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Mag à zine international.

Cela s'est passé un 26 février...

JEUDI 26 février 2015 - 7 Ventôse CCXXIII 

57ème jour - 9ème semaine de l'année 2015  

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    souffle sa première bougie

 

Fêtes du jour : Nestor,

Aujourd'hui nous fêtons également les Alexandra, Alexandre, Alec, Aleck, Alessandro, Alex, Alexander, Alick, Alistair, Alister,  Alejandra, Aleksandra, Alessandra, Alexandrie, Alexandrin, Alexandrine, Sacha, Koulfinid..

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Dicton du jour :  

« À la saint Nestor, il fait encore froid dehors. » 


Citations sur l'histoire :

 

« Faites attention à l'Histoire officielle que l'imposture se charge de décrire. » 

 [Chateaubriand] Mémoires d'outre-tombe

 

 « Faire confiance à l’histoire c’est croire les criminels sur parole. »

 [Simone Veil]

 

 « L'Histoire est une galerie de tableaux où il y a peu d'originaux et beaucoup de copies. »

 [Alexis de Tocqueville]

 

« Le talent de l'historien consiste à faire un ensemble vrai avec des traits qui ne sont vrais qu'à demi. »

 [Ernest Renan]

 

« Les hommes font leur histoire, même s'ils ne savent pas l'histoire qu'ils font. » 

[Raymond Aron] 

 

« L’histoire est la science du malheur des hommes. »

[Raymond Queneau]


Citations du jour : 

 

« Les hommes ne servent à rien, si ce n'est, à l'heure actuelle, à reproduire l'espèce. »

[Michel Houellebecq]

 

« L’eau qui ne court pas fait un marais, l’esprit qui ne travaille pas fait un sot. »

[Victor Hugo

 

« Il vient une heure où protester ne suffit plus : après la philosophie, il faut l’action. »

[Victor Hugo

 

« De nos jours tout le monde a forcément, à un moment ou à un autre de sa vie, l'impression d'être un raté. »

[Michel Houellebecq]

 

« Je suis plutôt  de  Droite, mais  pour  aller  à  Gauche, je  passe  par  le  Centre. »

[Fernandel] 


25 février 1986 : Cory Aquino est élue présidente des Philippines.

 

Résultat de recherche d'images pour "Cory Aquino est élue présidente des Philippines"Maria Corazon Sumulong Cojuangco, plus connue sous le nom de Corazon Aquino, et, plus fréquemment encore, sous celui de Cory Aquino, est née le 25 janvier 1933 à Paniki, et décécée le 1er août 2009 à Makati. Femme politique. Elle fut la première femme présidente des philippines. En 1955, elle épousa Benigno Aquino, peu après l'élection de celui-ci au poste de maire de Concepcion, dans la province de Tarlac.

Son mari fut ensuite élu gouverneur de la province en 1961, puis sénateur en 1967 et, après la mise en place de la loi martiale par le président Ferdinand Marcos en 1972, arrêté, condamné à mort en 1977 et exilé aux États-Unis en 1980 pour « raisons médicales ».

Le 21 août 1983, alors qu'il avait reçu une promesse de vie sauve de la part du gouvernement philippin, Benigno Aquino, de retour d'exil, était assassiné à sa descente d'avion par un soldat prétendu franc-tireur qui était aussitôt opportunément abattu.

S'ensuivit une période de deux ans et demi durant laquelle l'opposition philippine et un large mouvement populaire firent pression sur sa veuve pour qu'elle prenne la tête, à titre de symbole, de l'opposition au régime du président Marcos. Elle se présenta à l'élection présidentielle de février 1986 et, dans la fièvre électorale qui s'ensuivit, marquée notamment par l'assassinat de l'ex-gouverneur de la province d'Antique (Philippines) et soutien de Cory Aquino, Evelio Javier, il y eut proclamation simultanée de deux vainqueurs le 25 février 1986, chaque camp se prétendant le vainqueur. La manifestation non-violente de plus d'un million de personnes dans l'avenue principale de Manille, le refus de l'armée de prendre position et les manœuvres diplomatiques internationales contraignirent toutefois le président Marcos à prendre à son tour le chemin de l'exil en catastrophe sous la pression populaire. Le palais de Malacañang fut envahi par la foule en liesse.

La neutralité de l'armée philippine, commandée par le général Fidel Ramos, fut probablement déterminante dans l'accession de Cory Aquino à la présidence de la République.

Durant son mandat, une nouvelle constitution fut adoptée en 1987, mais sept tentatives de coup d'État militaires eurent lieu, qui échouèrent toutefois face à la vigilance du général Ramos, resté très proche du nouveau pouvoir.

Le 30 juin 1992, Cory Aquino ne s'étant pas représentée à l'élection présidentielle suivante, Fidel Ramos devenait son successeur, dans une « alternance » tranquille que les Philippines n'avaient pas vue depuis longtemps.

Elle reçoit le prix Ramon Magsaysay 1998 pour son action non-violente en faveur de la démocratie.

Cory Aquino parlait couramment le français.

Le 1er août 2009, sa famille annonce son décès des suites d'un arrêt cardiaque, après une longue lutte contre un cancer du côlon. Elle était la mère de Benigno Aquino III.


 

26 février 1992 : massacre de Khodjaly.

 

Le massacre de Khodjaly a eu lieu dans la ville de Khodjaly (aujourd'hui Ivanian) le 26 février 1992 pendant la guerre du Haut-Karabagh.

Résultat de recherche d'images pour "massacre de Khodjaly"Selon des déclarations de "Human Rights Watch" : « Une grande partie de la population, accompagnée d’une bonne douzaine de combattants pour le repli, ont fui la ville à l’arrivée des troupes arméniennes. Lorsqu’ils se sont rapprochés de la frontière de l’Azerbaïdjan, ils ont dû passer devant un poste de contrôle arménien où ils ont tous été tués avec cruauté... Les soldats arméniens ont assassiné des civils sans arme et des soldats hors de combat sans défense et ils ont même parfois brûlé des maisons. » 

Selon les autorités azerbaïdjanaises, le massacre a été commis par les forces armées arméniennes, lesquelles auraient été aidées par le régiment no 366 de l'armée russe. Le nombre officiel de victimes fourni par les autorités azerbaïdjanaises s'élève à 613 personnes civiles, dont 106 femmes et 83 enfants.

Du côté arménien, on rapporte que le massacre fut une conséquence des opérations militaires de guerre, en partie dû au fait que les forces azerbaïdjanaises empêchèrent l'évacuation des habitants de la ville ou se mêlèrent aux réfugiés. Les Arméniens déclarent également que la plupart de ceux qui purent s'enfuir grâce au couloir humanitaire furent tués par les Azerbaïdjanais lorsqu'ils passèrent par Agdam, et cela a priori pour des raisons politiques. Des sources azerbaïdjanaises sont citées en appui (ainsi que des accusations de falsification photographiques), comme cette déclaration d'Ayaz Mutalibov, président azerbaïdjanais au moment de cet événement, au journal russe Novoie Vremia (6 mars 2001) : « Il est clair que l'exécution de civils à Khodjaly fut organisée afin de légitimer un renversement en Azerbaïdjan »

Cette version est également confirmée par différents journalistes azerbaïdjanais. Ainsi, Eynulla Fatullayev, fondateur de Realny Azerbaïdjan et de Gundalik Azerbaïdjan, a publié un article dans lequel il affirmait que les forces armées azerbaïdjanaises partageaient avec l’armée arménienne la responsabilité de la mort des centaines de victimes civiles tuées lors de l’attaque de Khodjaly. Cet article a valu la condamnation du journaliste Eynulla Fatullayev à deux ans et demi de prison pour diffamation et insultes envers les Azerbaïdjanais.

