www.le-blog-de-jep.com

Mag à zine international.

Le 15 avril 1912 le Titanic termine son premier et dernier voyage.

1B.jpg

 

 

La construction du Titanic débute en 1909, et se termine en 1912, à Belfast en Irlande du Nord. C'est le plus luxueux et le plus grand paquebot jamais construit au moment de son lancement. Sa construction fait suite à celle d'un navire quasiment identique, l'Olympic. Le Titanic est pourvu de seize compartiments étanches servant à protéger le navire d'avaries importantes. Les médias lui donnent ainsi une image de navire fiable, même si, contrairement à la légende répandue après le naufrage, il n'a jamais été considéré comme insubmersible.

C’est dans les chantiers navals de Harlan & Wolff que le projet est lancé sous la houlette de l’architecte Thomas Andrews ; quatorze mille ouvriers prendront part à sa construction.

 

Le Titanic appareille de Southampton en Angleterre le 10 avril 1912 à midi. Il atteint Cherbourg en France à 18 h 30, puis Queenstown en Irlande le 11 avril 1912 à 11 h 30. Les Irlandais qui embarquent à ce moment-là sont en grande majorité des passagers de 3e classe immigrant vers les États-Unis. Il y a alors environ 2 200 passagers à bord du Titanic. Il est cependant impossible de déterminer exactement le nombre de personnes à bord du navire à cause des annulations de dernières minutes, et de la présence de passagers clandestins.

 

Thomas Andrews, l'architecte du Titanic est le premier passager à monter à bord à Southampton. Bruce Ismay, le président de la White Star Line embarque un peu plus tard. Beaucoup de passagers célèbres prennent également place à bord dans ce port, parmi lesquels Isidor Straus, le propriétaire des grands magasins Macy's à New York. À Cherbourg, d'autres passagers importants embarquent, parmi lesquels John Jacob Astor, un homme d'affaires qui est le plus fortuné des passagers, ainsi que Margaret Brown, une militante des droits de l'homme, et Benjamin Guggenheim, un magnat de l'industrie du cuivre qui voyage avec sa maîtresse. En revanche, la fameuse Rose DeWitt Bukater-Dawson du célèbre film de James Cameron et son amoureux Jack Dawson ne sont pas à bord, et pour cause, les deux n’existent que dans l’imaginaire de l’auteur.

Le 14 avril 1912, À 22 h 55, le Californian, alors pris dans la glace à 20 milles (environ 36 km) au nord du Titanic, envoie un message à tous les navires alentour, parmi lesquels le Titanic : à bord de ce dernier, Jack Phillips (l’opérateur radio) l'interrompt en lui demandant de se taire, ce qui pousse son correspondant à couper sa radio pour aller se coucher.

 

À 23 h 40, par 41° 46′ N et 50° 14′ O, alors que le Titanic avance à 22,5 nœuds (41,7 km/h), le veilleur Frederick Fleet - installé dans le nid-de-pie du mât avant - aperçoit un iceberg droit devant dans le brouillard et le signale à la passerelle. Le 1er officier William Murdoch, alors officier de quart, essaie de faire virer le navire vers bâbord, fait stopper les machines et demande une marche arrière toute. Quelque 37 secondes plus tard, le navire vire mais heurte l'iceberg par tribord et le choc provoque la déchirure des tôles et fait sauter quelques rivets, ouvrant ainsi une voie d'eau dans la coque sous la ligne de flottaison. Les portes étanches sont alors immédiatement fermées par Murdoch afin d'éviter une voie d'eau plus importante. Mais l'eau commence à envahir les cinq premiers compartiments du bateau. Or le Titanic ne peut flotter qu'avec au maximum quatre de ses compartiments remplis d'eau.

 

À 00 h 05, le commandant fait enlever les tauds des embarcations et rappeler l'équipage. À 00 h 15, le premier appel de détresse est envoyé en signal CQD par TSF sur la longueur d'onde des 600 mètres. À 00 h 25, l'ordre est donné de faire monter les femmes et les enfants en premier dans les canots de sauvetage. À 00 h 45, le premier canot est affalé avec 28 passagers contre 65 possibles et le signal CQD est transformé en SOS. Les officiers s'occupent de faire monter les femmes et les enfants en priorité dans les canots. Les première et deuxième classes étant plus près des canots y ont plus facilement accès. Mais la capacité des canots n'est que de 1 178 personnes au total et il y a environ 2 200 personnes à secourir.

