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Mag à zine international.

Cela s'est passé un 25 février...

MERCREDI 25 février 2015 - 6 Ventôse CCXXIII 

56ème jour - 9ème semaine de l'année 2015  

 

Fêtes du jour : Roméo,

Aujourd'hui nous fêtons également les Gerland, Taraise, Walburge, Roparzh, Roperzh.

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Dicton du jour :  

« À la saint Modeste, repique tes choux, s’il t’en reste. » 


Citations sur l'histoire :

 

« Faites attention à l'Histoire officielle que l'imposture se charge de décrire. » 

 [Chateaubriand] Mémoires d'outre-tombe

 

 « Faire confiance à l’histoire c’est croire les criminels sur parole. »

 [Simone Veil]

 

 « L'Histoire est une galerie de tableaux où il y a peu d'originaux et beaucoup de copies. »

 [Alexis de Tocqueville]

 

« Le talent de l'historien consiste à faire un ensemble vrai avec des traits qui ne sont vrais qu'à demi. »

 [Ernest Renan]

 

« Les hommes font leur histoire, même s'ils ne savent pas l'histoire qu'ils font. » 

[Raymond Aron] 

 

« L’histoire est la science du malheur des hommes. »

[Raymond Queneau]


Citations du jour : 

 

« Désormais, on pourra être sénateur ou député à dix-huit ans, et donc, mis en examen à dix-neuf. »

[Laurent Ruquier]

 

« Il faut être maître de soi pour être maître du monde. »

[Charles Quint

 

« Pour moi un tableau doit être une chose aimable, joyeuse et jolie, oui jolie ! Il y a assez de choses embêtantes dans la vie pour que nous n'en fabriquions pas encore d'autres. »

[Pierre-Auguste Renoir

 

« La peinture s’apprend dans les musées. »

[Pierre-Auguste Renoir]

 

« En réalité, nous ne savons plus rien, nous ne sommes plus sûrs de rien. Lorsqu'on regarde les oeuvres des anciens, on n'a vraiment pas à faire les malins. »

[Pierre-Auguste Renoir] 


25 février 1899 : Naissance de Renault.

 

Renault, constructeur automobile français. Il est lié au constructeur japonais Nissan depuis 1999 à travers l'alliance Renault-Nissan qui est, en 2013, le quatrième groupe automobile mondial. Le groupe Renault possède des usines et filiales à travers le monde entier. Fondée par les frères Louis, Marcel et Fernand Renault en 1899, l'entreprise joue, lors de la Première Guerre mondiale, un rôle essentiel souvent méconnu (activités d'armement, chars Renault FT-17). Elle se distingue ensuite rapidement par ses innovations, en profitant de l'engouement pour la voiture des « années folles » et produit alors des véhicules « haut de gamme ». L'entreprise est nationalisée au sortir de la Seconde Guerre mondiale, en raison de la collaboration de ses dirigeants, en particulier de Louis Renault, avec l'occupant allemand. « Vitrine sociale » du pays, elle est privatisée durant les années 1990. Elle utilise la course automobile pour assurer la promotion de ses produits et se diversifie dans de nombreux secteurs. Son histoire est marquée par de nombreux conflits du travail mais aussi par des avancées sociales majeures qui ont jalonné l'histoire des relations sociales en France (à l'exemple des accords de 1955 - instituant entre autres la 3e semaine de congés payés - , de 1962 - 4e semaine de congés payés - ou de l'« accord à vivre » de 1989). Le groupe Renault a à son actif trente-huit usines dans le monde.

En 2014, Renault a vendu 2,71 millions d’unités, soit 3,2 % de plus qu'en 2013, notamment en Europe : Renault +9,4% et Dacia +24%. La Renault Zoé est la deuxième voiture électrique la plus vendue en Europe. En 2013, Renault se situe en première position des plus faibles émissions de CO2 en Europe.

Résultat de recherche d'images pour "Renault Type A"

En 1898, Louis Renault est un jeune homme passionné d'automobile. Ses frères, Marcel et Fernand, ont travaillé dans l’entreprise familiale de textile. Louis convertit son tricycle De Dion-Bouton en Voiturette de 1 ch à quatre roues Renault Type A. L'originalité de celle-ci est que Renault l'équipe d'une invention de son cru, la première boîte de vitesses en prise directe, contrairement aux chaînes et courroies de transmission utilisées jusque-là. Il réussit à la vendre à un ami de leur père qui l’essaye le 24 décembre et fut très impressionné par son comportement routier et sa puissance dans les pentes.

 

 

          

            La Renault Type A

 

Après que Louis-Paul eut breveté la prise directe, les frères fondent officiellement le 25 février 1899, à Boulogne-Billancourt, la Société Renault Frères avec deux amis de Louis, Thomas Evert et Julian Wyer, pour capitaliser sur ce nouveau moyen de transport. Louis est chargé du développement et de la production alors que ses frères se chargent de l’administration.

Les premières automobiles sont vendues à de riches particuliers qui peuvent se permettre de dépenser les 3 000 francs qu’elles coûtent (dix ans de salaire d'un ouvrier). Devant ce marché limité, Renault se diversifie dans la production de taxis et de camions avant la Première Guerre mondiale.

Résultat de recherche d'images pour "Renault FT-17"Les frères Renault remarquent très tôt la publicité que leur société peut tirer de la participation aux courses automobiles, et ils engagent leurs véhicules dans des courses sur route, puis sur circuits, où ils remportent plusieurs succès. Parmi ces derniers citons : Paris-Tourquoin (1899), Paris-Ostende (1899), Paris-Rambouillet (1899), Toulouse-Paris (1899), Paris-Toulouse-Paris - en catégorie voiturettes de moins de 400 kg - lors des Sports de l'Exposition Universelle de 1900 (sur 1 448 km et hors cadre olympique proprement dit), Paris-Vienne (Isère) (1902), la première édition du Grand Prix de France (alors de l'A.C.F., 1907), puis les 20 Heures de New York avec Louis Raffalovich et Charles Bale sur une 35HP équipée de Michelin (1909), jusqu'au Grand Prix de Dieppe (1913).

 

                                                                                                                                                                    Renault FT-17

En 1914, lorsque la guerre éclate, la compagnie se lance dans la production de munitions, d’avions militaires et plus tard dans les chars de combat avec son Renault FT-17. En 1918, Renault est devenu le premier manufacturier privé de France et il est honoré par les Alliés pour sa contribution à l’effort de guerre.

Au sortir de la guerre, Louis Renault diversifie encore plus ses activités en se lançant dans la machinerie agricole et industrielle, les matériels roulants ferroviaires. Cependant, la compagnie commence à rencontrer des difficultés à vendre sa production automobile car la concurrence introduit de petits véhicules à faible coût accessibles à chacun. Renault doit donc sortir ses propres véhicules au moment où il rencontre des problèmes avec le marché financier et ses employés.