Le directeur exécutif de Human Rights Watch a également déclaré : « De nombreux habitants de Khodjaly ont été alertés de l'imminence d'une opération militaire, les forces arméniennes ayant fait parvenir un ultimatum à Alif Gajiyev, alors chef de la milice de Khodjaly, qui avertit à leur tour les civils [...] les membres de la milice en retraite ont fui Khodjaly en se mêlant à de grands groupes de civils [...] ayant gardé armes et uniformes, les miliciens azerbaïdjanais peuvent être considérés comme des combattants, et ont ainsi mis en danger les civils. Nous considérons toutefois les forces arméniennes du Karabakh comme responsables directes des victimes civiles car ni notre rapport, ni celui de Memorial ne comportent de preuves soutenant l'argument que les forces azerbaïdjanaises empêchèrent la fuite de civils azerbaïdjanais ou tirèrent sur eux [...] Ainsi une partie qui disperse ces combattants parmi les civils en fuite met ces civils en danger et viole ainsi son obligation de protéger ses propres civils... Toutefois, la partie attaquante, c'est-à-dire les forces arméniennes du Karabagh, est tenue de prendre les mesures de précaution nécessaires en vue d'éviter ou de limiter le nombre de victimes civiles. En particulier, cette partie doit suspendre son offensive s'il devient apparent que l'attaque peut causer un nombre de victimes excessif par rapport à l'avantage militaire anticipé. »

Le massacre de Khodjaly a été décrit par Human Rights Watch comme étant « le plus grand massacre dans le conflit » du Haut-Karabagh. En ce qui concerne le nombre de civils tués au cours du massacre, Human Rights Watch affirme « qu'il n'y a pas de chiffres exacts sur le nombre de victimes parmi les civils azerbaïdjanais étant donné que les forces arméniennes du Karabagh prirent le contrôle de la région après le massacre ». Un rapport réalisé par Human Rights Watch en 1993 fit état d'au moins 161 morts, bien que des rapports effectués plus tard déclarèrent au moins 200 victimes. D'après Human Rights Watch, alors qu'il est largement admis que 200 Azéris ont été tués, il se pourrait qu'entre 500 et 1 000 y aient trouvé la mort.


26 février 1993 : attentat du World Trade Center.

 

Résultat de recherche d'images pour "1993 : attentat du World Trade Center"L'attentat du World Trade Center de 1993 se déroula le 26 février 1993, quand une voiture piégée explosa sous la Tour 1 du World Trade Center, à New York. Les 680 kg de l'engin explosif au nitrate furent placés dans l'intention de faire basculer la Tour nord sur la Tour sud, détruisant ainsi le complexe et tuant des milliers de civils. Malgré l'échec de l'opération, la bombe tua néanmoins 6 personnes et en blessa 1 042.

Les attaques étaient planifiées par un groupe de conspirateurs, parmi lesquels figuraient Ramzi Yousef, Mahmud Abouhalima, Mohammad Salameh, Nidal A. Ayyad, Abdul Rahman Yasin et Ahmad Ajaj. Le financement fut assuré par l’oncle de Ramzi Youssef, Khalid Cheikh Mohammed. En mars 1994, quatre personnes ont été condamnées pour la fabrication de la bombe : Abouhalima, Ajaj, Ayyad et Salameh. Les charges retenues portaient sur l’association de malfaiteurs, la destruction de propriété privée au moyen d’explosifs et le transport de ces mêmes explosifs sur le territoire fédéral. En novembre 1997, deux autres personnes furent condamnées : Ramzi Youssef, le cerveau des attentats, et Eyad Ismoil, le chauffeur du camion piégé.

Ramzi Yousef et son ami jordanien, Eyad Ismoil, conduisirent une camionnette de location dans le quartier de Lower Manhattan, et déposèrent le véhicule dans le garage, dans la partie réservée au Secret Service du parking souterrain du World Trade Center vers midi. Yousef déclencha le détonateur et s’enfuit. Douze minutes plus tard, à 12h 17mn 37s, la bombe explosa dans le parking souterrain, produisant une pression estimée à 10 335 bar. L’explosion fit un cratère de 30 mètres de diamètre, sur quatre niveaux de sous-sol. La vitesse de détonation fut d’environ 4,5 km/s. Les premières informations relayées dans les médias firent état de l’explosion d’un des principaux transformateurs électriques, sans envisager l’hypothèse de l’explosion d’une bombe dans le sous-sol.

La bombe causa immédiatement une coupure générale de courant, déclenchant le système d’éclairage de secours. La fumée de l’explosion, en l’absence de pressurisation des cages d’escalier, atteignit le 93e étage de chacune des deux tours. Cette épaisse fumée ralentit l’évacuation des occupants, dont beaucoup furent intoxiqués par leur inhalation. Des centaines de personnes furent piégées dans les ascenseurs lors de la coupure d’électricité, dont un groupe de 17 enfants de maternelle qui fut bloqué plus de 5 heures après leur visite de la terrasse panoramique de la tour Sud.

Une conséquence secondaire de la coupure de courant fut l’arrêt des transmissions hertzienne des télévisions et des radios pendant près d’une semaine, les stations de télévisions ne pouvant diffuser sur le câble et les satellites qu'au travers d'un réseau par micro-ondes, établi entre les stations et trois des plus grandes entreprises de câblodistribution de New York, Cablevision, Comcast et Time Warner Cable. Les communications téléphoniques furent pour la plupart interrompues dans le quartier de Lower Manhattan.

En tout, six personnes furent tuées et 1 042 autres blessées, la plupart durant l’évacuation qui a suivi l’explosion. Un rapport de l’organisation fédérale des pompiers indique que parmi les dizaines de personnes qui fuirent par les toits des tours, 28 d’entre eux avaient des antécédents médicaux et durent être évacués par les hélicoptères de la police de New York. 15 personnes furent gravement blessées par l’explosion et 20 se plaignirent de problèmes cardiaques. Un pompier fut hospitalisé, alors que 85 autres pompiers, 35 officiers de police et un employé de la poste furent blessés en combattant l’incendie et ses conséquences.

Le plan initial des terroristes était que l’explosion du camion piégé fasse basculer la tour Nord sur la tour Sud, entraînant l’effondrement des deux tours. Cependant, la tour Sud ne s’effondra pas, contrairement au plan de Yousef, mais le garage fut sérieusement endommagé dans l’explosion. Si la camionnette avait été garée plus proche des fondations en béton, les intentions de Yousef auraient pu se réaliser. Il s’enfuit au Pakistan quelques heures après l’explosion.

Peu de gens se trouvaient dans le parking à l'heure de l'explosion. L'heure tardive à laquelle Yousef quitta le New Jersey est en contradiction apparente avec le minutage de l'explosion à une heure creuse. Le terroriste Mahmud Abouhalima affirma plus tard que le plan initial était d’attaquer le Siège des Nations unies plus tôt dans la matinée. L’écrivain Simon Reeve a émis l’hypothèse que quelque chose s’était mal passé, en raison par exemple du niveau de sécurité, et que la destination finale du camion piégé avait été modifiée.


Naissances : 

 

Nicolas-Joseph Cugnot : né à Void (Meuse), le 26 février 1725, décédé à Paris le 2 octobre 1804.

