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Mag à zine international.

Cela s'est passé un 22 février...

DIMANCHE 22 février 2015 - 3 Ventôse CCXXIII 

53ème jour - 8ème semaine de l'année 2015   

Journée mondiale du scoutisme

 Fêtes du jour : Isabelle,

Aujourd'hui nous fêtons également les Isabeau, Isabel, Isabela, Isabèle, Isabella, Ysabelle, Tevarzeg, Evarzeg, Evarzheg, Tevarzec.


 Dicton du jour :  

« À la Sainte-Isabelle, si l'aurore est belle et s'il fait soleil au matin, c'est du bon temps pour les grains. » 


Citations sur l'histoire :

 

« Faites attention à l'Histoire officielle que l'imposture se charge de décrire. » 

 [Chateaubriand] Mémoires d'outre-tombe

 

 « Faire confiance à l’histoire c’est croire les criminels sur parole. »

 [Simone Veil]

 

 « L'Histoire est une galerie de tableaux où il y a peu d'originaux et beaucoup de copies. »

 [Alexis de Tocqueville]

 

« Le talent de l'historien consiste à faire un ensemble vrai avec des traits qui ne sont vrais qu'à demi. »

 [Ernest Renan]

 

« Les hommes font leur histoire, même s'ils ne savent pas l'histoire qu'ils font. » 

[Raymond Aron] 

 

« L’histoire est la science du malheur des hommes. »

[Raymond Queneau]


Citations du jour : 

 

« Peu d'hommes, si vertueux soient-ils, résistent au plus offrant. »

[George Washington]

 

« Je sais enfin ce qui distingue l’homme de la bête : ce sont les ennuis d’argent ! »

[Jules Renard] 

 

« “Je ne m’occupe pas de politique”, c’est comme si vous disiez  “Je ne m’occupe pas de la vie”. »

[Jules Renard

 

« Je suis partout et nulle part. Je ne vois rien et je vois tout. Je n’écoute rien et j’entends tout… Tel est le rôle d’un chef d’Etat. »

[Jean-Bedel Bokassa]

 

« L'éléphant est le seul mammifère qui peut se masturber en gardant les mains libres.. »

[François Cavanna] 


22 février 1943 : procès et éxecution des principaux membres de la Rose Blanche.

 

Résultat de recherche d'images pour "procès et éxecution des principaux membres de la Rose Blanche"La Rose blanche (en allemand Die Weiße Rose) est le nom d'un groupe de résistants allemands, fondé en juin 1942, pendant la Seconde Guerre mondiale, et composé de quelques étudiants et de leurs proches. Ce nom aurait été choisi par Hans Scholl en référence à la romance de Clemens Brentano (Les Romances du Rosaire, 1852), ou au roman de B. Traven La Rose blanche (1929) Ce groupe a été arrêté en février 1943 par la Gestapo et ses membres ont été exécutés.

Au cours du Troisième Reich, le régime nazi vise à endoctriner et encadrer la jeunesse allemande en créant des organisations réservées à celle-ci. Parmi ces organisations, on peut citer en particulier le Deutsches Jungvolk pour les 10-14 ans et les jeunesses hitlériennes pour les 14-18 ans. L’adhésion à ces organisations est obligatoire en Allemagne à partir de 1939. Inge Scholl, témoin privilégié de la résistance, car sœur aînée de l'un des fondateurs du mouvement, montre dans son livre la Rose Blanche la fascination que pouvaient générer ces communautés sur les jeunes Allemands :

« Autre chose nous séduisit, qui revêtait pour nous une puissance mystérieuse : la jeunesse défilant en rangs serrés, drapeaux flottants, au son des roulements de tambour et des chants. Cette communauté n’avait-elle pas quelque chose d’invincible ? »

Malgré un important mouvement d'exil dans les années 1930, des intellectuels antinazis continuent d'exprimer clandestinement leurs convictions sous le Troisième Reich. Dans le milieu universitaire, la survivance de l'esprit critique incite les étudiants à remettre en cause les principes autoritairement inculqués dans les organisations de jeunesse officielles. Tout en participant aux jeunesses hitlériennes, Hans et Sophie Scholl sont membres d'une autre organisation, la Bündische Jugend, interdite par le régime. À mesure que l'autoritarisme se renforce, les futurs membres de la Rose Blanche, venant en grande partie de la jeunesse étudiante de Munich, prennent conscience de la nécessité de réagir. Ils réfutent l'idée d'obéissance aveugle et mettent en avant la conscience morale des individus responsables. « Tout peut être sacrifié au plus grand bien de l'État, tout, sauf ce que l'État doit servir », peut-on lire dans le premier tract. La philosophie du mouvement se place résolument à l'opposé du nazisme en proclamant la primauté de l'être humain sur l'entité collective abstraite.

La Rose blanche est fondée au printemps 1942 dans un atelier de peinture de Munich, par Hans Scholl et Alexander Schmorell. Ce fut d'abord Hans Scholl qui prit l'initiative de distribuer des tracts dans leur lycée, sans prévenir ses compagnons, puis ils décidèrent d'agir en commun. Les jeunes étudiants refusent le totalitarisme sous la coupe duquel se trouve alors l’Allemagne du Troisième Reich et veulent sauvegarder leur indépendance face à la menace nazie. La majorité des étudiants sont catholiques, Alexandre Schmorell est orthodoxe. Hans Scholl a en particulier été inspiré par des sermons de Mgr Von Galen, évêque de Münster, qui s'est élevé contre les assassinats de malades mentaux (Aktion T4) et les atteintes faites à l’Église. Hans et Sophie Scholl, protestants, sont par ailleurs profondément croyants.

Ils discutent de la situation politique avec Kurt Huber, professeur à l’université de Munich, réputé pour ses cours de philosophie qui influencent beaucoup d’étudiants. Kurt Huber, d'abord opposé à l'idée de révolte envers un pays qu'il aime, finit par appuyer totalement ses élèves qui ont fondé la Rose blanche. Révoltés par la dictature hitlérienne et les souffrances causées par la guerre, les étudiants décident d’agir pendant l’été 1942.