À l'issue de la Première Guerre mondiale Renault subit une concurrence nouvelle, lors de la création de Citroën, un nouveau constructeur automobile qui investit massivement et qui devient le 1er constructeur français, devant Peugeot et Renault.

Renault doit également former un réseau de distribution et en 1920, la compagnie s’associe avec Gustave Gueudet, un entrepreneur du nord de la France, pour fonder les premiers concessionnaires. La gamme des modèles Renault s'étend désormais des petites automobiles aux poids lourds.

Renault ne se limite pas à la France et vend dans plusieurs pays. Le marché anglais est particulièrement intéressant, car il ouvre la porte aux colonies de ce pays. Un grand nombre de véhicules modifiés avec des suspensions surélevées, de plus puissants systèmes de refroidissement et des carrosseries spéciales partent par bateau vers les quatre coins de l’Empire britannique.

De cette période, les Grand Luxe se distinguent avec leur empattement de 3,68 mètres et de six à huit cylindres pouvant leur faire atteindre 150 km/h. La suspension est améliorée pour permettre ces vitesses et on utilise l’aluminium dans le moteur, les freins, la transmission, et plusieurs parties de la carrosserie. Toutes les Grand Luxe à partir de 1923 sont considérées comme des classiques et leurs carrosseries sont signées par des ateliers célèbres dont Kellner, Labourdette et J. Rothschild et Fils.

En sport, la marque remporte le rallye de Monte-Carlo en 1925 (sur Renault 40CV), puis 10 ans plus tard sur Renault Nervasport (1935).

Louis Renault, proche des Croix-de-feu du colonel de la Rocque puis de la Cagoule, prône l’« entente » franco-allemande et combat systématiquement l’effort de guerre qui l’avait tant enrichi durant la première guerre mondiale. Selon lui désormais "on ne peut plus gagner d’argent qu’en fabriquant des véhicules de tourisme". Il s’entretient avec Hitler le 21 février 1935 à la Chancellerie du Reich, et déclare : «  Une guerre économique entre la France et l’Allemagne n’aurait d’avantages que pour l’Angleterre et l’Amérique », puis le rencontre à nouveau en 1938 et en février 1939. Selon le Journal officiel du 17 janvier 1945, « les livraisons fournies par la Société Renault à l’armée française s’étaient montrées notoirement insuffisantes pendant les années qui ont précédé la guerre. »

Durant le second conflit mondial, la France est occupée par l'armée allemande et les usines Renault collaborent activement à l'effort de guerre allemand. La réparation des chars allemands et la conversion de chars français pour la Wehrmacht commence en août 1940. Après la libération, Louis Renault soutiendra la thèse d'une réquisition allemande. Cette réquisition est cependant issue des propositions qu'il leur formula dès juillet 1940.

Outre la réparation des tanks allemands, les usines Renault produisent dès 1941 des camions et des tanks pour la Wehrmacht. Au printemps 1941, les informateurs des services de renseignements gaullistes décrivent des usines tournant à plein régime, et demandent leur bombardement pour paralyser l’appareil de guerre allemand. Ils y recensent Renault comme entreprises « travaillant pour les Allemands » et produisant voitures de tourisme, camions et tanks.

les livraisons sont freinées par les bombardements de l'aviation alliée sur les usine du Mans et de Billancourt. Après le bombardement du 3 mars 1942, le Gauleiter Sauckel exprime « son admiration pour l'effort exceptionnel forni par l'entreprise Renault ». Le coût des bombardements industriels est remboursé par Vichy au titre des frais d'occupation. Pour surmonter les effets des bombardements, Renault entame la construction d'usines souterraines dans des carrières aménagées à Carrières-sous-Bois, entre Maisons Laffitte et Saint-Germain-en-Laye.

Résultat de recherche d'images pour "4 chevaux renault"À la Libération en 1944, Louis Renault est arrêté comme collaborateur et meurt en prison avant son procès. Une autopsie révèle que sa nuque a été brisée, laissant supposer un meurtre. Ses usines sont saisies par le gouvernement provisoire et nationalisées le 15 janvier 1945 sous le nom de Régie Nationale des Usines Renault. Pierre Lefaucheux qui était jusqu’ici l'administrateur provisoire, devient le premier directeur général.

La petite 4CV conçue par Fernand Picard et Charles-Edmond Serre, à moteur arrière relance la Régie dès 1946. Elle tire son épingle du jeu, mais seulement en France, face aux Fiat 600 italiennes, Coccinelle allemandes et Morris Minor anglaises. Renault en produit plus d’un demi million jusqu'à sa retraite en 1961 alors que ses concurrentes ont toutes dépassé les 2 millions d'exemplaires.

En 1951, un modèle haut de gamme, la Frégate, est lancé sur le marché. Après quelques problèmes techniques dus à une mise sur le marché trop rapide, la Frégate devient une automobile sûre, dotée d'une excellente tenue de route et d'un excellent freinage. Elle est déclinée en plusieurs versions (affaire, amiral, grand pavois) et carrosseries (berline, cabriolet et break). Elle tire sa révérence en 1960 fortement concurrencée depuis 1955 par la Citroën DS.

À partir de 1961, la Renault 4 à traction, couramment appelée 4L est une petite voiture populaire de grande diffusion de conception simple et pratique. En France, la Renault 4 fut en tête des ventes dès 1962.

En 1962, le mythique « moteur Cléon-Fonte » conçu par l'ingénieur René Vuaillat apparaît sous le capot de Renault Floride S et la Renault 8. Ce quatre cylindres aura animé des générations de modèles, passant au fil des ans de 956 cm3 à 1 565 cm3 de la Floride à la Twingo en passant par la Renault 11 Turbo et la Renault 5 Turbo 2. Ce moteur est réputé pour sa robustesse et sa longévité.

Résultat de recherche d'images pour "renault r8 gordini"En 1962 suit la Renault 8, grande sœur de la 4CV avec son moteur à l’arrière, qui aura des succès en rallye avec la Renault 8 Gordini. La R8 - Gordini est considérée comme la première "GTi". C'est effectivement la première compacte ayant des performances sportives pour un tarif de voiture de série. La Renault 8 Gordini 1300 de 103 ch, proposant des accélérations détonantes pour l'époque et atteignant 175 km/h, devance ainsi d'une douzaine d'année la sortie de ses premières concurrentes. En 1965 sort la Renault 10, une « grosse » Renault 8. À partir de 1965, à la suite du succès de la R4, Renault abandonne le moteur arrière pour passer à la traction et au hayon. L'innovation de Renault consiste en effet à adopter pour la première fois le hayon sur une grande voiture avec la R16, élue 'Voiture de l'année en Europe' en 1966. Ce succès lancera une tendance qui sera adoptée par tous ses concurrents et qui reste majoritaire encore aujourd'hui en Europe.                     