 

Résultat de recherche d'images pour "Nicolas-Joseph Cugnot"Ingénieur militaire français, connu pour avoir conçu et réalisé, entre 1769 et 1771, le premier véhicule automobile jamais construit. Il s'agit d'un fardier d'artillerie, mû par une machine à vapeur à deux cylindres, conservé en parfait état au musée des arts et métiers à Paris.

Le travail de Cugnot reste centré sur le domaine militaire. Ses observations sur l'artillerie lourde, le transport et la fortification lui inspirent quelques idées d'inventions nouvelles. Ainsi, il met au point un fusil spécial utilisé par les militaires à cheval. Cependant, ayant d'autres perspectives, concernant entre autres les machines à vapeur, il se retire de l'armée en 1763, pour se consacrer à ses propres recherches.

Après un bref séjour à Bruxelles, Cugnot rentre à Paris et publie en 1766 Éléments de l'art militaire ancien et moderne et, en 1769, Fortification de campagne théorique et pratique, ouvrage qui rencontrera un certain succès et grâce auquel il se fait connaitre dans les milieux militaires. Son concept de véhicule à vapeur, jusqu'alors jamais envisagé, est pris au sérieux. La technologie toute nouvelle de la machine à vapeur (voir Denis Papin et James Watt) est alors un domaine de recherche de pointe.

Le duc de Choiseul, alors secrétaire d'État de la Guerre, tente au même moment de développer l'artillerie : Jean-Baptiste Vaquette de Gribeauval, l'ingénieur militaire délégué à ces missions, donne sa chance à Cugnot et à son fardier. Très intéressé, Choiseul soutient la construction d'un premier prototype, « aux frais du roi », en 1769. Les essais sont menés en octobre.

Ceux-ci sont concluants, malgré quelques problèmes techniques. La construction d'un second prototype en vraie grandeur est alors ordonnée par Gribeauval. C'est un grand tournant dans la carrière de Cugnot : le coût exorbitant du projet et les fortes réserves émises par les ingénieurs quant à sa « faisabilité » n'ont pas suffi à invalider le programme.

La suite de la vie de Cugnot est semée de déconvenues. Le véhicule « grandeur nature » étant prêt en 1770, ses premiers essais ont lieu en novembre 1770 à Vanves. Un premier accident survient : on ne parvient pas à freiner le fardier qui rentre dans un mur.

Résultat de recherche d'images pour "Nicolas-Joseph Cugnot"Une fois l'engin réparé, en juin 1771, Cugnot perd deux de ses précieux soutiens, Choiseul et Gribeauval : le premier a quitté ses fonctions un an plus tôt ; le second, un nouveau ministre montrant moins d'intérêt que son prédécesseur pour l'innovation, se voit privé de l'appui financier nécessaire. Les essais ne peuvent se poursuivre. Le prototype est entreposé à l'Arsenal où il tombe dans l'oubli.

À partir de ce moment, on n'entend plus parler de Cugnot dans le domaine militaire. Il continue cependant ses recherches seul : il publie en 1778 Théories de la Fortification. À partir de 1779, il touche une pension de 660 livres par an, eu égard à l'intérêt de ses inventions. Dix ans plus tard éclate la Révolution française à Paris : il perd ses revenus et s'installe en Belgique. En 1800, à son retour à Paris, une maigre rente du Consulat lui est attribuée, grâce à laquelle il peut finir sa vie sans souci financier. Cugnot meurt en octobre 1804 à Paris, sans descendance.


François Arago : né le 26 février 1786 à Estagel (Pyrénées-Orientales) et mort le 2 octobre 1853 à Paris.

 

Astronome, physicien et homme politique français. Résultat de recherche d'images pour "François Arago"Il est le plus célèbre des quatre frères Arago, les trois autres étant Jean (1788 - 1836), général au service du Mexique, Jacques (1790 - 1855), écrivain et explorateur et Étienne (1802 - 1892), écrivain et homme politique.

Il est le fils aîné de François Bonaventure Arago, propriétaire terrien, maire d'Estagel et juge de paix du canton en 1790 puis directeur de l’Hôtel de la Monnaie à Perpignan en 1795, et de Marie Anne Agathe Roig, fille d'un paysan aisé de la région. 

Il fait ses études secondaires au collège communal de Perpignan (actuel lycée François-Arago), puis ses études supérieures à l'École polytechnique (Promotion 1803). Remarqué par Gaspard Monge et Laplace, il est nommé en 1805 secrétaire-bibliothécaire de l'Observatoire de Paris. En 1806, il est envoyé en Espagne avec Jean-Baptiste Biot pour poursuivre le relevé du méridien de Paris. Pris dans la guerre d'Espagne, il est fait prisonnier, s'évade plusieurs fois, et rentre en héros à Paris en 1809. Cela lui permet d'être élu membre de l'Académie des sciences le 18 septembre 1809, à seulement vingt-trois ans.

La même année, il est choisi par Monge pour le suppléer comme professeur de géométrie analytique à l'École polytechnique ; il prend le titre de professeur adjoint (de Monge) en 1812 (il restera vingt ans professeur à Polytechnique, démissionnant en 1830, après avoir été nommé Secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences). En 1816, il crée un cours original d'« arithmétique sociale », donnant aux élèves des notions de calcul des probabilités, d'économie mathématique et de démographie.

Parallèlement, il poursuit sa carrière à l'Observatoire de Paris, qui dépend du Bureau des Longitudes. Après avoir été secrétaire-bibliothécaire, il est nommé membre adjoint du Bureau en 1807 ; il devient membre titulaire en 1822, à la mort de Delambre. En 1834, il prend le titre, dont il avait proposé la création au Bureau, de « Directeur des observations à l'Observatoire de Paris », que dirigeait l'astronome Alexis Bouvard). À la mort de Bouvard, en 1843, il prend la direction de l'Observatoire jusqu'à sa mort.

La mort de son épouse, en août 1829, est parfois avancée comme l'une des raisons qui le poussent à se tourner vers la vie publique, tant sur le plan scientifique que politique. Il est élu Secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences le 7 juin 1830, puis remporte ses premiers mandats électoraux (conseiller général de la Seine en septembre 1830, député des Pyrénées-Orientales en juillet 1831).

Arago a aussi joué un grand rôle politique. Il remporte ses premiers mandats électifs en 1830-1831. Il fut pendant les Trois Glorieuses colonel de la Garde nationale, puis, sous l'influence de son frère Étienne plus radical, une des figures du parti républicain pendant la monarchie de Juillet. Après la révolution de 1848, il a été ministre de la Guerre, de la Marine et des Colonies dans le gouvernement provisoire de la Seconde République, mis en place par Lamartine puis président de la Commission exécutive, assumant de fait durant un mois et demi une charge proche de celle de Chef de l'état. Il a contribué à ce titre à l'abolition de l'esclavage dans les colonies françaises. Il refuse par la suite de prêter à Louis-Napoléon Bonaparte le serment de fidélité exigé des fonctionnaires et préfère démissionner de son poste au Bureau des Longitudes. Le Prince-Président refuse sa démission, le dispensant implicitement du serment d’allégeance. Après le Coup d'État de 1852 qui aboutit à la création du Second Empire, il démissionne de ses fonctions. Napoléon III demande à ce qu'il ne soit pas inquiété. Malade, souffrant de diabète et de diverses affections, Arago meurt l'année suivante. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (division 4).

