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Mag à zine international.

Après Rousseff, c'est au tour de Maduro de tournoyer dans le hurricane impérialiste.

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L’impérialisme américain n’est pas une légende, tout le monde a pu le constater, et cela, depuis bien longtemps. Nous en avons la preuve aujourd’hui encore avec ce qui se passe au Brésil et au Venezuela. Ces deux pays ont en commun un anti-impérialisme avéré , en tous cas, les partis de gauche de ces pays, pas tout le monde évidemment, certainement pas la partie qui s’est grassement enrichie sur les ressources des deux pays depuis des décennies avec la bénédiction de l’oncle Sam. Autre particularité : ces deux pays ont en commun un objectif, celui de sortir leur population de la misère ; et cela, évidemment, n’est pas du goût de la grande Amérique.

 

Aussi, comme par enchantement, c’est dans ces deux pays que les troubles sociaux se sont accentués ces derniers mois, avec une nette accélération les dernieres semaines précédant les Jeux de RIO 2016, où Dilma Rousseff chancelante dans le fauteuil du pouvoir au Brésil, a fini par chuter, et comme par hasard, il en est de même avec Nicolas Maduro au Venezuela. Le Venezuela c’est un gros « morceau », sixième exportateur mondial d’hydrocarbure, la Ceinture de l’Orénoque serait, aux dires des spécialistes, la plus grande réserve de pétrole de la planète, Elle recèlerait pas moins de 1 360 milliards de barils de pétrole liquide lourd et extra lourd, dont au moins 17 % économiquement exploitables (235 milliards de barils) ; il y a là de quoi faire sortir les crocs et les griffes du lion étasunien. Ajouter à cela que le gouvernement de Maduro – digne successeur de son mentor Hugo Chavez, disparu des suites d’un cancer bizarroïde le 5 mars 2013, alors qu’il multipliait les messages et discours hostiles à l’impérialisme américain – est lui aussi très hostile aux Yankees.

 

C’est la raison pour laquelle, depuis quelques temps, on a soulevé la population contre ces gouvernements qui pourtant affichent un bilan plus ou moins positifs. Sauf pour l’oligarchie capitaliste locale qui ne souhaite qu’une chose : remettre la main sur les richesses du pays ; même s’il fallait pour cela livrer son âme au diable. Car c’est bien de cela qu’il s’agit, il s’agit bien de pomper toutes les richesses du pays, quitte à en partager une partie avec le « Dieu » protecteur régnant dans le ciel de Washington, assis entre le père Wall Street et le Saint-Esprit de la City de Londres.

 

Emmanuel de La Tour     

 

 

 



29/04/2016
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