En 1986, Raymond Lévy, après la mort de Georges Besse, assume la direction de Renault et prépare sa privatisation.

En 1990, la régie Renault change de statut et devient une société anonyme à capitaux d'État par l'adoption de la loi du 4 juillet 1990 avec des restrictions du contrôle étranger. Volvo acquiert une participation de 20 % après de tumultueux échanges. Le 17 novembre 1994, Renault est effectivement mis en bourse et à cette occasion, Volvo cède 12 % du capital et l'État diminue sa part de 80 % à 53 %. Il faudra attendre juillet 1996 pour voir Renault effectivement passer dans le secteur privé à la suite d'une cession par le gouvernement de 6 % du capital au noyau dur des actionnaires, essentiellement des banques et groupes d'assurance français, par le biais d'une vente de gré à gré.

L'internationalisation de la société Renault dans les années 2000 se caractérise par l'implantation de la marque dans de nouveaux marchés, mais également par une large délocalisation des moyens de production. Entre 2005 et 2010, la Résultat de recherche d'images pour "la dernière renault"production en France baisse de plus de moitié. À la suite du développement de ses ventes et de son outil de production à l'international, en 2010, la part des voitures particulières fabriquées par Renault en France est inférieure à 20 %. En 2010, les deux tiers des véhicules Renault immatriculés en France sont produits dans des usines hors de ses frontières.

En 2011, Renault est classé 9e constructeur automobile mondial (en nombre total de véhicules produits), selon l'OICA 2011. La marque reste la plus vendue en France. En 2013, le groupe voit ses ventes augmenter de 3,1% grâce notamment à l'augmentation des ventes de ses voitures économiques Dacia.

            

        Renault DeZir  La dernière née de la régie, une voiture électrique.


 25 février 1922 : exécution  de Henri Désiré Landru.

 

Résultat de recherche d'images pour "Henri Désiré Landru"Henri Désiré Landru, célèbre tueur en série et criminel français. Il fut surnommé « le Barbe-Bleue de Gambais », il est issu d'une famille modeste. Il est né en 1869 au 41, rue Puebla (aujourd'hui avenue Simon-Bolivar) dans le quartier de Belleville à Paris et est le fils cadet de Julien, Alexandre, Silvain Landru, 34 ans, chauffeur aux Forges Vulcain (qui se suicida au Bois de Boulogne le 28 août 1912), et de Flore Henriquel, 34 ans, couturière et blanchisseuse à domicile (décédée en 1910). Le couple avait déjà une fille, Florentine Marguerite Landru (née en 1854). La famille est établie à Paris, rue du Cloître-Notre-Dame, où Landru a passé l’essentiel d'une enfance heureuse. Il fréquente l'école des Frères de la rue de Bretonvilliers et y fait de bonnes études. Il est enfant de chœur à l'église Saint-Louis-en-l'Île où sa famille s'est installée quelques années plus tôt, il y officie parfois comme sous-diacre en 1888, si bien que ses parents envisagent de le faire rentrer au séminaire. Il ne parvient pas à réaliser des études supérieures en architecture mais devient en 1889 commis d’architecte chez les sieurs Bisson-Alleaume-Lecoeur.

En 1889, il ment pour séduire sa cousine Marie-Catherine Rémy, jeune femme qui habite chez sa mère blanchisseuse rue Saint-Louis-en-l'Île, prétendant travailler dans son cabinet d'architecte en tant que technicien. Il l'épouse le 7 octobre 1893 après ses trois années réglementaires de service militaire accompli au 87e régiment d'infanterie de Saint-Quentin et au cours duquel il atteint le grade de sergent. Le couple aura quatre enfants.

Pour se procurer des revenus, Landru va, à partir de 1914, franchir le pas qui le conduira à l'échafaud. À l'instar de Johann Otto Hoch et de George Joseph Smith, il se fait passer pour un homme veuf, esseulé et disposant d'une certaine aisance, et entreprend de séduire des femmes seules qui, sans être véritablement riches, possèdent quelques économies et surtout, mènent une vie suffisamment isolée de leur entourage. Simulant une prospérité qui n'est que de façade, il leur fait miroiter le mariage et les invite à séjourner brièvement dans une villa isolée qu'il loue, d'abord à Chantilly, puis à Vernouillet, et enfin à Gambais (Seine-et-Oise, actuel département des Yvelines). Le choix de cette dernière commune fut motivé par le fait que les enfants de l'une de ses victimes, Mme Guillin, inquiets de la disparition de leur mère et connaissant l'adresse de Vernouillet, ne tardèrent pas à s'y rendre. Landru décida alors de fuir ces visiteurs trop curieux.

En outre, la Belle Époque et la Première Guerre mondiale voient le développement du travail féminin : les midinettes, grisettes, trottins, parfois obligées de pratiquer la prostitution occasionnelle pour survivre, sont autant de femmes seules susceptibles d'être ses victimes puisqu'il se présente dans ses annonces comme un homme veuf et aisé, capable de subvenir à leurs besoins. Enfin, le premier conflit mondial laisse de nombreuses veuves qui ne souhaitent pas demeurer longtemps en deuil, mais souhaitent se remarier pour améliorer leurs faibles pensions.

Sa première victime est Jeanne Cuchet, lingère et veuve de 39 ans qu'il rencontre en février 1914 dans les jardins du Luxembourg. Ses victimes suivantes sont « recrutées » par des annonces matrimoniales publiées dans des quotidiens. À force d'éloquence, il fait signer à ses victimes des procurations lui permettant ensuite de faire main basse sur leurs comptes bancaires. Il ne lui reste plus qu'à assassiner ces dames imprudentes, puis à faire disparaître leur corps. On supposera par la suite qu'il les brûlait dans le fourneau des villas qu'il louait : bien qu'étant assez isolée, la maison de Gambais est suffisamment proche des autres habitations pour qu'à plusieurs reprises, l'attention du voisinage ait été attirée par certaines odeurs nauséabondes s'échappant de la cheminée à des périodes où le chauffage intensif n'était pas indispensable. Toutefois, comme Henri Landru se montre assez discret dans l'accomplissement de ses crimes, ces faits resteront dans l'ombre tant que n'éclatera pas l'affaire. De plus, il bénéficie du contexte trouble de la Première Guerre mondiale ; ainsi, alors qu'il est fiché comme escroc en fuite pour sa précédente condamnation, il peut se permettre, sans courir le risque d'être arrêté, de rentrer de temps en temps auprès de sa femme et de ses enfants, qui le croient brocanteur, et qu'il fait profiter du produit de ses crimes.