Hans Scholl, Willi Graf et Alexander Schmorell sont envoyés sur le front de l'Est en juillet 1942 comme infirmiers de la Wehrmacht. À leur retour en fin d'année, ils prennent contact avec l'Orchestre rouge.

Un tract, intitulé « Appel à tous les Allemands », est rédigé pendant l'hiver 42-43, au paroxysme de la bataille de Stalingrad. Il est distribué à des milliers d'exemplaires dans plusieurs grandes villes (Munich, Augsbourg, Stuttgart, Francfort, Salzbourg et Vienne). Le groupe a en effet des ramifications dans d'autres villes allemandes où d'autres étudiants (la jeune Traute Lafrenz par exemple) défendent les mêmes idéaux. Adoptant un ton moins littéraire que les précédents, il constitue un appel vibrant à la conscience collective : « Prouvez par l'action que vous pensez autrement ! Déchirez le manteau d'indifférence dont vous avez recouvert votre cœur ! Décidez-vous avant qu'il ne soit trop tard... » Ce tract prône le fédéralisme en Allemagne, rejette « l'idée impérialiste de puissance » et affirme que « seule une coopération généreuse entre les peuples européens permettra de jeter les fondements d'un nouvel ordre ». Après l'anéantissement de La Rose Blanche, des millions d'exemplaires de ce tract seront lâchés sur le territoire allemand par l'aviation anglaise, perpétuant ainsi l'œuvre de résistance éthique des étudiants munichois. Des slogans pacifistes et antifascistes sur les murs, et des collectes de pain pour les détenus des camps de concentration s'ajoutent aux actions du groupe, soutenu à partir de 1943 par des intellectuels du sud de l'Allemagne ou de Berlin.

Le sixième tract, rédigé par Kurt Huber après la défaite de Stalingrad, dont les militants de la Rose blanche pensaient qu'elle sonnerait le glas du Troisième Reich, en février 1943, est diffusé à plus de 2 000 exemplaires. Le 18 février 1943, Hans Scholl et sa sœur Sophie, également très engagée dans le mouvement, et qui avait, comme son frère, accordé une confiance aveugle au chancelier Hitler, avant de partager sa déception, lancent des centaines de tracts dans la cour intérieure de l’université de Munich. Mais ils sont dénoncés par le concierge et arrêtés par la Gestapo.

Après leur arrestation, Hans et Sophie Scholl sont amenés au palais Wittelsbacher, le principal centre de la Gestapo. Ils y sont interrogés et maintenus en détention jusqu'au 21 février. Lors de son arrestation, Hans Scholl possède un écrit de Christoph Probst, un autre membre du réseau, ce qui conduit à l'arrestation et à l'inculpation de celui-ci.

Hans et Sophie Scholl, ainsi que Christoph Probst, sont jugés par le Volksgerichtshof (« tribunal du Peuple ») présidé par Roland Freisler, venu de Berlin. Ils sont tous trois condamnés à mort sous les chefs de « haute trahison et intelligence avec l'ennemi, incitation à la haute trahison, atteinte à l'effort de défense ». Au cours du procès, Sophie Scholl fait face avec un courage inébranlable et déclare : « Ce que nous avons dit et écrit, beaucoup le pensent. Mais ils n’osent pas l’exprimer. » Sa défense sonne comme un appel au courage civil, Zivilcourage en allemand (sans argumentation politique ou militaire). Hans Scholl lui aussi résiste jusqu'à la fin en déclarant : « Dans quelque temps, c'est vous qui serez à notre place. » Le procès dure à peine trois heures. Ils sont guillotinés dans la prison de Stadelheim, près de Munich, le jour même de leur condamnation, le 22 février 1943. D’autres résistants, Alexander Schmorell, Willi Graf et le professeur Huber sont décapités quelques mois plus tard. Au total, 16 membres du réseau paient de leur vie, soit par exécution, soit par mauvais traitements dans les camps.


22 février 2014 : Le présiden ukrainien Viktor Fedorovytch Ianoukovytch est destitué par le parlement.

 

Résultat de recherche d'images pour "Viktor Fedorovytch Ianoukovytch est destitué par le parlement"Viktor Fedorovytch Ianoukovytch, homme d'État ukrainien. Il fut Premier ministre de l'Ukraine du 21 novembre 2002 au 7 décembre 2004, puis du 28 décembre 2004 au 5 janvier 2005. Candidat du Parti des régions à l'élection présidentielle de 2004, il doit concéder l'organisation d'un nouveau second tour face à des accusations de fraudes et perd finalement face à Viktor Iouchtchenko, meneur de la Révolution orange.

Les résultats de son parti aux élections législatives de 2006 le conduisent de nouveau au poste de Premier ministre, du 4 août 2006 au 18 décembre 2007. Chef de l'opposition, il remporte l'élection présidentielle de 2010 avec 48,95 % des voix, contre 45,47 % à Ioulia Tymochenko.

Viktor Ianoukovitch est investi président d'Ukraine le 25 février 2010. Son mandat est notamment marqué par une réforme constitutionnelle renforçant les pouvoirs du chef de l'État et par la dégradation de la situation financière de l'Ukraine. Un vaste mouvement de contestation, provoqué par la suspension d'un accord d'association entre l'Ukraine et l'Union européenne, conduit à sa destitution, par le Parlement ukrainien, le 22 février 2014. Depuis le 12 janvier 2015, Viktor Ianoukovitch est activement recherché. Il fait l'objet d'une notice rouge délivrée par Interpol afin de faciliter sa localisation, son arrestation et son extradition à des fins de jugement en Ukraine où il est accusé, entre autres, de "malversations financières, soustraction, détournement ou conversion de biens par des manœuvres frauduleuses, commis à grande échelle ou en bande organisée", comme le précise la notice émise par l'organisation internationale de police.


Naissances :

 

George Washington : né le 22 février 1732, décédé le 14 décembre 1799.