La Royal Society lui décerne la médaille Copley en 1825, puis la Médaille Rumford en 1850


Victor Hugo : né le 26 février 1802 à Besançon et mort le 22 mai 1885 à Paris.

 

Résultat de recherche d'images pour "Victor Hugo"Poète, dramaturge et prosateur romantique considéré comme l’un des plus importants écrivains de langue française. Il est aussi une personnalité politique et un intellectuel engagé qui a joué un rôle majeur dans l’histoire du XIXe siècle.

Victor Hugo occupe une place marquante dans l’histoire des lettres françaises au XIXe siècle, dans des genres et des domaines d’une remarquable variété. Il est poète lyrique avec des recueils comme Odes et Ballades (1826), Les Feuilles d'automne (1831) ou Les Contemplations (1856), mais il est aussi poète engagé contre Napoléon III dans Les Châtiments (1853) ou encore poète épique avec La Légende des siècles (1859 et 1877).

Il est également un romancier du peuple qui rencontre un grand succès populaire avec notamment Notre-Dame de Paris (1831), et plus encore avec Les Misérables (1862). Au théâtre, il expose sa théorie du drame romantique dans sa préface de Cromwell en 1827 et l’illustre principalement avec Hernani en 1830 et Ruy Blas en 1838, mais aussi Lucrèce Borgia et Le Roi s'amuse.

Son œuvre multiple comprend aussi des discours politiques à la Chambre des pairs, à l'Assemblée constituante et à l'Assemblée législative, notamment sur la peine de mort, l’école ou l’Europe, des récits de voyages (Le Rhin, 1842, ou Choses vues, posthumes, 1887 et 1890), et une correspondance abondante.

Victor Hugo a fortement contribué au renouvellement de la poésie et du théâtre ; il a été admiré par ses contemporains et l’est encore, mais il a aussi été contesté par certains auteurs modernes. Il a aussi permis à de nombreuses générations de développer une réflexion sur l’engagement de l’écrivain dans la vie politique et sociale grâce à ses multiples prises de position, qui le condamneront à l’exil pendant les vingt ans du Second Empire.

Ses choix, à la fois moraux et politiques, durant la deuxième partie de sa vie, et son œuvre hors du commun ont fait de lui un personnage emblématique, que la Troisième République a honoré à sa mort le 22 mai 1885 par des funérailles nationales, qui ont accompagné le transfert de sa dépouille au Panthéon de Paris, le 31 mai 1885.

 


Loeb Strauss (né Löb Strauß) :  le 26 février 1829 à Buttenheim (Allemagne), décécé le 26 septembre 1902 à San Francisco.

 

Résultat de recherche d'images pour "Loeb Strauss"Homme d'affaires américain inventeur du blue-jeans. Il change son prénom de Loeb en Levi en 1850. Il fonde en 1853, à l'âge de 24 ans, la compagnie de vêtement connue mondialement pour ses blue-jeans Levi Strauss & Co.

Loeb Strauss est né en Bavière (Allemagne) de Hirsch Strauss et Rebecca Haas Strauss. Il avait pour nom de naissance Löb (ou Loeb) Strauss. Il eut trois frères et trois sœurs ainés. Son père succomba en 1845 de la tuberculose et deux ans plus tard, Rebecca, Loeb, Fanny, la sœur aînée Maila émigrèrent à New York pour rejoindre ses frères, Jonas et Louis, qui travaillaient dans le domaine du textile. Ces derniers avaient commencé un commerce de gros appelé J. Strauss Brother & Co. C'est ainsi que le jeune Loeb commença à apprendre le métier et qu'il commença à se faire appeler « Levi » par ses amis et proches (dans le recensement de cette année-là, son prénom est transcrit en « Levy ») plutôt que Loeb.

Quand des nouvelles de la ruée vers l’or en Californie se firent à l'ouest du pays, Levi déménagea à San Francisco, en Californie pour faire fortune et ouvrit un commerce de tissus, l'entreprise Levi Strauss & Co. est fondée. Sa société a importé de la mercerie, des vêtements, sous-vêtements, parapluies, mouchoirs, rouleaux de tissu et les a vendus aux petits magasins qui surgissaient de toute la Californie et de l'Ouest. Ce sont ces magasins qui ont contribué à équiper les mineurs de la ruée vers l'or et à terme, les nouvelles familles qui ont commencé à peupler les régions de l'Ouest. En janvier 1853, il devint citoyen américain et prend le prénom de Levi (son prénom hébraïque). La première adresse où Levi a dirigé ses affaires était au 90 Sacramento Street, et le nom de son entreprise était tout simplement Levi Strauss. Dans les années 1850 cet endroit était très proche du front de mer, à portée de main pour la réception et la vente des marchandises, qui arrivaient par bateau, de son frère Jonas, à New York. En 1856, comme son commerce et sa réputation s'élargissent, Levi déménagea l'entreprise au 62 Sacramento Street, puis au 63 et 65 Sacramento. À cette époque, David Stern, qui était marié à la sœur de Fanny Levi's a été associée à l'entreprise. En 1861, l'entreprise déménagea au 317 Sacramento Street, et en 1863 la société a été rebaptisée Levi Strauss & Co. Puis, en 1866, Levi déplaça le siège à nouveau, pour s'installer dans de plus grands locaux au 14-16 Battery Street, où il resta pendant quarante ans. Outre une activité de grossiste en tissus, l'entreprise distribue des bottes et vêtements de travail mais n'a aucune activité de production de vêtements. À la mi-trentaine, Levi était déjà une figure bien connue dans la ville. Il a été actif dans les affaires et la vie culturelle de San Francisco, et a activement soutenu la communauté juive, dont le Temple Imanu-El (signifiant en hébreu Dieu est avec nous, nom très ancien qui devint plus tard, déformé par la langue latine "Emmanuel"), première synagogue de la ville. Malgré sa stature d'homme d'affaires important, il insistait pour que ses employés l'appellent Lévi, et non pas Monsieur Strauss.

En 1872, Jacob Davis, tailleur de Reno dans le Nevada mais aussi l'un des clients réguliers de Levi Strauss (il achetait des rouleaux de tissu de la société pour l'utiliser pour sa propre entreprise), écrit à Levi Strauss pour lui parler d'un procédé qu'il a inventé pour riveter les coins des poches sur les pantalons d'homme. Il voulait faire breveter cette idée nouvelle, mais avait besoin d'un partenaire d'affaires, ainsi il propose de breveter le procédé en commun Levi a été enthousiasmé par l'idée et le brevet est accordé aux deux hommes le 20 mai 1873, le blue jeans est né.

Il savait que la demande serait formidable pour ces rivets « salopettes cintrés » (l'ancien nom de jeans), ainsi Levi amena Jacob Davis à San Francisco afin de superviser la première installation de fabrication de la côte ouest. Il est possible que la première fabrication des jeans a été réalisée par des couturières qui travaillaient de chez elles. Dans les années 1880, Levi loua des locaux d'usine, puis ouvrit sa propre usine au sud de Market Street. Le célèbre Jean 501 connu à l'époque simplement comme « XX » - a été rapidement un best-seller, tout comme les autres produits rivetés ajoutés aux nouvelles lignes fabriquées par Levi et Jacob.

