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Mag à zine international.

Le Sacre de Napoléon

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Le 18 mai 1804, le consul à vie Napoléon Bonaparte reçut la délégation du Sénat lui présentant le sénatus-consulte promulgué le 4 mai, qui le proclame empereur des Français sous le nom de Napoléon Ier.

 

À la suite de la proclamation, il fut demandé au peuple sous la forme d’un plébiscite, d’accepter l’« hérédité de la dignité impériale » . Les résultats de ce plébiscite furent de 3 572 329 oui contre 2 569 non soit plus de 99,9 % d’approbation.

 

Lors des préparatifs de la cérémonie, Napoléon aurait dit à son frère Joseph : « Si notre père nous voyait ».

 

La cérémonie, longue de près de cinq heures, et qui voit le sacre de Napoléon Ier et de Joséphine de Beauharnais, se termine ainsi : Après avoir été sacrés, l'Empereur et l'Impératrice montent sur l'estrade. Le pape les bénit en prononçant ces mots : "Sur ce trône de l'Empire que vous affermisse et que, dans son royaume éternel, vous fasse régner avec lui, Jésus-Christ, Roi des Rois, Seigneur des Seigneurs, qui vit et règne avec Dieu le père et le Saint-Esprit dans les siècles des siècles". Puis Pie VII donne l'accolade à l'Empereur et dit : "Vivat Imperator in aeternum", ce à quoi répond l'assistance par des "Vive l'Empereur" et "Vive l'Impératrice". C'est alors que Napoléon prononce son serment civil mentionné dans les témoignages. Enfin, le héraut d'armes proclame majestueusement : "Le très glorieux et très auguste Napoléon, empereur des Français, est sacré et intronisé !"

 

Le pape bénit l'un après l'autre, et en récitant des versets et des oraisons appropriés à chaque objet, les couronnes de l'empereur et de l'impératrice, l'épée, les manteaux, les anneaux, tandis que Leurs Majestés Impériales demeuraient toujours sur leur petit trône. Les bénédictions faites, Napoléon et Joséphine revinrent de nouveau au pied de l'autel. La tradition des ornements de l'empereur se fit dans l'ordre suivant : l'anneau, l'épée, le manteau, la main de justice, le sceptre, la couronne. Le pape fit successivement la prière sur chacun d'eux, et ici suspendit ses fonctions, car, la couronne étant placée sur l'autel, Napoléon la prit de ses mains et la posa lui-même sur sa tête ; cette couronne était un diadème de feuilles de chêne et de laurier en or ; des diamants formaient les glands et les fruits. Cela fait, l'empereur prit également sur l'autel la couronne destinée à l'impératrice, et la mit sur la tête de Joséphine à genoux devant lui. […] Puis l'empereur, assis, la couronne sur la tête, et la main sur les Saints Évangiles, prononça le serment suivant :

 

 « Je jure de maintenir l'intégrité du territoire de la République, de respecter les lois du Concordat et de la liberté des cultes ; de respecter et de faire respecter l'égalité des droits, la liberté politique et civile, l'irrévocabilité des ventes des biens nationaux ; de ne lever aucun impôt, de n'établir aucune taxe qu'en vertu de la loi ; de maintenir l'institution de la Légion d'honneur ; de gouverner dans la seule vue de l'intérêt, du bonheur et de la gloire du peuple français. »

 

Quand Napoléon sort de Notre-Dame, une salve de cent un coups de canons retentit et le mois de décembre n'est que fêtes et réjouissances dans la capitale.

 

 

 



02/12/2015
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