 

Résultat de recherche d'images pour "George Washington"Chef d’état-major de l’Armée continentale pendant la guerre d’indépendance (1775-1783) avant d'être le premier président des États-Unis (1789-1797) Georges Washington est né à Pope's Creek dans la colonie britannique de Virginie, il est l'un des planteurs les plus riches de la région avec son domaine de Mount Vernon. Grâce à sa participation à la guerre de Sept Ans (1756-1763), il devient rapidement célèbre des deux côtés de l'Atlantique et s'intéresse aux questions politiques. Son engagement dans la Révolution américaine ainsi que sa réputation le portent au poste de commandant des troupes américaines, qu'il organise et mène à la victoire finale, avec l'aide des Français, sur la métropole britannique. Après le conflit, il participe à la rédaction de la Constitution américaine et fait l’unanimité lors de la première élection présidentielle. Pendant ses deux mandats, George Washington montre ses qualités d'administrateur habile, malgré les difficultés internes et la guerre en Europe. Il a laissé son empreinte sur les institutions du pays et sur l’histoire nationale.

Considéré comme l'un des Pères fondateurs des États-Unis par les Américains, George Washington a fait l'objet de nombreux hommages depuis la fin du XVIIIe siècle : son nom a été donné à la capitale des États-Unis, à un État du nord-ouest de l'Union, ainsi qu'à de nombreux sites et monuments. Son effigie figure depuis 1932 sur la pièce de 25 cents (quarter) ainsi que sur le billet d'un dollar.

George Washington, d'ascendance essentiellement anglaise, descend aussi du premier émigré français en Virginie en Amérique, un huguenot originaire de l'île de Ré, nommé Nicolas Martiau (1591-1657), qui débarqua du Francis-Bonaventure, le 11 mai 1620, cinq mois avant l’arrivée des Pères pèlerins du Mayflower. Cet ancêtre français, l'un des 32 arrière arrière arrière-grands-parents de Georges Washington, avait en 1631, 150 ans avant la bataille décisive de Yorktown pendant la guerre d'indépendance américaine, acquis un terrain sur lequel son descendant allait s'illustrer en 1781 à « York-town » contre les troupes britanniques.

George Washington est né au domaine de Pope's Creek, sur les rives du fleuve Potomac, au sud-est de l’actuelle Colonial Beach, dans le comté de Westmoreland en Virginie. Ses parents, Augustine Washington et Mary Ball, faisaient partie de l’élite économique et culturelle des planteurs de Virginie, dans le sud des treize colonies. Le père était un planteur mais aussi un juge à la cour du comté de Westmoreland ; il fut d’abord marié à Janet Butler dont il eut trois enfants : Lawrence, Augustine Jr. et Jane et qui mourut en 1729. Il épousa Mary Ball en 1731 qui lui donna plusieurs enfants, dont George Washington était l’aîné. En 1735, la famille s’installa dans une maison sur la plantation de Little Hunting Creek, qui allait par la suite devenir Mount Vernon. Trois ans plus tard, elle déménagea une nouvelle fois pour s’installer à Ferry Farm, une plantation située sur le fleuve Rappahannock où George Washington passa la plus grande partie de sa jeunesse. Il reçut une éducation soignée, celle du milieu des riches planteurs du Sud et apprit les bonnes manières, la morale et les connaissances qu’un gentilhomme de cette époque pouvait recevoir. Il a sans doute fréquenté une école locale ou bien il a pu recevoir l’enseignement d’un précepteur. Il était doué pour les mathématiques et se familiarisa avec les rudiments de la topographie. En revanche, il n’apprit ni le latin ni le grec ancien, ni même de langue étrangère. Il quitta l’école vers l’âge de quinze ans sans entreprendre d’études supérieures.

Il n’avait qu'onze ans à la mort de son père ; ses demi-frères héritèrent de la plupart des terres. Son frère aîné, Lawrence Washington, s'occupa de la plantation de Little Hunting Creek qu'il rebaptisa par la suite « Mount Vernon » en l'honneur de l'amiral britannique Edward Vernon. Il prit en charge l'éducation de George et c'est grâce à lui qu'il s’intéressa à la compagnie de l’Ohio qui revendiquait les territoires à l’ouest des Appalaches. George Washington hérita de la plantation du Rappahannock où il vécut avec sa mère, ses frères et ses sœurs, mais les revenus de cette exploitation ne permettaient pas de maintenir un train de vie aristocratique.

Vers l’âge de seize ans, George Washington devint arpenteur sur les propriétés de Lord Fairfax et cartographia les terres à l’ouest des Blue Ridge Mountains. La rémunération de ce travail lui permit d’acquérir des biens fonciers dans la Vallée de Shenandoah.

En 1751, George Washington accompagna son demi-frère Lawrence à la Barbade, où ce dernier espérait du climat tropical un soulagement de la tuberculose qu'il avait contractée. Ayant, quant à lui, contracté la variole au cours de son voyage, le visage du futur Président en garda les marques.

En décembre 1752, après la mort de Lawrence Washington, George hérita du domaine de Mount Vernon ; il remplaça aussi son demi-frère dans la milice de Virginie au poste de commandant. Le 4 novembre 1752, à l’âge de vingt-et-un ans, il fut élevé au grade de maître franc-maçon de la loge de Fredericksburg.

George Washington fut le président des États-Unis pendant deux mandats soit une durée de pouvoir de huit ans. Il dut faire face aux difficultés financières nées de la guerre d'indépendance et dut affirmer la position de la nouvelle nation dans les relations internationales.

Au cours de son premier mandat (1789-1793), le président œuvra pour rendre le pouvoir exécutif et l’administration fédérale plus solides. Pour cela, il rassembla autour de lui une équipe d'hommes qui s'étaient illustrés pendant la révolution : Alexander Hamilton s'occupa du département du Trésor, Thomas Jefferson fut son secrétaire d'État, Henry Knox son secrétaire de la guerre, Edmund Randolph à la justice et John Adams son vice-président. James Madison fut l’un de ses principaux conseillers.

Dans le domaine des affaires intérieures, le secrétaire au Trésor Alexander Hamilton s'efforça de résoudre la crise budgétaire et de réduire la dette du pays. Le 25 février 1791, Washington signa le décret instituant une banque fédérale. C'est également à cette époque que l'on choisit de construire la capitale fédérale dans le district de Columbia : le président sélectionna un site sur le Potomac et confia le soin de dessiner les plans de la ville au Français Pierre Charles L'Enfant. Pendant les travaux, le gouvernement déménagea de New York à Philadelphie en 1790. Washington posa la première pierre du Capitole en 1793. Mais il mourut avant la fin des travaux.