Landru utilise plus de 90 pseudonymes. Lorsque l'une de ses victimes lui demande des papiers d'identité afin d'organiser le mariage promis, il prétend être originaire des régions occupées par les Allemands, ce qui rend impossible la vérification de son identité. Selon la psychiatre des hôpitaux Francesca Biagi-Chai qui a repris les expertises judiciaires de l'époque, c'est ce contexte de guerre qui transforme la psychose latente ordinaire de Landru en schizophrénie mortifère : puisque les soldats tuent pour une raison, cet homme cultivé, soucieux de subvenir aux besoins de sa famille mais aussi amoureux d'une chanteuse dont il a été l'amant, trouve lui aussi une raison économique de tuer en série des femmes pourtant pas très riches. C'est dans un contexte non sans similarités que la Seconde Guerre mondiale engendrera à son tour un Marcel Petiot.

L'examen des papiers personnels de Landru — et en particulier son registre de comptes, méticuleusement tenu — révèle une vaste opération d'escroquerie au mariage  : pas moins de 283 femmes sont entrées en contact avec Landru à la suite d'annonces matrimoniales passées par celui-ci dans des journaux, mais beaucoup d'entre elles ne deviennent pas ses victimes car elles ne sont pas assez isolées de leur entourage ou n'ont pas assez de biens. Dans le carnet « traduit » par le brigadier Riboulet, la découverte par le commissaire Dautel des noms de onze femmes déclarées officiellement disparues conduit le juge Bonin à inculper Landru de meurtres en mai 1919.

Des perquisitions ont lieu chez Landru, 22, rue de Châteaudun à Paris mais aussi dans les deux villas qu'il louait successivement, à Vernouillet, puis à Gambais, conduisant à la découverte de débris supposé humains dans un tas de cendres retrouvé dans un hangar, dans la cheminée, dans la cuisinière ; on trouve également des agrafes, des épingles, des morceaux de corset, des boutons en partie brûlés. En tout, la police retrouve 4,176 kg de débris d'os calcinés, dont 1,5 kg provenant de corps humains, ainsi que 47 dents ou fragments de dents. Le médecin légiste annonce à la presse que ces os correspondent à trois têtes, cinq pieds et six mains.

Le 28 juin 1919, les enquêteurs Kling et Beyle font brûler dans la cuisinière une tête de mouton et un gigot de sept livres : ils constatent que le tirage est excellent et que la graisse de la viande assure une parfaite combustion. De même, les enquêteurs retrouvent dans un garde-meuble (garage loué à Clichy) par Landru des meubles ayant appartenu à l'une des victimes. Landru, après les avoir fait disparaître, se rendait à leurs domiciles, faisait le déménagement avec son fils qui prenait son père pour un entrepreneur et les entreposait avant de les revendre aux enchères.

Les papiers personnels de Landru sont examinés, en particulier sa comptabilité, qui révèle l'achat de plusieurs scies à métaux, de scies à bûches et de beaucoup de charbon ; les noms des fiancées y sont même associés à des heures qui paraissent, pour les enquêteurs, constituer les heures des crimes : (« 12 avril 1917 Mlle Babelay h soir ; 1er septembre 1917 Mme Buisson 10 h 15 ; 26 novembre 1917 Mme Jaume h ; 5 avril 1918 Mme Pascal 17 h 15 »).

L'un des éléments les plus accablants est fourni par des reçus de billets de train : Landru achetait, lors de ses déplacements en train à Vernouillet ou Gambais, un aller-retour (pour lui) et un aller simple (pour la fiancée).

Il semble aujourd'hui acquis, tant par les analystes que par les historiens, que les victimes étaient découpées et que les corps (tronc, jambes, bras) étaient soit enterrés dans des bois, soit jetés dans des étangs tandis que les têtes, mains et pieds étaient incinérés (vraisemblablement dans la cuisinière de la villa).

Le 18 août 1920, le juge Bonin récapitule toutes les charges : le dossier est si volumineux que le substitut Gazier, chargé d'établir le réquisitoire définitif, profite des vacances du juge Bonin pour l'étudier dans le cabinet du magistrat. Le dossier contient en tout plus de 5 000 pièces sans preuve. Malgré ces éléments accablants, Landru n'avoue rien pendant ses nombreux interrogatoires, parlant seulement à deux aliénistes pour tenter de les manipuler et se faire passer pour irresponsable.

Le procès-fleuve qui passionna les contemporains s'ouvre, après deux ans et demi d'instruction, le 7 novembre 1921 devant la cour d'assises de Seine-et-Oise siégeant à Versailles. La cour est présidée par le président Gilbert assisté de Messieurs Schuler et Gloria, assesseurs ; M. Godefroy officie comme avocat général ; Landru choisit comme avocat Maître Vincent de Moro Giafferi, assisté de Maître Auguste Navières du Treuil tandis que les parties civiles sont représentées par Maîtres Lagasse et Surcouf.

Le procès à grand spectacle attire le Tout-Paris (Mistinguett, Raimu, Berthe Bovy ou Colette alors chroniqueuse judiciaire) et même l'aristocratie étrangère qui sont charmés par son humour provocateur.

La cuisinière dans laquelle il était supposé avoir fait brûler les corps de ses victimes est même transportée dans la salle d'audience.

Landru nie jusqu'au bout être l'auteur des crimes dont on l'accuse, concédant toutefois avoir volé et escroqué ses supposées victimes. Il fait preuve à diverses reprises d'une éloquence souvent provocante devant la Cour, allant, par exemple, jusqu'à s'exclamer : « Montrez-moi les cadavres ! ». Landru est également renommé pour certaines de ses réparties, certaines attestées par les témoins de l'époque, d'autres apocryphes :

  • À l'huissier chargé de lui remettre la liste des jurés : « Il n'est pas vraiment utile de se déranger surtout un dimanche, pour si peu de choses ».
  • Au président : « Ma mémoire est surmenée par ces longs débats » — « Chaque fois qu'on voit sur mon carnet un chiffre en haut d'une page, on en déduit que ce fut l'heure où j'accomplissais un crime ! » — (le président) « Voyons Landru, toutes ces femmes ... vos enfants ne disaient rien ? » — (Landru) « Quand je donne un ordre à mes enfants, moi, monsieur le Juge, ils obéissent. Ils ne cherchent pas le pourquoi ni le comment. Je me demande comment vous élevez les vôtres ! »
  • « Vous parlez toujours de ma tête, Monsieur l'avocat général. Je regrette de n'en avoir pas plusieurs à vous offrir ! »
  • « Moi ? J'ai fait disparaître quelqu'un ? Eh bien, ça alors ! Si vous croyez ce que racontent les journaux ! »
  • (Le président) « Vous pleurez Landru : vous éprouvez le besoin de libérer votre conscience ? » — (Landru) « Oui, je pleure mes fautes, je me repens... j'ai des remords... je pleure parce que je pense qu'avec tout le scandale fait autour de mon nom, on a appris à ma pauvre femme que je l'avais trompée. »
  • « Si les femmes que j'ai connues ont quelque chose à me reprocher, elles n'ont qu'à déposer plainte !  »
  • Alors que Landru vient de déclencher l'hilarité du public par une nouvelle repartie, le président menace : « Si les rires continuent, je vais demander à chacun de rentrer chez soi ! », ce à quoi Landru réplique : « Pour mon compte, monsieur le Président, ce n'est pas de refus ».

