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Mag à zine international.

Le Sosso Bala

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Connaissez-vous le Sosso-Bala ? C’est le premier né de la famille des balafons (balas ou balanis) des termes bala (instrument) et fon (sonne). Cet instrument fit son apparition au début du XIIIème siècle du côté de Niagassola village situé dans le nord de la Guinée, non loin de la frontière avec le Mali. Une autre source avance une origine plus ancienne : le IXe siècle, en Asie du Sud-Est. Les estimations de dates bien antérieures (avant le VIIIe siècle) de la colonisation de Madagascar par des peuples austronésiens d'Indonésie, laissent à penser que le xylophone aurait été apporté à l'Afrique de cette façon.

 

Avec une constitution somme toute similaire au xylophone (du grec xylo « bois » et phon « son ») son descendant pour l’Europe, le balafon est composé de lamelles et une caisse de résonance en dessous, des gourdes de sonorisation pour ce dernier, alors que pour le xylophone ce sont des tubes en lieu et place ; mais les xylophones contemporains sont assez éloignés – en ce qui concerne les matériaux – des xylophones traditionnels. Ce son fait partie des sons d’instrument dit à percussion. Il est aussi proche du steeldrum de Trinidad, même si le son de ce dernier est quelque peu plus métallique et plus puissant, d’une durée plus longue également. Le balafon est composé d’une structure de bois légère nouée avec des lanières en cuir, sur laquelle des lames en bois durs sont rangées en taille et hauteur croissantes (plus les lamelles sont courtes, plus le son est aigu) et des paires de petites calebasses sont placées en dessous formant des caisses de résonance. Parfois ces calebasses sont percées et les trous sont recouverts de membranes qui vibrent (système du mirliton). Traditionnellement ces membranes sont des toiles d’araignées ou des ailes de chauves-souris, aujourd’hui remplacées par du papier à cigarette ou une fine membrane en plastique. Comme les calebasses sont de plus en plus grandes d’un côté, le balafon est plus haut d’un côté que de l’autre.

Pour éviter d’avoir un instrument trop large, les concepteurs les courbent légèrement en arc de cercle, afin de permettre au musicien placé en son centre, de toucher toutes les lames sans se déplacer. Un balafon est généralement capable de produire de 18 à 25 notes (et comporte donc autant de lames). Cependant, certains balafons portables en comportent beaucoup moins.

Le premier balafon – en l’occurrence le Sosso Bala – est conservé par les descendants de Balla Fasséké Kouyaté dans une case sacrée. Il est sous la responsabilité du patriarche qui porte le titre de balatigi (« maître du balafon ») et qui n'en joue que pour enseigner aux enfants ou dans des occasions particulières. Une cérémonie a lieu tous les ans avec ce balafon.

 

 



08/11/2015
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