www.le-blog-de-jep.com

Mag à zine international.

Faire tomber les têtes de la ploutocratie

Les Coqteals.jpg

Il est 10h 22 en ce lundi 21 janvier 1793 ou jour Duodi du 2 Pluviôse du calendrier républicain, ou calendrier révolutionnaire français de l’époque. Charles Henri Sanson vient d’actionner le couperet de la guillotine, la lame s’abat sur la nuque du roi Louis XVI, la monarchie vient de tomber. Gros, un assesseur du bourreau, saisit la tête sanguinolente et la présente au peuple. Certains auteurs prétendent au contraire que la tête fut prise par Henri Sanson, le fils du bourreau. Les parisiens présents crient "Vive la Nation ! Vive la Révolution ! Vive la République ! Vive la liberté !" tandis que les artilleurs font tonner les canons de la révolution pour bien annoncer au peuple parisien que la tête du monarque vient de tomber.

 

Vive la Nation ! Vive la République ! Vive la liberté ! Qu’en reste-t-il de tout cela ? Plus grand-chose, il faut bien l’avouer. Les élections sont des pantalonnades qui donnent l’impression – mais seulement l’impression – au peuple qu’il est seul à décider ; mais tout le monde s’est bien rendu compte que ce n’est qu’un leurre, une arlésienne, un « foutage de gueule », pour employer un niveau de langage châtié du XXIème siècle. Mais cette démocratie a-t-elle seulement existé un jour ? Rien n’est moins sûr. Cette oligarchie qui s’est substituée à la monarchie est bien verrouillée de l’intérieur. Le poste suprême est réservé à une élite, généralement sortie de Polytechnique, l’ENA, ou des facultés de droit. Il y a fort peu de chance pour que l’on voit un jour un électricien comme Lech Walesa accéder au pouvoir. En France, les deux derniers chefs d’Etat sont des avocats, autant dire des gens rompus à l’exercice du boniment. Quoi qu’il en soit, la politique comme celle pratiquée depuis maintenant quatre à cinq décennies est complètement a bout de souffle, tout le monde est d’accord pour le dire, sauf, bien entendu, les intéressés et les endoctrinés. Que faire alors ? Une révolution ? Pourquoi pas, mais pas une révolution où l’on coupe des têtes, non ! Une révolution où l’on couperait les ailes de la ploutocratie avec le tranchant de nos bulletins de vote. Ceci afin d’installer au pouvoir autre chose qu’un laquais des Etats-Unis, lui-même camériste du système financier. Etienne Chouard – et ses disciples, de plus en plus nombreux – prône le TAS (Tirage Au Sort) des élus ; pourquoi pas, le processus resterait à être étudié, mais il semble que l’on ne peut continuer avec ce même système qui va droit dans le mur. Petit à petit nos veules dirigeants sont en train de nous « vendre » au marché, avec les conséquences que cela entraine. De surcroit, ce sont des va-t-en-guerre.

 

Dans l’immédiat en attendant que ce fameux TAS puisse se mettre en place. La solution, pour tous ceux qui ne veulent plus du système actuel, est de voter en 2017 pour n’importe quel candidat, sauf pour les deux partis en place depuis l’avènement de la Vème République. C’est la seule façon de faire tomber la tête de cette ploutocratie – corrompue jusqu’à la moelle – comme celle de Louis XVI en cette matinée du 21 janvier 1793. 

 

Emmanuel de La Tour

 

 

"Exécution de Louis XVI" scène extraite de film de  Robert Enrico et Richard T. Heffron, "La Révolution française" en deux parties : partie I "Les Années lumière". Partie II "Les Années terribles" avec une excellente composition de  Jean-François Balmer dans le rôle de Louis XVI.

 

Juste en dessous il y a un petit bouton "j'aime" un autre "partager", n'hésitez pas à cliquer dessus, ça prend une seconde, et ça fait bien plaisir, merci d'avance.



21/01/2016
1 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 18 autres membres