Son avocat maître Moro Giafferi le défend avec talent. Une scène mémorable eut lieu pendant sa plaidoirie, où il affirma que des victimes avaient été retrouvées et allaient venir se présenter devant la cour d'assises. Le public et les jurés tournèrent la tête vers la porte que le « ténor du barreau » avait alors désignée, et après avoir laissé planer le suspense, souligna le fait que tous ceux qui avaient tourné la tête vers la sortie avaient ainsi démontré leur manque de conviction concernant la réalité des assassinats imputés à son client, mettant en évidence l'absence de preuves formelles contre Landru, faute de cadavre retrouvé. L'avocat général rétorqua du tac au tac que Landru, lui, n'avait pas tourné la tête vers la porte…

Mais, face à une série de témoignages accablants et un faisceau de présomptions convaincantes, Giafferi ne peut lui éviter d'être condamné à mort : au terme de huit heures de délibérations, les jurés déclarent Henri Désiré Landru coupable de onze meurtres et le condamnent à la guillotine le 30 novembre 1921. Le 24 février 1922, Alexandre Millerand, président de la République, rejette le recours en grâce déposé.

Alors qu'on vient chercher Landru dans sa cellule à 5h25 du matin pour le conduire à l'échafaud, l'aumônier se serait approché et lui aurait demandé « Mon fils, croyez-vous en Dieu ? », Landru lui ayant répondu « Monsieur le curé, je vais mourir et vous jouez aux devinettes ». Landru est guillotiné à l'entrée de la prison de Versailles à l'aube du 25 février 1922 par le bourreau Anatole Deibler qui note dans son carnet « 6h10. Temps clair ». Landru a demandé comme dernière volonté de pouvoir se laver les pieds, ce qui lui a été refusé par peur d'un suicide. Peu avant son exécution, alors qu'on lui propose un verre de rhum et une dernière cigarette, Landru décline l'offre et répond : « Ce n'est pas bon pour la santé. ». À son avocat qui, au pied de l'échafaud, lui demandait si, finalement, il avouait avoir assassiné ces femmes, Landru répondit : « Cela, Maître, c'est mon petit bagage... ».

Il fut enterré dans la partie réservée aux condamnés à mort du cimetière des Gonards à Versailles, le législateur ayant fait supprimer l'inscription pour éviter la curiosité, son corps aurait été par la suite récupéré par la famille et inhumé discrètement ailleurs.


25 février 2010 : Viktor Fedorovytch Ianoukovytch devient président de l'Ukraine.

 

Résultat de recherche d'images pour "Viktor Fedorovytch Ianoukovitch"Viktor Fedorovytch Ianoukovytch remplit les fonctions de Premier ministre de l'Ukraine du 21 novembre 2002 au 7 décembre 2004, puis du 28 décembre 2004 au 5 janvier 2005. Candidat du Parti des régions à l'élection présidentielle de 2004, il doit concéder l'organisation d'un nouveau second tour face à des accusations de fraudes et perd finalement face à Viktor Iouchtchenko, meneur de la Révolution orange.

Les résultats de son parti aux élections législatives de 2006 le conduisent de nouveau au poste de Premier ministre, du 4 août 2006 au 18 décembre 2007. Chef de l'opposition, il remporte l'élection présidentielle de 2010 avec 48,95 % des voix, contre 45,47 % à Ioulia Tymochenko.

Viktor Ianoukovitch est investi président d'Ukraine le 25 février 2010. Son mandat est notamment marqué par une réforme constitutionnelle renforçant les pouvoirs du chef de l'État et par la dégradation de la situation financière de l'Ukraine. Un vaste mouvement de contestation, provoqué par la suspension d'un accord d'association entre l'Ukraine et l'Union européenne, conduit à sa destitution, par le Parlement ukrainien, le 22 février 2014.

Depuis le 12 janvier 2015, Viktor Ianoukovitch est activement recherché. Il fait l'objet d'une notice rouge délivrée par Interpol afin de faciliter sa localisation, son arrestation et son extradition à des fins de jugement en Ukraine où il est accusé, entre autres, de "malversations financières, soustraction, détournement ou conversion de biens par des manœuvres frauduleuses, commis à grande échelle ou en bande organisée", comme le précise la notice émise par l'organisation internationale de police.


25 février 2013 : Park Geun-hye devient la première femme présidente de la Corée du Sud

 

Résultat de recherche d'images pour "Park Geun-hye"Park Geun-hye, femme politique de la Corée du Sud, née le 2 février 1952 à Samdeok-dong dans le district de Jung-gu à Daegu. Ancienne présidente du premier parti d'opposition, le Grand parti national (GPN, conservateur), elle est la fille de l'ancien dictateur militaire Park Chung-hee, qui dirigea la Corée du Sud entre 1961 et 1979. De 1998 à 2012, elle est députée à l'Assemblée nationale sud-coréenne.

Park Geun-hye est le premier enfant de Park Chung-hee et Yuk Young-soo. Elle a un frère et une sœur : son frère cadet Park Ji-man qui a été inculpé à plusieurs reprises pour des usages illicites de drogues est l'actuel PDG de la société EG corporation et sa sœur cadette Park Seo-yeong est l'actuelle directrice exécutive de la Yookyoung foundation.

Geun-hye sort diplômée du lycée Seongsim de Daegu en 1970, et obtient une licence en génie électrique de l'université Sogang en 1974. Elle étudie ensuite très peu de temps à l'université de Grenoble, mais est contrainte de rentrer en Corée après l'assassinat de sa mère la même année. Park tient alors le rôle de Première dame de la Corée du Sud au côté de son père jusqu'à l'assassinat de ce dernier en 1979. Park est présidente de l'université Yeungnam de 1982 à 1991. Elle obtient un doctorat de l'université de la culture chinoise en République de Chine (Taïwan) en 1987.

Le 20 août 2012, elle est officiellement investie candidate à l'élection présidentielle par son parti après une primaire interne où elle remporte 84 % des voix face à quatre autres candidats.