Les guerres indiennes se poursuivirent après l'indépendance : l'armée américaine affronta les Miamis, au début des années 1790 et les Amérindiens des Territoires du Nord-Ouest. Les Britanniques et les Espagnols entravaient l’expansion américaine vers l’Ouest. Madison et Jefferson contestaient la politique menée par Hamilton. Devant ces difficultés, Washington souhaita d'abord se retirer des affaires politiques. Cependant, sous la pression de son cabinet et de Thomas Jefferson qui vint le convaincre à Mount Vernon, il finit par accepter de se présenter pour un second mandat (1793-1797).

Après son second mandat présidentiel, George Washington se retira sur ses terres de Mount Vernon. Il continua de faire prospérer son exploitation et fit aménager une grande distillerie qui produisait du brandy. En 1798, le deuxième président américain John Adams le nomma lieutenant-général à la tête d’une armée provisoire qui serait levée en cas d’invasion française. Pendant plusieurs mois, Washington se consacra à l’organisation du corps d’officiers. Mais il refusa d’assumer un rôle public et rejeta la proposition de devenir à nouveau Président.

Le 12 décembre 1799, Washington prend froid dans ses vêtements mouillés. Une infection bactérienne de l'épiglotte va lentement l'étouffer sous l'enflure croissante à l'intérieur de sa gorge ; il mourut deux jours plus tard en présence de sa femme[5], de ses médecins et de son secrétaire personnel Tobias Lear. Il avait alors 67 ans. Il fut enterré à Mount Vernon quatre jours après son décès. Son épouse Martha Washington brûla toute la correspondance du couple sauf trois lettres. Après la mort de George Washington, la jeune nation américaine porta le deuil pendant plusieurs mois.

Les médecins pensent aujourd’hui que le traitement qu’il a subi, une saignée, des incisions au cou et des purges, a entraîné un choc, une asphyxie et une déshydratation. Il est enterré dans le cimetière familial de Mount Vernon.


Pierre-Jules Renard, dit Jules Renard : né à Châlons-du-Maine (Mayenne) le 22 février 1864 et mort le 22 mai 1910 (à 46 ans) à Paris.

 

Résultat de recherche d'images pour "Jules Renard"Écrivain et auteur dramatique français, Pierre-Jules Renard naît  en Mayenne, par hasard : son père, François Renard (1824-1897), est entrepreneur de travaux publics et travaille alors à la construction du chemin de fer de Laval à Caen. Il a épousé le 8 octobre 1854 Anne-Rosa Colin, fille de Victor Colin, quincaillier à Langres, élevée par son oncle Émile Petit, l'associé de François Renard. Le jeune Renard est le dernier de la fratrie, après une fille aînée, Amélie (décédée en 1858), une seconde fille également prénommée Amélie (née en 1859) et un troisième enfant, son frère Maurice (né en 1862). La mère de Jules Renard a vingt-huit ans lors de la naissance de son dernier enfant. Elle ne supporte plus son mari et elle aura la même attitude envers son dernier fils.

En 1866, la famille s'installe à Chitry-les-Mines, lieu de naissance de François Renard, le père de Jules, qui y devient maire. La scolarité de Maurice et de Jules se déroule à Nevers, en pension. Jules est reçu bachelier ès lettres en 1883 au lycée Charlemagne à Paris, mais il refuse de se présenter au concours de l'École normale supérieure. « Je suis de la vieille école, moi, de l'école qui ne sait pas lire », écrit-il dans son ouvrage, Bucoliques.

Jules Renard ne connaît pas un succès comme auteur immédiat : il fait nombreuses lectures, fréquente les milieux littéraires, collabore à des journaux, publie des poèmes et des nouvelles (Crime de village en 1887 dans la Revue de Paris de Léo d'Orfer). Le début de son roman Les Cloportes caractérise ces années au cours desquelles Jules survit grâce à la petite pension que lui versent ses parents. Il habite, début 1888, l’Hôtel des Étrangers, 24 rue Tronchet, près de sa fiancée, Marie Morneau (1871-1938), qui habite 44 rue du Rocher (ce sera son adresse parisienne toute sa vie). En 1888, il conclut un mariage de raison avec Marie, qui lui apporte une dot qui s'avère précieuse pour lui, mais ce mariage se révèle heureux et améliore sa situation financière. De cette union naissent un garçon, Jean-François (Fantec) en février 1889 et une fille, Julie Marie (Baïe) en mars 1892.

Lorsque, en 1889, de jeunes écrivains fondent le Mercure de France, Renard est un des principaux actionnaires : il est à la fois critique et prosateur, rédacteur en chef et administrateur. Le succès arrive avec L'Écornifleur, publié en 1892, qui raconte l'histoire d'un littérateur parasite. Alphonse Allais, Edmond Rostand, Courteline, les Goncourt, Tristan Bernard, Lucien Guitry et Sarah Bernhardt font partie de son entourage. En 1894, il entre à la Société des gens de lettres et rédige Le Vigneron dans sa vigne ainsi que Poil de Carotte. « Je cours les dangers du succès », note-t-il dans son Journal qu'il rédige en 1897 et 1910, mais qui n'est publié que de façon posthume, de 1925 à 1927, et constitue un témoignage précieux sur la vie littéraire de la Belle Époque. Dans cette œuvre majeure dont la manuscrit a été amputé puis brûlé par sa veuve, Jules Renard manifeste une grande lucidité, un humour féroce qui cache une infinie tendresse mais aussi une misanthropie et une certaine complaisance envers son malheur.

Jules Renard est élu membre de l'académie Goncourt en octobre 1907, au fauteuil de Huysmans grâce à Octave Mirbeau, qui a dû menacer de démissionner pour assurer son succès. Il prend sa nouvelle charge très au sérieux et participe à toutes les réunions.

