www.le-blog-de-jep.com

Mag à zine international.

La fête de la Fédération

A.jpg
Première fête de la Fédération, elle eut lieu au champs de Mars le 14 juillet 1790.

 

Les fêtes spontanées organisées çà et là dans les départements ont inspiré l'idée de cette grande fête d'union nationale aux députés de l'Assemblée constituante et surtout au marquis de La Fayette, homme de confiance du roi. Les fédérés défilent avec tambours et trompettes sous leurs bannières ; ils étaient 100 000, en comptant ceux de Paris. Avec les députés et les délégués de tous les départements, ils forment un immense cortège qui traverse la Seine et gagne la vaste esplanade du Champ-de-Mars. Dans les tribunes, on compte 260.000 Parisiens. La tribune royale est située à une extrémité du Champ-de-Mars, sous une haute tente. À l'autre extrémité, un arc de triomphe. Au centre de l'esplanade, Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, évêque d'Autun, célèbre la messe sur l'autel de la patrie, entouré de 300 prêtres en tenue de cérémonie. Subséquemment, viennent les prestations de serment. C’est La Fayette, commandant de la garde nationale, qui s’y colle le premier, au nom des gardes nationales fédérées : «Nous jurons de rester à jamais fidèles à la nation, à la loi et au roi, de maintenir de tout notre pouvoir la Constitution décrétée par l'Assemblée nationale et acceptée par le roi et de protéger conformément aux lois la sûreté des personnes et des propriétés, la circulation des grains et des subsistances dans l'intérieur du royaume, la prescription des contributions publiques sous quelque forme qu'elle existe, et de demeurer unis à tous les Français par les liens indissolubles de la fraternité».

Il demande au public de prêter serment à son tour : les 260 mille Parisiens présents se lèvent et crient : « Je le jure ! »

Ensuite, c’est le président de l'Assemblée qui prête serment au nom des députés et des électeurs. Enfin, le roi prête à son tour serment de fidélité aux lois nouvelles : «Moi, roi des Français, je jure d'employer le pouvoir qui m'est délégué par la loi constitutionnelle de l'État, à maintenir la Constitution décrétée par l'Assemblée nationale et acceptée par moi et à faire exécuter les lois». Son serment est suivi de celui de la reine, elle se lève et montre le Dauphin au public en disant : «Voilà mon fils, il s'unit, ainsi que moi, aux mêmes sentiments».

On entonne ensuite un Te Deum, puis on se sépare au milieu des embrassements et des vivats dont beaucoup sont adressés à Louis XVI. À l’étranger, dans plusieurs villes, notamment à Hambourg, on célébra aussi l’évènement.

 



14/07/2015
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 18 autres membres