroce pour la lecture, puis un astigmatisme. Dans plusieurs lettres de prison, mais aussi par la suite, Malcolm insistera sur l'importance de son éducation d'autodidacte. Ainsi, dans une lettre du 15 février 1950, il écrit à un certain Raymond : « Mon confinement est d'une autre nature ; je finis ma quatrième année d'une peine de prison de 8 à 10 ans... mais ces quatre ans de réclusion se sont révélées être les plus enrichissantes de mes 24 ans sur cette terre et je ressens que « ce cadeau du Temps » était un cadeau qu'Allah me fit, sa manière de me sauver de la destruction certaine vers laquelle j'avançais. »

On lui attribue également la phrase : « Sans éducation, on ne va nulle part dans ce monde » ou encore « L'éducation est le passeport pour le futur, car demain appartient à ceux qui s'y préparent aujourd'hui ».

Pendant cette période, il correspond avec son frère Reginald et échange avec lui des idées à propos de Nation of Islam, mouvement auquel Malcolm se convertit par la suite. Ce sont ses frères, déjà membres, qui lui font connaître l'organisation. La « Nation de l'Islam » est à l'époque une petite organisation de quelques centaines de membres, basés à Chicago. L'organisation a une idéologie marquée par trois thématiques principales : une forme très hétérodoxe d'islam, un vigoureux nationalisme noir (revendication d'un État pour les noirs dans le sud des États-Unis) et un total rejet des Blancs considérés comme l'incarnation du démon sur la terre (la citation suivante d'un de ses dirigeants, Elijah Muhammad, illustre cette pensée : « Nous avons vu la race blanche (démons) dans le ciel, parmi les justes, causant des troubles [...], jusqu'à ce qu'ils aient été découverts. [...] Ils ont été punis en étant privé des conseils divins [...] presque ravalés au rang des bêtes sauvages. [...] sautant d'arbre en arbre. Les singes en procèdent. [...] Avant eux, il n'y avait rien comme les singes et les cochons »).

Jusqu'à la fin de son incarcération, Malcolm correspond régulièrement avec Elijah Poole, dit Elijah Muhammad, le meneur de la « Nation ». Toujours selon son autobiographie, Malcolm commence à être renommé parmi les prisonniers, alors qu'il reste sous la surveillance attentive des autorités qui reconnaissent en lui une source potentielle de troubles. On ne lui accorde pas la possibilité d'être libéré au bout de cinq ans pour bonne conduite car les autorités pensaient qu'il était trop dangereux de le libérer par avance.

En février 1948, notamment grâce aux efforts de sa sœur, Malcolm est transféré dans une prison expérimentale à Norfolk (Massachusetts), et qui possède une bibliothèque bien plus fournie que celle de la prison d'État de Charleston. Malcolm réfléchit par la suite sur ce temps passé en prison : « Les mois passaient, et il ne me semblait même pas être emprisonné. En fait, jusqu'à ce moment-là, je n'avais jamais été aussi libre de ma vie ». Le 7 août 1952, Malcolm est finalement libéré sur parole.

Malcolm X joue un rôle important dans la conversion du boxeur Cassius Clay, qui rejoint officiellement Nation of Islam en 1964, change d'abord son nom pour celui de Cassius X, en l'honneur de Malcolm, puis prend celui de Muhammad Ali sur le conseil de Elijah Muhammad. Ce changement de nom a lieu à un moment où Malcolm X n'est pas en bons termes avec son organisation. Quand Clay prendra le nom de Muhammad Ali, il critiquera X pour sa rupture avec Elijah Muhammad, avant de suivre son exemple et de rallier à son tour l'islam sunnite. 

Le 14 février 1965, sa maison fait l'objet d'un attentat à la bombe. Deux mois avant son assassinat, Louis Farrakhan écrit « un tel homme est digne de mourir. » Le 21 février 1965, Malcolm X prononce un discours dans le quartier de Harlem, à New York, devant un auditoire de quatre cents personnes, dont son épouse et ses enfants. Le discours commence à peine lorsqu'une dispute éclate dans la foule, un homme en accuse un autre d'avoir les mains dans ses poches. Malcolm X, au micro, les appelle au calme lorsqu'un membre des Black Muslims s'avance vers lui avec un fusil à canon scié ; touché au ventre, Malcolm X tombe en arrière, tandis que deux autres personnes lui tirent 21 fois dessus avec des revolvers. Malcolm X est emmené à l'hôpital le plus proche. Le temps de le transporter vers un second hôpital lui est fatal. L'identité des commanditaires reste inconnue, bien que les soupçons se portent principalement sur Nation of Islam, infiltrée par plusieurs agents du FBI lorsqu'ils ont appris l'existence d'un projet d'assassinat de Malcolm X.

Trois membres de Nation of Islam seront reconnus coupables en 1966 : Norman 3X Butler, Thomas 15X Johnson et Talmadge Hayer. L'organisation elle-même niera toute participation à l'assassinat. « Betty Shabazz [l'épouse de Malcolm X], qui est morte en 1997, a publiquement accusé Farrakhan d'un rôle dans le meurtre ». Celui-ci a admis, au début 2007, « j'ai pu être complice en paroles », tout en niant une implication directe de l'organisation. En 1994, Qubilah Shabazz, une des filles de Malcolm X, est arrêtée et inculpée pour avoir payé un tueur à gage chargé de tuer Farrakhan, accusation abandonnée en 1995.

Il a également été envisagé que le FBI ait eu connaissance du projet d'assassinat et l'ait couvert, voire aidé. Cette hypothèse a été reprise par la Nation of Islam.



20/02/2015
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