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Mag à zine international.

Vingt deux octobre mille neuf cent quarante et un... Guy Moquet...

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Le , dont il est l'auteur, que cinquante otages seront exécutés immédiatement en représailles.

Les services du ministre de l'Intérieur du gouvernement de collaboration de Pétain, Pierre Pucheu, proposent une liste de 61 noms, des otages essentiellement communistes « pour éviter de laisser fusiller cinquante "bons Français" ». Sur les 27 fusillés de Châteaubriant, les listes de Pucheu en contiennent 17 ; Guy Môquet n'était pas dans les listes de Pucheu, ce sont les Allemands qui l'ont rajouté en fonction de leur propre politique des otages.

Quarante-huit otages sont fusillés : seize à Nantes, cinq au fort du Mont-Valérien et vingt-sept à Châteaubriant, dont Guy Môquet. La majorité d’entre eux sont des militants communistes et (ou) syndicaux.

 

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Les exécutions à Châteaubriant                                          

 

Deux jours plus tard, neuf poteaux sont dressés à la Sablière, vaste carrière à la sortie de Châteaubriant. En trois groupes, les vingt-sept otages s'y appuient, refusent qu'on leur bande les yeux et s'écrient : « Vive la France ! » devant le peloton d'exécution. Charles Michels, Jean-Pierre Timbaud et Jean Poulmarc'h avaient décidé de ne pas se révolter, car cela aurait conduit à un massacre, d'aller à l'exécution dignement, et en chantant La Marseillaise : « C'est ainsi, et ainsi seulement, que notre mort servira à quelque chose. » De même, Guy Môquet avait écrit : « [...] mais ce que je souhaite de tout mon cœur, c'est que ma mort serve à quelque chose. [...] ».

Guy Môquet est le plus jeune. Selon certains récits, à commencer par celui d'Aragon dans Le Témoin des martyrs (voir le chapitre « élaboration de la mémoire »), il a un évanouissement et il est fusillé dans cet état, mais cette version est contestée par le sous-préfet d'alors, Bernard Lecornu. Il est abattu à 16 heures. Avant d'être fusillé, il avait écrit une lettre à ses parents.

Pour les nazis, l'exécution de communistes est préférable pour convaincre les Français que seuls les Juifs et les communistes sont leurs ennemis. La sélection délibérée d'un otage si jeune sert à montrer qu'ils seront impitoyables envers tous ceux qui distribuent des tracts, quel que soit leur âge. Mais abattre un si jeune militant a surtout pour effet de choquer la population française. L'abbé Moyon, qui avait accepté d'assister les prisonniers avant leur exécution, rapporte que Guy Môquet lui avait fait une confidence montrant qu'il était conscient de l'émotion que sa mort allait susciter : « Je laisserai mon souvenir dans l'Histoire, car je suis le plus jeune des condamnés ».

 

Sources Wikipédia

 

 

 

 



22/10/2015
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