Les canots quittent le Titanic à intervalle régulier, et sont pour la plupart à moitié vide. À bâbord, le second officier Charles Lightoller et le capitaine Edward Smith ne font monter que des femmes et des enfants, alors qu'à tribord le premier officier William Murdoch complète souvent les places vides avec des hommes. Seuls deux des vingt canots partiront à pleine charge. À 02 h 05, le canot pliable « D » est le dernier mis à la mer avec succès contenant 24 personnes à son bord contre 47 possibles. À intervalles réguliers, jusqu'à 01h 40, des fusées de détresse sont envoyées. Il en est de même pour les SOS qui sont envoyés jusqu'à 02 h 17, heure à laquelle l'eau atteint la cabine radio. Les deux canots restants après 02 h 05, les canots pliables A et B, situés sur le toit du quartier, sont descendus sur le pont des embarcations mais les officiers ne disposant pas de suffisamment de temps, ils partent à la dérive quand l'eau envahit l'avant du pont et des nageurs s'y installent. Au total, environ quarante personnes se trouvant sur ces derniers canots seront récupérés par d'autres canots.

 

À 02 h 17, l'orchestre s'arrête de jouer juste avant la chute de la cheminée avant selon la plupart des témoignages. D'autres, comme Archibald Gracie, ont cependant déclaré que les musiciens ont cessé de jouer plus tôt dans la soirée. Peu après, la grande verrière se brise en entraînant la destruction du Grand Escalier et donnant accès à l'eau à toutes les pièces de l'avant. À 02 h 18, les lumières du Titanic clignotent une dernière fois puis s'éteignent. Quelques instants plus tard, le paquebot se brise en deux. Alors que la partie avant coule, la partie arrière flotte encore pendant quelques instants et se remplit d'eau lentement jusqu'à ce qu'elle sombre à 2 h 20. La température de l'eau est alors de −2 ° Celsius. Aux alentours de 3 heures, le canot no 14 commandé par le cinquième officier Harold Lowe arrive sur les lieux du naufrage après avoir vidé ses passagers dans d'autres canots. Arrivant trop tard, il ne retire de l'eau que quatre hommes, dont l'un meurt à bord du canot. Plus tard, à 03 h 30, les passagers des canots aperçoivent les feux du Carpathia. À 05 h 30, le Californian, prévenu par le Frankfurt, arrive sur les lieux du désastre. Le dernier canot est récupéré à 08 h 30, le deuxième officier Charles Lightoller est le dernier à monter à bord. Le Carpathia met ensuite le cap sur New York à 10 h 50 ; nous sommes le lundi 15 avril 1912.

 

Le naufrage fait environ 1 500 morts, les chiffres variant entre 1 491 et 1 513 victimes. Il y a donc environ 700 rescapés. Les membres d'équipage sont les plus touchés puisque 76 % d'entre eux trouveront la mort. 75 % des troisièmes classes ont également trouvé la mort. D'une façon plus générale, la principale différence se situe entre les hommes et les femmes. Seulement 25 % des femmes sont mortes dans le naufrage contre 82 % des passagers masculins. Proportionnellement, les enfants sont davantage victimes que les femmes, 53 des 109 enfants à bord ayant péri. Cependant, 70 % des femmes et des enfants ont survécu au naufrage contre un peu plus de 20 % des hommes, la galanterie (règle « les femmes et les enfants d'abord ») ayant prévalu, contrairement à la majorité des catastrophes maritimes.

 

Quelques anecdotes :

 

Les ayants droit des musiciens, à qui on avait demandé de jouer jusqu’à la dernière minute pratiquement, les pieds dans l’eau, ne toucheront leurs salaires qu’entre la date du départ et le naufrage alors que les contrats couraient jusqu'à plusieurs jours plus tard. La White Star Line considérant que leurs contrats avaient pris fin, de facto, le jour du naufrage ; on nage là (c’est le cas de le dire), en plein cynisme et mesquinerie.

 

Quant aux dédommagements des orphelins et veuves, ils ont été, aux dires des témoins, plus que réduites à la portion congrue ; notamment en raison des démarches à effectuer qui relevait du parcours du combattant. Cependant, des dons arriveront de la planète entière.

 

Le Capitaine du Navire, Edward John Smith, aurait dû être en retraite, car âgé de 62 ans au moment de la catastrophe. L’année précédente, il commandait le tout nouveau paquebot de la compagnie, l’Olympic et n’était pas parvenu à empêcher une collision avec le croiseur Hawke dans le port de Southampton.

 

Bruce Ismay, le président de la White Star Line, porterait lui aussi, une part de responsabilité, car c’est lui qui aurait poussé le capitaine à aller toujours plus vite, pour battre un record et devenir ainsi le paquebot le plus rapide du monde. En demandant au capitaine de remettre les machines en route après l’accident et son immobilisation, il a très certainement précipité le naufrage ; il est fort probable qu’en restant immobile, le navire serait resté à flot bien plus longtemps.

  

Il est à noter que le Titanic n’était pas seul perdu au milieu de l’océan, il était en fait au beau milieu d’un rail où circulait un nombre conséquent de bateaux par jour.

 

Le lancement des balises de détresse a lui aussi été particulièrement mal géré, la réglementation prévoyait un lancement toutes les minutes. Mais pris de panique, les hommes les lançaient à tout va, les unes après les autres, parfois même en même temps, ce qui pouvait donner à penser qu’une fête, avec feux d’artifice, était organisée à bord.  

 

 

 



15/04/2016
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 18 autres membres