Durant la campagne, elle reprend les thèmes avancés lors des législatives autour de la réforme économique visant à promouvoir la justice sociale. Largement en tête dans les sondages, l'avance de Park se réduit progressivement au fur et à mesure que l'opposition se réunit autour de Moon Jae-in, ancien opposant à la dictature de son père. Mais deux débats télévisés ne parviennent pas à changer la donne, et Park est toujours légèrement en avance.

Le 19 décembre 2012, elle remporte l'élection avec 51,6 % des voix contre 48,0 % pour Moon Jae-in. Lors de son investiture, le 25 février 2013, elle devient la première femme présidente de la Corée du Sud et la première chef d'État d'Asie du Nord-Est. Elle a annoncé dès le 8 février 2013 vouloir proposer comme Premier ministre l'ancien procureur Chung Hong-won. Ce dernier est confirmé par un vote du Gukhoe le 26 février, par 197 voix contre 67, et installé dans ses fonctions le même jour. Parmi ses premières mesures, on note une mise en garde à l’encontre des grandes entreprises coréennes, les « chaebols », dont elle était pourtant réputée proche, à propos des licenciements.

Résultat de recherche d'images pour "Park Geun-hye"Elle doit faire face, au début de son mandat, à l'escalade militaire provoquée par le dictateur nord-coréen Kim Jong-un. Sa première visite aux États-Unis, le 5 mai 2013, pour rencontrer son homologue américain Barack Obama, est largement dominée par cette question. Elle rencontre également lors de ce voyage le secrétaire-général de l'ONU et compatriote Ban Ki-moon. L'analyste Cheong Seong-chan, de l'institut Sejong, estime que son attitude rompt avec celle de Lee Myung-bak : « À moyen terme, la tension va se calmer et les discussions vont s'engager grâce à la position très claire de Mme Park : elle est à la fois ouverte au dialogue et inflexible en cas d'attaque. Cela change de l'attitude contre-productive de son prédécesseur ». Elle donne notamment l'instruction à l'état-major de « répondre à l'attaque par l'attaque, sans considérations politiques », tout en s'efforçant de renforcer et de démontrer le soutien militaire des États-Unis, les exercices conjoints et survols de la Corée du Sud par des avions de l'US Air Force se multipliant à partir de mars 2013. Elle déclare également en mai 2013, avant une visite d'État le mois suivant à Pékin, vouloir travailler « plus étroitement avec la Chine pour résoudre les problèmes liés à la Corée du Nord ».

Alors que le pays enregistre une bonne croissance de 3,3 % fin 2013, malgré un recul de 0,9 % des exportations, Park Geun-hye lance un plan d'« économie créative », associant étroitement industrie et culture, se basant par exemple sur le succès du morceau Gangnam Style de Psy, lequel avait par ailleurs chanté lors de la cérémonie d'investiture de la présidente. Le gouvernement prévoit également de porter de 70 à 100 % les crédits accordés aux entreprises qui exportent et à développer les créations d'emplois par un plan de relance misant sur l'innovation.


Naissances : 

 

Charles de Habsbourg dit Charles Quint : né le 24 février 1500 à Gand, dans le comté de Flandre (Pays-Bas des Habsbourg), décédé le 21 septembre 1558 au monastère de Yuste dans la province d'Estrémadure (Espagne).

 

Résultat de recherche d'images pour "Charles Quint"Prince de la maison de Habsbourg, fils de Philippe le Beau et de Jeanne la Folle, maître notamment de l'Espagne et de son empire colonial, des dix-sept provinces des Pays-Bas, du royaume de Naples, des possessions des Habsbourg, élu empereur d'Allemagne en 1519, est le monarque chrétien le plus puissant de la première moitié du XVIe siècle. Excepté sa dernière dignité, qui est élective, cette accumulation de pouvoirs est le résultat involontaire d'une politique d'alliances matrimoniales qui a abouti à faire de lui l'héritier de cinq dynasties : arrière-petit-fils de Charles le Téméraire, petit-fils de Maximilien d'Autriche, d'Isabelle la Catholique, reine de Castille et de Ferdinand, roi d'Aragon et roi de Naples, il est duc de Bourgogne sous le nom de Charles II, roi d'Espagne sous le nom de Carlos I, mais est passé à la postérité comme l'empereur romain germanique Karl V., nom rendu en français par « Charles Quint ».

Son règne est marqué par l'essor aux Pays-Bas bourguignons de la ville d'Anvers, comme première place financière mondiale.

Il est le dernier empereur germanique à nourrir le rêve carolingien d'un Empire prenant la tête de la Chrétienté. Cette volonté d'unité chrétienne face à la progression de l'Empire ottoman dans les Balkans et en Méditerranée est cependant systématiquement combattue par l'opposition des rois de France François Ier et Henri II, et remise en cause par la Réforme protestante, initiée par Martin Luther à partir de 1517. Aux problèmes extérieurs qui se posent pendant tout son règne, s'ajoutent des révoltes en Castille, en Allemagne, en Flandre et en Brabant, qui affaiblissent par moment les bases de son pouvoir.

Au terme d'une vie de combats, miné et désabusé par ses échecs face à la France, aux luthériens et à sa propre famille, il se dépouille progressivement de ses pouvoirs. Par une série de conventions avec son frère Ferdinand, il lui cède les duchés autrichiens. Le 25 octobre 1555, à Bruxelles, il abdique ses droits sur les Pays-Bas, désormais unis et officiellement séparés du Saint-Empire, en faveur de son fils Philippe, déjà duc de Milan et roi de Naples. Il lui cède ses droits sur l'Espagne en 1556 et un peu plus tard, au seuil de la mort, ceux sur le comté de Bourgogne.

Charles est le fruit de quatre dynasties représentées chacune par l'un de ses grands-parents : il est à la fois un Bourguignon, un Habsbourg, un Aragonais et un Castillan. S'il est né et a grandi dans une culture franco-bourguignonne, ses incessants voyages à travers son empire ont contribué à faire de lui un personnage européen par-delà les appartenances nationales. Sa devise, Plus Oultre (encore plus loin), créée par un médecin italien pour illustrer la tradition chevaleresque bourguignonne, est devenue sous sa forme latine la devise nationale de l'Espagne.

Lorsqu'il naît en 1500, rien ne le destine à devenir le prince le plus puissant du XVIe siècle. Son père, Philippe le Beau, est encore jeune et devrait hériter des biens de son propre père, l'empereur Maximilien. Sa mère, Jeanne la Folle, n'est à cette date qu'une simple infante espagnole ; elle a un neveu, don Miguel de la Paz, qui est l'héritier présomptif de la Castille, de l'Aragon et du Portugal. La mort de cet enfant, six mois après la naissance de Charles, fait de ce dernier un prince des Espagnes, fils et héritier de l'aîné des descendants survivants des Rois catholiques.