Sa mère, travaillée par le spectre de la folie, meurt en 1909 en tombant dans le puits de la maison familiale, accidentellement ou suicidée. Jules Renard décède au 44 rue du Rocher d'artériosclérose à l'âge de 46 ans. Il est enterré civilement le le 27 mai 1910 à Chitry-les-Mines. Sa tombe en forme de livre ouvert, que Jules Renard a fait tailler en 1900 après la mort subite de son frère Maurice, est notamment entretenue par l’association « Les Amis de Jules-Renard ». En 1933, la place Jules-Renard dans le 17e arrondissement de Paris est créée en hommage.


Jean-Bedel Bokassa : né le 22 février 1921 à Bobangui, petit village de la préfecture de Lobaye - mort le 3 novembre 1996 à Bangui.

 

Résultat de recherche d'images pour "Jean-Bedel Bokassa"Homme politique, président de la République centrafricaine (1966-1976), empereur sous le nom de Bokassa Ier (1976-1979).

Jean-Bedel (de la contraction de Jean-Baptiste de La Salle ou du nom de Jean Bedel, auteur d'une grammaire pour enfants) Bokassa naît dans un petit village situé à une soixantaine de kilomètres au sud-ouest de Bangui en Centrafrique. Il perd ses parents à l'âge de six ans : son père, Mindogon Mgboundoulou, chef de village devant dresser des listes de recrues pour travailler pour la Compagnie forestière Sangha-Oubangui (CFSO, appelée la Forestière), finit par se rebeller contre les brutalités de l'administration coloniale, le travail forcé et les milices des sociétés coloniales. Il libère des prisonniers qui servaient d’esclaves dans des plantations de coton. Arrêté, emmené enchaîné à Mbaïki où il est jugé sommairement et condamné à la peine de mort, il est exécuté en public par des agents coloniaux sur la place du village juste en dehors du bureau de la préfecture le 13 novembre 1927.

Yokowo Marie, la mère du jeune Bokassa se suicide une semaine après l'exécution de son mari. C’est alors que Mbalanga, son grand-père, prend en main la charge de son petit-fils et décide de préparer son avenir afin qu'il soit utile à son pays.

Les missionnaires des écoles qu'il fréquente veulent en faire un prêtre mais il s'engage finalement dans la Coloniale de l'armée française en mai 1939. Il est par la suite sergent des Forces françaises libres et participe au débarquement de Provence et à la bataille du Rhin. Après la guerre, il devient élève du Prytanée militaire de Saint-Louis au Sénégal puis à Châlons-sur-Marne. Il combat ensuite en Indochine et en Algérie, obtient la Légion d'honneur et la Croix de guerre. Il est sous les ordres du général Marcel Bigeard lorsque celui-ci est en garnison en Afrique. Il termine sa carrière dans l'armée française avec le grade de capitaine.

Il ne quitte pas l'armée française, mais est détaché comme conseiller militaire technique de l'armée pour la création, la formation et l'encadrement de l'armée centrafricaine naissante. C'est par la suite qu'il demande son départ de l'armée française pour être incorporé comme officier supérieur dans l'armée centrafricaine.

Son cousin, David Dacko, président de la République centrafricaine fraîchement indépendante, fait appel à ses services pour réorganiser l'armée du pays et le nomme colonel, conseiller militaire, puis chef d'état-major en 1964. À la fin de l'année 1965, le chef de la gendarmerie tente un coup d'État contre David Dacko et envoie également des gendarmes pour tenter d'arrêter Jean-Bedel Bokassa. Retournant la situation à son profit, Bokassa neutralise la gendarmerie et renverse Dacko à son propre avantage. Il accède ainsi au pouvoir le soir du 31 décembre 1965, à la faveur de ce qu'on appele le « coup d'État de la Saint-Sylvestre ». Il devient 2e président de la République centrafricaine le lendemain.

Surnommé « le Soudard » par le général de Gaulle (qui le reçoit officiellement à Paris en mars 1969), Jean-Bedel Bokassa est plutôt populaire durant les sept premières années qu'il passe au pouvoir, en dépit de la violence de son régime qui pratiquait torture et exécutions sommaires. Le 2 avril 1968, il participa à la création de l’Union des États d’Afrique Centrale (UEAC) avec le Congo-Kinshasa et le Tchad. Bokassa défend le retour à la terre, il met ainsi en place une réforme agraire le 30 août 1970. Politiquement, il prône la valeur du travail et dénonce la corruption et la bourgeoisie. Francophile, son régime est soutenu par la France qui le considère favorable à la défense de ses intérêts dans la région, notamment les mines d'uranium de Bakouma prospectées par le Commissariat à l'énergie atomique (CEA).

Jean-Bedel Bokassa renforce pourtant son emprise dictatoriale, s'autoproclame président à vie le 2 mars 1972 puis se promeut maréchal le 19 mai 1974.

Le 2 janvier 1975, il forme un nouveau gouvernement et crée le poste de Premier ministre et nomme Élisabeth Domitien, qui fut la première femme à occuper ce poste en Afrique.

Il se déclare musulman en 1976 et change son nom en Salah Eddine Ahmed Bokassa avec l'objectif de plaire à Kadhafi pour bénéficier de l'aide financière libyenne.

En septembre 1976, il dissout le gouvernement pour le remplacer par le Conseil de la révolution centrafricaine. Son cousin David Dacko, dont il avait pris la place à la tête de l'État et qu'il avait fait emprisonner à N'garagba, devient son conseiller.