Comme la fin du XIXe siècle approchait, Levi était toujours impliqué dans le fonctionnement au jour le jour de l'entreprise, mais pensait qu'il devait faire entrer ses neveux dans l'entreprise à ce moment-là. En effet leur père, David Stern était mort en 1874 et ses quatre fils, Jacob, Sigmund, Louis et Abraham devaient travailler désormais avec leur oncle Levi. En 1890, c'est l'année durant laquelle le « XX » devient le « Levi's 501 » que Levi et ses neveux constituent officiellement la société.


William Frederick Cody dit Buffalo Bill : né le 26 février 1846 à LeClaire, Comté de Scott, Territoire de l'Iowa, décédé le 10 janvier 1917 à Denver, Colorado. 

 

Résultat de recherche d'images pour "Buffalo Bill"Figure mythique de la Conquête de l'Ouest. Il fut notamment chasseur de bisons et dirigea une troupe théâtrale populaire. Son père était un homme du Kansas, blessé par ses adversaires pro-esclavagistes après un discours lors des évènements qui précédèrent la guerre de Sécession. Il finit par en mourir en 1857. Le jeune William Frederick Cody devint soldat pendant la guerre. Après une vie aventureuse, débutée à quatorze ans, où il participe aux guerres indiennes en tant qu’éclaireur et au développement du Pony Express, il entre dans la légende grâce à l’écrivain Ned Buntline qui raconta ses aventures. Son nom en langue indienne sioux était « Pahaska » (traduction : cheveux longs).

Son surnom provient du fait qu’il fournissait en viande de bison (buffalo en anglais) les employés des chemins de fer Kansas Pacific Railway et qu’il gagna un duel contre Bill Comstock en tuant 69 bisons contre 48 en une journée. Ils furent juste abattus pour le prestige des chasseurs. Les bisons consommés, par ailleurs, ne furent dépecés que de leurs flancs n'étant pas en contact avec le sol, évitant ainsi aux chasseurs de se fatiguer à les retourner.

De 1882 à 1912, il organise et dirige un spectacle populaire : le Buffalo Bill’s Wild West. Une tournée le conduit lui et sa troupe dans toute l’Amérique du Nord et en Europe. En 1889, il passe en France par la capitale Paris, Lyon et Marseille. Sitting Bull participe au Wild West Show en 1885 aux États-Unis et au Canada mais n’est pas autorisé à se rendre en Europe. En 1905 lors d'une tournée qui a lieu dans plus de cent villes françaises, le spectacle connaît un important succès à Paris. La cavalerie de sa troupe participe, de façon remarquée, au grand cortège du Carnaval de Paris, sorti pour la Mi-Carême. Le spectacle sera présenté au pied de la tour Eiffel et attirera trois millions de spectateurs.

C’était un spectacle étonnant pour l’époque, destiné à recréer l’atmosphère de l’Ouest américain dans toute son authenticité. Les scènes de la vie des pionniers illustraient des thèmes tels que la chasse au bison, le Pony Express, l’attaque d’une diligence et de la cabane d’un pionnier par les Indiens, la présence de vrais Indiens constituant le clou du spectacle.

Pour des millions d’Américains et d’Européens commença alors le grand mythe du Far West qui ne s’éteindra plus et que le cinéma, avec ses figures mythiques des géants de l’Ouest, contribuera à développer.

William Cody construisit en 1904 un lodge nommé Pahaska Tepee pour y accueillir les visiteurs du parc de Yellowstone. En 2011, ce lodge reçoit des touristes tout au long de l'année, le lodge ancien existe toujours mais ne se visite pas.

Sa vie est retracée dans le film Buffalo Bill de William A. Wellman réalisé en 1944 avec Joel McCrea et Maureen O'Hara. Son plus célèbre cheval est un cheval blanc nommé Isham. Il est une des rares personnes ayant reçu la Medal of Honor.


Ariel Sharon (en hébreu : אריאל שרון), né Ariel Scheinermann le 26 février 1928 à Kfar Malal (Palestine mandataire) et mort le 11 janvier 2014 à Ramat Gan (Israël).

 

Résultat de recherche d'images pour "Ariel Sharon"Général et homme d'État israélien. Il s'est illustré militairement au cours des guerres israélo-arabes de 1948-1949, de Suez, des Six Jours et du Kippour. Il est considéré comme le plus grand commandant de l'armée de terre de l'histoire d'Israël et un des plus grands stratèges militaires du pays. À la suite de son assaut du Sinaï durant la guerre des Six Jours et son encerclement de la troisième armée égyptienne durant la guerre de Kippour, les civils israéliens le surnomment « le roi d'Israël » et « le lion de Dieu ».

Après sa retraite militaire, Ariel Sharon débute une carrière politique en cofondant, en 1971, le Likoud, parti sioniste de droite. Il occupe ensuite plusieurs postes ministériels, de 1977 à 1992 et de de 1996 à 1999. La commission Kahan, établie par le gouvernement israélien, considère qu'il est, en tant que ministre de la Défense durant l'intervention militaire israélienne au Liban de 1982, un acteur indirect des massacres de civils palestiniens par des chrétiens libanais dans les camps de Sabra et Chatila. Des années 1970 aux années 1990, Ariel Sharon autorise l'implantation de colonies israéliennes en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.

Chef du Likoud à partir de 1999, il devient Premier ministre le 7 mars 2001, après le déclenchement de la seconde Intifada. Reconduit à la suite des élections législatives de 2003, il met en œuvre, en 2004-2005, après la mort de nombreux civils, le retrait israélien unilatéral de la bande de Gaza. Il quitte alors le Likoud, qui s'était divisé sur cette mesure, et crée un parti centriste, Kadima, en vue des élections anticipées de 2006.

En janvier 2006, alors qu'il est pressenti pour obtenir un troisième mandat, il est victime d'une grave attaque cérébrale. Plongé dans un coma artificiel, il est démis de ses fonctions de Premier ministre le 14 avril 2006. Transféré au centre médical pour hospitalisations de longues durées Chaim Sheba, Ariel Sharon y décède le 11 janvier 2014, après huit ans passés dans le coma. Ses défenseurs louent sa stature de « grand homme d'État » et son « pragmatisme », tandis que les critiques qui lui sont destinées évoquent sa « logique de guerre » et les « crimes » qui lui sont attribués.


Michel Houellebecq (prononcé [wɛlˈbɛk]), de son vrai nom Michel Thomas : né le 26 février 1956 à Saint-Pierre - île de La Réunion (France). 

 

Résultat de recherche d'images pour "Michel Houellebecq"Romancier, écrivain, poète, essayiste français. Il est, depuis la fin des années 1990, l'un des auteurs contemporains de langue française les plus traduits dans le monde. En parallèle de ses activités littéraires, il est également chanteur, réalisateur et acteur, s'illustrant notamment en 2014 dans deux films : L'Enlèvement de Michel Houellebecq et Near Death Experience.

Il est révélé par les romans Extension du domaine de la lutte et, surtout, Les Particules élémentaires, qui le fait connaître d'un large public. Ce dernier roman, et son livre suivant Plateforme, sont considérés comme précurseurs dans la littérature française, notamment pour leur description de la misère affective et sexuelle de l'homme occidental dans les années 1990 et 2000. Avec La Carte et le Territoire, Michel Houellebecq reçoit le prix Goncourt en 2010, après avoir été plusieurs fois pressenti pour ce prix.