En quelques années, tout s'accélère. Isabelle la Catholique meurt en 1504, faisant de Jeanne la reine de Castille. Deux ans plus tard, Philippe le Beau, parti recueillir en Espagne l'héritage de sa femme, décède à son tour. Charles devient alors duc de Bourgogne, c'est-à-dire souverain des Pays-Bas et de la Franche-Comté. En 1515, il est émancipé et commence à négocier la succession de son grand-père Ferdinand II d'Aragon. Au seuil de la mort, ce dernier déshérite sa fille Jeanne, incapable de régner, au profit du jeune duc de Bourgogne. Charles devient l'année suivante roi d'Aragon, de Naples et de Sicile, en même temps qu'il s'autoproclame roi de Castille au détriment de sa mère. Parti se faire reconnaître comme roi des Espagnes, il apprend la mort de son autre grand-père, l'empereur Maximilien, qui lui lègue les duchés autrichiens et un sérieux avantage pour l'élection impériale. Le 28 juin 1519, il est élu Roi des Romains et se rend à Aix-la-Chapelle pour y être couronné empereur élu du Saint-Empire romain germanique. Son couronnement à Bologne, le 24 février 1530, en fera le dernier empereur des Romains, couronné selon la tradition carolingienne par le Pape. C'est Clément VII qui officie, marquant ainsi la concorde retrouvée entre les pouvoirs temporel et spirituel, tandis que la sainte onction est donnée par le cardinal Alexandre Farnèse.


Pierre-Auguste Renoir dit Auguste Renoir : né à Limoges le 25 février 1841 et décédé le 3 décembre 1919, au domaine des Collettes à Cagnes-sur-Mer.

 

Résultat de recherche d'images pour "citations Auguste Renoir"Membre à part entière du groupe impressionniste, Renoir évolue dans les années 1880 vers un style plus réaliste sous l'influence de Raphaël. Il fut peintre de nus, de portraits, paysages, marines, natures mortes et scènes de genre, pastelliste, graveur, lithographe, sculpteur et dessinateur.

Peintre figuratif plus intéressé par la peinture de portraits et le nu féminin que par celle des paysages, il a élaboré une façon de peindre originale, qui transcende ses premières influences (Fragonard, Courbet, Monet, puis la fresque italienne). Pendant environ soixante ans, il peint à peu près six mille tableaux.

Pierre-Auguste dit Auguste Renoir est le sixième d'une fratrie de sept enfants. Son père, Léonard Renoir (1799-1874) est tailleur, sa mère, Marguerite Merlet (1807-1896) est simple couturière. La famille vit alors assez pauvrement. En 1844, la famille Renoir quitte Limoges pour Paris, où le père espère améliorer sa situation. Pierre-Auguste y suit sa scolarité.

À l’âge de 13 ans, il entre comme apprenti à l’atelier de porcelaine Lévy Frères & Compagnie pour y faire la décoration des pièces. Dans le même temps, il fréquente les cours du soir de l’École de dessin et d’arts décoratifs jusqu’en 1862. À cette période, il suit des cours de musique avec Charles Gounod qui remarque cet élève intelligent et doué.

En 1858 à l’âge de 17 ans, pour gagner sa vie, il peint des éventails et colorie des armoiries pour son frère Henri, graveur en héraldique. En 1862, Renoir réussit le concours d'entrée à l’École des beaux-arts de Paris et entre dans l’atelier de Charles Gleyre, où il rencontre Claude Monet, Frédéric Bazille et Alfred Sisley. Une solide amitié se noue entre les quatre jeunes gens qui vont souvent peindre en plein air dans la forêt de Fontainebleau.

Ses relations avec Gleyre sont un peu tendues et lorsque ce dernier prend sa retraite en 1864, Renoir quitte les Beaux-Arts. Cependant, alors que la première œuvre qu’il expose au salon (l’Esméralda 1864) connaît un véritable succès, après l’exposition, il la détruit. Les œuvres de cette période sont marquées par l'influence d'Ingres et de Dehodencq dans les portraits, de Gustave Courbet (particulièrement dans les natures mortes), mais aussi d'Eugène Delacroix, à qui il emprunte certains thèmes (les femmes orientales, par exemple). En 1865, Portrait de William Sisley et Soir d’été sont acceptés par le Salon, ce qui est plutôt de bon augure. Un modèle important à cette époque pour lui est sa maîtresse Lise Tréhot : c'est elle qui figure dans le tableau Lise à l'ombrelle (1867) qui figura au salon de 1868, et qui suscita un commentaire très élogieux de la part d'un jeune critique, un certain Émile Zola. Mais en général, les critiques sont plutôt mauvaises, et de nombreuses caricatures paraissent dans la presse, telles celles de Bertall.

De 1890 à 1900, Renoir change de nouveau son style. Ce n'est plus du pur impressionnisme ni le style de la période ingresque, mais un mélange des deux. Il conserve les sujets d'Ingres mais reprend la fluidité des traits. La première œuvre de cette période, les Jeunes filles au piano (1892), est acquise par l'État français pour être exposée au musée du Luxembourg. En 1894, Renoir est de nouveau père d'un petit Jean (futur cinéaste, auteur notamment de La Grande Illusion et La Règle du jeu) et reprend ses œuvres de maternité. La jeune femme qui s'occupe de ses enfants, Gabrielle Renard, deviendra un de ses fréquents modèles. 

En 1896, Renoir devient propriétaire pour la première fois de sa vie en achetant une maison à Essoyes. Ainsi, la famille Renoir se retrouve tous les été jusqu'au décès du peintre en 1919. Essoyes sera le rendez-vous des jeux en plein air, des pique-niques, pêches, baignades aussi bien en famille qu'entre amis, Julie Manet notamment en parle dans son journal.

Cette décennie, celle de la maturité, est aussi celle de la consécration. Ses tableaux se vendent bien (notamment par les marchands d'art Ambroise Vollard et Paul Durand-Ruel), la critique, entre autres l'animateur de La Revue blanche, Thadée Natanson, commence à accepter et à apprécier son style, et les milieux officiels le reconnaissent également (achat des Jeunes filles au piano, proposition de la Légion d'honneur, qu'il refuse d'abord). En 1897, lors d'une mauvaise chute de bicyclette près d'Essoyes, village d'origine de son épouse Aline Charigot, il se fracture le bras droit. Cette chute est considérée comme responsable, du moins partiellement, de la dégradation ultérieure de sa santé. Des rhumatismes déformants l'obligeront progressivement, vers 1905, à renoncer à marcher. En 1900, Renoir est nommé chevalier de la Légion d'honneur, puis officier en 1911.

Comme Edgar Degas, José-Maria de Heredia, Pierre Louÿs et d'autres, il appartient à la Ligue de la patrie française, ligue antidreyfusarde modérée.