Bokassa se couronne finalement empereur le 4 décembre 1977, soit deux jours après la date anniversaire de celui de Napoléon Bonaparte, 173 ans auparavant (Napoléon Ier a été sacré empereur le 2 décembre 1804). La cérémonie a lieu au palais des sports de Bangui. Le sacre se déroule au cours d'une cérémonie à laquelle assistent 5 000 invités, dont le ministre français de la Coopération Robert Galley. Aucun chef d'État ou de gouvernement ne s'y rend, excepté le Premier ministre de l’Île Maurice. Pour marquer l’événement, Bokassa revêt une réplique du costume que portait Napoléon Ier lors de son sacre, une épaisse cape écarlate doublée de fourrure d'hermine blanche et d'une robe incrustée de perles sur laquelle étaient brodés en fils d'or des soleil et des abeilles. La cérémonie est très fastueuse : 10 000 pièces d'orfèvrerie, 200 uniformes d'apparat, 600 smokings et pas moins de 60 000 bouteilles de Champagne et de Bourgogne. De nombreux artisans et créateurs français furent mis à contribution par l'intermédiaire de Jean-Pierre Dupont. Un trône monumental fut créé par le sculpteur Olivier Brice, empruntant le symbole de l'aigle à Napoléon. La garde-robe impériale fut conçue par Pierre Cardin. La couronne en or pur, confectionnée par le joaillier Claude Arthus-Bertrand, comportait 7 000 carats de diamants, dont l'un de 60 carats, était estimée à près de cinq millions de dollars quand le salaire moyen en Centrafrique était d'environ 100 dollars ! À la fin de la cérémonie, le nouvel empereur remonte les rues de Bangui à bord d'un carrosse de bronze et d'or tiré péniblement par huit chevaux importés du Haras national du Pin, situé en Normandie, envoyés par l'Élysée. Deux chevaux meurent lors du trajet ce qui contraint la famille impériale à parcourir les derniers mètres en limousine. On chiffre la cérémonie à quelque 100 millions de francs, financés en partie par le « cher cousin » Mouammar Kadhafi. Son titre complet est « Empereur de Centrafrique par la volonté du peuple centrafricain, uni au sein du parti politique national : le MESAN » (Mouvement pour l'évolution sociale de l'Afrique noire). Ce dernier épisode lui vaut une réputation de mégalomane. Bokassa justifie ses actions en déclarant que la création d'une monarchie aiderait la Centrafrique à se distinguer des autres pays africains et à gagner le respect des autres pays du monde. Il prétend mettre en place une monarchie constitutionnelle, mais son régime demeure une dictature redoutable et violente.

Un film de son couronnement a été réalisé par le service cinématographique de l'Armée française sur commande de la France pour les archives personnelles de Bokassa. Des bobines de ce film furent stockées avec précaution dans les archives de l'ECPAD car le générique présente l'annonce de son sacre sous forme de lettres roses pailletées de diamants. Le service d'animation de l'ECPAD voulait en effet montrer sa capacité à créer de nouvelles techniques d'effets spéciaux et ainsi annoncer le faste de la cérémonie. L'affaire des diamants incita les dirigeants de l'ECPAD à placer le film au coffre sous la mention « diffusion restreinte » jusqu'à sa déclassification en juin 2008.

En 1979, Jean-Bedel Bokassa ne jouit plus de sa popularité passée. En janvier, il réprime dans le sang des manifestations de lycéens. Amnesty International et une commission de juristes internationaux établissent qu'il avait participé au massacre dans la prison de Bangui de 100 enfants qui avaient été arrêtés pour avoir protesté contre le coût trop élevé des uniformes scolaires imposés par l'empereur ; Bokassa nie farouchement son implication dans ce massacre.

Dans la nuit du 20 septembre 1979, alors que Bokassa Ier se trouve en Libye dans l'optique d'un rapprochement avec le colonel Kadhafi, le Service de documentation extérieure et de contre-espionnage (SDECE, future DGSE) lance l'Opération Caban. Un commando infiltré du Service Action accueille le Transall du 1er RPIMa commandé par le colonel Briançon-Rouge à l'aéroport de Bangui-Mpoko. Après avoir neutralisé l'aéroport, des renforts atterrissent et le chef des Forces Spéciales contacte le colonel Bernard Degenne basé à N'Djaména, capitale du Tchad pour qu'il envoie ses « barracudas », nom de code pour huit hélicoptères Puma et transports aériens Transall. La prise de Bangui peut débuter. Le lendemain aux alentours de minuit et demi, David Dacko annonce officiellement la chute de l'Empire centrafricain et proclame la République. Le 10 octobre 1979, l'hebdomadaire satirique français Le Canard enchaîné révèle l'affaire des diamants, ce qui contribuera à la défaite de Valéry Giscard d'Estaing lors de l'élection présidentielle de 1981. Bokassa reviendra sur cette affaire dans un livre, au milieu des années 1980 au cours de son exil français. Empereur déchu, Bokassa se réfugie à Abidjan, en Côte d'Ivoire, pendant quatre ans, puis en France, dans son château d'Hardricourt dans les Yvelines, pour finalement retourner à Bangui en octobre 1986, bien qu'il y eût été condamné à mort par contumace. Il sera arrêté et jugé pour trahison, meurtre, cannibalisme et détournement de fonds.

Le 12 juin 1987, au terme de son second procès, il est reconnu non coupable des charges de cannibalisme mais la peine de mort est confirmée pour les autres charges. Sa peine est d'abord commuée en prison à vie en février 1988, puis en 10 ans de réclusion. Il est amnistié par André Kolingba en 1993 en tant que dernier acte présidentiel et meurt en 1996 d'un arrêt cardiaque. Il est inhumé dans son ancien palais de Berengo. Il est « réhabilité dans tous ses droits » par le président François Bozizé le 1er décembre 2010, à l'occasion de la fête nationale et du cinquantenaire de la proclamation de l'indépendance de la République centrafricaine. Il avait 17 femmes et 39 enfants reconnus. 


François Cavanna : né le 22 février 1923 à Paris et décédé le 29 janvier2014 à Créteil. 

 

Résultat de recherche d'images pour "François Cavanna"Journaliste, écrivain et dessinateur humoristique français, François Cavanna grandit à Nogent-sur-Marne (Val-de-Marne) dans la petite communauté italienne immigrée. "Une enfance merveilleuse", à laquelle il consacrera en 1978 son grand roman, "Les ritals". Son père, Luigi (1880-1954), était venu de Bettola, village du val de Nure (province de Plaisance en Émilie-Romagne). Sa mère, Marguerite, née Charvin (1890-1976), est originaire du village de Sauvigny-les-Bois dans la Nièvre. Luigi Cavanna travaille comme maçon, la plupart du temps pour l’entreprise Taravella et Cavanna. À la suite des menaces de renvoi en Italie pendant les années 1930, il demande la naturalisation qu’il obtient le 25 octobre 1939. François Cavanna est leur fils unique.