Michel naît à Saint-Pierre, sur l'île de la Réunion, fils de René Thomas, guide de haute montagne, et de Lucie Ceccaldi, anesthésiste diplômée « major » de la faculté de médecine d'Alger. Sa mère aurait falsifié son acte de naissance pour le vieillir de deux ans car elle le pensait surdoué : il n'est donc pas né le 26 février 1956, selon son acte de naissance, mais le 26 février 1958, selon ses propres déclarations. Ses parents se désintéressent de lui très tôt, le couple se sépare, et une demi-sœur naît peu après. Il est prénommé Michel en raison d'une balade au Mont-Saint-Michel. Dans un premier temps, ce sont ses grands-parents maternels, en Algérie, qui le prennent en charge puis après le divorce de ses parents, son père le récupère par un coup de force et le confie à sa grand-mère paternelle (Henriette Thomas née Houellebecq), communiste, dont il a adopté le nom de jeune fille comme pseudonyme par reconnaissance.

Après avoir été lycéen à Meaux, il suit les classes préparatoires aux grandes écoles au lycée Chaptal de Paris, où il se fait tabasser, et intègre, en 1975, l’Institut national agronomique Paris-Grignon (INA P-G). À l'Agro, il fonde l'éphémère revue littéraire Karamazov pour laquelle il écrit quelques poèmes et entame le tournage d'un film intitulé Cristal de souffrance. Il sort diplômé de l'école en 1978 avec une spécialisation (fortuite) en « Mise en valeur du milieu naturel et écologie ».

Il entre ensuite à l’École nationale supérieure Louis-Lumière, en section « cinématographe » (option prise de vues), mais en sort en 1981, avant d'avoir obtenu son diplôme. Cette même année naît son fils Étienne. Il connaît ensuite une période de chômage, et un divorce qui engendre une dépression nerveuse.

Il débute en 1983 une carrière en informatique chez Unilog, puis comme contractuel à la direction informatique du ministère de l’Agriculture, rue de Picpus, dans le XIIe arrondissement de Paris, où il restera trois ans (cette période est racontée dans Extension du domaine de la lutte). Il postule pour un emploi à l’Assemblée nationale et réussit en 1990 le concours extérieur d'adjoint administratif au service informatique. Ce revenu assuré lui donne la tranquillité dont il a besoin. En 1996, ayant acquis l’ancienneté nécessaire et voulant se consacrer à l’écriture, il demande sa mise en disponibilité.

En 1992, Michel Houellebecq reçoit le prix Tristan-Tzara pour son recueil de poèmes, La Poursuite du bonheur, paru en 1991. Il fait la connaissance de Juliette et André Darle qui invitent alors ce jeune poète de trente-six ans, employé de l’Assemblée nationale, quasi inconnu, au festival de Poésie Murale qui a lieu au château des Stuarts à Aubigny-sur-Nère. Juliette Darle se souvient : « J’ai perçu une personnalité singulière et j’ai assimilé immédiatement Michel aux grands auteurs du vingtième siècle […] Michel Houellebecq s’était lancé dans une diatribe contre le libéralisme. Le député-maire d’Aubigny, Yves Fromion, en avait été soufflé et avait tenu à rencontrer ce curieux poète. […] Il n'y avait plus de chambre de libre, il a dû dormir dans une caravane. Nous avons passé des soirées formidables. Michel lisait des poèmes d’Aragon en pleurant et en s’envoyant des lampées de whisky. Le lendemain nous l'avons emmené à Sancerre ».

En 1998, sa description des rapports amoureux dans Les Particules élémentaires fait polémique, il est alors accusé de misogynie et d'objectivation du corps féminin.

En 2000, il s'exile en Irlande avec sa deuxième femme ; en 2002, il s'installe en Andalousie, dans le parc naturel de Cabo de Gata-Nijar.

En 2008, alors qu'il n'a pas revu sa mère depuis dix-sept ans et qu'il déclare dans des interviews qu'elle est morte, cette dernière sort un livre, L'Innocente, dans lequel elle règle ses comptes avec son fils.

Fin 2012, en pleine polémique d'exil fiscal, il annonce son retour en France. Installé dans son nouvel appartement parisien, il évoque dans une interview les raisons de son retour : la lassitude des langues étrangères. Il nie tout geste politique concernant son départ de la côte sud-ouest de l'Irlande, mais dit qu'il peut être interprété comme tel « puisque ça prouve que le niveau d'imposition n'est pas suffisamment fort pour décourager tout le monde ».

À l'annonce de la publication de son recueil de poèmes Configuration du dernier rivage en avril 2013, il exprime sa volonté de continuer à écrire en ces mots : « la vie ne m'intéresse pas assez pour que je puisse me passer d'écrire ».


Sébastien Loeb : né le 26 février 1974 à Haguenau (Alsace).

 

Résultat de recherche d'images pour "Sébastien Loeb"Pilote de rallye français reconverti au circuit. Engagé avec Citroën Sport et son copilote Daniel Elena depuis ses débuts en compétition, il remporte le championnat du monde des rallyes neuf fois consécutivement, de 2004 à 2012, en dix saisons complètes. Détenteur de la plupart des records du WRC, il est le pilote le plus titré du sport automobile. Il connaît le succès dans d'autres compétitions comme le GT Tour FFSA, les 24 Heures du Mans, les X Games, les FIA GT Series et remporte trois fois la Course des Champions. Vainqueur de la course de côte de Pikes Peak pour sa première participation, il bat le record de l'épreuve, désormais entièrement disputée sur asphalte.

 Issu d'un milieu modeste, Sébastien Loeb est destiné à une carrière d'électricien lorsqu'il tente sa chance par la filière de détection de la FFSA avec l'opération Volant Rallye Jeunes. Remarqué par Dominique Heintz qui lui donne les moyens de faire ses preuves en compétition et après des résultats prometteurs au niveau national, il remporte, en 2001, le championnat de France des rallyes ainsi que le championnat du monde Junior au cours duquel il termine premier de toutes les épreuves. La même année, il intègre la structure de Citroën Sport en championnat du monde lors du rallye Sanremo. Il poursuit son apprentissage l'année suivante et remporte sa première victoire lors du rallye d'Allemagne.

En 2003, Loeb dispute à sa première saison complète en WRC dans un contexte disputé, avec la présence des six derniers champions du monde de la discipline et de sept constructeurs différents. Il devance ses coéquipiers Carlos Sainz et Colin McRae pour terminer l'année deuxième du classement général, à un point du titre. Loeb remporte tous les titres mondiaux en rallyes de 2004 à 2012. Il devient le premier pilote à remporter toutes les spéciales d'un même rallye lors du Tour de Corse 2005 et le premier pilote non nordique à remporter le rallye de Suède et plusieurs fois le rallye de Finlande. Il est le seul pilote à s'être imposé sur tous les rallyes classiques du calendrier et sur les six surfaces différentes du WRC.

Nonuple champion du monde en titre, il se retire des rallyes en 2013 et entame une nouvelle carrière sur circuit dans le cadre des FIA GT Series où il remporte la victoire pour sa première course.

Il est, depuis le 8 mars 2013, vice-président de la commission FIA des pilotes. Il revient en WRC le 22 janvier 2015 lors du Rallye de Monte-Carlo, première manche du championnat de rallye WRC.


Décès : 

 

Sidi Mohammed ben Youssef : né le 10 août 1909 à Fès et mort le 26 février 1961 à Rabat.

 

Résultat de recherche d'images pour "Mohammed V"Sultan (1927-1957), puis roi (1957-1961) du Maroc après l'indépendance en 1956 sous le nom de Mohammed V.