En 1903, il s'installe avec sa famille à Cagnes-sur-Mer, le climat de la région étant censé être plus favorable à son état de santé que celui des contrées nordiques. Après avoir connu plusieurs résidences dans le vieux village, Renoir fait l'acquisition du domaine des Collettes, sur un coteau à l'est de Cagnes, afin de sauver les vénérables oliviers dont il admirait l'ombrage et qui se trouvaient menacés de destruction par un acheteur potentiel. Aline Charigot y fait bâtir la dernière demeure de son époux, où il va passer ses vieux jours sous le soleil du Midi, bien protégé toutefois par son inséparable chapeau. Il y vit avec sa femme Aline et ses enfants, ainsi qu'avec des domestiques (qui sont parfois autant des amis que des domestiques) qui l'aident dans sa vie de tous les jours, qui lui préparent ses toiles et ses pinceaux. Les œuvres de cette « période cagnoise » sont essentiellement des portraits, des nus, des natures mortes et des scènes mythologiques. Ses toiles sont chatoyantes, et il utilise l'huile de façon de plus en plus fluide, tout en transparence. Les corps féminins ronds et sensuels resplendissent de vie.

Renoir est désormais une personnalité majeure du monde de l'art occidental, il expose partout en Europe et aux États-Unis, participe aux Salons d'automne à Paris. L'aisance matérielle qu'il acquiert ne lui fait pas perdre le sens des réalités et le goût des choses simples, il continue à peindre dans l'univers rustique du domaine des Collettes. Il essaie de nouvelles techniques, et en particulier s'adonne à la sculpture, aiguillonné par le marchand d'art Ambroise Vollard, alors même que ses mains sont paralysées, déformées par les rhumatismes. De 1913 à 1918, il collabore ainsi avec Richard Guino, un jeune sculpteur d'origine catalane que lui présentent Maillol et Vollard. Ensemble, ils créent un ensemble de pièces majeures : Vénus Victrix, le Jugement de Pâris, la Grande Laveuse (Fondation Gianadda, parc de sculptures, Martigny, Suisse), le Forgeron (Musée d'Orsay). Après avoir interrompu sa collaboration avec Guino, il travaille avec le sculpteur Louis Morel (1887-1975), originaire d'Essoyes. Ensemble, ils réalisent les terres cuites, deux Danseuses et un Joueur de flûteau.

Sa femme meurt en 1915, ses fils Pierre et Jean sont grièvement blessés durant la Première Guerre mondiale, mais en réchappent.

Renoir continue, malgré tout, de peindre jusqu'à sa mort en 1919. Il aurait, sur son lit de mort, demandé une toile et des pinceaux pour peindre le bouquet de fleurs qui se trouvait sur le rebord de la fenêtre. En rendant pour la dernière fois ses pinceaux à l'infirmière il aurait déclaré « Je crois que je commence à y comprendre quelque chose ».

Le 3 décembre 1919, il s’éteint dans son « Domaine des Collettes » à Cagnes-sur-Mer, des suites d'une congestion pulmonaire, après avoir pu visiter une dernière fois le Musée du Louvre et revoir ses œuvres des époques difficiles. Il est enfin reconnu.

Dans un premier temps, il est enterré avec son épouse dans le vieux cimetière du château de Nice. Deux ans et demi plus tard, le 7 juin 1922, les dépouilles du couple Renoir sont transférées dans le département de l'Aube où elles reposent désormais dans le cimetière d'Essoyes, comme l'avait souhaité Renoir et son épouse. Depuis, Pierre et Jean, puis les cendres de Dido Renoir – seconde épouse de Jean – partagent sa sépulture.


Décès : 

Paul Julius, baron von Reuter : né le 21 juillet 1816, décédé le 25 février 1899.

 

Résultat de recherche d'images pour "Paul Julius, baron von Reuter"Journaliste et propriétaire de médias britannique d'origine allemande créateur de l'agence Reuters.  Paul Julius est né à Kassel en Allemagne dans une famille juive. Son père était rabbin. Son nom de naissance est Israel Beer Josaphat.

À Göttingen, Reuter rencontre Carl Friedrich Gauss qui expérimente la transmission de signaux électriques par câble.

Reuter part pour Londres le 29 octobre 1845, se donnant le nom de Joseph Josephat. Le 16 novembre, il se convertit au christianisme et change son nom en Paul Julius Reuter. Une semaine plus tard, le 23 novembre, il épouse Ida Maria Elizabeth Clementine Magnus à Berlin.

Comme beaucoup d'allemands, il fuit la ville de Berlin, où il est éditeur d'un journal, après l'échec de la révolution de 1848. Certains partent en Amérique, lui s'installe à Paris, où il travaille pour Charles Havas, qui avait créé l'agence Havas en 1835. En 1849, il crée sa propre agence, traduisant des informations de la presse française en allemand pour les journaux régionaux, mais fait faillite après seulement un mois, ce qui l'amène à s'installer à Aix la Chapelle pour diffuser plutôt des informations financières et générales vers les centres d'affaires de Paris, Bruxelles et Berlin.

Alors que la télégraphie évolue, Reuter fonde la première agence Reuters à Aix-la-Chapelle pour transfèrer des messages entre Bruxelles et Aix-la-Chapelle à l'aide de 200 pigeons voyageurs, tronçon alors dépourvu de télégraphe. Les pigeons sont beaucoup plus rapide que le train postal, donnant à Reuter un accès plus rapide aux informations boursières en provenance de la Bourse de Paris. En 1851, les pigeons voyageurs sont remplacés par une liaison télégraphique directe.

En 1851, Reuter repart pour Londres et installe un bureau au London Stock Exchange. Paul Reuter fonde alors Reuters, qui devait devenir l'une des plus grandes agences d'informations financières du monde.

Un lien télégraphique est établi entre le Royaume-Uni et le continent européen sous la Manche. Ce lien est étendu jusqu'à la côte sud-ouest de l'Irlande, à Cork en 1863.

Des bateaux venant des États-Unis jetaient des bidons contenant les dépêches au large de Cork, les bidons étaient récupérés et les informations télégraphiées à Londres où elles arrivaient avant les navires.

Le 17 mars 1857, Reuter est naturalisé Britannique. Le 7 septembre 1871, Ernest II Duc de Saxe-Cobourg et Gotha, lui confére le titre de baron.

Julius Reuter eut 2 fils dont l'ainé Herbert de Reuter reprit son entreprise, le cadet George Baron de Reuter lui succédant très brièvement en 1915, et une fille qui épousa un comte Douglas. George III Baron de Reuter eut un successeur Oliver IV Baron de Reuter. La dernière héritière de la famille est Marguerite IV Baronne de Reuter.

Julius Reuter mourut Villa Reuter à Nice. Il est enterré à Londres dans le caveau familial au West Norwood Cemetery.



24/02/2015
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