Durant son enfance, il fait preuve d’un goût exceptionnel pour la lecture et réussit très bien à l’école, malgré une attitude très dissipée. Il passe le certificat d’études primaires à 12 ans, suit les cours de l’école primaire supérieure (EPS) de Nogent-sur-Marne et obtient le brevet en 1939. Mais il n’a pas envie de poursuivre des études et entre à la poste en septembre 1939.

 Affecté en qualité de « manipulant auxiliaire » dans un bureau de poste parisien, Cavanna reçoit, en juin 1940, comme les autres employés, l'ordre de partir pour Bordeaux. Il quitte Paris à vélo au milieu des colonnes de réfugiés de l'exode et, par Melun, Fontainebleau et Nemours, atteint Gien où il voit pour la première fois des soldats allemands. Un peu plus loin, près de Saint-Amand-Montrond, il est bloqué par un poste de contrôle allemand et est obligé de rentrer à Paris. Il perd son emploi à la poste (compressions de personnel) ; il est d'abord commis d'un marchand de fruits et légumes, puis travaille dans plusieurs entreprises du bâtiment. Fin 1942, il est recruté comme maçon par le service d'entretien d'une firme nogentaise, mais presque aussitôt se trouve requis pour le STO (Sevice du Travail Obligatoire), début 1943.

Après la guerre, Il reprend son emploi d’avant le STO, puis est employé par l’Association des déportés du travail, fournissant aussi une bande dessinée au journal Le Déporté du travail. De nouveau victime d'une réduction de personnel, il se lance pour une première période comme dessinateur à plein temps, en particulier pour un journal pour enfants, Kim (série Micou et son chien Tomate). Il reprend un travail salarié en 1948-1949, puis redevient dessinateur de presse, activité dont il parvient à tirer un revenu qu'il juge convenable. Il adopte alors le pseudonyme de Sépia, qu'il utilise jusque dans les années 1960.

En janvier 1954, il devient collaborateur d’une publication toute nouvelle, le magazine Zéro, créé par Jean Novi, dont il va devenir rédacteur en chef. Il s'agit d'un « journal de colportage » : parmi les colporteurs apparaît bientôt un ex-engagé en Indochine, Georges Bernier, que son efficacité comme vendeur mène au rang de directeur des ventes. Cavanna abandonne l'activité de dessinateur pour se consacrer à l'écriture, tout en se formant aux aspects techniques du journalisme (mise en page…). Mais il se sent à l'étroit sous la direction de Jean Novi, qui impose des limites au contenu du magazine, d'ailleurs rebaptisé Cordées, nom jugé moins provocant que Zéro.

Après la mort de Jean Novi (en 1959 ou 1960), Cavanna s'associe avec Georges Bernier (qui prend alors le nom de « professeur Choron ») et quelques autres pour fonder en 1960 le magazine Hara-Kiri (mensuel), puis en 1969 Hara-Kiri Hebdo et le mensuel de bandes dessinées Charlie. Après l'interdiction de Hara-Kiri Hebdo à la suite de sa une sur la mort du général de Gaulle (« Bal tragique à Colombey - un mort »), le journal est relancé sous le titre de Charlie Hebdo.

En mai 1968, François Cavanna est brièvement hospitalisé pour une crise hémorroïdaire. Il ne peut donc pas, à son grand regret, participer aux événements. Cet épisode est raconté avec humour dans son ouvrage Les Yeux plus grands que le ventre.

Au début des années 1970, un épisode important de l'histoire de Charlie Hebdo est le départ de Delfeil de Ton. Cavanna et lui se brouillent gravement. L'un comme l'autre, ainsi que leur ami Gébé, ont laissé ce qu'il fallait comme clés pour que l'on puisse comprendre à demi-mot pourquoi : il s'agit clairement d'une affaire non pas politique, ni littéraire, mais personnelle. Cavanna se montre navré de la décision de DDT de quitter Charlie Hebdo, ce qui affecte quelque temps sa production littéraire dans l'hebdomadaire. Il le défend contre des attaques de Jacques Martin, insiste sur le fait que « Delfeil a sa place ici à Charlie Hebdo et peut revenir quand il le voudra », peine perdue : la rupture est consommée.

Charlie Hebdo cesse de paraître à la fin 1981, victime d'une perte de lecteurs et d'une mauvaise gestion financière. Cavanna collabore ensuite à nouveau avec Choron de 1986 à 1988, à l'occasion d'une nouvelle version de Zéro.

En juin 1986, sa petite-fille Marie meurt d'une overdose à l'âge de 18 ans. Il passe alors de la tolérance à la dénonciation de la drogue : « Vos enfants sont en danger, même les plus sages. »

En 1992, Cavanna rejoint la nouvelle formule de Charlie Hebdo, relancé par Philippe Val, Cabu et Wolinski. Il y signe des chroniques et figure à nouveau dans l'ours à la fonction d'« ange tutélaire ».

En 2000, Choron, qui n'a pas participé à la nouvelle version de Charlie Hebdo, relance Hara-Kiri en association avec André Bercoff : Cavanna intente alors un procès à Choron et Bercoff, leur reprochant à la fois la teneur de cette nouvelle version et le fait que Bernard Tapie ait été annoncé comme collaborateur du journal. Cavanna remporte sa procédure et se voit reconnaître la propriété du titre Hara-Kiri.

En janvier 2011, le site web BibliObs publie les bonnes feuilles du dernier ouvrage de François Cavanna, Lune de miel (Gallimard). Dans ce livre, l'auteur révèle être atteint de la maladie de Parkinson, qu'il qualifie de « salope infâme ».

Hospitalisé pour une intervention due à une fracture du fémur et victime de complications pulmonaires, François Cavanna meurt le mercredi 29 janvier 2014 à l'hôpital Henri-Mondor de Créteil. Après l'incinération au Père-Lachaise le 6 février, ses cendres sont inhumées le lendemain au cimetière de Chaumes-en-Brie (Seine-et-Marne), la ville ou plus précisément le hameau de Forest où il habitait depuis une quarantaine d'années.