Ce dynaste alaouite soutint à partir de 1944 l'Istiqlal, principal mouvement indépendantiste marocain, et s'opposa à la poursuite de la domination française. En conséquence, il fut déposé par les autorités françaises, dans le cadre du protectorat français au Maroc en vigueur depuis 1912, le 20 août 1953, et contraint à l'exil (successivement en Corse puis à Madagascar) jusqu'au 16 novembre 1955. Il demeure considéré par beaucoup comme le « père de la nation marocaine moderne » (Abb al-Watan al-Maghribi). Il a été décoré de l'ordre des compagnons de la Libération par Charles de Gaulle, alors président du gouvernement provisoire de la République française.

Il est le plus jeune des quatre fils de Moulay Youssef, sultan du Maroc de 1912 à 1927 sous le protectorat français. À la mort de son père en 1927, un an après la fin de la guerre du Rif, il est choisi par les autorités françaises comme sultan à la place de ses deux frères aînés. Il réussit dès lors à se rendre populaire auprès de la population marocaine.

Le Dahir du 31 octobre 1940 portant application au Maroc du statut des Juifs est prévu pour une mise en application à partir du 1er janvier 1941. Les fonctionnaires juifs perdent leur emploi, et beaucoup se recyclent dans le commerce. Le sultan n'est pas perçu comme étant responsable de ces mesures imposées par Vichy. Un télégramme diplomatique de 1941 présenté à l'Académie du royaume du Maroc en 1985, mentionne des « tensions » entre le sultan et le résident général Charles Noguès à propos du statut des Juifs.

Après le débarquement anglo-américain en Afrique du Nord en novembre 1942, il reçut la Conférence d'Anfa (Casablanca) en 1943, bénéficiant entre autres du soutien du président américain Franklin Delano Roosevelt, et reconnut le CFLN du général de Gaulle.

Il soutient très tôt avec son fils, le prince Moulay Hassan (futur roi Hassan II), les mouvements nationalistes marocains fondés par Mohammed Allal El Fassi pour l'Istiklal 1937 et Bel Hassan El Ouazzani pour le PDI (Parti pour la démocratie et l'indépendance) lesquels réclamaient par le manifeste signé le 11 janvier 1944 l’indépendance du Maroc. Il dénonça aussi la répression française des émeutes à Rabat, Salé, Casablanca, Fès et l’arrestation des chefs nationalistes de l’Istiqlal et du PDI.

Après la  guerre, les relations diplomatiques ne sont pour autant pas coupées avec la France, comme en témoigne son voyage de 1945, accueilli à Cherbourg par le ministre de la Marine Louis Jacquinot et le préfet Édouard Lebas. En outre, il est le premier souverain accueilli en France depuis la victoire.

En 1947, il alla plus loin dans ses revendications avec le discours de Tanger en 1947 où il réclama l’indépendance, l’union des arabes et l’adhésion du Maroc à la Ligue arabe (fondée en 1945) dont il fit l’apologie insistant sur les liens étroits entre le Maroc et l’ensemble du monde arabe.

Dès lors, les relations se tendirent avec les autorités françaises, notamment avec le nouveau résident général, le général Alphonse Juin qui appliqua des mesures sévères et fit pression sur le sultan pour qu’il désavoue l’Istiqlal et se démarque des revendications nationalistes. La rupture avec la France fut consommée en 1951 et Sidi Mohammed conclut avec les nationalistes le pacte de Tanger pour lutter pour l’indépendance. La nomination d’un nouveau résident général, le général Augustin Guillaume, accentua les dissensions entre Mohammed V et la France. De nouvelles manifestations virèrent à l’émeute au Maroc en 1952, notamment à Casablanca tandis que Sidi Mohammed donnait à la cause marocaine une audience internationale à l’ONU avec le soutien des États-Unis.

En septembre 1955, le général Georges Catroux le rencontra à Madagascar. Du 2 au  novembre 1955, après son retour en France et l’abdication de Mohammed ben Arafa 1er, Sidi Mohammed signa avec le ministre des Affaires étrangères français, Antoine Pinay, les accords de La Celle Saint-Cloud qui mettaient en place le processus de transition vers l’indépendance. Il pardonna aussi au Glaoui, venu se prosterner à Saint-Germain-en-Laye une semaine après avoir réclamé sa restauration.

Le 16 novembre 1955, il fit son retour au Maroc avec son jeune fils, le prince Moulay El Hassan et fut accueilli triomphalement à Rabat ; c'est dans tout le royaume que l'euphorie gagne la population qui fête le retour du roi avec les drapeaux marocains et des chants patriotiques à la gloire du Maroc, de son peuple et de son roi. Le 2 mars 1956 prenait fin le protectorat français tandis que l’Espagne mettait fin au sien le 7 avril. Le Maroc était indépendant et Sidi Mohammed en avait été le principal artisan.


Fernand Contandin, dit Fernandel :  né le 8 mai 1903 à Marseille et mort le 26 février 1971 à Paris.

 

Résultat de recherche d'images pour "Fernandel"Acteur, humoriste, chanteur et réalisateur français. Issu du music-hall, il fut durant plusieurs décennies l'une des plus grandes stars du cinéma français, véritable champion du box-office qui attira plus de 200 millions de spectateurs dans les salles. Comique emblématique du cinéma d'avant et d'après-guerre, beaucoup de ses films sont devenus des classiques, comme Le Schpountz, L'Auberge roug, Ali Baba et les Quarante voleurs ou La Cuisine au beurre, au même titre que plusieurs de ses personnages, à l'image de Don Camillo. Il a également brillé dans les compositions plus dramatiques notamment dans La Vache et le Prisonnier, Naïs ou Heureux qui comme Ulysse.

Chanteur populaire, il a également laissé une discographie importante, parsemée là aussi de classiques tels que Félicie aussi, Ignace ou Le Tango corse. Reconnaissable grâce à sa fameuse « gueule de cheval » comme il se plaisait à le dire lui-même, il acquit une popularité telle en France et dans le monde que le général de Gaulle déclara qu'il était le seul Français à être aussi célèbre que lui. Son succès ne s'est jamais démenti. Marcel Pagnol dit aussi de lui : « Il a été l'un des plus grands et des plus célèbres acteurs de notre temps et l'on ne peut le comparer qu'à Charlie Chaplin ».

Il est le père du chanteur comédien Franck Fernandel et le grand-père de l'écrivain Vincent Fernandel. Son frère était également comédien sous le pseudonyme de Fransined.

Fernand-Joseph-Désiré Contandin naît au 72, boulevard Chave à Marseille. Son père, Denis Contandin, comptable mais aussi comédien-chanteur amateur sous le pseudonyme de Sined (anagramme de Denis), et sa mère Désirée Bédouin, également comédienne amatrice, remarquent rapidement le talent du jeune Fernand. Celui-ci suit souvent son père lors des concerts qu'il organise dans la banlieue marseillaise en montant sur les planches. C'est à l'occasion d'un concours pour petits chanteurs amateurs qu'il remporte le premier prix des enfants prodiges au théâtre du Châtelet de Marseille.

Fernandel a deux frères, Auguste-Marcel, son aîné de 6 ans (avec lequel il se produira un temps sous les noms de Marcel et Fernand Sined), et Francis dit Fransined plus jeune que lui de 11 ans, ainsi qu'une sœur.

À sa sortie de l'école, le père de Fernand le place à la Société marseillaise de crédit de laquelle il ne tarde pas à se faire congédier. Il enchaîne ensuite les petits boulots alimentaires, portant des sacs de sucre dans le port de Marseille (il tient une semaine), travaillant dans une maison de tissus et dans de nombreuses banques, mais sa passion du tour de chant et son caractère volage ne lui permettent pas de s'assurer une situation stable.