Décès : 

 

Amerigo Vespucci (ou Americo Vespucci), né le 9 mars 1454 à Florence en Italie et mort le 22 février 1512 à Séville en Espagne.

 

Résultat de recherche d'images pour "Amerigo Vespucci"Navigateur florentin qui travailla au service du Royaume de Portugal et de la Couronne de Castille. Il est considéré comme le premier européen à comprendre que les terres découvertes par Christophe Colomb faisaient partie d'un nouveau continent ; c'est pour cette raison que le cartographe Martin Waldseemüller, dans son planisphère de 1507 utilisa le nom d'« America » en son honneur comme appellation pour le Nouveau Monde. L'histoire souvent fantaisiste et contradictoire de ses voyages l'indique comme une des figures les plus controversées de l'ère des Grandes découvertes.

Le roi Ferdinand chargea Vicente Yáñez Pinzón de lancer une expédition pour trouver le passage par l'occident aux îles de l'Especiería, à bord d'une flottille dont les navires seraient construits en Biscaye. Vespucci se chargea de fournir les provisions pour la flotte et fut nommé capitaine de l'un des bateaux. En revanche, bien que tous ses préparatifs furent terminés à temps, les bateaux ne quittèrent jamais la Castille, puisque la rivalité entre Ferdinand et le nouveau roi de Castille, Philippe le Beau, introduisit une série de retards et d'incertitudes dans le projet qui finit annulé.

Vers 1506, Vespucci s'était converti en un personnage indispensable à la Casa de Contratación à Séville, organisant et fournissant des expéditions à destination des Indes. Fin 1507 et début 1508, on lui ordonna de transporter un chargement d'or à la cour et fut convoqué par le roi pour participer à une réunion de cosmographes et de navigateurs avec Yáñez Pinzón, Juan de la Cosa et Juan Díaz de Solís. Cette réunion eut lieu en février 1508, appelée assemblée de Burgos, présidée par le roi Ferdinand, qui avait récupéré le contrôle de la Castille avec la mort de son gendre Philippe. Là-bas, il fut décidé de reprendre les plans d'exploration du Nouveau Monde, surtout concernant le Passage du Sud, qui avaient perdu de la force pendant l'interrègne des Habsbourg. Le Roi commissionna Yáñez Pinzón et Díaz de Solís pour la recherche de ce chemin vers l'Especiería. Vespucci se vit octroyer un nouveau rôle qui le maintiendrait sur la terre ferme : le 22 mars, le roi Ferdinand le nomma « Pilote majeur de Castille », dépendant de la Casa de Contratación. Ses fonctions seraient celles d'enseigner les habilités de navigation (surtout le maniement du quadrant et de l'astrolabe), la cosmographie et le pilotage dans la nouvelle école navale de la ville ; de suivre et qualifier le progrès des apprentis ; d'appliquer des sanctions pour violation des normes ; d'inspecter les instruments de navigation et d'enquêter sur les problèmes en relation avec l'activité. De plus, il avait à sa charge la responsabilité des registres cartographiques et hydrographiques, la confection du Padrón Real, la carte où figuraient tous les nouvelles découvertes étant un travail central.

Le roi le nomma pilote majeur pour qu'il initie les pilotes espagnols à l'usage de méthodes astronomiques de navigation, remplaçant ses vieilles pratiques d'estime, et pour qu'il les examine, s'assurant de leurs compétences. Vespucci se plaindrait ensuite que ses élèves étaient réticents à apprendre leurs leçons. L'historien Felipe Fernández-Armesto pense que les techniques astronomiques proposées par le florentin étaient « essentiellement inutiles », du à l'insuffisance technique des instruments de l'époque et que les pilotes andalous avaient raison de se sentir humiliés d'avoir à être examinés par quelqu'un avec si peu d'expérience dans la navigation. Vespucci n'arriva jamais à compléter le Padrón Real et on ne conserva aucune œuvre cartographique de lui, bien qu'il fut réprimandé en 1510 pour avoir vendu des cartes de straperlo.

Amerigo continua de fournir les expéditions d'exploration et il investit en 1509 dans l'établissement d'une colonie à Veragua, qui fut un désastre, accompagné d'importantes pertes économiques. On attribue à Vespucci l'idée de construire en Biscaye des bateaux avec la coque revêtue de plomb pour leur donner une meilleures résistance aux récifs et bancs de sable des eaux des Caraïbes.

Comme pilote majeur, il avait un salaire de 75 000 maravédis annuels, qui lui permettaient de vivre de manière commode, mais sans grand luxe. Il vivait dans une maison de la Rue du Roi, louée à son voisin l'évêque Juan Rodríguez de Fonseca. Il avait deux domestiques blancs et cinq esclaves : quatre femmes et un homme. L'une d'elles, appelée Isabel, des Canaries, donna naissance à un garçon et une fille dans cette même maison. En se basant sur certains indices du testament de Vespucci, Consuelo Varela Bueno n'écarte pas l'hypothèse que, comme il était courant à cette époque, ce furent les enfants du navigateur.

Amerigo Vespucci mourut le 22 février 1512. Dans son unique testament connu, il légua tous ses biens de Séville à sa femme, incluant 144 000 maravédis, que d'une part les héritiers de Berardi lui devaient, et d'autre part, dans une moindre quantité, que Juan de la Cosa lui devait ; ses biens de Florence à sa mère, si elle était toujours vivante, et sinon à ses frères Antonio et Bernardo ; ses vêtements, livres et instruments (dont un astrolabe de métal) à son neveu Juan Vespucci, fils de son frère Antonio. Il nomma des exécuteurs testamentaires au marchand florentin Piero Rondinelli et au chanoine Manuel Castaño. Son épouse reçut une pension de la Couronne grâce au décret royal du 28 mars 1512, au compte des services donnés par son mari comme pilote majeur. À la mort de María Cerezo, un décret du 26 décembre 1524 octroya le reste de la pension à sa sœur Catalina, ce qui prouve qu'il ne donna pas de fils héritiers.



21/02/2015
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