En parallèle, il monte sur scène comme chanteur dans des noces et banquets, comique troupier dans les cafés-concerts, où il surprend par son profil chevalin. Andrex, comédien et ami de l'acteur, raconte à son propos : « Fernandel, qui n'était alors que Fernand, fit ses débuts sur scène à cinq ans en chantant le répertoire militaire avec son frère aîné, Marcel. Il connut son premier grand succès à sept ans, un jour où, paralysé par le trac, il fut propulsé sur la scène par son père, d'un grand coup de pied au derrière ; il s'empêtra dans son sabre et s'étala de tout son long sous une tempête de rires. Par la suite, il n'eut plus jamais peur d'affronter le public. »

Le 4 avril 1925, à 22 ans, il épouse Henriette Manse (1902-1984), la sœur de son ami, le parolier Jean Manse. Ils auront trois enfants : Josette en 1926, Janine en 1930 et Franck en 1935. C'est à la mère d'Henriette que fut attribuée l'origine de son pseudonyme « Fernandel », celle-ci, voyant le jeune Fernand si empressé auprès de sa fille dit en riant : « Fernand d'elle... », phrase qui fit immédiatement mouche et fut adoptée par le comédien pour en faire son nom de scène. Cependant il est aussi probable que Fernandel vienne directement du provençal, qui signifie « petit Fernand ». Il effectue son service militaire un mois après son mariage. Affecté au 93e régiment d'artillerie de montagne de Grenoble, il est libéré le 29 avril 1926.

En octobre, Fernandel commence à chanter en première partie de programme au cinéma Odéon de Marseille, lequel fait partie du circuit Paramount. Son répertoire comporte des succès d'Ouvrard (C'est beau la nature), de Polin (Elle a de la barbe) et quelques créations, dont deux chansons écrites par Jean Manse. Il est alors repéré par le directeur des établissements Paramount, qui le fait engager pour l'ensemble du circuit.

Le 7 décembre 1928, il monte à Paris et se produit à Bobino. Devant le succès de cette prestation, il signe dès le lendemain un contrat de dix-neuf semaines pour le circuit des cinémas Pathé de Paris. Malgré la mort de son père le 10 mars 1930, il poursuit sa carrière de comique à Paris. Installé dans un modeste hôtel de Ménilmontant, rue Pelleport, il débute à l'Élysée-Palace de Vichy. C'est là qu'Henri Varna, directeur du Casino de Paris et du théâtre Mogador le voit et l'engage pour la revue d'hiver du concert Mayol, revue déshabillée à succès de l'époque réunissant le tout-Paris. Fernandel et Parisys y interprètent trois sketches intercalés entre les numéros de danse. Le réalisateur Marc Allégret qui y assiste est frappé par le physique et la personnalité de Fernandel ; il décide de lui offrir le rôle d'un groom dans le film qu'il prépare avec Sacha Guitry Le Blanc et le Noir 1930 marque ainsi le début de la carrière cinématographique de Fernandel.

L'année suivante en 1931 Jean Renoir lui offre un rôle plus important aux côtés de Michel Simon dans On purge bébé, d'après la pièce de Georges Feydeau. L'année suivante, il est pour la première fois la vedette d'un film Le Rosier de madame Husson de Dominique Bernard-Deschamps d'après une nouvelle de Guy de Maupassant, dans lequel il interprète un rôle qu'on lui confiera souvent par la suite : celui d'un jeune homme niais (en l'occurrence ici un puceau qui perd sa virginité dans un lieu de plaisir).

Par la suite, ses triomphes se multiplient, notamment dans les films de Christian-Jaque, Un de la légion et François Ier (1936), mais surtout dans ceux de Marcel Pagnol : Angèle (1934), Regain (1937), Le Schpountz (1938), La Fille du puisatier (1940), et plus tard Topaze (1951).

Les succès cinématographiques n'empêchent pas Fernandel de continuer une carrière de chanteur. Il joue dans de nombreuses comédies musicales, le plus souvent transformées en film par la suite. Certaines des chansons qui y sont interprétées deviennent des « tubes », comme Ignace, Simplet ou Félicie aussi.

En 1937, il publie ses premiers mémoires en feuilletons qui s'arrachent dans le quotidien communiste Ce soir.

En 1939, à la suite de la déclaration de guerre à l'Allemagne, il est mobilisé pendant la « drôle de guerre » à Marseille dans le 15e escadron du train des équipages, caserne d'Aurelles. Il est cantonné dans la cour de son unité après avoir provoqué une émeute lors de son premier tour de garde, puis démobilisé à la suite de la signature de l'armistice. Il a entre temps enregistré Francine (1939), chanson très engagée contre la propagande allemande.

Ses films des années 1940 seront peu marquants, essentiellement tournés pour la Continental-Films. Comme nombre d'artistes sous l'Occupation, il continue de chanter dans des cabarets, se fait applaudir au Grand Casino et au Casino des Fleurs de Vichy et fredonne sur Radio Paris. Dans les années 1950, il retrouve le succès grâce à des films comme L'Auberge rouge (1951) de Claude Autant-Lara, Ali Baba et les Quarante voleurs (1954) de Jacques Becker et surtout La Vache et le Prisonnier d'Henri Verneuil tourné en 1959.

Mais c'est surtout la série des Don Camillo, tirés de l'œuvre de Giovannino Guareschi dans laquelle le curé et le maire communiste d'un petit village italien se livrent une lutte d'influence, qui assoit sa notoriété. Il tourne six films : Le Petit Monde de don Camillo (1951) et Le Retour de don Camillo (1953) de Julien Duvivier, puis, avec d'autres réalisateurs, La Grande Bagarre de don Camillo (1955), Don Camillo Monseigneur (1961), Don Camillo en Russie (1965) et enfin Don Camillo et les Contestataires, qu'il commence en 1970 mais ne pourra achever en raison d'un cancer qui va l'emporter l'année suivante.

Le 18 janvier 1953 alors qu'il était à Rome avec sa fille Jeanine, Pie XII le pria de venir au Vatican afin, dit-il, de faire la connaissance « du plus connu des prêtres de la chrétienté après le pape ».

Réalisateur de trois de ses films (Simplet en 1942, Adrien en 1943 et sur un scénario de Sacha Guitry : Adhémar ou le Jouet de la fatalité en 1951), il fonde en 1963 avec Jean Gabin la société de production Gafer. Leur première production sera L'Âge ingrat de Gilles Grangier.

Fernandel a également remporté un grand succès avec les enregistrements discographiques des Lettres de mon moulin d'Alphonse Daudet (La Chèvre de monsieur Seguin, Les Trois Messes basses, Le Secret de maître Cornille, etc.); Grand prix du disque de l'académie Charles-Cros.

Il est atteint d'un cancer, mais sa famille lui cache la gravité de son état jusqu'à la fin. Le 26 février 1971, épuisé par son cancer généralisé, il meurt dans son lit d'un arrêt cardiaque, dans son somptueux appartement tout en marbre au 44 de l'avenue Foch à Paris. Il est inhumé au cimetière de Passy.

Il était propriétaire d'une villa à Carry-le-Rouet et d'une vaste demeure à Marseille, « Les Mille Roses » sur l'avenue des Trois-Lucs.



25/02/2015
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